lundi 19 mars 2012

Le loup est malade

Âge : À partir de 4 ans
Illustrations : Brigitte Marleau
Éditions : Boomerang
Collection : Au coeur des différences
24 pages

Quatrième de couverture :

Avant que maman soit malade, avant qu'elle ait le cancer, tous les soirs, elle et moi chantions :
-Promenons-nous dans les bois pendant que le loup n'y est pas ; si le loup y était, il nous mangerait !
Mais depuis quelques semaines, c'est seulement papa qui est près de moi.
J'ai tellement hâte que maman soit guérie.
Après-demain peut-être...

Mon commentaire :

Je ne sais plus quoi dire sur les albums de la collection Au coeur des différences tellement j'ai l'impression de me répéter. Mais quelle belle collection !
J'ai eu un autre coup de coeur pour Le loup est malade. J'ai même eu les larmes aux yeux devant le désarroi et la détresse de ce petit garçon qui voit sa mère dépérir changer, sans trop comprendre pourquoi. Ça doit tellement être une épreuve difficile pour un jeune enfant de voir un de ses parents mourir à petits feux ! Le mieux, c'est que l'histoire ne dit pas si maman va mourir ou guérir, ce qui laisse place à l'imagination...


Les tics d'Emrick Gilles de la Tourette

Âge : à partir de 4 ans
Illustrations :  Brigitte Marleau
Éditions : Boomerang
Collection : Au coeur des différences
24 pages

Quatrième de couverture :

Ce matin, je suis à l'hôpital.

Ça y est, mes tics recommencent...
Je penche la tête, je grimace et je cligne des yeux !
Le docteur explique à maman qu'avoir des tiques c'est comme bâiller : il est très difficile de résister. Trois secondes plus tard, maman et moi bâillons. Le docteur se met lui aussi à bâiller.
Alors maman comprend, qu'il faut prendre le temps de l'expliquer aux gens.

Mon commentaire :

Une autre belle réussite de Brigitte Marleau avec son album sur le syndrome de Gilles la Tourette, qui est particulièrement bien expliqué. Les enfants comprendront bien suite à la lecture de cet album que ceux qui en souffrent ne peuvent tout simplement pas empêcher l'apparition de leur tics. Ils les sentent venir, mais ils ne peuvent pas les contrer, un peu comme quand on sent qu'on va bâiller...
Un petit mot aussi sur les illustrations de Brigitte Marleau, que j'ai de plus en plus. Elles sont colorées, vivantes et j'adore leurs petites têtes en forme de ballons de football et leurs foulards colorés autour du cou !

samedi 17 mars 2012

Farenheit 451



Titre original : Farenheit 451
Première édition : 1953
Mon édition : Gallimard, 1955
Collection : 1000 soleils
160 pages

Résumé (pris sur Babelio):

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif.
Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

Né en 1920, Ray Bradbury s'impose à la fin des années 40 comme un écrivain majeur, avec la parution d'une série de nouvelles oniriques et mélancoliques, plus tard réunies sous le titre de Chroniques martiennes. Publié en 1953, Fahrenheit 451, qui finit d'asseoir la réputation mondiale de l'auteur, sera porté à l'écran par François Truffaut.

Mon commentaire :

Farenheit 451 est un grand classique de la science fiction que j'ai longtemps négligé de lire en raison de mon manque général d'attrait pour ce type de littérature. Toutefois, comme j'ai il y a maintenant bien deux ans de cela pris la résolution de m'initier à ce type de littérature, et comme je n'ai pas trop bien saisi ma chance jusqu'à maintenant, j'ai décidé de l'emprunter à la bibliothèque la dernière fois que j'y suis allée.
Farenheit 451 décrit un monde totalement horrible et inconcevable pour tout lecteur qui se respecte. Je savais déjà que le personnage principal de l'histoire brûlerait des livres, bien sûr, mais malgré cela l'idée de faire disparaître toute la littérature et toutes les connaissances contenues dans les livres me donnait des frissons. Le fait qu'on veuille manipuler les gens à ce point me rebutait aussi, mais en même temps, je me rendait compte que la publicité dont nous sommes entourés est une forme de manipulation similaire, quoique moins importante. Bref, l'idée derrière l'histoire était géniale, mais l'écriture l'est un peu moins.
J'ai trouvé que malheureusement, l'intrigue souffrait de quelques longueurs et que les idées de l'auteur manquaient parfois de netteté dans la façon dont elles étaient écrites.
J'ai tout de même passé un agréable moment en compagnie de Montag. Je ne regrette pas du tout d'avoir enfin lu ce classique ! Je pourrai en parler, maintenant !

9/26

2/11

2/3

Fidélie et Annabelle

Âge : à partir de 4 ans
Illustrations : Brigitte Marleau
Éditions : Boomerang
Collection : Au coeur des différences
24 pages

Quatrième de couverture  :

Moi, c'est Fidélie et Annabelle, c'est mon amie.

Annabelle a sept ans et elle a la trisomie.

Quand j'étais petite, je pensais que la trisomie, c'était comme une maladie... Que si le docteur lui donnait des antibiotiques, eh bien ! elle ne serait plus trisomique. Ma maman m'a dit que ça ne guérissait pas, mais de toute façon, moi, je l'aime comme ça, Annabelle.

Mon commentaire :

Encore un très bel album de Brigitte Marleau, cette fois-ci sur la trisomie. Dans cet album, on assiste avec attendrissement à la façon de voir la trisomie d'une petite-fille. Elle pense tout d'abord que la trisomie, c'est un pays, puis elle croit que c'est une maladie qui passe avec des antibiotiques. Quand sa mère lui explique que Annabelle restera toujours pareille, Fidélie se dit que ce n'est pas grave, car elle aime Annabelle telle qu'elle est, avec toute sa belle authenticité et son honnêteté. Bref, une bien belle histoire d'amitié !


mardi 13 mars 2012

Le bedon tout rond

Âge : à partir de 4 ans
Illustrations : Brigitte Marleau
Éditions : Boomerang
Collection : Au coeur des différences
24 pages

Quatrième de couverture :

Hier, en sortant de la cour d'école, des enfants un peu plus grands m'ont entourée et ont commencé à me pousser et à me dire des méchancetés.

-Milène, le gros bedon rond !

-Tu es tellement grosse, tu n'as pas peur d'éclater ?

Alors, je me suis mise à pleurer. Je suis plus petite que les autres et je suis plus grosse. C'est vrai que j'aime manger, mais mon cousin aussi, et lui, il est mince et tout petit. Zut ! C'est vraiment injuste.
 
Mon commentaire :
 
Plus j'avance dans ma découverte des livres de la collection au coeur des différences, plus je suis sous le charme. Je pense de plus en plus à me procurer la collection entière pour garnir mon futur coin lecture. À seulement 8,95 $ chaque, ce qui est une somme modique pour des albums jeunesse, ils en valent vraiment la peine, et ils me donnent plein d'idées d'activités.
Le bedon tout rond parle de l'obésité et de l'intimidation dont sont victimes les jeunes qui en souffrent. Par son album, Brigitte Marleau fait la promotion d'un modèle de directrice qui sait ce qu'elle doit faire pour lutter contre l'intimidation, mais surtout de l'importance d'avoir un mode de vie sain. Oui, c'est vrai, certaines personnes engraissent plus facilement que d'autres, mais il est important pour tous de bouger et de manger sainement.
 

lundi 12 mars 2012

Sors du lit, Annie !

Âge : 4 à 6 ans
Illustrateurs : Alan et Lea Daniel
Éditions : Scholastic, 2009
32 pages

Quatrième de couverture :

C'est l'heure de partir pour l'école, mais Annie dort comme une marmotte. Impossible de la réveiller. Tant pis, on installera le lit d'Annie devant toute la classe!


Mon commentaire :

Ce livre a été lu aux élèves de la classe dans laquelle je me trouvais en stage par mon enseignante associée. Je n'ai pas assisté à la lecture, puisque j'aidais un élève à passer une évaluation, mais je sais que les élèves l'ont beaucoup aimé et l'ont trouvé très drôle. Je l'ai lu par la suite, et effectivement, j'ai trouvé que c'était l'une des meilleures histoires de Munsch. Pas besoin d'en dire plus, l'histoire est déjà très bien résumée sur la quatrième de couverture !





samedi 10 mars 2012

Le rossignol de Val-Jalbert

Éditions JCL, 2009
791 pages

Quatrième de couverture :

Confortablement installée dans la maison de sa mère, Marie-Hermine, surnommée le Rossignol de Val-Jalbert, vit des jours heureux avec Toshan et l'enfant né de leur union. Croyant avoir refoulé à jamais sa passion pour le chant, elle est prête à devenir une épouse et une mère de famille fidèle aux traditions québécoises. Mais peut-on empêcher bien longtemps un oiseau de fredonner des airs enchanteurs ?

Les événements se chargeront de tout remettre en question. Des ombres du passé surgissent alors que le hasard se joue des êtres; il les unit ou les sépare au gré de sa fantaisie, distribuant joies et chagrins à parts égales, sucscitent des malentendus que seul le temps pourra dissiper.

Les derniers habitants de ces lieux devenus trop paisibles ne seront pas épargnés par les tempêtes, qui séviront dans leur coeur autant que sur les vastes espaces du Lac Saint-Jean.

Mon commentaire :

Ce roman est le deuxième tome d'une série de quatre livres racontant l'histoire d'une jeune orpheline du Lac Saint-Jean à la voix d'or. L'enfant des neiges m'avait un peu déçue à cause que l'histoire sonnait un peu faux, improbable. Dommage, car je m'attendais à adorer, pour différentes raisons que j'ai citées dans mon billet sur le roman en question.
J'ai décidé de poursuivre avec le deuxième tome, puisque je l'avais sous la main et que j'étais tout de même curieuse de voir où s'en allait l'auteure avec l'histoire. Il me semblait qu'elle s'en allait droit dans un cul-de-sac. Et bien, je n'aurai pas ma réponse avec ce tome, puisqu'elle a réussi l'exploit de tourner autour du pot pendant 790 pages. Hermine choisira-t-elle son mari autoritaire et incompréhensif mais dont elle est complètement amoureuse ou sa chance unique de faire une carrière internationale dans le chant ? J'imagine que la réponse sera : les deux.
Dans ce deuxième tome, l'histoire s'améliore quelque peu. Les improbabilités sont toujours aussi nombreuses, les événements du tome précédent sont relatés de façon maladroite, l'écriture est toujours aussi simple et les personnages agaçants. De plus, les expressions et les jurons québécois sont encore plus utilisés, toujours de façon aussi malhabile, particulièrement le « tabarnak » utilisé à profusion en début de phrases dans des situations où nous ne l'aurions pas dit. Bref, toujours autant d'irritants.
Malgré tout, j'hésite encore. Lirai-je la suite ? Il faut croire que ça se laisse quand même lire, si j'ai passé à travers des deux premiers tomes... En tout cas, je prends une petite pause, histoire de faire une petite pause de mièvreries !

Les mots du ventre la dyslexie au coeur de la différence

Âge : Dès 4 ans
Illustratrice : Brigitte Marleau
Éditions : Boomerang
Collection : Au coeur de la différence
24 pages

Quatrième de couverture :

En classe, madame Isabelle passe près de moi, s'arrête et me dit : « Nicolas, ce n'est pas le mot qui est écrit au tableau. »

J'efface très vite. Je tourne la page et je recommence. Je ne comprends pas ce qui est écrit. J'essuie une larme avec mon gilet. Les autres élèves ont l'air d'avoir compris. Moi, les lettres s'embrouillent dans ma tête et je ne réussis pas à former des mots. Et tout ça, ça me donne des maux de ventre.
 
Mon commentaire :
 
J'ai trouvé Les mots du ventre sur la dyslexie encore mieux réussi que Vincent les pommes sur la dysphasie, car les explications concernant la dyslexie sont beaucoup plus nombreuses que ce n'était le cas pour la dysphasie. Le petit Nicolas éprouve beaucoup de frustration et de honte de ne pas arriver à décoder les mots au tableau aussi facilement que les autres élèves. En fait, c'est tellement difficile que cela lui donne des maux de ventre qui durent toute la semaine mais qui disparaissent la fin de semaine.
J'ai été très touchée par cet album, car je pensais à un élève de mon stage que je viens de quitter et qui, a douze ans, ne lit toujours pas mieux qu'un enfant de première année. Il éprouve de très grandes difficultés et il fait beau à voir, car il a encore la volonté d'apprendre. Les mots du ventre met réellement en évidence le fait que les dyslexiques ne sont pas des paresseux. Au contraire, ils sont très déterminés ! La lecture est tout simplement une épreuve qui leur semble insurmontable.
Je n'ai qu'un seul regret, c'est que l'explication de la dyslexie se résume qu'à ce que les gens en connaissent. Nicolas mélange les lettres, il a du mal à s'orienter dans l'espace. La dyslexie, c'est tellement plus que cela !
Au moins, ceux qui liront cet album seront sensibilisés au fait que la dyslexie existe vraiment, et qu'elle est réellement handicapante pour ceux et celles qui en souffrent.

jeudi 8 mars 2012

Bilan du mois de février 2012

Durant le mois de février, j'ai lu :

7 livres, dont 6 albums jeunesse
838 pages
7 fiction, 0 non-fiction

Côté challenges, j'ai été encore plus nulle, car rien n'entre dans aucun de mes challenges en cours !

Un retour à la normal est toutefois à prévoir, puisque j'ai maintenant terminé mon stage et que je disposerai d'un peu plus de temps pour lire !

D'ailleurs, je suis sur le point de partir pour une virée à la bibliothèque !

L'enfant des neiges

Éditions JCL, 2008
655 pages

Quatrième de couverture :

Janvier 1916. Stupéfaction dans le village de Val-Jalbert ! Une religieuse découvre un bébé abandonné dans un ballot de fourrures, sur le perron enneigé du couvent-école.

D'où vient ce poupon aux yeux si bleus, qui porte le nom de Marie-Hermine, comme en témoigne une courte lettre cachée dans ses vêtements ?

L'enfant sera élevée et instuite par les soeurs du Bon-Conseil et souvent confiée à une jeune voisine, Élisabeth Marois. Dotée d'une voix exceptionnelle, au fil des années, l'orpheline gagne la surnom de « rossignol des neiges ». Grâce à son talent, elle fera la fierté du village ouvrier pourtant condamné à l'abandon.

Mon commentaire :

Un roman se déroulant à Val-Jalbert, village fantôme du Lac Saint-Jean tout près du chalet familial de mon enfance ne pouvait que me plaire. Surtout que le roman débute dans les années 1910 et qu'il y est question d'une orpheline, un sujet qui me touche beaucoup en général. En plus, il y est question d'Amérindiens et de la nature, des sujets qui me passionnent toujours.
Alors, pas de surprise, j'ai beaucoup aimé L'enfant des neiges. Par contre, je n'ai pas du tout aimé l'écriture qui tout au long de l'histoire, n'a cessé de me déranger.
D'abord, il faut savoir qu'il s'agit d'une histoire se passant au Québec, dont les personnages sont Québecois mais dont l'auteure est Française. Forcément, en essayant de rendre ses personnages trop Québécois, l'auteure a émis quelques maladresses. Le plus souvent, ce sont des expressions ou des jurons québécois qui sonnent faux à l'endroit où ils sont placés.
J'ai aussi trouvé l'écriture un peu simpliste, et les fils de l'histoire étaient beaucoup trop tirés par les cheveux. Parfois trop, c'est pire que pas assez. C'est un peu ce que j'ai ressenti en lisant l'histoire.
Malgré cela, j'ai passé un bon moment en compagnie d'Hermine, l'orpheline à la voix d'or. À découvrir pour les amants de la nature québécoise et pour les amateurs de romances historiques uniquement.
Je me lance tout de suite dans le deuxième tome de cette série de quatre livres, en espérant tout de même que ça s'améliore un peu !

8/26

Dur, dur d'être un grand frère

Âge : 3 à 6 ans
Titre original : Jonathan's Amazing Adventure
Illustratrice : Susan Hall
Éditeur : Kid Pocket, 1994
Collection : Les grandes histoires de la vie
Paru en anglais en 1986
48 pages

Quatrième de couverture :

Jonathan a une petite soeur, Marie. Elle l'embête sans arrêt : elle pleure, elle crie, elle casse ses jouets. Et maman la défend toujours. Marie. Même le chien défend Marie. Trop c'est trop ! Jonathan décide de partir... pas pour de vrai !

Mon commentaire :

Aussitôt que ce mini-roman m'est tombé entre les mains, j'ai su que je l'emprunterais, car son thème principal m'intéressait beaucoup. Le roman aborde la rivalité entre frère et soeur, et plus particulièrement la jalousie d'un aîné envers sa petite soeur nouvellement arrivée dans la famille. Pour démontrer qu'il n'est pas du tout contente de toute l'attention dont bénéficie sa petite soeur, Jonathan imagine qu'il fugue dans la forêt en compagnie d'animaux sauvages.
Je pense que de nombreux aînés de famille s'identifierons à Jonathan. C'est sans aucun doute une histoire à lire aux enfants qui se sentent un peu délaissé à la naissance de leur petit frère ou de leur petite soeur.

Le grand rêve de Marie-Ève

Âge : 6 à 8 ans
Titre original : Best Figure Skater in the Whole Wide World
Illustrateurs : Alan et Lea Daniel
Éditions Scholastic, 2003
Publication en anglais : 2001
29 pages

Quatrième de couverture :

Jamais, de toute sa vie, Marie-Ève ne s'est sentie aussi bien...

Elle n'a qu'une idée en tête : devenir la meilleure patineuse artistique du monde entier ! Lorsqu'elle commence à suivre des cours de patinage, Marie-Ève découvre que c'est bien plus difficile de patiner sur la glace que sur le plancher du salon ! Mais elle est déterminée. Personne, dans sa classe, ne s'exerce autant qu'elle, ni ne reste aussi tard à la patinoire. Le jour où son entraîneure annonce que la classe va présenter un spectacle au carnaval d'hiver, Marie-Ève sait qu'elle peut tenir le premier rôle...

Au coeur de cette histoire qui parle de rêve, d'espoir et de déception, on découvre une héroïne attachante qui surmonte ses difficultés avec imagination et humour. Marie-Ève finira par briller... à sa façon.

Mon commentaire :

Un bien bel album, illustré par un couple qui a aussi illustré plusieurs albums de Robert Munsch. J'ai particulièrement aimé le message qu'a transmis l'auteure aux enfants. Pour atteindre ses rêves, il faut être prêt à tout. En bout de ligne, ce sont les épreuves qui nous permettent d'aller toujours plus loin.

dimanche 4 mars 2012

Grrrros lions !

Âge : 4 à 6 ans
Titre original : Roar !
Éditeur : Scholastic, 2009
Illustrateur : Michael Martchenko
30 pages

Résumé de l'éditeur :

Après avoir lu une histoire de lions, Isaac et Éléna ne pensent qu'à une seule chose : RUGIR ! Mais jouer au roi de la jungle lors d'une excursion dans la nature avec la classe n'est peut-être pas une si bonne idée...

Mon commentaire :

Ayant lu énormément d'histoires de Robert Munsch au cours des deux derniers mois, je ne pouvais être qu'un peu déçue par Grrros lions !, car à mon avis, celle-ci n'est pas à la hauteur des autres que j'ai lues. Il s'agit en résumé d'une histoire où des enfants se prennent pour des lions et font peur à des animaux. Bref, rien de bien prenant, du moins pour les lecteurs assidus de Robert Munsch. Je me demande ce que j'en aurais pensé si cela avait été mon premier album de cet auteur. Mais malgré tout, le fait demeure que Munsch a écrit de bien meilleures histoires.

Docteur virus, à ton service !

Âge : Dès 6 ans
Éditeur : Bayard jeunesse, 2009
Collection : Mes premiers j'aime lire
Illustrateur : Charles Duterre
31 pages

Résumé de l'éditeur :

Jérémie n'a pas du tout envie d'aller à l'école ; alors, il fait semblant d'avoir de la fièvre. Seulement, sa maman ne le croit pas. Pour pouvoir rester à la maison, il faudrait qu'il soit vraiment malade ! C'est alors que le docteur Virus, un petit lutin qui a le pouvoir de provoquer les maladies les plus farfelues, surgit de l'armoire à pharmacie...

Mon commentaire :

Le petit Jérémie ne va pas tarder à regretter d'avoir fait semblant d'être malade pour ne pas aller à l'école... Le docteur virus s'occupera de le rendre bel et bien malade, avec des maladies toutes plus farfelues les unes que les autres à part de cela ! Et en plus d'être farfelues, ces maladies sont très embarassantes...
Une histoire bien plaisante, qui fera comprendre aux enfants qu'il est toujours préférable d'aller à l'école que d'être véritablement malade !

Un bon divertissement.




dimanche 26 février 2012

Rougeline et le loup

Âge : 6 ans et plus
Éditeur : Dominique et compagnie, 2007
Collection : Roman rouge
45 pages

Quatrième de couverture :

Comme tout le monde, tu connais sûrement l'histoire du Petit Chaperon rouge ! La fillette avec son capuchon rouge, le panier avec la galette et le petit pot de beurre, le grand méchant loup, la grand-mère qui a de grandes dents, et blablabla... Eh bien, tout ça, ce sont des blagues ! Ce n'est pas du tout ainsi que ça sest passé. La vraie de vraie vérité, la voici ! Tout a commencé un samedi après-midi d'automne, quand le téléphone a sonné chez Rougeline...


Mon commentaire :

J'ai connu Angèle Delaunois avec son roman Le choix de Perrette, qui m'avait fait très bonne impression. Avec Rougeline et le loup, on retrouve l'amie de Perrette, Rougeline, qui se fait demander par sa mère d'aller porter un livre à sa grand-mère au village voisin. Rougeline, vêtue de sa capeline rouge, part à contrecoeur sous une pluie battante. Elle forme le plan de se cacher dans la cabane à sucre de ses parents à mi-chemin entre la maison de ses parents et celle de sa grand-mère afin qu'ils s'inquiètent assez pour ne plus jamais lui demander de tels services. En effet, Rougeline trouve qu'on lui en demande trop ! Sauf que rien ne se passe comme prévu ! Un terrible loup pénètre à l'intérieur de la cabane à sucre, prêt à dévorer Rougeline...
Vous l'aurez aisément deviné, Rougeline et le loup est une réécriture moderne du Petit Chaperon rouge, mais en beaucoup plus drôle, et en beaucoup plus terre à terre. Vous verrez ! Je disais en parlant de Les petites bêtises de Passepoil que les dénouements inattendus étaient rares en littérature jeunesse, mais avec Rougeline et le loup, j'ai été agréablement surprise ! Même si j'ai préféré Le choix de Perrette pour sa belle morale, j'ai aussi bien apprécié Rougeline et le loup pour son petit côté humoristique. Bref, j'ai passé un bon moment en compagnie de ce petit roman jeunesse !

Les petites bêtises de Passepoil

Âge : 3 à 5 ans
Titre originale : Chocolate Coated Buttons
Éditions :  Dominique et compagnie, 2005
Illustrations : Fanny
29 pages

Quatrième de couverture :

Passepoil le petit chien remue la queue de plaisir. Devant lui se dresse une montagne de belles grosses truffes en chocolat. Avec l'aide de ses amis Pik le hérisson, Gus le cochon d'Inde et Lapi le lapin, il doit fabriquer un joli paquet pour chaque truffe... sans en grignoter aucune ! Saura-t-il résister à la tentation ? Une histoire gourmande, à déguster le sourire aux lèvres !

Mon commentaire :

Je ne saurais trop dire ce qui m'a d'abord attirée dans cet album. Peut-être le fait que l'auteure a le même nom de famille que moi ? Ou encore que l'éditeur est Dominique et compagnie, qu'en général j'apprécie beaucoup ? Je ne sais pas trop, mais il n'y a rien de particulier dans l'histoire qui m'a attirée. Ce n'est pas mauvais, et les enfants apprécient cette histoire où des animaux parlent et emballent des chocolats, mais moi je n'ai pas embarqué, d'autant plus que le dénouement est prévisible (je sais, il faut s'y attendre quand il s'agit de littérature jeunesse, mais bon...) Bref, rien de bien marquant dans cet album pour moi.



Je boude

Âge : 3 à 5 ans
Éditions de la Courte Échelle, 2009
Les aventures de Jiji et Pichou
Illustrations : Ginette Anfousse
29 pages

Quatrième de couverture :

Jiji est de mauvaise humeur et boude dans son coin. Tout va de travers depuis le matin...

Mon commentaire :

Jiji est une petite fille enjouée et malcommode. Elle a passé sa journée à faire de mauvais coups tels que peinturer les murs du salon en noir, elle a dit de gros mots, elle a fait des grimaces, elle s'est chamaillée, etc. Maintenant, elle boude. Mais pas à cause de tous les mauvais coups qu'elle a faits... mais plutôt parce qu'elle a été punie pour tous ces mauvais coups. Un petit album bien plaisant, mais qui ne révolutionne pas le genre. À lire avec les petits garnements !

jeudi 2 février 2012

Bilan du mois de janvier 2012

Ce mois-ci, j'ai :


Lu 9 livres, dont 5 jeunesse (dont deux qui demeurent à critiquer) ;
Lu 2043 pages
Lu 8 fictions et 1 non-fiction
Lu 3 livres de ma PAL

Côté challenges, pas de succès ce mois-ci :



Les tabours de l'automne - Diana Gabaldon
Les marrionnettistes, tome 1 : Bois de justice- Jean-Louis Fleury


Les marionnettistes, tome 1 : Bois de justice- Jean-Louis Fleury
Je boude- Ginette Anfousse
Les petites bêtises de Passepoil- Elaine Arsenault
Vincent et les pommes- Brigitte Marleau
Le Gloubilouache- Dominique Demers

Pour le Book Club de Livr@ddict, j'ai aussi lu :

La route- Cormac Mac Carthy

Et hors challenge / lecture commune, j'ai lu :

Le petit futé Togo 
L'univers de Munsch- Robert Munsch


dimanche 29 janvier 2012

Vincent et les pommes la dysphasie au coeur des différences

Âge : Dès 4 ans
Éditions : Boomerang, 2008
Collection : Au coeur des différences
24 pages


Quatrième de couverture :

-Pourquoi Vincent dit «pote» à la place de «pomme» ? demande Marie a son enseignante.
-Vincent est dysphasique. Il a de la difficulté à communiquer. Si on veut qu'il comprenne bien, on fait de petites phrases en lui parlant lentement. Parfois, pour l'aider, on peut même lui montrer une image. Bon les amis ! Êtes-vous prêts à faire l'atelier sur la pomme ?

Mon commentaire :

Je connaissais déjà de nom la série jeunesse au coeur des différences depuis longtemps. Il y a quelques années de cela, j'ai pris une note mentale de les emprunter à la bibliothèque municipale. Note mentale qui, bien souvent comme lorsqu'il s'agit de notes mentales, a été complètement oubliée jusqu'à ce que je vois l'un des livres de la collection bien en évidence sur un présentoir de la section jeunesse de ma bibliothèque municipale. Bien entendu, je me suis empressée de le saisir, surtout que c'était celui qui explique aux enfants ce qu'est la dysphasie.
En effet, dans la classe où j'effectue mon stage en ce moment, une petite fille souffre de la dysphasie. Les autres enfants de la classe acceptent bien sa différence, mais il faut dire qu'ils sont tous différents dans cette classe. Néanmoins, je me disais que si j'avais un enfant dysphasique dans une classe régulière, je serais bien contente d'avoir un tel outil à ma disposition.
L'histoire en elle-même n'a rien de bien extraordinaire, mais à mon avis, ce livre tout comme tous ceux de la collection d'ailleurs, peut se révéler un puissant outil pour sensibiliser les jeunes enfants à la différence et au fait que ce n'est pas de leur faute s'ils ne sont pas comme les autres.
Une belle découverte ! J'ai hâte de lire les autres albums de la collection !

samedi 28 janvier 2012

L'univers de Munsch

Illustrateurs : Michael Martchenko, Alan & Lea Daniel
Titre original : Much More Munsch
Éditions : Scholastic
184 pages

Résumé de l'éditeur :

Tous les admirateurs de Robert Munsch, quel que soit leur âge, raffoleront de ce magnifique album qui regroupe cinq histoires savoureuses de ce conteur bien-aimé de tous les enfants.

Les histoires, déjà publiées chez les éditions Scholastic, sont reproduites avec les illustrations originales :
On partage tout!
La tignasse de Max
Marilou casse-cou
Maquillage à gogo
Une maison pour rire
En prime, vous trouverez huit poèmes inédits et illustrés par Michael Martchenko, et Alan et Lea Daniel.

Mon commentaire :

J'ai découvert l'excellent Robert Munsch avec son touchant album Je t'aimerai toujours. J'avais été complètement séduite par l'histoire et les personnages, tellement que je l'avais offert à la fondation pour l'alphabétisation afin qu'ils le donnent à un enfant pauvre.  
Quand une amie enseignante m'a parlé de Marilou casse-cou comme d'une histoire pouvant mener à une activité en arts plastiques, je me suis empressée de vérifier s'ils avaient cet album à ma bibliothèque municipale. Je l'ai trouvé à l'intérieur de ce recueil d'histoires et de poèmes de l'auteur.
Si je n'ai pas été touchée comme dans Je t'aimerai toujours, j'ai beaucoup apprécié les histoires qui constituent ce recueil. Elles sont toutes simples, bâties selon une structure prévisible qui plaira aux enfants et humoristiques. De plus, elles s'inspirent toutes d'histoires vécues par l'auteur ou par des personnes de sa connaissance. Pour chacune des histoires, celui-ci nous explique d'ailleurs en détails la petite histoire ayant mené à l'album.
Les poèmes apportent aussi un complément intéressant au recueil. Bref, pour découvrir Robert Munsch ou pour les amateurs de l'auteur, ce recueil est tout indiqué !

vendredi 27 janvier 2012

Cercle de pierre, tome 4 : Les tambours de l'automne


Titre original : Drums of Automn
Éditions Libre Expression, 1998
Édition originale : 1997
829 pages

Résumé de l'éditeur :

Claire et Jamie fuient l'oppression anglaise en se rendant au Nouveau Monde où ils pourront enfin connaître la paix. Mais en cet automne 1767, l'Histoire elle-même va se mêler de leur faire la vie difficile puisque l'Amérique coloniale va bientôt livrer sa guerre de l'Indépendance.
Restée dans le confort du XXe siècle, la fille de Claire, Brianna, découvre dans des archives qu'un sort tragique guette sa mère et Jamie. Une seule solution : traverser à son tour la frontière du temps afin de les sauver. Mais elle doit agir vite. Avant que les portes du temps ne se referment sur eux...

Mon résumé :

À la fin du tome trois, le Voyage, Diana Gabaldon nous laissait alors que Jamie et Claire venaient d'échouer sur la côte est des États-Unis. On les retrouve donc dans Les tambours de l'automne alors qu'ils parcourent les territoires des colonies de l'Amérique à la recherche d'un endroit où habiter. Nos deux héros découvrent donc les nombreux dangers caractéristiques de l'Amérique, accompagnés de leur neveu Ian.
De son côté, Brianna, demeurée au vingtième siècle, tombe tranquillement amoureuse du beau Roger. Un jour, elle découvre dans des archives le sort réservé à ses parents. Ceux-ci mourront dans un feu sur leur domaine de Caroline du Nord dans moins de dix ans. À la cachette de tous, elle décide d'aller rejoindre ses parents au XIIIe siècle, malgré tous les risques que cela représente. Roger le découvre quelques temps plus tard  et tient à son tour à suivre Brianna pour la protéger. S'en suivront de nombreuses péripéties qui, comme toujours dans les romans de Diana Gabaldon, sont enlevantes et s'enchaînent les unes après les autres sans répit.

Mon commentaire :
 
Depuis le premier tome, je suis complètement en amour avec les personnages de Cercle de pierre. Et depuis le début du deuxième tome, j'ai une peur bleue que la série s'essouffle, qu'elle se termine en queue de poisson. Tant de tomes, tant de pages dans chaque tome ! Comment éviter qu'à un moment donné, le rythme ralentisse, que les péripéties manquent d'originalité ou que les personnages vieillissent trop pour demeurer intéressants ? Pour mon plus grand bonheur, ce n'est pas encore avec le quatrième tome que Diana Gabaldon a réussi à m'ennuyer. Au contraire, j'ai trouvé ce tome-ci particulièrement réussi, malgré le fait que la série s'éloigne de plus en plus de l'Écosse, ce pays que j'aime d'amour.
J'ai beaucoup aimé que dans ce livre-ci, l'histoire entre Roger et Brianna prenne un peu plus de place, sans toutefois délaisser l'histoire de Jamie et Claire. On assiste aussi à la rencontre tant attendue entre Brianna et son père. Puis, on découvre les États-Unis du temps de la colonisation, avec ses esclaves, ses pirates, son commerce et ses Amérindiens. Dans ce monde rempli de dangers, Jamie et Claire choisissent de s'installer loin de tout, au coeur de la forêt. Moi qui ai toujours adoré les récits de ce temps-là qui se passent dans la forêt en compagnie des Amérindiens, j'ai été servie !
En définitive, j'ai vraiment beaucoup aimé ce tome-ci et il me tarde de continuer la série avec le début de la guerre de l'Indépendance !


7/26

dimanche 22 janvier 2012

Zachary et son Zloutch- le Gloubilouache

Âge : À partir de 3 ans
Éditions : Les 400 coups
Illustrations : Fanny
32 pages

Résumé de l'éditeur :

Pour aider le Zloukch à dormir, Zachary lui raconte l'histoire du Gloubilouache, un monstre crasseux, hideux, épouvantablement dangereux. Et si le Gloubilouache existait pour de vrai ? S'il les attaquait ? S'il les mangeait ? Au secours !
Zachary et son Zloukch doivent se sauver !

Mon commentaire :

C'est une collègue enseignante qui m'a proposé de lire Zachary et son Zloutch et de l'utiliser pour une activité en classe. Quand je suis passée à la bibliothèque, j'étais très pressée et je n'ai pas pris le temps de bien regarder le livre que je prenais. Le Gloubilouache est en fait un autre album mettant en vedette les mêmes personnages (Zachary et Zloutch) mais dont l'histoire est différente. C'est l'histoire d'un petit garçon qui raconte une histoire épeurante à son toutou et qui rêve ensuite au monstre dont il a parlé à son toutou.
Fidèle à son habitude, Dominique Demers nous sert ici plein de noms cocasse et qui n'existent pas. De quoi amuser les jeunes enfants, mais personnellement, cela n'a pas su m'enthousiasmer cette fois-ci. Peut-être ai-je trop lu cette auteure ? De toute façon, c'était un album et je suis rarement complètement emballée par un album...

dimanche 15 janvier 2012

La route

Titre : The Road
Éditions de l'Olivier
Collection Points
252 pages

Résumé de l'éditeur :

L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d'objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l'humanité. Survivront-ils à leur voyage ?

Mon commentaire :

Quelle superbe idée que d'écrire un livre mettant en scène un homme et son fils dans une situation de survie ! Le monde créé par Cormac McCarthy est couvert de cendres, gris, froid, terrible. Les survivants meurent de faim et sont prêts à tout pour se mettre quelque chose sous la dent. Plus rien ne pousse, les épiceries et les maisons ont été dévalisées... Trouver de la nourriture qui ne soit ni pourrie, ni toxique relève presque de l'impossible.
Dans de telles conditions, les hommes en viennent à des solutions extrêmes et s'entretuent afin de pouvoir manger un peu. L'homme et son fils, eux, sont déterminés à ne pas en venir à cette extrémité. Alors ils continuent sans fin leur route, poussant le caddie contenant leurs maigres possessions à la recherche d'un peu de nourriture, d'eau, de vêtements et de chaleur, jamais bien certains de réellement vouloir continuer de vivre. Le père est malade, il tousse régulièrement et crache du sang.
Tout au long de l'histoire, on sait pertinemment que l'histoire ne peut pas bien se terminer, mais on se sent entraînés dans notre lecture et on est tenus par la curiosité de savoir comment l'auteur a bien pu terminer une telle histoire qui semble ne pas pouvoir se terminer. 
La route est donc une belle réussite. C'est un livre qui a su me captiver et me toucher, même si au niveau du style, j'ai eu un peu de mal avec l'absence de chapitres et de tirets pour annoncer les dialogues. Je suis consciente que cette façon d'écrire était tout à fait approprié pour démontrer que la vie de ces humains n'a plus de séparations distinctes, qu'elle se résume à une seule chose : survivre.
Dernière remarque en terminant : l'omniprésence des «D'accord» dans les dialogues entre le père et le fils m'a beaucoup dérangée. Je ne sais pas si c'est à cause de l'auteur, du traducteur ou des deux, mais j'ai trouvé que cela ne faisait pas naturel. Sans doute que l'auteur écrivait une multitude de «ok» qui ont tous été traduits par «D'accord». Un minuscule détail, mais un détail dérangeant tout de même.

vendredi 6 janvier 2012

Les marionnettistes, tome 1 : Bois de justice

Guy Saint-Jean éditeur
Année d'édition : 2010
406 pages

Résumé de l'éditeur :

Dans Bois de justice, cette première aventure de la toute nouvelle trilogie Les marionnettistes, un justicier règle les comptes des résidants de son village et élimine un à un quatre personnages au passé crapuleux. La jeune stagiaire Aglaé Boisjoli est sollicitée comme psychologue pour aider les enquêteurs à découvrir le fameux meurtrier. Cette débutante gagnera-t-elle vraiment son duel avec ce meurtrier atypique? Suivez les aventures d'Aglaé Boisjoli dans Les marionnettistes. Dans des endroits reculés du Québec, territoires de chasse austères, des personnages cohabitent, se tolèrent, s'aiment ou s'affrontent. Parmi ceux-ci, des criminels vont provoquer la société pour la défier. Sur leurs traces, une panoplie de policiers se succède avec à leur tête une jeune psychologue, Aglaé Boisjoli. Celle-ci apprendra le métier d'enquêtrice et développera une fascination grandissante pour les meurtriers qu'elle pourchasse. Jusqu'où la conduira l'empathie qu'elle éprouve pour les marionnettistes, ces seigneurs qui manipulent les fils des pantins autour d'eux et éliminent les importuns?

Mon commentaire :

Mis à part quelques Agatha Christie qui s'éloignent tout compte fait beaucoup des livres policiers contemporains, il y avait bien longtemps que je n'avais pas lu de livre de ce genre. Lorsque, dans le cadre de l'opération Masse Critique de septembre dernier, ma mère a reçu le premier tome de la trilogie Les marionnettistes dont je n'avais entendu que du bien, j'étais très contente, et je savais d'ores et déjà qu'il constituerait probablement ma prochaine lecture du genre policier.
Je suis heureuse de vous dire que Bois du justice, dont j'ai connu l'existence sur le blog d'Allie, a tenu toutes ses promesses. C'est un bon policier comme je les aime, avec des mystères obscurs et de nombreux détours nous mettant sur de fausses pistes. Même si finalement, j'avais de gros doutes quant à l'innocence de celui qui s'est révélé le tueur de St-Étienne, l'auteur a su me réserver quelques belles surprises.
Néanmoins, pour en arriver au dévoilement du coupable, il faut user de patience dès le début de l'histoire. Le début du roman est constitué de petites histoires qui ne semblent à première vue n'avoir aucun lien entre elles et qui sont presque ennuyantes parce que trop courtes. Puis, les débuts de l'enquête suite à la mort de Steak, chef des Hells Angels, sont fastidieux. On ne sait pas trop où l'enquête va mener Aglaé et ses compères policiers, ni où l'auteur veut nous mener. Mais ne perdez surtout pas votre foi en Jean-Louis Fleury, car malgré les apparences, il vous amène habilement là où il souhaite vous amener.
J'ai de plus beacoup aimé la façon de l'auteur de faire le portrait de ses personnages. Ils me sont apparus très réalistes en même temps qu'un peu loufoques, voire pathétiques. L'égocentrisme du sergent Benoît ainsi que son attitude envers Aglaé m'ont complètement rebutée, la paresse et la gourmandise du sergent Jodoin m'ont mis le sourire aux lèvres à de nombreuses reprises et la volonté d'Aglaé Boisjoli de percer le secret et de faire sa place au sein de la Sûreté du Québec me l'ont rendue assez sympathique. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage d'Alex Demers de l'escouade Carcajou, avec son ironie et son côté un peu pince sans rire.
Quant aux lieux dans lesquels se déroule l'histoire, ils ne pouvaient que me séduire. J'ai toujours adoré les livres policiers qui se passaient au Québec, sans doute parce que je pouvais mieux m'imaginer les lieux du crime. On ressent bien la connaissance et l'amour que l'auteur a pour la province de Québec. En fait, l'auteur a beau être un Français, ce livre est l'un des plus «québécois» que j'ai lu ces dernières années, de par le langage, les lieux, et les thèmes qui sont abordés.
Un petit détail agaçant, toutefois, a été l'ensemble des coquilles qui se sont insérées dans le livre. J'ai trouvé plusieurs fautes de frappe, des mots qui sont écrits deux fois, au mauvais endroit, etc. Cela n'a pas manqué de me faire soupirer à quelques reprises, mais il ne faut surtout pas s'empêcher de lire ce bon policier pour cela !
Merci à l'éditeur Guy Saint-Jean d'avoir fait parvenir ce livre pour ma mère qui l'a beaucoup apprécié aussi (et mon père aussi, d'ailleurs !).

6/26


13e contribution

(J'ose inclure cette lecture pour le défi de Suzanne, car comme je l'ai dit, plus québécois que cela, tu meurs !
De plus, l'auteur demeure au Québec depuis de nombreuses années et produit son propre sirop d'érable. Si cela n'en fait pas un Québécois, qu'est-ce qui le fera ?)

Le Petit Futé Togo

Nouvelles éditions de l'Université
Dominique Auzias & associés
2011-2012
3e édition
252 pages

Résumé de l'éditeur :

Le Togo, c'est à la fois l'Afrique côtière et l'Afrique des savanes, où les traditions s'expriment avec liberté. Son littoral est parmi les plus beaux et les mieux équipés de toute la sous-région. Les belles plages bordées de cocotiers donnent l'impression d'être dans une île exotique. Et les magnifiques routes de montagnes de l'Ouest comme de l'Est, avec les nombreux lacs de renom parsemés dans tout le pays, offrent des paysages réjouissants. Doté d'un patrimoine culturel et naturel remarquable, le Togo est une destination à découvrir et à redécouvrir. Le pays a su préserver ses cultures et ses traditions et garder un caractère authentique. Il offre une grande diversité tant au niveau de ses populations (plus de cinquante ethnies différentes) que de ses pratiques religieuses ou de ses modes de vie traditionnels. Du culte vaudou, aux pratiques animistes, des Ewe et des Guin du Sud, aux Tem, aux Kabyé, aux Bétanmariba et aux Moba-Gurma du Nord, des chefferies, aux fêtes traditionnelles (Epe-Ekpe, Evala...). Cette richesse culturelle s'accompagne d'une très grande diversité naturelle. Du lac Togo, à la verdoyante région de Kpalimé, des plaines montagneuses de l'Akposso, du Litimé et de l'Akebou aux monts Malfakassa, Kabyé et Défalé, des plaines savanisées aux falaises de Dapaong, le visiteur sera comblé. Le Togo, c'est également l'hospitalité et la convivialité de ses populations. Que l'on découvre pour la première fois le continent africain ou que l'on soit un passionné de l'Afrique, le Togo ne laisse pas indifférent. Le visiteur sera étonné par la richesse de ce petit pays d'Afrique de l'Ouest qui présente tant de diversité naturelle et culturelle. « Qui ne connaît pas le Togo, ne connaît pas l'Afrique de l'Ouest », affirme un slogan de l'office du tourisme. C'est une réalité que nous nous proposons de vous faire partager...

Mon commentaire :

Si je vous présente ce guide touristique plus de six mois après mon retour du Togo, c'est que je voulais prendre le temps de bien l'éplucher. Il m'a aussi beaucoup servi à faire le portrait du pays que j'ai composé sur le blog du projet. Débordée avant le stage, il m'a en effet fallu le faire seulement après mon retour au pays.
J'ai découvert en parcourant le Petit Futé Togo que lire un guide de voyage, c'est non seulement plaisant avant le voyage pour rêver et pendant le voyage pour se dépanner et se donner ses idées, mais aussi au retour, pour comparer notre vécu à ce qui s'y trouve. C'est ainsi que je me suis rendu compte que parfois, les concepteurs des guides touristiques en mettent un peu trop. Dans le Petit Futé Togo, on nous incite entre autres à visiter des endroits qui n'ont aujourd'hui plus rien de la magnificience annoncée, on nous laisse croire qu'on peut se déplacer relativement facilement d'un endroit à l'autre et que l'on peut assez aisément obtenir de bons prix pour voyager. Pour un homme, peut-être... Mais je vous l'annonce sans ambages, le marchandage par de jeunes filles blanches au Togo, surtout dans les régions peu habituées à recevoir des touristes, se fait toujours à leur désavantage. Combien de fois avons nous été complètement bernées par ces marchandeurs qui nous laissaient croire qu'on avait gagné ? Quelques jours, voire quelques heures plus tard, on s'apercevait toujours que, loin d'avoir gagné, on avait payé trois fois le prix parce que le marchandeur était parti à dix fois le prix ! La meilleure chose à faire demeure de s'informer des prix aux locaux avant de marchander. Mais encore... On a découvert que les membres d'une de nos familles d'accueil étaient de mèche avec l'artiste du coin qui nous fait payer cinq fois le prix de l'artisanat qu'on a trouvé de bien meilleure qualité à Lomé ! Mais bon, passons, je m'éloigne du sujet. Je suis toujours trop bavarde lorsque je parle de mes voyages...
Bref, il est certain que le Petit Futé n'est pas à prendre au mot. À vrai dire, le Togo n'est pas un pays où l'on se déplace uniquement pour faire du tourisme. Le secteur est trop peu développé, les commodités trop rares, les restaurants presque inexistants, le transport trop compliqué à moins d'avoir de bonnes relations avec les locaux. Le pays, certes, est un petit bijou. Comme l'annonce le guide, nous passons par toutes sortes de paysages à l'intérieur du pays qui ne fait pourtant que quelques 50 kilomètres de large et environ 700 km de long. Mais c'est pour les relations humaines que vous voudrez vous déplacer. Les Togolais sont accueillants comme pas un, ils vous donneront tout ce qu'ils ont dans un élan de générosité. Ils seront sans doute un peu surpris que vous ne puissiez (ou ne vouliez) leur en donner autant, mais ils n'en garderont aucune rancune.
Si vous devez venir au Togo, que ce soit dans le cadre d'un échange, de solidarité internationale ou d'un programme de ce genre et non pas pour faire du tourisme. Le tourisme se doit d'être un complément du voyage, sinon vous serez sans doute déçus.
Je vous ai donc avertis du caractère un peu irréaliste du guide. Maintenant je peux vous parler des points positifs. D'abord, c'est le seul guide que j'ai trouvé qui parlait uniquement du Togo. Et il est très complet, puisqu'il aborde les moindres recoins du pays, et non pas seulement les villes et les attractions touristiques principales comme le faisait le Routard de l'Afrique de l'Ouest. Le portrait du pays et des ethnies qui le peuplent est également très fidèle à ce que j'ai pu voir en même temps que très complet. Les cartes routières sont aussi détaillées que peuvent le permettre « les routes » du pays, c'est-à-dire le plus souvent des pistes et des sentiers !
Je ne saurais trop vous conseiller ce guide pour partir au Togo. Il nous a bien conseillé nombre de fois. Mais gardez néanmoins à l'esprit de ne pas trop vous fier aux élans d'enthousiasme des auteurs. Fiez-vous plutôt quand vous le pouvez aux locaux qui sauront mieux que personne vous faire découvrir des petits trésors. Le meilleur restaurant où nous avons mangé à Sokodé n'était même pas dans le guide, alors gardez l'oeil ouvert ! Il y a des trouvailles partout, même dans les petits pays d'Afrique de l'Ouest !

dimanche 1 janvier 2012

Coups de coeur 2011

Voici un bilan de mes coups de coeur de l'année, dans le désordre :

Et en littérature jeunesse :
  • Les tomes 1, 2, 3, 4, 5, 6 ,7 et 8 de la série Sorcière- Cate Tiernan
  • Les tomes 1 et 2 de la série Le journal d'Aurélie Laflamme