dimanche 3 juin 2018

bilan mai 2018

En mai, j'ai lu :

4 livres
1121 pages
4 fictions
3 romans
1 recueil de nouvelles

Les romans :

  • Cher Daddy- Danielle Steel
  • Prisonniers du bonheur- Janet Daily
  • Un bébé pour Rosemary- Ira Levin
Le recueil de nouvelles :

  • La marque de la bête et autres nouvelles- Rudyard Kipling

Un bébé pour Rosemary

Titre original : Rosemary's Baby
Mon édition : J'ai lu, 1968
314 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Un cinq pièces au Bradford, en plein cœur de New York, quel bonheur pour un jeune ménage... ! Rosemary et son mari Guy n'en reviennent pas de leur chance. Les jaloux disent que l'immeuble est maudit, marqué par la magie noire, que le sinistre Marcato y habita, que les sœurs Trench y pratiquèrent des sacrifices immondes...
Peu de temps après l'arrivée de Rosemary, une jeune fille se jette par la fenêtre. Une étrange odeur règne dans les appartements.
Quant aux voisins, leurs yeux sont bizarres, leurs prévenances suspectes. Guy lui-même change, et sa jeune femme, poursuivie par des rêves atroces, lutte en vain contre une terreur grandissante.
Que deviendra, dans ces conditions, le bébé de Rosemary... ?
L'adaptation de ce roman à l'écran par le célèbre metteur en scène Roman Polanski connaît un très grand succès.
 
Mon commentaire :
 
On dirait bien que je suis dans une passe de lectures "vintage". En effet, le livre que je suis en train de lire date de 1975... Force est d'admettre que je ne déteste pas du tout. Même si, à plus d'une reprise, je sourcille devant certains passages qui démontrent à quel point les temps ont changé, surtout par rapport à la vision des femmes.
Dans ce roman, ce qui m'a aussi fait sourciller, c'est que Rosemary boit de l'alcool pendant sa grossesse et que c'est complètement normal. C'est tellement impensable de nos jours !
Ce livre a appartenu à ma mère qui, à l'époque de sa sortie, l'avait adoré. Depuis que je suis adolescente qu'elle m'incite à le lire. Voilà qui est enfin fait, 15 ans plus tard.
J'ai beaucoup aimé ce roman, qui se laisse lire facilement, sans efforts. Bon, je ne peux pas dire que j'ai été transportée comme l'a sans doute été ma mère à l'époque. L'aspect horreur du roman est tout de même léger. Ce n'est pas le genre de roman qui vous fait retenir votre souffle et faire des cauchemars. Il s'installe plutôt progressivement, presque insidieusement. Et le fait est que vous ne voulez pas lire ce roman pendant votre grossesse, surtout si vous restez dans un bloc appartement ! ;)
La naïveté de Rosemary est parfois prodigieusement agaçante. Elle sent que quelque chose n'est pas normal, mais n'agit pas avant qu'il soit trop tard. Enfin bon, c'était nécessaire au bon déroulement de l'histoire !
Un bébé pour Rosemary est donc une lecture qui prend définitivement de l'âge, mais qui ne vaut pas pour autant la peine d'être relégué aux oubliettes.
+25


dimanche 20 mai 2018

Prisonniers du bonheur

Titre original : Stands A Calder Man
Mon édition : Club France Loisirs, 1984
321 pages

Quatrième de couverture (pris sur Babelio, la jacquette de mon exemplaire étant manquante) :
 
Propriétaire d'un superbe ranch dans le Montana, Webb Calder doit surmonter bien des obstacles: une sécheresse terrible et une nuée de sauterelles qui anéantissent ses espoirs de récolte, et surtout l'hostilité de nouveaux immigrants. C'est pourtant parmi eux qu'il va rencontrer l'amour en la personne de Lili. Un amour difficile, avivé par la haine et l'envie...
 
Mon commentaire :
 
Parfois, les titres français des livres me stupéfient. Pareil pour les quatrièmes de couverture et, tant qu'à faire, pour les couvertures elles-mêmes. Ce roman avait tout pour m'inciter èa ne pas le lire. Un titre complètement cul-cul, une illustration à la Harlequin et une quatrième de couverture aussi superficielle que le reste.
 
L'autre chose qui me stupéfie, c'est qu'il reste encore, après des années de ménage de vieille PàL, encore des livres dont les éditions datent d'avant ma naissance. Mais ça, c'est une autre histoire.
 
En dépit de son manque d'attrait, j'ai beaucoup aimé cette histoire. Oui, l'histoire d'amour y prend une bonne place, mais on sent que la base historique a été fouillée à fond par l'auteure. On y parle de l'arrivée d'immigrants plein d'espoir venus au Montana pour y trouver la terre promise, espérant faire fortune de l'agriculture dans un milieu où pourtant la sécheresse sévit régulièrement. On assiste à la naissance d'une ville au beau milieu de nulle part, où les hommes d'affaire en profitent pour vider encore plus les poches des immigrants. Et puis, on vit le désespoir des cowboys nés sur ces terres qui assistent impuissants à l'arrivée de ces agriculteurs inexpérimentés qui finiront par assécher leurs terres définitivement.
 
Finalement, c'est beaucoup plus qu'un roman d'amour, c'est un véritable western. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage de Lilli, une immigrante mariée trop jeune à un ami de son père pour survivre au décès de ses parents. J'ai bien aimé aussi le personnage de Webb, un ranchero avec la tête sur les épaules, bien qu'inévitablement, il soit pas mal stéréotypé.
 
Je considère finalement ce roman comme une belle découverte. Ce n'est pas un roman remarquable, mais il m'aura fait passer un bon moment.  
 
+24


samedi 12 mai 2018

La marque de la bête et autres nouvelles

Mon édition : Folio, 2005
116 pages

Quatrième de couverture :

Pour avoir profané Hanuman, le Dieu-Singe, avec la cendre de sa cigarette, un colon anglais est frappé par un étrange sortilège qui le transforme en bête hurlante. Seul un lépreux semble savoir comment le guérir...

Bisesa, une jeune veuve indienne, donne à son amant anglais une preuve d'amour toute orientale.

Jakin et Lew, deux enfants de troupe aussi drôles qu'héroïques, sonnent la charge au milieu de la débâcle générale et assurent ainsi une victoire inespérée à leur régiment.

Mon commentaire :
 
Je ne suis plus certaine de la façon dont ce recueil de nouvelles est arrivé sur les tablettes de ma bibliothèque. Je crois qu'il s'agissait d'une lecture obligatoire pour mon frère au cégep, et que comme il ne voulait pas le garder, il me l'a donné. Toujours est-il qu'un livre, ça se doit d'être lu. J'avais envie d'une courte lecture, que j'espérais sans cassage de tête.
 
Pour la longueur, j'ai été servie, pour le peu de complexité, je me suis complètement trompée.
 
C'est ma première expérience de Kipling, n'ayant pas lu Le livre de la jungle. Je n'avais donc absolument aucune attente, sinon celle annoncée par la quatrième de couverture de mon exemplaire : «un conteur de grand talent».
 
Si j'ai effectivement beaucoup aimé le style de la plume de Kipling, je dois avouer qu'il m'a complètement perdue à plus d'une reprise. Pour la première fois depuis longtemps, je me suis retrouvée dans la position de l'élève qui a une évaluation en compréhension de lecture avec un texte dont il n'a absolument pas les connaissances de base.
 
D'abord, je ne connais absolument rien de l'Inde du début du vingtième siècle, sinon le fait que c'était une colonie anglaise. Ensuite, ce qui est encore plus vrai dans la troisième nouvelle, je ne connais rien aux tactiques militaires, encore moins à celles des colons anglais de 1900. Finalement, la traduction est faite dans une français très européen. Le langage plutôt familier des personnages m'a donc laissée perplexe à plus d'une reprise. 
 
Les deux premières nouvelles sont tout de même accessibles. J'ai bien aimé la première, qui rappelle un peu les nouvelles fantastiques de Maupassant. De la deuxième, j'ai beaucoup aimé la longueur (très courte). Mais la troisième m'a été beaucoup plus pénible, et comme mon expérience s'est conclue avec cette nouvelle, mon ressenti final n'est pas très positif.
 
Au moins, je ne peux pas parler de déception, car je n'avais aucune attente particulière...
 
+23
 

samedi 5 mai 2018

Cher Daddy

Titre original : Daddy
Éditions : France Loisirs, 1992
Paru en anglais : 1989
370 pages

Quatrième de couverture :

La foudre tomberait à ses pieds qu'Olivier Watson ne serait pas plus abasourdi quand sa femme Sarah lui annonce son départ. Elle a décidé de reprendre ses études et de se remettre à écrire. La quarantaine passée, lasse de n'être que l'ombre d'un homme qui s'est fait une belle carrière, elle veut enfin vivre sa vie…

Elle ne reviendra jamais. Désespéré, puis la rage au cœur, Oliver mettra un an à comprendre. Une année fertile en conflits avec ses trois enfants - avec l'aîné surtout, qui, père à dix-sept ans, abandonne ses études pour entretenir son foyer. Un autre choc attend Oliver après le décès de sa mère, atteinte de la terrible maladie d'Alzheimer, son père s'empresse de se remarier. Mais George Watson n'a-t-il pas raison ? La belle Morgan Townsend ne sera, pour Olivier, qu'une tentation sans lendemain. Et c'est par le hasard d'une rencontre avec la grande vedette Charlotte Sampson qu'il retrouvera enfin le bonheur...
 
Mon commentaire :
 
Encore une vieillerie de moins dans ma bibliothèque. Ça fait un bien fou au moral, ce «ménage» de PàL ! Cette fois, je serais bien en peine de  vous expliquer comment ce roman a atterri dans ma bibliothèque. Danielle Steel n'a jamais été le genre d'auteure que je lis, et pourtant, en faisant l'inventaire de ma bibliothèque dans le temps des Fêtes, j'en ai trouvé deux ! Bref...
 
Je n'ai pas grand chose à dire sur ce roman, sinon que ça se lit bien. Il y a plusieurs irritants, comme le nombre impressionnant de répétitions des mots "merveilleuse", "sensationnelle" ou "épatante", ou encore la mentalité des personnages qui traduit bien celle des adultes de la fin des années 80 (Si tu es une femme, tu dois te marier avant tes 30 ans et avoir au moins 2 ou 3 enfants. Si tu veux une carrière ou demeurer célibataire, tu es complètement tarée), ou encore les rebondissements parfaitement prévisibles.
 
Mais le fait est que, pour une lecture facile et qui change les idées, on trouve son compte. Même si c'est le genre de roman aussitôt lu, aussitôt remisé aux oubliettes. Ce que je dis, c'est que vous n'avez pas besoin de remuer ciel et terre pour en trouver une copie, mais si vous l'avez sous la main et pas grand chose à lire, eh bien, au moins ce roman vous tiendra occupé un moment.

+22
 
 

vendredi 4 mai 2018

Bilan avril 2018

Un bilan très simple pour le mois d'avril, avec seulement 2 lectures...

En avril, j'ai lu :

2 livres
2 fictions
2 YA
731 pages

Il s'agit de  :

  • Soeur des cygnes, tome 1 - Juliet Marillier
  • Soeur des cygnes, tome 2- Julier Marillier

dimanche 22 avril 2018

Soeur des cygnes, tome 2

Titre original : The Sevenwaters trilogy, Daughter of the Forest
Éditions : de l'Atalante, 2009
381 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Au domaine de Sep­te­naigue, au coeur de la forêt, vivait une fratrie de sept enfants dont Sorcha, la benjamine, était la seule fille. Leur mère était morte, leur père toujours en campagne militaire contre les Britons. Mais un jour il décida de se remarier… Ainsi commence l'’aventure de Sor­cha. De l'’Irlande aux côtes britanniques, une longue et douloureuse épreuve l’attend pour sauver ses frères d'une cruelle malédiction. Inspirée d'’un conte de Grimm, Sœur des cygnes est une fantasy médiévale irlandaise, mais aussi le récit poignant des années de formation d'une jeune fille de caractère.
 
Mon commentaire :
 
Si à la fin du premier tome, j'avais des sentiments ambivalents quant au fait que Sorcha quitte son Irlande bien-aimée, j'ai bien vite ravalé ma déception et ai embarqué à 100% dans la suite de son histoire se situant maintenant en terre ennemie, chez les Britons.
 
Dans cette suite, on est dans un environnement complètement différent du premier, dans une Grande-Bretagne dont les mœurs et les coutumes se sont développées différemment. Ici, pas d'elfes et de fées de la forêt, mais des accusations de sorcellerie malveillantes qu'il faut punir. Étant étrangère, muette, sauvage et maigre, accomplissant un travail douloureux et répétitif, Sorcha a absolument tout pour qu'on la prenne pour une sorcière. C'est donc sans surprise qu'une fois son protecteur parti, Sorcha est accusée de sorcellerie et condamnée au bûcher. Il y a bien longtemps que je n'ai pas lu un livre qui ait fait débattre mon cœur comme cela, j'avais envie de crier pour Sorcha toute l'injustice de sa situation alors qu'elle est condamnée au silence.
 
Contrairement à d'autres, j'ai beaucoup aimé que la fin ne soit pas complètement rose, et que beaucoup de questions demeurent irrésolues. Se voulant une adaptation d'un conte de Grimm, la fin ne pouvait tout simplement pas être complètement rose. C'est pourquoi elle me satisfait entièrement.
 
J'ai bien l'intention de lire la suite un jour, même si elle ne répond probablement pas aux questions que l'on se pose à propos des frères de Sorcha. En effet, l'histoire se passe dans les générations qui suivent celle de Sorcha. Mais je suis si complètement tombée sous le charme de la plume de Marillier et de son monde que je n'hésiterai pas à me lancer dans une nouvelle aventure en sa compagnie.
 
+21

Soeur des cygnes, tome 1

Titre original : The Sevenwaters Trilogy, Daughter of the Forest
Éditions : de l'Atalante, 2009
350 pages

Quatrième de couverture :
 
Au domaine de Sep­te­naigue, au cœur de la forêt, vivait une fratrie de sept enfants dont Sorcha, la benjamine, était la seule fille. Leur mère était morte, leur père toujours en campagne militaire contre les Bretons. Mais un jour il décida de se remarier…
Ainsi commence l’aventure de Sor­cha. De l’Irlande aux côtes britanniques, une longue et douloureuse épreuve l’attend pour sauver ses frères d’une cruelle malédiction.
Inspirée d’un conte de Grimm, Sœur des cygnes est une fantasy médiévale irlandaise, mais aussi le récit poignant des années de formation d’une jeune fille de caractère.
 
Mon commentaire :
 
Ce livre m'a été recommandé à une époque lointaine par une correspondante qui l'avait dévoré. Je l'avais pris en note, mais il n'avait toujours pas été traduit en français et je n'étais pas aussi à l'aise à lire en anglais que je le suis aujourd'hui. De plus, le marché du livre était loin d'être aussi développé. Puis, un jour, plusieurs années plus tard j'ai fait une recherche sur Amazon et j'ai trouvé les deux premiers tomes en français. Je me suis empressée de les commander, puis de les oublier au fond de ma bibliothèque comme à peu près tous les livres qui y séjournent.
 
C'est donc au total une quinzaine d'années après me l'être fait suggéré que je découvre enfin cette série de Juliet Marillier. Pour être honnête, les années ayant passé et étant maintenant adulte depuis plusieurs années, je ne pensais pas trouver grand intérêt au livre de la quête d'une jeune fille de douze ans. Et puis, les livres d'ensorcèlement et de fantasy ont souvent le don de m'exaspérer.
 
Sauf que. La plume de Marillier est tellement convaincante et raffinée que j'ai totalement embarqué dans l'histoire. Si j'essayais de résumer l'histoire, ça paraîtrait totalement ridicule, je le sais. J'ai essayé d'en parler à une collègue de travail qui se cherchait une lecture et elle semblait trouver que j'étais bizarre de lire une adaptation d'un conte de Grimm adressé à de jeunes adolescentes dans lequel six frères se transforment en cygnes suite à un enchantement lancé par une méchante belle-mère. Ben oui, ça fait conte de fée, dit comme ça. Mais en lisant l'histoire, on découvre que c'est tellement plus.
 
Ce premier tome nous laisse au beau milieu de nulle part. Sorcha n'en est toujours qu'aux touts débuts de sa quête, même si plus d'une année est passée. On ne voit pas comment elle viendra au bout de ses peines, mais on sent que de grands changements surviendront dans le deuxième tome. Et on ne se trompe pas. Impossible d'arrêter la lecture après ce premier tome, on est déjà bien accrochés.
 
+20


samedi 14 avril 2018

LDI Bilan mars 2018

Petit mois de lecture pour le mois de mars... Et vu ce que j'ai lu jusqu'à maintenant en avril, avril ne sera sans doute guère mieux...

En mars, j'ai lu :

3 livres
3 fictions
3 romans
895 pages


  • L'hôtesse de l'air, tome 1 : Le décollage de Scarlett Lambert - Elizabeth Landry
  • Entre deux os - Kathy Reichs
  • Invisible Cities (les villes invisibles)- Italo Calvino

vendredi 30 mars 2018

Invisible Cities (Les villes invisibles)

Titre original : Le Cita Invisibili
Éditions : Vintage Classics, 1997
Paru pour la première fois : 1972
165 pages

Résumé du livre (pris sur Babelio, mon édition n'en contenant pas):
 
Les villes que voici n'ont leur place sur aucun atlas, et on ne sait à quel passé ou présent ou futur appartiennent ces cités qui portent toutes le nom d'une femme. Peu à peu, le lecteur est conduit au milieu d'une mégalopolis contemporaine près de recouvrir la planète. Et tout au long passent des villes qui ne peuvent exister qu'en rêve : filiformes, punctiformes, dédoublées, effacées.
Relation de voyage d'un Marco Polo visionnaire auprès d'un Khan mélancolique, ces nouvelles d'un monde rêvé forment un fragile et merveilleux catalogue d'emblèmes.
 
Mon commentaire :
 
Il y a de ces livres qu'on souhaite de tout cœur aimer, pour une raison ou pour une autre, mais qui, malgré toute notre bonne volonté, ne nous accrochent pas.
 
J'ai cheminé péniblement à travers les pages de ce livre, espérant donc l'aimer. Mais rien à faire. J'avais beau entrevoir toute la beauté des métaphores, toute la finesse de l'écriture, rien ne m'atteignait et je ne faisais que m'ennuyer profondément tout en pensant au prochain livre que j'allais ouvrir.
 
Ces villes décrites par Coelho sont trop fantaisistes pour moi, difficiles à imaginer et à saisir. Je n'ai pas de mal à comprendre que d'autres ont adoré leur lecture. Mais bon, je me dois de l'admettre, pour moi Les villes invisibles ont été un échec sur toute la ligne.

+19
 

dimanche 18 mars 2018

Entre deux os (Meurtres au scalpel)

Titre original : Break No Bones
Éditions: Robert Laffont Pocket, 2007
Paru en anglais en : 2006
452 pages

Quatrième de couverture :
 
Un drogué enterré, une clocharde noyée, un ancien policier pendu : il fallait bien tout le talent de Temperance Brennan pour distinguer, derrière la diversité des techniques utilisées, la main d'un même home. À défaut d'un statut social, d'un profil physique ou d'une scène de crime comparables, tous ont un point en commun : ils ne manqueront à personne. Et tous portent, sur une vertèbre bien précise, la signature insolite de leur assassin...
 
Sous le soleil de Charleston, fleuron de la vieille Caroline du Sud, les vacances de Tempe tournent vite au délire. Quand l'anthropologue judiciaire n'est pas mandatée d'urgence auprès d'un squelette, elle doit jouer les négociatrices entre Peter, son ex-mari, et Ryan, son amant québécois. Les caprices du cœur, pourtant, ne sont rien : dans cette affaire, ce sont bien d'autres organes qui entrent en jeu...
 
Mon commentaire :
 
Lire un Kathy Reichs est toujours pour moi une valeur sûre. Je suis certaine de passer un bon moment de lecture, de me sentir transportée dans les régions que visite son héroïne, et surtout de m'imaginer faisant son travail. J'adore les enquêtes menées indirectement par Tempe, et le mystère plane dans tous ses romans.
 
Celui-ci ne fait pas exception. Il est même particulièrement mystérieux du fait qu'il est bien difficile d'imaginer ce qui peut bien relier les victimes. La conclusion est aussi satisfaisante, même si, après avoir lu plusieurs romans de l'auteure, certains événements deviennent assez prévisibles du fait que les mêmes ficelles sont souvent utilisées.
 
Mais cela ne m'empêche nullement d'apprécier mes lectures et de passer un vrai bon moment hors de mon quotidien. À lire, donc !
 
+18
 

jeudi 1 mars 2018

L'hôtesse de l'air, tome 1 : le décollage de Scarlett Lambert


Éditions : Libre Expression, 2014
278 pages

Quatrième de couverture :
 
Scarlett, trente ans, est agente de bord, mais elle préfère dire « hôtesse de l'air » parce que c'est plus sexy. Ses amies ne cessent de lui répéter qu'elle est trop exigeante envers la vie, et surtout envers les hommes. Pourtant, elle refuse de laisser de côté ses principes par peur d'être seule. Elle a bien déniché un emploi de rêve, non ? Alors le reste suivra assurément !

Cependant, travailler à 36 000 pieds d'altitude n'est pas toujours de tout repos. Entre les voyages aux quatre coins du monde, les aventures cocasses avec les passagers et les histoires abracadabrantes de ses collègues, Scarlett attend l'amour. Lorsqu'il se présentera enfin à elle, ce sera sous la forme d'une relation quasiment impossible. Dira-t-elle oui à cet amour et, dans ce cas, à quel prix ?
 
Mon commentaire :
 
J'ai trouvé dans ce roman de chick lit exactement ce à quoi je m'attendais. Une histoire divertissante et un page turner, sans pourtant être un chef d'oeuvre, et surtout, j'ai retrouvé la plume humoristique d'Élizabeth Landry dont je suivais le blogue avec assiduité il y a quelques années.
 
La vie d'agent de bord a de quoi intriguer. Contrairement à plusieurs, je suis loin de considérer que c'est l'emploi idéal, même si j'adore voyager. Servir des gens parfois hautement désagréables, calmer les tensions dans un environnement aussi restreint, alors que tout le monde a les nerfs à vif ? Très peu pour moi. Sans compter les heures et les horaires impossibles, le décalage d'horaire. Reste que l'idée de voyager autant presqu'à tous les jours a un quelque chose d'exotique et de mystérieux...
 
L'Hôtesse de l'air permet de nous immerger dans ce monde inconnu et de découvrir ce qu'est réellement le métier d'agent de bord. J'ai vraiment beaucoup aimé cet aspect du livre, et le ton sarcastique et humoristique avec lequel Elizabeth Landry décrit les anecdotes de ses personnages.
 
L'histoire personnelle de Scarlett Lambert m'a moins intéressée. J'ai trouvé ses amies agaçantes, et son désir d'être en couple à tout prix un peu pathétique. Bon, étant moi-même trentenaire et célibataire, je comprends la pression qui vient de toutes parts, mais de là à faire des séances de flirt intensives ? Je comprends que c'est de l'humour, mais bon.
 
Néanmoins, ce roman a été pour moi un véritable page-turner. J'ai le goût de lire davantage d'anecdotes d'agent de bord, de découvrir quelles autres destinations verra Scarlett et aussi, je dois l'avouer... ce qu'il adviendra de sa relation impossible avec son pilote marié. Je suis accrochée, je dois l'avouer. J'espère que la suite ne me décevra pas trop, car je vois mal comment je pourrais en sortir satisfaite.`
 
+17


Bilan février 2018

Encore un mois parfait ! J'ai résisté à la tentation d'acheter ou d'emprunter des livres, et j'ai allégé ma PàL d'un nombre appréciable de 8 livres. Mais je sens que ma résistance tire à sa fin...

En février, j'ai lu :

8 livres
6 fictions, 2 non fictions
1708 pages
4 livres jeunesse
2 romans
1 biographie
1 livre documentaire

Les romans :

  • La solitude des nombres premiers-Paolo Giordano
  • Chroniques de San Francisco- Armistead Maupin
Les livres jeunesse :
  • Fierro ou l'été des secrets- Viviane Julien
  • Péril au pays du chocolat- Judith LeBlanc
  • Je ne veux pas prendre mon bain ! - Julie Sykes
  • Le chat, la citrouille et la sorcière- Yves Bédard
La biographie :
  • Mère Teresa- Navin Chawla
Le livre documentaire :
  • L'intelligence émotionnelle 2- Daniel Goleman

Mon challenge PàL va plutôt bien, avec un score de +16 en deux mois. Espérons que cela continuera comme ça, car il me reste encore pas moins de 324 livres dans ma PàL !

mercredi 28 février 2018

Je ne veux pas prendre mon bain !

Illustrations : Tim Warnes
Âge: à partir de 2 ans environ
Éditions : Gründ, 2000
24 pages

Quatrième de couverture :
 
Prendre un bain ? Très peu pour Petit Tigre ! Jouer avec ses amis et salir son beau pelage est tellement plus amusant ! Mais au détour d'un chemin, Petit Tigre rencontre un superbe paon...
 
Mon commentaire :
 
Des livres d'histoires d'enfants qui ne veulent pas prendre leur bain, il y en a à la tonne. L'originalité de celui-ci tient au fait que c'est un jeune animal qui refuse de prendre son bain. Il joue avec ses amis animaux et fuit lorsque les mamans et les papas suggèrent qu'il devrait prendre son bain. Jusqu'à ce qu'il fasse la rencontre d'un superbe paon qui refuse de jouer avec lui parce qu'il est trop sale !
 
Le format de cet album est très rigide, comme les premiers livres pour enfant en carton. Il contient pourtant beaucoup plus de texte que la majorité des livres qui ont ce format. C'est pourquoi il peut si facilement passer inaperçu. S'il ne m'avait pas été offert, je ne l'aurais jamais découvert moi-même.
 
Un beau petit album qui plaira sûrement aux plus jeunes... Mais pas particulièrement pour les jeunes d'âge scolaire avec lesquels je travaille.

+16
 

Péril au pays du chocolat

Âge: à partir de 6 ans
Illustrations : Sylvie Nicolas
Éditions : Le loup de Gouttière, 2001
Collection : Les petits loups
46 pages

Quatrième de couverture :
 
Marie-Alice a découvert le pays en chocolat... Mais... Le système d'aération est tout déréglé. Il fait de plus en plus chaud.

Les arbres, les maisons et les gens commencent à fondre. La fillette n'en croit pas ses yeux. Elle risque de se retrouver au milieu d'une gigantesque fondue.

Comment viendra-t-elle au secours du pays en péril ?
 
Mon commentaire :
 
Jolie découverte que ce conte pour enfants, qui m'a été donné par une éducatrice de mon école partant à la retraite. C'est l'histoire d'une jeune fille qui, en se rendant chez sa grand-mère pour Pâques, découvre un pays de chocolat. D'abord enchantée, la petite réalise bientôt que tout le pays est en train de fondre. Monsieur Répare-tout-à-coup-de-n'importe-quoi arrive d'habitude à tout réparer, mais, ses jambes fondant, il n'arrive pas à atteindre la boîte de réglage de la température. Marie-Alice viendra en aide à ces habitants d'une façon assez comique et mignonne.
+15

Fierro ou l'été des secrets

Éditions : Québec Amérique, 1989
206 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Les trois enfants d'une famille de Buenos Aires passent leurs vacances d'été à la ferme de leur grand-mère dans la pampa argentine. Pour le petit Felipe, 9 ans, c'est le bonheur parfait. Pour Daniel, 12 ans, c'est l'occasion de prouver qu'il est un homme, en réussissant à dompter un cheval sauvage. Laura, qui a 13 ans, aborde quand à elle l'adolescence.

Comment le grand-père Federico, un homme fier et buté, fera-t-il pour conserver l'amour de ses petits-enfants qui grandissent et surtout celui de Laura ?

Fierro ou l'été des secrets raconte la fin de l'enfance, ses joies, ses passions, les difficultés de grandir et de vieillir.
 
Mon commentaire :
 
Trouvé parmi la pile de livres élagués d'une école primaire, ce livre a immédiatement attiré mon attention. D'abord, l'auteure, que je lisais plus jeune. Puis, la mention de l'Argentine et de ses plaines, d'un été passé sur un ranch.
 
Je n'ai pas tardé à constater que ce roman était en fait l'adaptation d'un film du nom. Tout au long de ma lecture, j'ai eu un sentiment de déjà vu... J'ai dû voir le film quand j'étais toute jeune. Bien que prévisible, l'histoire est mignonne et donne envie de voyager. Les personnages sont attachants et bouillonnants d'émotions. Cela a dû être un bien beau film.
 
Mais seulement, voilà... Cela parait que le roman n'est pas l'original. J'ai trouvé l'écriture très technique, presque mécanique. Chacun des mouvements des personnages du film semblait transcrit sous forme de  mots. Le tout m'a paru bien peu naturel. Dommage.
 
Quoiqu'il en soit, cette lecture m'a donné envie de revoir la Grenouille et la Baleine, un classique de mon enfance dont j'ai peu de souvenirs. Habitant maintenant la Côte-Nord depuis 5 ans (la région où se déroule le film), j'aurais sans doute une nouvelle connexion spéciale avec le film...
 
À suivre !
 
+14
 

lundi 26 février 2018

Chroniques de San Francisco

Titre original : Tales of the City
Mon édition : 10/18, 2006
Paru en anglais en : 1978
382 pages

Quatrième de couverture :

Les seventies sont sur le déclin, mais San Francisco, la fureur au cœur et au corps, vibre encore d'une énergie contestataire. La libération sexuelle est consommée et s'affiche dans les rues aux couleurs d'enseignes et de néons tapageurs. Tout droit venue de Cleveland, Mary Ann Singleton, vingt-cinq ans, emprunte pour la première fois les pentes du « beau volcan ». Elle plante son camp au 28 Barbery Lane, un refuge pour « chats errants ». Logeuse compréhensive et libérale, Mme Madrigal règne en matriarche sur le vieux bâtiment qui abrite une poignée de célibataires : Mona, rédactrice publicitaire, son colocataire Michael, chômeur et disciple de « l'amour interdit » et le beau Brian Hawkins, coureur de jupons insatiable. Les héros de cette tribu enchantée ont fait le bonheur de millions de lecteurs dans le monde entier, au fil des six volumes de la saga.
 
Mon commentaire :

Quel bonheur que ce petit bijou d'humour ! J'ai beaucoup apprécié découvrir San Francisco à l'époque qui a fait sa réputation, les années 70.
 
Le personnage de Mary Ann Singleton est attachant dans tout ce qu'elle a de naiveté. Elle est définitivement différente des colocataires du 28 Barbery Lane, mais la ville ne tarde pas à faire son effet et la jeune fille se fond tranquillement dans le moule.
 
J'ai beaucoup aimé l'excentrisme de la logeuse, Mme Madrigal. Et que dire de Michael, homosexuel affirmé et affamé cherchant l'amour impossible ? J'ai bien aimé aussi le personnage de Brian, un célibataire endurci et coureur de jupons. Il lui arrive toujours des aventures improbables.
 
Bref, difficile de ne pas tomber sous le charme des locataires du 28 Barbery Lane, des années 70 et de la ville de San Francisco. Ce n'est pas une histoire profonde avec des drames bien senti, mais, comme l'indique si bien, de courtes chroniques de la vie quotidienne du San Francisco des années 70.
 
Je lirai la suite avec plaisir !

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vendredi 23 février 2018

La solitude des nombres premiers

Titre original : La solitudine dei numeri primi
Éditions : Points, 2010
Paru en italien : 2008
343 pages

Quatrième de couverture:


Elle aime la photo, il est passionné par les mathématiques. Elle se sent exclue du monde, il refuse d'en faire partie. Chacun se reconnaît dans la solitude de l'autre. Ils se croisent, se rapprochent puis s'éloignent, avant de se frôler à nouveau. Leurs camarades de lycée sont les premiers à voir ce qu'Alice et Mattia ne comprendront que bien plus tard  le lien qui les unit est indestructible. 

Mon commentaire : 

J'ai lu des commentaires tant positifs que négatifs sur ce roman italien. Je n'ai pas vu le film (j'ignorais même qu'il y avait eu adaptation) et je ne savais absolument pas à quoi m'attendre. 

Je fais partie de ceux qui ont aimé, que ce roman a même marqué. Je me suis un peu reconnue adolescente dans une partie de chacun des personnages, ce qui m'a permis de compatir avec eux. Même s'il m'arrivait moi aussi de vouloir les secouer, vouloir les réveiller, je les comprenais en même temps.

Mais ce que j'ai surtout aimé, c'est la construction du récit, qui garde sous silence de nombreuses années, pendant lesquelles il s'est sûrement passé des choses qui pourraient nous aider à mieux comprendre. Par exemple, que s'est-il passé suite à l'accident d'Alice? Comment et pourquoi est-elle devenue anorexique ? Que s'est-il passé après le décès de Michaela, comment ses parents ont-ils réagi? Comment Mattia l'a vécu dans les premiers temps? Je pense étrangement que ce sont justement ces éléments manquants qui rendent le roman si captivant. Il laisse beaucoup de place à l'imagination. 

Je dois avouer que le dénouement n'était pas à la hauteur de mes espérances. Mais, en même temps, il est fidèle à l'esprit du bouquin. On ne peut donc pas en vouloir à Giordano. Pour ma part, La solitude des nombres premiers a donc été une très belle découverte.


dimanche 18 février 2018

Le chat, la citrouille et la sorcière

Illustrations : Patricia Lapointe
Éditions : CERRDOC, 1993
Collection : Pour de vrai
44 pages

Quatrième de couverture : 

La reine des sorcières est une vieille bonne femme malfaisante. Elle a un vilain chat noir et une énorme citrouille magique. Elle veut jeter aux enfants un terrible sortilège : faire disparaître pour toujours l'Halloween ! David et Marie-Chantale pourront-ils conjurer le mauvais sort de l'affreuse sorcière et sauver la fête des enfants ?


Mon commentaire : 

Ce petit roman jeunesse m'a été offert récemment par une éducatrice spécialisée qui prenait sa retraite. Il ne date pas d'hier, ce qui explique sans doute que je sois incapable d'en retrouver la moindre trace sur Internet. Il a été publié en 1993 alors que je faisais ma première année ! Cela veut dire qu'à l'époque de sa parution, je n'aurais même pas été capable de le lire moi-même ! 

Il n'en demeure pas moins qu'il est toujours d'actualité - pour ceux qui le trouveraient. On y explique de façon ludique et imaginative les règles de sécurité aux enfants qui passent l'Halloween. C'est donc une bonne amorce pour qui voudraient en discuter avec son enfant ou avec sa classe. 

En dépit de sa mise en page et de sa page couverture démodée, je crois que ce livre saura encore plaire aux jeunes. À condition qu'il le leur soit lu et qu'ils n'aient pas à le lire eux-mêmes. 


Mère Teresa

Titre original : Mother Teresa
Mon édition : Presses du Châtelet, 2003
Première édition en anglais : 1992
279 pages 

Quatrième de couverture : 

Le 10 décembre 1979, le visage, la silhouette et le nm d'Agnès Bojaxhiu deviennent familiers à chacun : Mère Teresa reçoit, à Oslo, le prix Nobel de la paix. Et refuse le banquet organisé en son honneur. 

Moins d'un quart de siècle plus tard, le 19 octobre 2003, au cours d'une messe célébrée place Saint-Pierre à Rome, Mère Teresa aura été déclarée « bienheureuse». 

Jamais, depuis le Moyen Âge, dossier en béatification n'aura été instruit aussi rapidement. Une preuve du respect et de la tendresse que le pape Jean-Paul II a toujours éprouvés à l'égard de la fondatrice de l'ordre des Missionnaires de la Charité. 

Cette nouvelle édition de l'une des biographies les plus complètes - et les plus émouvantes - consacrées à la religieuse, qui a rejoint la maison de Dieu le 5 septembre 1997, est complétée de chapitres détaillant le processus ayant mené à sa béatification. Il y est révélé notamment comment fut établie la preuve d'un miracle survenu grâce à son intercession. 

Mon commentaire  :

Je ne suis pas une personne religieuse, mais la vie des gens qui font des sacrifices pour aider son prochain m'a toujours fascinée. Si j'étais née à une autre époque et que j'avais été élevée dans un esprit beaucoup plus conservateur, j'aurais peut-être choisi d'être missionnaire. Après tout, mon métier d'orthopédagogue m'amène à aider ceux qui en arrachent le plus à l'école et l'une de mes grandes passions est le voyage. Ce n'est cependant pas le cas, mais il n'en demeure pas moins que le récit de la vie de Mère Teresa avait tout pour m'intéresser. 

L'un des aspects qui font de cette biographie une lecture particulièrement intéressante est qu'il a été écrit par quelqu'un de proche de Mère Teresa, mais qui n'est pas de confession catholique. Le livre n'est donc pas infesté de références à Dieu, mais plutôt de faits. Les actions de Mère Teresa sont décrites de façon simple, et démontrent efficacement elle était elle aussi une personne simple et sans artifices. Le fait qu'elle n'acceptait rien pour elle même et qu'elle dépensait immédiatement tout ce qu'elle recevait comme dons pour palier aux besoins les plus immédiats démontre à quel point elle était convaincue de sa mission d'aider les pauvres et d'accepter les rejetés de la société.

Selon la volonté de Mere Teresa, ce livre est davantage le récit des Missionnaires de la Charité que la biographie de la femme. Encore un indice de sa sagesse et du fait qu'elle ne faisait pas ce qu'elle faisait pour bien paraître. 

J'ai beaucoup aimé découvrir comment les missionnaires aident les affamés, les mourants, les souffrants et les enfants abandonnés. Cela m'inspire et j'ai bien envie de retourner faire une mission à l'étranger maintenant. 

Non seulement la vie de Mère Teresa est inspirante, mais elle remet les choses en perspective et vous rend humble. Je recommande cette lecture à tous et à toutes.


L'intelligence émotionnelle 2

Titre original : Working With Emotionnal Intelligence
Éditions : J'ai lu, 2004
Paru en anglais en : 1998
Collection : Bien-être
384 pages


Quatrième de couverture : 

Après son premier best-seller, Daniel Goleman se penche sur les vraies raisons de la réussite professionnelle. Là encore, il ne s'agit pas de Q.I., de diplômes ou d'expertise technique, mais bien de nos aptitudes émotionnelles. Il nous aide à améliorer nos compétences personnelles- le self-control, la motivation, l'intégrité - et nos compétences sociales - la capacité de communiquer, d'évoluer, de stimuler les autres - en nous apprenant à gérer nos émotions dans le cadre du travail. Pour nous permettre de nous épanouir pleinement dans notre vie professionnelle. 

Mon commentaire : 

Le sous-titre de mon édition, « Accepter ses émotions pour s'épanouir dans son travail », de même que la quatrième de couverture, sont mensongers et ne devraient pas être la raison pour laquelle vous liriez ce livre. Le propos de ce livre ne vous amène pas à « accepter vos émotions »,  mais plutôt à comprendre pourquoi et comment vos émotions et vos compétences sociales peuvent vous aider dans votre milieu de travail. Ce n'est absolument pas un guide pour vous dire comment changer, ou comment vous améliorer. Il n'y a pas à dire, ceux qui l'ont publié ne l'ont pas lu pour faire un marketing aussi mensonger. 

Ce livre est dans ma bibliothèque depuis l'époque lointaine où, désœuvrée, j'avais quitté le programme de psychologie que j'avais entamé, me rendant compte que ce n'était pas ma place. Je ne savais absolument pas ce que me réservait l'avenir. Je n'avais encore jamais eu de travail, ma timidité écrasante m'empêchant de passer une entrevue ou même d'aller porter un curriculum vitae. C'est fou ce que j'ai évolué depuis cette époque ! J'espérais trouver dans ce livre quelques réponses qui m'aideraient à surmonter ce manque d'assurance qui allait certainement jouer contre moi. Bref, j'étais tombée dans le panneau, comme sûrement plusieurs autres personnes avant et après moi. 

C'est une chance que j'aie complètement oublié de lire ce livre à cette époque, car il ne m'aurait aucunement aidé. Même si les nombreux exemples de succès et d'insuccès racontés par Goleman se passent majoritairement dans le monde de ingénierie, de l'informatique ou des finances, des domaines on ne peut plus éloignés de l'enseignement où je suis, j'ai pu, avec l'expérience que j'ai maintenant, faire de nombreux liens avec mon milieu de travail et avec les personnes qui y travaillent. Le bouquin m'a confirmé quelques impressions que j'avais, notamment que certaines personnalités ont le don de freiner le changement, par peur. Comme j'ai eu affaire à trois directions différentes en trois ans, j'ai aussi fait de nombreux liens avec les différents styles de gestion du personnel, et j'ai compris pourquoi et comment certaines d'entre eux arrivent à créer un esprit d'équipe qui permet de faire bouger les choses.

J'ai également confirmé que la direction d'école n'était pas une option pour moi. Ce qui m'intéresse, c'est de travailler directement auprès des élèves en difficultés, pas de diriger des professionnels. 

En bref, si ce livre se révèle une surprise quant à son contenu, ce n'en est pas nécessairement une mauvaise. Chacun peut y trouver quelque chose qui lui servira dans son milieu de travail, à condition d'être assez motivé pour lire 384 pages de caractères minuscules remplis d'exemples redondants, et de discours motivationnels parfois pompeux et agaçants. 


vendredi 2 février 2018

Bilan janvier 2018

Ça commence bien 2018 ! Ce mois-ci, j'ai lu :

8 livres
6 fictions et 2 non fictions
1 roman jeunesse
1 livre lu en v.o.
2256 pages

Mais surtout, 8 livres de ma PàL parmi les plus vieux de ma bibliothèque ! Et étonnamment, il y a parmi ces livres quelques bonnes surprises.

Les romans :

  • Au fond du lac- Stuart Woods
  • Le vignoble- Barbara Delinski
  • Le café de l'Excelsior- Philippe Claudel
  • L'élégance du hérisson- Muriel Barbery
  • Une affaire de harcèlement- Lisa Scottoline

Les non fictions :
  • Briser le silence- Michel Vastel
  • Scottish Witches- Lily Seafield
Le roman jeunesse :
  • Les dents de la poule- Raymond Plante

Au fond du lac

Titre original : Under the Lake
Éditions : France Loisirs, 1988
Paru en anglais : 1987
377 pages

Deuxième de couverture :

Y a-t-il au fond du lac de Sutherland autre chose que des cailloux?
John Howell, ex-journaliste célèbre parti dans la montagne pour faire le point sur sa vie privée et professionnelle, ne trouve pas le calme attendu dans la petite ville qu'il a choisie comme retraite. D'abord, il y a l'attitude hostile du magnat local, qui a construit le barrage du lac, qui fait la pluie et le beau temps dans la région et qui n'aime pas que des gens d'ailleurs viennent chercher des squelettes dans son placard.
Le shérif et les autres notables n'apprécient pas davantage qu'Howell commence à s'intéresser à ce qui s'est passé vingt-cinq ans plus tôt, lorsqu'il fallut chasser les fermiers de la vallée pour créer un lac artificiel.
Ce lac a apporté à tous la prospérité, mais à quel prix? C'est peut-être ce que cherche à expliquer au journaliste l'étrange adolescente qui lui apparait un soir, fantôme muet qui l'invite à regarder au fond du lac...
 
Mon commentaire :
 
Je suis pas mal fière de moi, parce que depuis environ trois ans, je suis résolue à débarrasser ma bibliothèque de ses vieilleries. Moi qui pensait m'ennuyer avec ces livres qui prennent la poussière depuis des années, je n'arrête pas de faire de belles découvertes.
 
Je pensais m'ennuyer solidement avec ce livre à cause de la mention d'un fantôme, que je voyais bien mal cadrer avec le résumé de cette histoire. Je me suis pourtant surprise à dévorer le livre, qui m'a réservé de nombreuses surprises et détours inattendus. Cette histoire n'a rien de classique, et le dénouement en laisse sûrement plus d'un surpris. Le mystère qui plane autour de la construction de ce lac artificiel est le plus total, et les habitants de cette petite ville des montagnes de Géorgie sont tous plus louches les uns que les autres...
 
La place du fantôme n'est pas trop dominante, elle n'est là que pour épaissir le mystère. Vraiment une belle surprise que ce roman qui a l'air tout sauf intéressant. À lire si vous pouvez le trouver !
 
 

samedi 27 janvier 2018

Le vignoble

Titre original : The Vineyard
Éditions : Le livre de poche, 2002
Paru en anglais : 2000
412 pages

Quatrième de couverture :
 
À cinquante-six ans, Natalie Seebring, veuve depuis peu, scandalise ses enfants et la bonne société de Rhode Island en annonçant son remariage avec l'’intendant de son magnifique vignoble d’'Asquonset.
Quant à Olivia, la jeune artiste qui a restauré pour elle des photos anciennes, elle est fort surprise lorsque Natalie la convie à passer plusieurs semaines dans sa propriété, afin de l’'aider à écrire son histoire. Car cette femme décidée à vivre suivant sa volonté entend aussi s’'expliquer.
Au fil des jours, Olivia découvre le passé de Natalie Seebring : la ruine de son père dans le krach de 1929, le difficile recommencement sur le domaine alors modeste, et la tendresse qui, dès l’'enfance, l’'a unie au jeune Carl, fils de paysans….
Une complicité profonde, faite d'’affection et d’'admiration, naît bientôt entre ces deux femmes de générations différentes, que la romancière du Refuge du lac rend merveilleusement humaines et attachantes.
 
Mon commentaire :
 
Je continue à vider ma bibliothèque de ses intrus, c'est-à-dire des livres dont je ne sais trop comment ils y sont parvenus. L'idée de lire une petite romance ne m'enchantait pas particulièrement. Mais souvent, une fois les premières pages passées, je me trouve à défiler les pages l'une après l'autre, guidée par un plaisir coupable, puisque ma tête me dit sans cesse que c'est complètement cliché.
Ma lecture de ce roman a particulièrement mal commencé, car d'entrée de jeu, on voit une erreur flagrante sur la quatrième de couverture. Natalie Seebring n'a pas 56 ans, mais bien 76 ans. On s'explique donc un peu mieux le scandale causé par l'annonce de son remariage quelques mois après le décès de son mari.
J'étais fort irritée de cette erreur, m'attendant presque à en retrouver à toutes les pages. C'est fort heureusement la seule qui m'ait sauté aux yeux, et bientôt je me suis mise à lire cette histoire avec intérêt.
Un aspect qui m'a particulièrement plu est que tout ne tourne pas autour de l'histoire entre Olivia et Simon. On y lit aussi l'histoire d'Olivia, abandonnée par sa mère, et de sa fille Tess une petite fille de dix ans revêche et atteinte d'une dyslexie handicapante. Il y a l'histoire de Nathalie Seebring qui a grandement participé au succès du vignoble dans l'ombre de son mari Alexander. On lit également l'histoire des enfants de Natalie qui ont parfois souffert d'avoir une mère si occupée. On en apprend aussi beaucoup sur la culture de la vigne ainsi que sur la fabrication du vin.
Ce que j'ai moins aimé, par contre, elle la façon dont on aborde le sujet de la dyslexie. Bon, le livre a paru en 2000 et, 18 ans plus tard, on en connait sans doute beaucoup plus sur le sujet. Mais de laisser entendre qu'avec beaucoup de travail, la lecture deviendra aussi facile pour Tess que pour les autres enfants, c'est rêver en couleurs. La dyslexie est une condition permanente qui peut se travailler, mais qui est persistante. D'où le terme trouble de l'apprentissage qui lui est accolé.
Le vignoble est une petite histoire qui se lit facilement les soirs de semaine où on est fatigués, mais qui n'est pas inoubliable. Pas la peine de faire des pieds et des mains pour trouver le bouquin, mais si vous le trouvez, c'est une bonne petite romance pas trop cul-cul (excepté pour la dernière phrase qui est aberrante : «[...]Même si elle ne le méritait probablement pas, elle allait le garder pour elle toute sa vie.» WTF ? Depuis quand on rabaisse son héroïne en fin de roman? En tout cas).
 

samedi 20 janvier 2018

Les dents de la poule

Âge : à partir de 8 ans environ
Illustrations : Pierre Pratt
Éditions : Boréal, 1992
121 pages

Quatrième de couverture :

« Renaud se redressa dans son lit. Un coup d’œil lui suffit. La poule n'était plus dans sa grosse boîte. Elle avait grignoté un trou de la taille de son corps. Elle vagabondait donc dans la maison.

« Le garçon bondit sur ses pieds. C'est à ce moment qu'il entendit l'autre bruit. Un coup de feu ou quelque chose de semblable. Il courut vers la cuisine. Une vague fumée noire s'élevait du grille-pain dont le fil avait été sectionné. C'était clair. En coupant le fil avec son bec, la poule avait provoqué un court-circuit.

«Le cœur de Renaud se mit à battre à tout rompre. Un court-circuit, ça se répare. Mais il y avait pire. La précieuse poule avait pris un choc. Un choc qui l'avait peut-être tuée raide. Imaginez celui qui, pour prouver que les poules ont des dents, exhibe une poule morte, électrocutée, noire comme une dinde trop cuite. »

QU'ARRIVE-T-IL QUAND ON RÉUSSIT L'IMPOSSIBLE ? DES AVENTURES INCROYABLES. C'EST CE QUE RACONTE, AVEC HUMOUR ET SENSIBILITÉ, CETTE HISTOIRE QUI TIENT AUTANT DES CONTES DE CHEVALERIE QUE DES ROMANS FARFELUS D'AUJOURD'HUI.
 
Mon commentaire :
 
Lorsque les bibliothèques scolaires élaguent des livres, j'aime bien prendre quelques minutes pour fouiner et voir si je n'y trouverais pas des trésors de mon enfance. J'ai retrouvé ce roman de Raymond Plante il y a quelques années. Le livre n'a plus de forme et n'attirerait sans doute plus les jeunes d'aujourd'hui à l'œil, mais c'est tellement dommage, car il renferme une histoire sans queue ni tête comme ils les aiment tant.
 
Le jeune Renaud rêve de faire partie de l'orchestre de Saint-Noyau son petit patelin oublié des géographes au beau milieu d'une autoroute aux bretelles de spaghettis, et d'y jouer de l'harmonica. Or, le général commandant l'orchestre lui a répondu qu'il pourrait jouer de l'harmonica dans l'orchestre... quand les poules auront des dents. Déterminé à prouver que le général à tort, Renaud se met activement à la recherche d'une poule avec des dents. On rit de lui, bien sûr, mais il demeure convaincu qu'il en trouvera un jour. En effet, dans une vieille ferme, une dame lui dit qu'elle en possède une, mais qu'une poule avec des dents, ça ne se donne pas à n'importe quel prix ! Renaud devra venger feu son mari en donnant un bon gros coup de pieds aux fesses de son ennemi. S'en suit une suite d'aventures sans queue ni tête qui se terminent par le général mangeant sa moustache tel que promis.
 
J'ai bien aimé ce roman différent et humoristique, qui m'a donné envie de redécouvrir Raymond Plante et ses nombreux romans publiés aux éditions de la Courte Échelle, la maison d'éditions fétiche de mon enfance.
 
+6
 
 

Scottish Witches

Éditions : Waverley Books, 2009
191 pages

Quatrième de couverture :

Let warlocks grim, an wither'd hags, 
Tell how wi you, on ragweed nags, 
They skim the muirs an dizzy crags, 
Wi wicked speed;
And in kirkyards renew their leagues, 
Owre howkit dead.

Robert Burn's famous poem " Address to the Deil " describes the hag-like appearance and demonic presence that for most people epitomises the image of the witch. But just what is a witch, and who are the figures that Scotland has accused of witchcraft ? Scottish Witches aims to explain.

All over Europe in the 16th and 17th centuries a wave of paranoia and hysteria was taking hold. All the ills of society were blamed on witchcraft, and Scotland did not escape this obsession with the supernatural.

This book gives the stories of Scotland's witches, the accused, the confessed, the trials, and the superstitions. 

This fascinating book will also explain about the beliefs of modern white witches and the place of Wicca in society today. 
 
Mon commentaire :
 
Un aspect marquant de mon voyage en Écosse, mon tout premier à l'étranger, a été le caractère fort de son histoire et de ses mythes et légendes. Partout dans les Hautes Terres, j'avais presque l'impression que j'allais faire la rencontre d'un fantôme ou d'une autre créature mythique. Les paysages étaient en effet tellement différents de ce que je connaissais qu'il n'était pas difficile de se croire dans un conte quelconque.
 
Quand je suis entrée dans cette grande librairie sur Princes Street à Édimbourg, j'ai pratiquement dévalisé la section sur les mythes et légendes du pays. En fait, je suis repartie avec quatre petits livres des éditions Waverley Books, qui étaient les seuls assez petits pour entrer dans mon sac à dos. L'un d'eux était celui-ci, parlant de l'époque de la chasse aux sorcières. C'est à la fois un livre qui retrace la vie des accusé(e)s et qui parle des nombreuses superstitions qui alimentaient l'imaginaire des écossais des 16e et 17e siècle.
 
J'ai particulièrement (et de façon assez morbide) aimé la partie qui décrit les traitements horribles et injustes qui attendaient les gens qui étaient accusés de sorcellerie. Je savais déjà que j'allais être choquée, mais j'étais parfois sans mot devant ce que la peur irraisonnée peut faire faire aux humains.
 
Le livre dresse aussi un portrait, quoique assez sommaire, des sorcières de North Berwick, qui a été l'une des plus grande exécutions de sorcières en Écosse. J'ai été très surprise d'apprendre que, faisant partie de ce regroupement de sorcières, se trouvait une personne du nom de Geillis Duncan. Elle fut sans nul doute l'inspiration  de Diana Gabaldon pour son personnage de Outlander.
 
En somme, c'est un livre qui ne fait qu'effleurer le sujet, mais qui donne envie d'en découvrir plus sur le sujet. Et aussi l'envie de retourner en Écosse, bien sûr.
+5

mercredi 10 janvier 2018

Le Café de l'Excelsior

Mon édition : Le livre de Poche, 2008
Paru pour la première fois : 1999
84 pages

Quatrième de couverture :

Viens donc Jules, disait au bout d'un moment un buveur raisonnable, ne réveille pas les morts, ils ont bien trop de choses à faire, sers-nous donc une tournée…
Et Grand-père quittait son piédestal, un peu tremblant, emporté sans doute par le souvenir de cette femme qu'il avait si peu connue, si peu étreinte, et dont la photographie jaunissait au-dessus d'un globe de verre enfermant une natte de cheveux tressés qui avaient été les siens, et quelques pétales de roses à demi tombés en poussière. Il saisissait une bouteille, prenait son vieux torchon à carreaux écossais et, lent comme une peine jamais surmontée, allait remplir les verres des clients.
 
Mon commentaire :
 
Je n'avais absolument aucune attente en lisant ce petit roman. Je ne me souviens pas comment il a atterri dans ma liste  à lire, et encore moins comment il est arrivé dans ma bibliothèque. Toujours est-il que je l'ai depuis longtemps et que, lorsque je me suis dit que j'avais envie de lire quelque chose de court, j'y ai immédiatement pensé.
 
J'ai lu, plutôt sans émotion, les premières pages. Ça se lisait très bien, car la plume de Claudel est très belle, mais mon intérêt n'était pas encore piqué. Et puis, alors que je ne m'y attendais plus, le revirement. Tout  à coup, on comprend la nostalgie qui imprègne l'ensemble du roman. J'ai même eu envie de pleurer, tant ça paraissait injuste et triste. Et ça, c'est un exploit, car je suis rarement touchée en si peu de pages.
 
N'empêche que cette histoire sera probablement rapidement oubliée en raison du peu de temps que j'ai passé en compagnie de ses personnages.
 
Je prends note d'autres romans de l'auteur, car je sens qu'un roman un peu plus long sera pour moi une expérience beaucoup plus mémorable. Lequel, ou lesquels me suggérez-vous ?
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