dimanche 22 janvier 2017

Mistral, tome 1 : La princesse des mites


À partir de 10 ans
Éditions : Z'ailées, 2010
Collection : Z'ados
147 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Depuis l'arrivée de Cloé Mistral dans la petite ville de Mont-Joli, il se passe des choses très étranges. Coïncidence? Il ne semblerait pas... L'année scolaire avait pourtant commencé normalement pour Cloé Mistral et son ami Renard. Soudain, tout tourne au cauchemar. Des rumeurs terrifiantes, une présence maléfique et des catastrophes obscures s'enchaînent et troublent la tranquillité des deux amis. Rien ne va plus! L'hystérie s'empare de la ville et les deux héros sont entraînés bien malgré eux dans une aventure inquiétante. Arriveront-ils à lever le voile sur cette fameuse présence maléfique?
 
Mon commentaire :
 
Un livre qui se passe dans une ville près de ma ville de naissance, dont le titre est celui de l'école où j'ai fait mon stage préféré à Mont-Joli et qui a été écrit la même année, ça avait tout pour me plaire. En fait, quand j'en ai entendu parler pour la première fois, je voulais vraiment mettre ma main dessus mais ce n'est que maintenant, six ans plus tard, que je le trouve enfin.
 
Si j'ai beaucoup aimé les références à Mont-Joli (à son école et à sa librairie, entre autres) et à Rimouski, je dois admettre que mes attentes envers l'histoire étaient irréalistes. L'ensemble m'a semblé manquer de définition. On verse légèrement dans le fantastique, mais on en est pas certain jusqu'à la toute fin. Presque l'ensemble de ce premier tome décrit comment les personnages principaux, Clo et Renard, sont rejetés par les élèves de leur école, et comment on lance toutes sortes de rumeurs saugrenues sur eux, surtout sur Cloé. Même les parents la traitent de sorcière... L'auteur a trop peu travaillé à préparer le terrain à cela pour que ça paraisse crédible. Ça semble sorti de nulle part et on a un peu l'impression de nager dans le vide pendant un bon moment.
 
Dans les dernières pages, Renard semble avoir trouvé une explication aux phénomènes étranges qui se passent autour de Cloé. Il lance son explication, et puis rien... Il faut attendre le prochain tome. C'est un peu choquant parce que ça donne l'impression qu'il y allait enfin se passer quelque chose. Mais bon, je comprends le principe : on veut que vous lisiez le prochain tome. Et bien, je le ferai peut-être, puisqu'on m'a laissée dans le néant et que je déteste cela. Mais ce n'est certainement pas parce que j'ai été sur des charbons ardents pendant toute ma lecture.

Mauvaise langue

Éditions : Somme toute, 2016
101 pages

Quatrième de couverture :

Les Chevaliers de l'’Apocalypse linguistique s'’imaginent que le franglais a envahi les rues de Montréal, rendant la métropole incompréhensible, invivable et infréquentable pour le commun des unilingues francophones. À en croire leur discours alarmiste, ce dialecte rébarbatif s'est imposé comme langue commune d'une génération insouciante de Québécois. Ces monomaniaques du français sont unis dans leur adoration fantasmée de la France et leur détestation obsessive de l'anglais, langue du Conquérant britannique, de l'envahisseur culturel américain et de l'oppresseur politique canadien. Selon eux, le péril linguistique est à nos portes.

Ce court manifeste se veut une réponse à l’'hystérie de ces curés aux oreilles écorchées par le chiac de Lisa LeBlanc et le joual des personnages de Xavier Dolan. Pour le chroniqueur Marc Cassivi, qui a grandi dans un milieu anglophone et vécu la menace de l'assimilation, il est grand temps que l'on revoie notre rapport souvent malsain, à la langue anglaise. Le Québécois est maître chez lui, ainsi que l'avait souhaité Jean Lesage. Ce n'est pas le refrain en franglais d'une chanson des Dead Obies qui y changera quoi que ce soit.
 
Mon commentaire :
 
Décidément, c'est quand je n'ai pas une minute à moi que je tombe sur les livres que je n'arrive pas à lâcher ! J'ai trouvé ce manifeste sur le présentoir de livres de non fiction de ma bibliothèque municipale alors que j'y passais seulement, et SEULEMENT pour emprunter un livre jeunesse pour mon travail. Qui essayais-je de berner ? C'est tout simplement impossible de sortir de la bibliothèque sans livres. Oui, au pluriel. Car non seulement j'ai cédé à un livre, mais j'ai rempli ma carte (comme d'habitude).
 
J'ai adoré ce court essai du journaliste Marc Cassivi, qui traite, entre autres, de sa vision du bilinguisme et de l'indépendance au Québec. J'ai complètement adhéré èa sa vision de l'indépendance du Québec, qui non seulement accepte l'anglais, mais l'encourage pour permettre de mieux faire connaître la province internationalement. J'en ai personnellement tellement marre de ceux qui souhaitent l'indépendance pour les mauvaises raisons (faire revenir la province èa ses racines blanches, francophones) que la vision de l'auteure est non seulement rafraîchissante, mais en plus, elle tient compte du fait que la province, tout comme la langue française, est en constante évolution.
 
Le journaliste nous envoie un message clair : il faut être fier de nos racines tout en acceptant que l'anglais est la langue de communication internationale. Il ne faut pas se laisser assimiler et protéger notre langue tout en acceptant de s'ouvrir au reste du monde.
 
Je n'en dis pas plus, et je recommande à tous les Québécois, indépendantistes ou pas, francophones, anglophones ou allophones, de le lire pour entendre de nouveaux arguments, beaucoup plus convaincants ceux-lèa, pour l'indépendance du Québec.

Butcher's Crossing


Titre original : Butcher's Crossing
Lu en v.o. sur Kindle
275 pages
 
Résumé (pris sur Babelio) :
 
Années 1870. Will, étudiant à Harvard, tente l'aventure de l'Ouest sauvage pour donner un sens à sa vie. Parvenu à Butcher's Crossing, minable ville du Kansas, il se lie d'amitié avec un chasseur qui sait où se trouve un des derniers troupeaux de bisons. Le paradis est au rendez-vous mais, tout à leur massacre du troupeau, les deux hommes se font piéger par l'hiver.
 
Mon commentaire :
 
C'est un assez curieux hasard qui m'a fait découvrir ce livre. Je venais de recevoir mon Kindle en cadeau et je cherchais un livre pour l'inaugurer. Je venais de lire une tonne de critiques de livres de blog et je vérifiais si chaque titre que j'avais noté s'y trouvait. Butcher's Crossing est tout simplement le premier des titres notés qui se trouvait sur l'Amazon Store. Je ne me souvenais même plus pourquoi j'avais noté le titre.
 
C'est ainsi que j'ai découvert, sans trop le savoir, un des grands classiques américains du genre western. J'ai toujours pensé aux westerns comme aux clichés de Lucky Luke où deux cowboys s'affrontent dans un duel suite auquel le gagnant souffle sur la fumée émise par son pistolet. J'ai donc eu l'agréable surprise de découvrir un récit rempli de rebondissements, de grands espaces, et surtout, de moments crève cœur.
 
Quelle histoire, en effet ! Chaque fois que je croyais que ça ne pourrait pas aller plus mal, quelque chose de nouveau arrivait aux chasseurs de bisons pour leur rendre la vie encore plus difficile. J'ai lu, désespérée et enragée, le récit de la barbarie de la chasse aux bisons, de l'extinction de l'un des derniers troupeaux qui plus est. C'était parfois si insoutenable que j'avais envie de lancer le Kindle au bout de mes doigts pour ne plus jamais m'en servir. Mon coeur a battu la chamade lorsque les personnages ont découvert, excités, cet immense troupeau de bisons au beau milieu d'une vallée cachée dans les montagnes du Colorado. J'ai imaginé avec plaisir le décor sauvage, les chevaux, le campement, la nourriture répétitive et j'ai presque ressenti la soif et le froid. Quel moment de lecture !
 
Moi qui m'attendais presque à m'ennuyer, je suis passée par presque toutes les émotions excepté l'ennui. J'ai adoré ma lecture mais détesté l'auteur à de nombreuses reprises. J'imagine que c'est ce que l'on appelle un chef d'oeuvre.
 
Vous l'aurez compris, c'est une lecture que je recommande sans aucun bémol !

mercredi 4 janvier 2017

Propos sur l'éducation

Éditions : M éditeur, 2016
259 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Les textes réunis dans cet ouvrage ont pour objet, dans un premier temps, de discuter la place –- hélas! trop restreinte –- de la philosophie de l'éducation dans les départements de sciences de l'’éducation et de la formation des maîtres, ainsi que des transformations actuelles de l'’Université. Ils développent une perspective normative pour la gratuité de l'’enseignement universitaire, militent pour l'apprentissage de la pensée critique et soulignent les raisons pour lesquelles celle-ci, si éminemment souhaitable, est si difficile à faire acquérir.
La deuxième partie réunit trois portraits de penseurs critiques, de sceptiques éminents : Albert Einstein, le physicien et philosophe, Martin Gardner, qui a joué un rôle de tout premier plan dans le développement du mouvement sceptique contemporain et dont on peut soutenir qu'il en a conçu les grandes orientations, enfin, Condorcet, abordé ici à travers sa réaction au si populaire mesmérisme -– du médecin charlatan Mesmer, qui prétendait que tous les êtres vivants étaient soumis à un fluide magnétique –- en vogue à son époque.
La troisième et dernière partie de ce livre s'efforce de diffuser des résultats de recherche pouvant inspirer et guider les gens, en particulier les enseignantes, dans leurs décisions, de corriger les fausses croyances si répandues dans le domaine – des légendes pédagogiques – et tente de les convaincre de la pertinence et de l'importance de la philosophie de l'éducation.
Pendant plus d'un quart de siècle, l'essayiste et philosophe de l'éducation, Normand Baillargeon, a été professeur en sciences de l'éducation à l’'UQAM. Dans ce livre, il défend, entre autres, les convictions suivantes : 1° la recherche solide et pertinente doit sérieusement être examinée ; 2° la formation des maîtres est l'une des clés de toute réussite en éducation. La nôtre est souvent pathétique ; 3° toute réforme à grande échelle devrait non seulement être fondée sur des données probantes, mais aussi être testée à petite échelle avant d'être implantée.
Le philosophe porte cette espérance : former des enseignantes hautement cultivées, au fait de la recherche scientifique et possédant une solide formation disciplinaire acquise à l'Université dans les domaines pertinents.
 
Mon commentaire :
 
Il m'est bien difficile de communiquer avec vous mon impression suite à la lecture de ce recueil de propos sur l'éducation du philosophe Normand Baillargeon. Autant il m'a semblé ennuyeux et difficile à suivre par moments, autant il m'a passionnée à d'autres moments.
 
Ce qui ressort, à chaud suite à ma lecture du livre, c'est le manque de fil conducteur entre les différentes parties et entre les différentes chroniques. On saute de la place de la philosophie de l'éducation à l'Université à une critique du programme de la formation des maîtres, en passant par des mini-biographies des auteurs préférés de l'auteur, les devoirs et les leçons, l'humour, les techniques d'études et j'en passe.
 
La première partie, celle qui traite de l'Université et de la philosophie, ne m'a pas rejointe. Je suis d'accord avec l'auteur qui explique en gros que la philosophie devrait prendre plus de place dans la formation des maîtres, mais surtout avec le fait qu'elle devrait être plus pratico-pratique pour que les enseignantes puissent transférer leurs apprentissages à la pratique. Cependant, l'exposition très technique des arguments dans sa forme d'essais philosophiques a vite fait de me rappeler les cours au cégep et de me décourager. J'ai donc survolé cette première partie plus que je ne l'ai lue...
 
La deuxième partie m'a davantage intéressée, même si, en toute honnêteté, je ne voyais pas du tout son rapport avec le reste du livre, ce qui m'a dérangée plus que de raison. Baillargeon y fait le portrait de quelques penseurs qu'il admire. Einstein et Martin Gardner, passe toujours, mais Condorcet ? Non seulement pour moi, c'est un illustre inconnu, mais je ne vois pas du tout le lien entre cet homme qui critiquait le médecin charlatan Mesmer et l'éducation. C'est beaucoup trop énorme comme décalage pour qu'il n'y ait pas une information importante que j'ai manquée. J'ai sans doute trop survolé...
 
La dernière partie est, à mon avis d'enseignante, de loin la plus intéressante. Elle est composée de nombreuses courtes chroniques sur divers sujets en lien avec l'éducation. J'ai davantage apprécié ceux qui s'approchent de mon vécu : l'inefficacité des devoirs, l'importance de donner le goût de la lecture, l'échec de la réforme en éducation, la mathophobie... Mais j'ai aussi beaucoup aimé la chronique qui critiquait les cours de morale et leur inefficacité, celle qui classait les techniques d'études en ordre d'efficacité ou encore celle qui traite des légendes pédagogiques.
 
En bref, si le livre n'avait été que sa troisième partie, cela aurait sans doute été un coup de cœur pour moi... Mais vu les deux autres parties qui m'ont que peu rejointe, mon impression globale est grandement affectée. Ceci étant dit, je ne  mets aucunement en doute la qualité du texte ou des arguments de l'auteur. J'ai simplement eu la désagréable impression que ce texte s'adressait davantage à d'autres philosophes qu'à la population générale.
 
J'ai quand même bien envie de me procurer son Légendes pédagogiques...

lundi 2 janvier 2017

La grande encyclopédie Fleurus Religions

Éditions : Fleurus, 2005
Mon édition : 2009
368 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Connaître les religions monothéistes et polythéistes, leurs fondements, leurs rites, leurs arts et leur empreinte sur le monde qui nous entoure. Réfléchir aux grandes questions de l'homme sur Dieu, la vie et la mort, les sciences, la politique. Rencontrer des hommes et des femmes dont la foi a rayonné sur l'humanité, comprendre ce qui anime les croyants...
Un livre de référence pour découvrir les religions du monde entier et comprendre leurs influences sur nos société.
 
Mon commentaire :
 
Cette encyclopédie sur les religions est super bien faite. On y couvre tout, des croyances des civilisations éteintes jusqu'aux valeurs importantes des religions, en passant par les fondements, la relation avec les autres religions, les personnages marquants, les lieux de cultes et j'en passe.
 
Ce que j'ai surtout apprécié de ce livre de référence, c'est le succès de ses auteurs à demeurer dans l'impartialité. Toutes les religions sont présentées sur un pied d'égalité, et on présente leurs bons coups tout comme leurs côtés sombres... Si tout le monde lisait cette encyclopédie, je crois que de nombreux préjugés tomberaient, notamment envers les musulmans. Et cela permettrait aussi aux chrétiens de réaliser que leur religion n'est pas mieux qu'une autre, au contraire ! Elle aussi a sa part d'extrémistes, et elle aussi est victime de corruptions diverses. Même si cela n'est rien de nouveau pour moi, ce livre m'a permis de réaliser à nouveau que toutes les religions prônent des valeurs semblables, telles que l'harmonie, le partage, le pardon et le souci des autres. Elles sont en soi égales, le reste ne dépend que de la façon dont les interprète leurs pratiquants...
 
Le seul reproche que j'ai à adresser à cette encyclopédie, c'est qu'elle répond mal à la clientèle à laquelle elle s'adresse. En effet, cette encyclopédie a été conçue pour les jeunes. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, je ne lui reproche aucunement de présenter les côtés sombres de l'histoire, notamment les Croisades et l'antisémitisme, mais plutôt le langage peu accessible aux enfants qui est utilisé. En effet, je ne pense pas que les enfants y trouvent leur compte, ni qu'ils soient attirés par cette encyclopédie de façon générale.
 
Je le recommande cependant sans hésitation à tous les jeunes adultes de ce monde, tout comme aux autres adultes, d'ailleurs...