samedi 27 mai 2017

Dans une classe à part - histoires de profs inspirants

Éditions : La Presse, 2016
205 pages

Quatrième de couverture :

Mylène Moisan sait raconter les histoires méconnues des héros du quotidien. Les profs sont de ceux-là. Elle présente ici six enseignants inspirants qui font la différence dans la vie de leurs élèves. Des femmes et des hommes pour qui enseigner, c'est provoquer des étincelles.

Mylène Moisan nous conduit entre autres à la rencontre de Madame Mireille qui travaille avec de jeunes autistes, qui se démène avec fougue là où d'autres auraient depuis longtemps baissé les bras. Elle nous livre aussi l'histoire de Madame Caroline qui accorde autant d'importance à ce que les enfants vivent à la maison que dans sa classe. Elle fait une incursion dans une école secondaire d'un des quartiers les plus défavorisés de Montréal, où Wilfin et Nathalie se dévouent à leurs étudiants des quatre coins du globe. 

Tisser un lien avec un enseignant inspirant est un hasard du destin qui peut infléchir une vie et colorer une personnalité. Dans une classe à part raconte quelques-uns de ces petits miracles qui se produisent chaque année dans nos écoles.

Mon commentaire :

Lu il y a un bout de temps déjà, je retiens de ce livre le réconfort qu'il m'a donné. Celui de découvrir que, oui, il y a des enseignants passionnés. Le train-train quotidien et les exigences démesurées viennent à bout de bien des passions, mais il y en a plusieurs dont la flamme est bien vivante. Mylène Moisan nous fait le portrait de quelques-uns de ces milieux, des histoires, qui, après tout, sont celles de plusieurs autres enseignants.

Je retiens aussi l'inspiration que ce livre m'a donné et le rappel qu'il m'a donné que ce que je fais est important.

Les récits viennent de milieux différents : primaire, secondaire, classes adaptées, ancien temps, etc. Ce que j'ai aussi beaucoup apprécié. Dommage qu'il n'y ait pas de récit d'orthopédagogues ! J'aurais bien aimé avoir une occasion de me rappeler que ce que je fais aussi peut faire une différence. Un jour, peut-être !
 

Pas de panique, Marcel!

Âge : à partir de 8 ans environ
Éditions : Pierre Tisseyre, 1993
Collection : Papillon
136 pages

Quatrième de couverture :

Marcel, le professeur de cinquième année, est la hantise de Benoît depuis toujours. Il faut dire que le Marcel en question à une voix spectaculaire et qu'il s'en sert plus souvent qu'à son tour. Il faut dire aussi que les colères qu'il pique sont aussi subites que fracassantes. Benjamin, le grand copain de Benoît, a beau répéter qu'au fond, Marcel n'est pas aussi terrible que ça, il n'y a rien à faire. Benoît est convaincu que, s'il se trouve dans la classe de ce professeur hurleur, il y laissera sa peau.

Voici venu le jour J, l'heure H, le moment de vérité : la rentrée scolaire. Benoît sera-t-il un élève de Marcel et, si oui, survivra-t-il à cet affreux cauchemar ?

Mon commentaire :
 
Sûrement parce que cette auteure était l'une de mes préférées étant petite, il est toujours gagnant pour moi de relire Hélène Gagnier. Encore aujourd'hui, en tant qu'adulte, je trouve que, en tant qu'auteure jeunesse, elle avait beaucoup de talent.
 
Dans Pas de panique, Marcel! on découvre l'histoire d'un jeune garçon de cinquième année qui a peur de son enseignant, qui crie tout le temps et qui a des sautes d'humeur impressionnante. Pourtant très petit, cet enseignant a une voix qui porte et absolument hors de l'ordinaire.
 
On découvre, petit à petit, que sous cet aspect impressionnant se cache un enseignant meurtri, qui n'a pas la vie facile à la maison. Benoît le découvre, bien entendu, et arrive à mieux gérer ses conflits avec Marcel.
 
Une très belle histoire, parfois drôle, parfois triste, avec une très belle morale pour le jeune lecteur : ne pas se fier aux apparences.

Prête-moi ta vie

Titre original : Deceptions
Mon édition : France Loisirs, 1984
469 pages

Deuxième de couverture :
 
Stéphanie et Sabrina sont de vraies jumelles : d'une semblable et égale beauté, mais très différentes de caractère. Stéphanie s'est installée dans une vie tranquille dans une petite ville des Etats-Unis, avec son mari, un biologiste, et ses deux enfants.
 
Sabrina a épousé un marquis, dont elle a divorcé, a ouvert une boutique d'antiquités à Londres et s'est emportée dans le tourbillon de la jet-set internationale.
 
Mais Stéphanie commence à remettre son mariage en question et Sabrina se demande si la vie ne vaut pas mieux qu'une succession d'amants, de cocktails et de réceptions.
 
Au cours dun voyage qu'elles font toutes deux en Chine, Stéphanie persuade Sabrina de rejouer le jeu qui les occupait souvent, enfants : changer d'identité, juste pour une semaine.
 
Et le jeu devient réalité. Chacune se glisse sans effort dans la vie de l'autre. Mais peut-on jouer sans risque avec le sort et l'amour des siens, avec soi-même ?
 
Un roman d'une étonnante richesse où le romanesque des situations recèle les plus profondes vérités.
 
Mon commentaire :  
 
Quand j'ai ressorti ce livre des boules à mites (presque littéralement, il était au fond d'une boîte dans le garde-robe de cèdre), je me suis dit : «voilà un livre qui va bien avec la collection d'anciens Harlequin de maman». Je ne voulais pas le lire, mais, pour moi, jeter ou donner un livre que je n'ai pas lu relève presque du crime. Je l'ai donc laissé dans ma bibliothèque, aussi bien caché que possible, car, en plus d'avoir un titre très cul-cul, la couverture était hideuse.
 
Et bien, des années plus tard, je me décide enfin à le lire pour faire de la place dans ma bibliothèque. Et (oh, surprise !) j'aime. C'est pourtant exactement ce à quoi je m'attendais : légèrement fleur bleue, mais, surtout, souvent pas mal irréaliste. On a du mal à croire qu'un mari puisse se faire berner si longtemps, surtout un biologiste généticien entraîné à observer d'un œil critique... Tous les jumeaux, aussi ressemblants soient-ils, ont des différences. C'est donc un peu gros, parfois.
 
Non seulement est-ce à tirer les cheveux, mais aussi, c'est parfaitement prévisible. Comme un livre Harlequin. Alors pourquoi est-ce que j'ai aimé ? Aucune maudite idée. Mais j'ai aimé. Ça se lisait tout seul, et sans doute que c'est ce dont j'avais besoin. J'ai donc passé un très bon moment de lecture, et je n'essaierai pas plus longtemps d'expliquer pourquoi. Parce que, à un moment donné, la lecture est une question de «feeling», et que les sentiments ne s'expliquent pas.
 
Bonne lecture à ceux qui tenteront !

Pet Semetary


 
Édition : Penguin Books, 1983
Titre en français : Simetierre
411 pages

Résumé de l'éditeur (trouvé en ligne, mon édition n'en comportant pas) :

Louis Creed, un jeune médecin de Chicago, vient s’installer avec sa famille à Ludlow, petite bourgade du Maine. Leur voisin, le vieux Jud Grandall les emmène visiter le pittoresque «simetierre» où des générations d’enfants ont enterré leurs animaux familiers.
Mais au-delà de ce «simetierre», tout au fond de la forêt, se trouvent les terres sacrées des Indiens, lieu interdit qui séduit pourtant par ses monstrueuses promesses.
Un drame atroce va bientôt déchirer l’existence des Creed, et l’on se retrouve happé dans un suspense cauchemardesque, tellement affreux que l’on voudrait s’arracher à cette lecture… et tellement palpitant qu’on est bien obligé de la poursuivre jusqu’au bout.
 
Mon commentaire :
 
D'entrée de jeu, je peux affirmer que ce roman est l'un de mes préférés de l'auteur jusqu'à maintenant. Je crois que ce qui me permet de dire cela, c'est que, contrairement à la plupart des livres que j'ai lus de Stephen King, celui-ci ne s'étale pas sur des centaines et des centaines de pages, et il ne compte pas tellement de personnages qu'on perd le fil. C'est une histoire d'horreur dans ce qu'elle a de plus pur, et d'autant plus horrifiante qu'elle ne touche que quelques personnages auxquels on a le temps de s'attacher au fil des pages.
 
L'idée même d'un cimetière permettant de ressusciter des animaux (et des humains)  morts est déjà terrifiante en soi. Ajoutez à cela le fait que les âmes ressuscitées reviennent différentes, et un pouvoir d'attraction inévitable pour le cimetière, et le roman devient carrément effrayant.
 
Le seul point négatif que je dois souligner par rapport à ce roman est que, comme souvent avec King, l'histoire met beaucoup de temps à s'installer. Ça coule bien, mais on attend longtemps avant que l'horreur ne s'installe véritablement. Mais il ne faut surtout pas lâcher, car le lecteur se trouve récompensé pour sa patience en bout de ligne.
 
Je dois dire que pour un roman acheté dans une vente de garage à 1$ il y a plusieurs années lors d'un voyage au Nouveau-Brunswick, j'en ai eu pour mon argent. Merci au M. Cormier dont le nom est dans ma copie pour me l'avoir vendu !

dimanche 9 avril 2017

Beloved

Titre original : Beloved
Mon édition : 10/18, 2010
Paru pour la première fois : 1987
380 pages

Quatrième de couverture:

Inspiré d'un fait divers survenu en 1856, Beloved exhume l'horreur et la folie d'un passé douloureux. Sethe est une ancienne esclave qui, au nom de l'amour et de la liberté, a tué l'enfant qu'elle chérissait pour ne pas la voir vivre l'expérience avilissante de la servitude. Quelques années plus tard, le fantôme de Beloved, la petite fille disparue, revient douloureusement hanter sa mère coupable. Loin de tous les clichés, Toni Morrison ranime la mémoire, exorcise le passé et transcende la douleur des opprimés.
 
Mon commentaire :
 
Moi qui ai toujours été fascinée par les histoires d'esclavage, j'ai été servie avec celle-ci qui, en bonus, raconte la vie d'après l'affranchissement. Pas facile... C'est l'histoire d'horreur d'une mère aimante ayant fait le choix difficile de tuer son enfant pour lui éviter de devoir vivre l'esclavage. La suite de l'histoire n'est que malheur par dessus malheur : l'incompréhension et le jugement des autres, la culpabilité avec laquelle doit vivre la mère, et le fantôme du bébé la hantant...
 
C'est effectivement, comme le dit ma quatrième de couverture, une histoire et une écriture loin des clichés. On ne sent aucun jugement de l'auteure, et il y a beaucoup de non dits. Ce n'est pas une écriture qui se lit facilement, le lecteur se trouve constamment dans l'incertitude et doit être attentif pour savoir qui parle ou encore qu'est-ce qui relève de l'imaginaire des personnages et ce qui se passe en réalité. Les morceaux qui permettent de comprennent viennent petit à petit, et c'est au lecteur de remettre les pièces en place pour en faire un tout. Bref, ce n'est pas une lecture facile.
 
C'est justement parce que j'avais besoin d'une lecture «nulle», étant vraiment fatiguée ces jours-ci, que j'ai moyennement aimé. Je ressentais tout le potentiel du roman, mais malheureusement, je n'avais pas l'énergie pour recoller les morceaux. J'ai laissé passer beaucoup d'informations, et, pour cette raison, je sens que je n'ai pas apprécié cette histoire à sa juste valeur. Dommage.

dimanche 26 mars 2017

Par ici, la pluie !

Illustrations : Jon J Muth
Titre original : Come On, Rain !
Éditions : Scholastic, 2016
28 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Dans un langage poétique, Karen Hesse recrée l'enthousiasme délirant qui accompagne l'arrivée d'une averse après des jours de canicule.
 
Les aquarelles de Jon J Muth, réalisées d'une main de maître pleine de délicatesse, restituent merveilleusement l'ambiance : la lourdeur de la chaleur, le vent qui se lève, la pluie rafraîchissante, la joie qui explose...
 
Mon commentaire :
 
Au retour de la semaine de relâche, mon équipe-école et moi-même avons participé à un échange pédagogique autour de la compétence à résoudre des problèmes. Nous avons ainsi fait la rencontre d'une enseignante de notre commission scolaire qui base son enseignement en entier sur les thèmes de ses grandes tâches de résolution de problèmes. L'un de ces thèmes était les grands carnavals de ce monde : le Carnaval de Rio, Mardi Gras, etc. 
 
Elle nous présente donc ce livre qu'elle présente dans le cadre de ce mois. Bien que nulle part il ne soit dit que cela se passe à la Nouvelle-Orléans, le cadre fonctionne parfaitement. Les étés lourds et écrasants de la Louisiane, les gens de couleur, les rues désertes de la ville au milieu de la journée, etc.
 
Tout cela pour dire que le soir même de cet échange, je devais remettre mes livres à la bibliothèque. Je n'avais pas prévu en prendre d'autres, car j'en ai suffisamment comme cela à lire chez moi, mais que vois-je bien en évidence sur l'étalage près de l'entrée ? Et oui, cet album. Le hasard était trop grand, il fallait que je l'emprunte.
 
Et bien, j'ai beaucoup aimé. Bien que d'ordinaire je n'aime pas la pluie, je me suis rappelée le délice de la pluie après la sécheresse en Afrique. La fraicheur tant attendue, la poussière qui se soulève au vent, les premières gouttes lourdes, puis le déluge... Un véritable délire. Un souvenir inoubliable. Ce livre retransmet cette atmosphère à merveille.
 
La couverture me rappelle aussi le jour, où, petite, j'avais invité tous les enfants du pâté de maison à faire la danse de la pluie avec nos parapluies. Mon père nous avait filmé et cela demeure l'un de mes plus beaux souvenirs d'enfance.
 
Cet album m'a donc reconnectée avec mon enfance, mais m'a aussi rappelé à quel point la pluie peut être une grâce. Je dirais qu'un livre qui fait tout cela a des qualités indéniables.
 
Les aquarelles, quant à elles, sont magnifiques et détaillées, jusqu'aux pieds nus des enfants qui sont d'un réalisme époustouflant.
 
Finalement, le texte est riche en vocabulaire et peut convenir autant à un enfant de 6 ans qu'à un préadolescent. C'est donc pour moi une belle réussite que cet album !

samedi 25 mars 2017

Acide sulfurique

Éditions : Albin Michel, 2005
193 pages

Quatrième de couverture :

« Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus : il leur en fallut le spectacle ».

Mon commentaire :

Mon édition ne comporte pas réellement de résumé sur la quatrième de couverture et c'est aussi bien comme cela. Acide sulfurique est le genre de roman qui se passe de résumé. Je ne savais pas à quoi m'attendre en l'ouvrant et c'était parfait.
 
Comme pour la plupart des romans d'Amélie Nothomb que j'ai lus, j'ai été happée dès les premières pages. L'écriture est fluide et va à l'essentiel, pas de mots superflus. Que des mots forts et imagés. C'est sans doute la qualité que j'aime le plus chez Nothomb. Cette capacité qu'elle a de dire tant de choses avec une économie de mots. Qualité que je suis loin de posséder. C'est sans doute la raison pour laquelle je l'admire autant.
 
Ce roman est noir et présente la nature humaine dans ce qu'elle a de plus dégoûtant. Le voyeurisme à son extrême. C'est une critique de la télé-réalité, mais surtout de ceux qui la consomment sans se poser de questions.
 
Malgré toutes ces qualités, je me dois d'être honnête. Même si ma lecture a été intense, elle fera sans doute comme les autres romans que j'ai lus de l'auteure. Vite consommée, vite oubliée. J'admire l'écriture, mais les histoires sont vite oubliées.

Mma Ramotswe détective

Titre original : The No 1 Ladies' Detective Agence
Éditions : 10/18, 2003
250 pages

Quatrième de couverture :

Divorcée d'un mari trompettiste porté sur la bouteille, Precious Ramotswe est bien décidée à ne plus céder aux mirages de l'amour ! J.L.B. Matekoni, gentleman garagiste, lui fait pourtant les yeux doux mais l'inénarrable " Mma " a un projet en tête... Un beau jour, elle se jette à l'eau et ouvre à Gaborone, capitale du Botswana, son pays bien-aimé, la première agence de détectives strictement au féminin.  En compagnie de son assistante, Mma Makutsi, elle déclare la guerre aux maris en fuite et aux escrocs sans vergogne. Ne reculant devant aucun danger, elle s'attaquera même à la sorcellerie, le grand tabou de l'Afrique. Mma Ramotswe mène ses enquêtes tambour battant, sous les yeux de son soupirant favori... et pour notre plus grand plaisir.
 
Mon commentaire :
 
J'étais sûre que j'allais aimer. Mais je ne m'attendais certainement pas à ça. Je m'attendais à une intrigue plus suivie, ou du moins à une enquête centrale. À la place, j'ai trouvé ce qui ressemble plus à une série de chroniques mises ensemble, ce qui d'ordinaire ne me plaît pas particulièrement. Mais ici, c'était parfait. Une série de mini-enquêtes, toutes plus cocasses les unes que les autres, mais aussi toutes plus africaines les unes que les autres. Ce livre «respire» l'Afrique. C'est difficile à expliquer, mais ceux qui y sont allés comprendront en le lisant. Ça parait que l'auteur y a vécu longtemps. Il a une compréhension profonde de l'Afrique, de ses croyances et de ses habitants, fiers et débrouillards.
 
Le personnage de Mma Ramotswe est sublime. Une femme indépendante et têtue. Elle n'a rien de l'Africaine typique et pourtant elle est tellement Africaine. Difficile à expliquer. Elle adore l'Afrique, elle ne partirait de son pays pour rien au monde et pourtant elle veut lutter contre la sorcellerie et les maris infidèles. Elle tente de faire comme les grands détectives de ce monde, elle tente de faire des filatures sans grands succès mais réussit pourtant toujours à s'en sortir. Elle résout ses enquêtes de façon tout à fait improbable, ce qui contribue aussi à la fraicheur de l'ensemble.
 
C'est un livre qu'on peut lire petit à petit ou d'une traite sans que cela affecte l'impression globale du livre. C'est un livre qui donne envie d'aller à la rencontre de l'Afrique. C'est un coup de cœur.

vendredi 3 mars 2017

Que font les pirates quand ils ne pillent pas les trésors ?

Âge : 6 à 10 ans environ
Illustrations : Olivier Daumas
Éditions : Bilboquet, 2012
Collection : Les Cracontes bilboquet
 
Quatrième de couverture :
 
Quand ils ne pillent pas les trésors, les pirates ne restent pas tranquillement à parfaire leur bronzage sur le ponton d'un galion. Diantre non !
 
Mon commentaire :
 
Coup de cœur pour l'objet livre. Wow ! Les illustrations sont complètement débiles, sur fond de papier journal ancien. Les couleurs sont vibrantes et les pirates sont aussi repoussants qu'ils devraient l'être. Même la police de caractère semble terriblement appropriée !
 
Un autre gros point fort de cet album est le vocabulaire précis employé. Les enfants apprendront que les bateaux de pirates sont des galions, ce qu'est une écoutille ou un cache-œil... Tout cela par des rimes toutes plus musicales les unes que les autres.
 
Il y a aussi beaucoup d'humour, tant dans l'écriture que dans les illustrations. La troisième de couverture renseigne quant à elle les enfants sur le thème des pirates, par exemple, quelle est la différence entre un pirate et un corsaire ? D'où leur vient leurs costumes dépareillés ? Ou encore, quelles sont les armes employées par les pirates ?
 
La seule chose que je regrette, à vrai dire, c'est qu'il n'y ait pas véritablement d'histoire de pirates... Les enfants auraient probablement encore plus aimé ! Maintenant, je suis curieuse de découvrir les autres titres de la collection...

Juliette fait des courses

Âge : 2-6 ans
Illustrations : Doris Lauer
Éditions : Lito, 1997
15 pages

Quatrième de couverture :

Faire les courses avec son minicaddy, quelle rigolade ! Mais arrivée à la caisse, Juliette s'inquiète devant le caddy rempli à ras bords "mais, maman, t'auras assez de sous pour tout payer ?"
 
Mon commentaire :
 
J'ai trouvé cet album à la bibliothèque en faisant une recherche sur le thème de l'épicerie pour préparer des activités de jeux de rôles à l'école. Je cherchais une histoire où, idéalement, on verrait une famille faire une liste d'achats, s'en aller à l'épicerie, faire l'épicerie, payer leurs achats, et déballer l'épicerie rendus chez eux. Je voulais que mes élèves aient une bonne idée de ce que font les adultes quand ils vont à l'épicerie, ce qu'ils pensent et ce qu'ils disent, etc.
 
Cet album est ce que j'ai trouvé de plus approchant. Et j'ai finalement décidé de ne pas l'utiliser pour plusieurs raisons. Premièrement, il faisait trop bébé pour les élèves auxquels je m'adressais et toutes les étapes que j'ai nommées ne s'y trouvaient pas. De plus, Juliette semble une petite fille espiègle qui préférait s'amuser et faire des bêtises plutôt que de faire comme une adulte, ce que je recherchais. Aussi, il faut s'avouer que les images ne sont plus particulièrement attrayantes pour les enfants d'aujourd'hui... Finalement, il y avait l'emploi de mots typiquement français («caddie»), pour que les enfants d'ici comprennent bien tout ce qui était dit. Dommage, car je croyais bien avoir trouvé ce que je cherchais avec cet album.
 
J'aurais sans doute aimé cet album quand j'étais petite. Mais ce n'est probablement pas une histoire qui attirerait encore les enfants d'aujourd'hui.

La vérité sur les vraies princesses


Âge : 4 à 8 ans environ
Illustrations : Philippe Béha
Éditions : Québec Amérique Jeunesse
 
Quatrième de couverture :
 
On dit que les princesses sont belles, sages, propres et polies. Mais tout cela est-il vraiment vrai ? Voici enfin la vérité.
 
Mon commentaire :
 
Si on reconnaît définitivement la plume et le ton de Dominique Demers dans cet album, j'ai été plutôt déçue par cet album, que je trouvais plutôt plat. Il manque de profondeur et de surprises. Connaissant Pétunia princesse des pets, on ne peut pas ne pas être déçu car c'est un peu le même principe mais sans histoire. On ne fait que décrire ce que devrait être une princesse versus ce qu'elles sont et font en réalité (par exemple, il leur arrive de péter, sans doute une référence à Pétunia).
 
En bref, si cet album a des qualités indéniable, dont un bon niveau de vocabulaire et des images sympathiques, il n'est pas inoubliable comme plusieurs autres albums de l'auteure.
 

Le secret de Mikissuk

Âge : 7-12 ans environ
Illustrations : Stéphane-Yves Barroux
Éditions : Hatier, 2006
Collection : Albums du monde
39 pages

Quatrième de couverture:

Mikissuk aimerait bien partir chasser sur la banquise,
mais son grand frère ne veut pas l'emmener.
Que faire pour le convaincre qu'elle n'est plus une petite fille ? Mikissuk a bientôt un projet qu'elle met à exécution en grand secret.

A la fin de l'histoire, une carte et un documentaire
pour mieux connaître le Nunavut.
 
Mon commentaire :
 
Les livres sur les différentes cultures autochtones m'ont toujours fascinée, qu'ils soient pour les jeunes ou pour les adultes, ou qu'ils soient des fictions ou des documentaires. Donc, quand je vois un album de ce genre, je n'hésite généralement pas longtemps. Cependant, quand je vois que le livre nous arrive de l'Europe, j'hésite, car alors, sans doute par méconnaissance de ces peuples, il est le plus souvent truffé de préjugés et de clichés (par exemple, on appelle le peuple les esquimaux et on dit qu'ils vivent dans des igloos).
 
Cette fois, toutefois, ça augurait très bien, puisque déjà sur la couverture, on disait «Inuit» et la petite fille n'avait ni un anorak qui couvrait tout sauf son visage, ni les joues rondes à ne plus en finir. Je l'ai donc emprunté et je dois dire que j'ai bien aimé cette histoire à mon avis très réaliste d'une petite fille qui voudrait partir à la chasse avec son frère.
 
J'ai aussi beaucoup aimé les illustrations, qui, bien que simples, transmettent une atmosphère de bout du monde. Les insertions de vraies textures de chandails de laine dans les images ajoutaient aussi quelque chose de très joli et d'original (je ne suis pas convaincue que ce soit très inuit, par contre, ça me rappelle plutôt les chandails traditionnels scandinaves).
 
À la fin du livre se trouve une mini-section documentaire qui parle entre autres des animaux de l'Arctique et des coutumes du peuple inuit, par exemple les chants de gorge. J'ai trouvé là une preuve de plus que l'auteure a fait quelques recherches avant de se lancer dans l'écriture de l'album. Bravo.
 
Malgré tous ces points positifs, il n'en demeure pas moins qu'il manquait un peu de «punch» à l'histoire. Un véritable élément déclencheur ou la participation de Mikissuk à une partie de chasse avec son frère aurait pu rendre cet album beaucoup plus passionnant pour les enfants. Mais c'est quand même un très bel album pour découvrir le peuple inuit.

jeudi 2 mars 2017

Bilan de février 2016

Au mois de février, j'ai lu :

6 livres
870 pages
6 fictions
4 albums jeunesse

Les romans :
  • La firme-John Grisham
  • Jeux de dupes- Nicci French
Les albums jeunesse :
  • Que font les pirates quand ils ne pillent pas les trésors ? -Céline Lamour
  • Juliette fait des courses- Doris Lauer
  • La vérité sur les vraies princesses- Dominique Demers
  • Le secret de Mikissuk

mardi 28 février 2017

jeux de dupes

Titre original : Safe House
Éditions : France Loisirs, 1998
354 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Quand Samantha Laschen, médecin psychiatre, accepte d'héberger une jeune adolescente traumatisée qui fut témoin de l'assassinat de ses parents dans des conditions atroces, elle n'imagine pas un seul instant que sa vie est en train de basculer. Au fil de son enquête, se dessine peu à peu une terrible machination dont elle devient le premier maillon. Forcée de se battre pour faire accepter l'incroyable vérité à des policiers sceptiques et désireux de classer l'affaire, Samantha se retrouve prise dans un engrenage qu'elle ne pourra arrêter qu'au prix d'amers constats.
 
Mon commentaire :
 
Voilà un thriller psychologique qui se laisse lire, dont les pages défilent rapidement et facilement, malgré quelques longueurs. Mais bizarrement, au final, il me laisse plutôt froide. Il manquait définitivement quelque chose pour en faire un roman excitant, différent. J'ai bien du mal à mettre le doigt sur ce que je n'ai pas aimé. Était-ce les personnages, qui manquaient de pep ? Était-ce le manque de rythme, ou les policiers qui ne faisaient tellement pas leur travail qu'on aurait pu les croire corrompus ? Ou le côté répétitif des soirées barquette télévision et plats surgelés ? Honnêtement, je ne sais pas ce qui m'a ennuyé et j'ai beau retourner l'histoire dans tous les sens, je ne trouve pas.
 
Ceci était mon premier essai avec Nicci French, des auteurs dont j'ai pourtant entendu beaucoup de bien. J'essaierai donc avec un autre roman une autre fois, car je crois bien qu'il y a de l'espoir que je trouve chaussure à mon pied avec un autre de leurs romans. Jeux de Dupes avait beaucoup de potentiel, après tout.

samedi 25 février 2017

La firme

Titre original : The Firm
Mon édition : Robert Laffont, 1991
406 pages

Quatrième de couverture :

Son attaché-case à la main, un jeune homme court à perdre haleine dans les rues de Memphis. Il s'appelle Mitch McDeere : troisième de sa promotion en droit à Harvard, cible des chasseurs de têtes de Wall Street, il a surpris tout le monde en choisissant la firme Bendini, Lambert & Locke. Ce très riche et très confidentiel cabinet de Memphis a su par des arguments irrésistibles, s'assurer sa collaboration reconnaissante et, le pense-t-il, éternelle.

Alors pourquoi tant de hâte et vers quel contrat mirifique notre brillant juriste est-il en train de se ruer, au point d'en oublier la gravité nécessaire à la profession ?

Méfions-nous des apparences. Mitch McDeere a d'excellentes raisons pour courir ainsi : il cherche à sauver sa vie.



Mon commentaire :
 
Même si j'ai mis beaucoup de temps à lire ce roman, on ne peut vraiment pas dire que je n'ai pas aimé. Si je n'avais pas été obligée de le lire au compte-gouttes en raison de mon devoir de jongler entre l'université et un travail à temps plein en orthopédagogie, et si je n'avais pas tombé de fatigue à la simple vue de l'écriture en tout petits caractères, j'aurais lu ce livre dans le temps de le dire.
 
En effet, je travaille tellement ces temps-ci que je n'ai eu aucun mal à m'identifier à Mitch McDeere qui doit jongler entre l'étude pour le barreau et les demandes irréalistes de son associé à la firme Bendini, Lambert & Locke.
 
Non seulement McDeere doit jongler avec des semaines de 70 heures de travail, mais en plus il doit enquêter sur les activité louches de la firme, à son propre péril... Il est écouté et suivi 24h sur 24. Quel stress ! Difficile de ne pas être pris par la tension qui règne tout au long de ce roman. Sans compter que ça me console un peu avec ma situation actuelle...
 
Même si les technologies ont définitivement changé depuis l'écriture de ce roman et que ça peut rendre le tout difficile à comprendre pour les plus jeunes à l'occasion, c'est définitivement une lecture classique dans le genre que je recommande à tous, et ce, sans modération. Merci à mère d'avoir insisté pour que je l'achète usagé à la friperie du coin.

dimanche 22 janvier 2017

Mistral, tome 1 : La princesse des mites


À partir de 10 ans
Éditions : Z'ailées, 2010
Collection : Z'ados
147 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Depuis l'arrivée de Cloé Mistral dans la petite ville de Mont-Joli, il se passe des choses très étranges. Coïncidence? Il ne semblerait pas... L'année scolaire avait pourtant commencé normalement pour Cloé Mistral et son ami Renard. Soudain, tout tourne au cauchemar. Des rumeurs terrifiantes, une présence maléfique et des catastrophes obscures s'enchaînent et troublent la tranquillité des deux amis. Rien ne va plus! L'hystérie s'empare de la ville et les deux héros sont entraînés bien malgré eux dans une aventure inquiétante. Arriveront-ils à lever le voile sur cette fameuse présence maléfique?
 
Mon commentaire :
 
Un livre qui se passe dans une ville près de ma ville de naissance, dont le titre est celui de l'école où j'ai fait mon stage préféré à Mont-Joli et qui a été écrit la même année, ça avait tout pour me plaire. En fait, quand j'en ai entendu parler pour la première fois, je voulais vraiment mettre ma main dessus mais ce n'est que maintenant, six ans plus tard, que je le trouve enfin.
 
Si j'ai beaucoup aimé les références à Mont-Joli (à son école et à sa librairie, entre autres) et à Rimouski, je dois admettre que mes attentes envers l'histoire étaient irréalistes. L'ensemble m'a semblé manquer de définition. On verse légèrement dans le fantastique, mais on en est pas certain jusqu'à la toute fin. Presque l'ensemble de ce premier tome décrit comment les personnages principaux, Clo et Renard, sont rejetés par les élèves de leur école, et comment on lance toutes sortes de rumeurs saugrenues sur eux, surtout sur Cloé. Même les parents la traitent de sorcière... L'auteur a trop peu travaillé à préparer le terrain à cela pour que ça paraisse crédible. Ça semble sorti de nulle part et on a un peu l'impression de nager dans le vide pendant un bon moment.
 
Dans les dernières pages, Renard semble avoir trouvé une explication aux phénomènes étranges qui se passent autour de Cloé. Il lance son explication, et puis rien... Il faut attendre le prochain tome. C'est un peu choquant parce que ça donne l'impression qu'il y allait enfin se passer quelque chose. Mais bon, je comprends le principe : on veut que vous lisiez le prochain tome. Et bien, je le ferai peut-être, puisqu'on m'a laissée dans le néant et que je déteste cela. Mais ce n'est certainement pas parce que j'ai été sur des charbons ardents pendant toute ma lecture.

Mauvaise langue

Éditions : Somme toute, 2016
101 pages

Quatrième de couverture :

Les Chevaliers de l'’Apocalypse linguistique s'’imaginent que le franglais a envahi les rues de Montréal, rendant la métropole incompréhensible, invivable et infréquentable pour le commun des unilingues francophones. À en croire leur discours alarmiste, ce dialecte rébarbatif s'est imposé comme langue commune d'une génération insouciante de Québécois. Ces monomaniaques du français sont unis dans leur adoration fantasmée de la France et leur détestation obsessive de l'anglais, langue du Conquérant britannique, de l'envahisseur culturel américain et de l'oppresseur politique canadien. Selon eux, le péril linguistique est à nos portes.

Ce court manifeste se veut une réponse à l’'hystérie de ces curés aux oreilles écorchées par le chiac de Lisa LeBlanc et le joual des personnages de Xavier Dolan. Pour le chroniqueur Marc Cassivi, qui a grandi dans un milieu anglophone et vécu la menace de l'assimilation, il est grand temps que l'on revoie notre rapport souvent malsain, à la langue anglaise. Le Québécois est maître chez lui, ainsi que l'avait souhaité Jean Lesage. Ce n'est pas le refrain en franglais d'une chanson des Dead Obies qui y changera quoi que ce soit.
 
Mon commentaire :
 
Décidément, c'est quand je n'ai pas une minute à moi que je tombe sur les livres que je n'arrive pas à lâcher ! J'ai trouvé ce manifeste sur le présentoir de livres de non fiction de ma bibliothèque municipale alors que j'y passais seulement, et SEULEMENT pour emprunter un livre jeunesse pour mon travail. Qui essayais-je de berner ? C'est tout simplement impossible de sortir de la bibliothèque sans livres. Oui, au pluriel. Car non seulement j'ai cédé à un livre, mais j'ai rempli ma carte (comme d'habitude).
 
J'ai adoré ce court essai du journaliste Marc Cassivi, qui traite, entre autres, de sa vision du bilinguisme et de l'indépendance au Québec. J'ai complètement adhéré èa sa vision de l'indépendance du Québec, qui non seulement accepte l'anglais, mais l'encourage pour permettre de mieux faire connaître la province internationalement. J'en ai personnellement tellement marre de ceux qui souhaitent l'indépendance pour les mauvaises raisons (faire revenir la province èa ses racines blanches, francophones) que la vision de l'auteure est non seulement rafraîchissante, mais en plus, elle tient compte du fait que la province, tout comme la langue française, est en constante évolution.
 
Le journaliste nous envoie un message clair : il faut être fier de nos racines tout en acceptant que l'anglais est la langue de communication internationale. Il ne faut pas se laisser assimiler et protéger notre langue tout en acceptant de s'ouvrir au reste du monde.
 
Je n'en dis pas plus, et je recommande à tous les Québécois, indépendantistes ou pas, francophones, anglophones ou allophones, de le lire pour entendre de nouveaux arguments, beaucoup plus convaincants ceux-lèa, pour l'indépendance du Québec.

Butcher's Crossing


Titre original : Butcher's Crossing
Lu en v.o. sur Kindle
275 pages
 
Résumé (pris sur Babelio) :
 
Années 1870. Will, étudiant à Harvard, tente l'aventure de l'Ouest sauvage pour donner un sens à sa vie. Parvenu à Butcher's Crossing, minable ville du Kansas, il se lie d'amitié avec un chasseur qui sait où se trouve un des derniers troupeaux de bisons. Le paradis est au rendez-vous mais, tout à leur massacre du troupeau, les deux hommes se font piéger par l'hiver.
 
Mon commentaire :
 
C'est un assez curieux hasard qui m'a fait découvrir ce livre. Je venais de recevoir mon Kindle en cadeau et je cherchais un livre pour l'inaugurer. Je venais de lire une tonne de critiques de livres de blog et je vérifiais si chaque titre que j'avais noté s'y trouvait. Butcher's Crossing est tout simplement le premier des titres notés qui se trouvait sur l'Amazon Store. Je ne me souvenais même plus pourquoi j'avais noté le titre.
 
C'est ainsi que j'ai découvert, sans trop le savoir, un des grands classiques américains du genre western. J'ai toujours pensé aux westerns comme aux clichés de Lucky Luke où deux cowboys s'affrontent dans un duel suite auquel le gagnant souffle sur la fumée émise par son pistolet. J'ai donc eu l'agréable surprise de découvrir un récit rempli de rebondissements, de grands espaces, et surtout, de moments crève cœur.
 
Quelle histoire, en effet ! Chaque fois que je croyais que ça ne pourrait pas aller plus mal, quelque chose de nouveau arrivait aux chasseurs de bisons pour leur rendre la vie encore plus difficile. J'ai lu, désespérée et enragée, le récit de la barbarie de la chasse aux bisons, de l'extinction de l'un des derniers troupeaux qui plus est. C'était parfois si insoutenable que j'avais envie de lancer le Kindle au bout de mes doigts pour ne plus jamais m'en servir. Mon coeur a battu la chamade lorsque les personnages ont découvert, excités, cet immense troupeau de bisons au beau milieu d'une vallée cachée dans les montagnes du Colorado. J'ai imaginé avec plaisir le décor sauvage, les chevaux, le campement, la nourriture répétitive et j'ai presque ressenti la soif et le froid. Quel moment de lecture !
 
Moi qui m'attendais presque à m'ennuyer, je suis passée par presque toutes les émotions excepté l'ennui. J'ai adoré ma lecture mais détesté l'auteur à de nombreuses reprises. J'imagine que c'est ce que l'on appelle un chef d'oeuvre.
 
Vous l'aurez compris, c'est une lecture que je recommande sans aucun bémol !

mercredi 4 janvier 2017

Propos sur l'éducation

Éditions : M éditeur, 2016
259 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Les textes réunis dans cet ouvrage ont pour objet, dans un premier temps, de discuter la place –- hélas! trop restreinte –- de la philosophie de l'éducation dans les départements de sciences de l'’éducation et de la formation des maîtres, ainsi que des transformations actuelles de l'’Université. Ils développent une perspective normative pour la gratuité de l'’enseignement universitaire, militent pour l'apprentissage de la pensée critique et soulignent les raisons pour lesquelles celle-ci, si éminemment souhaitable, est si difficile à faire acquérir.
La deuxième partie réunit trois portraits de penseurs critiques, de sceptiques éminents : Albert Einstein, le physicien et philosophe, Martin Gardner, qui a joué un rôle de tout premier plan dans le développement du mouvement sceptique contemporain et dont on peut soutenir qu'il en a conçu les grandes orientations, enfin, Condorcet, abordé ici à travers sa réaction au si populaire mesmérisme -– du médecin charlatan Mesmer, qui prétendait que tous les êtres vivants étaient soumis à un fluide magnétique –- en vogue à son époque.
La troisième et dernière partie de ce livre s'efforce de diffuser des résultats de recherche pouvant inspirer et guider les gens, en particulier les enseignantes, dans leurs décisions, de corriger les fausses croyances si répandues dans le domaine – des légendes pédagogiques – et tente de les convaincre de la pertinence et de l'importance de la philosophie de l'éducation.
Pendant plus d'un quart de siècle, l'essayiste et philosophe de l'éducation, Normand Baillargeon, a été professeur en sciences de l'éducation à l’'UQAM. Dans ce livre, il défend, entre autres, les convictions suivantes : 1° la recherche solide et pertinente doit sérieusement être examinée ; 2° la formation des maîtres est l'une des clés de toute réussite en éducation. La nôtre est souvent pathétique ; 3° toute réforme à grande échelle devrait non seulement être fondée sur des données probantes, mais aussi être testée à petite échelle avant d'être implantée.
Le philosophe porte cette espérance : former des enseignantes hautement cultivées, au fait de la recherche scientifique et possédant une solide formation disciplinaire acquise à l'Université dans les domaines pertinents.
 
Mon commentaire :
 
Il m'est bien difficile de communiquer avec vous mon impression suite à la lecture de ce recueil de propos sur l'éducation du philosophe Normand Baillargeon. Autant il m'a semblé ennuyeux et difficile à suivre par moments, autant il m'a passionnée à d'autres moments.
 
Ce qui ressort, à chaud suite à ma lecture du livre, c'est le manque de fil conducteur entre les différentes parties et entre les différentes chroniques. On saute de la place de la philosophie de l'éducation à l'Université à une critique du programme de la formation des maîtres, en passant par des mini-biographies des auteurs préférés de l'auteur, les devoirs et les leçons, l'humour, les techniques d'études et j'en passe.
 
La première partie, celle qui traite de l'Université et de la philosophie, ne m'a pas rejointe. Je suis d'accord avec l'auteur qui explique en gros que la philosophie devrait prendre plus de place dans la formation des maîtres, mais surtout avec le fait qu'elle devrait être plus pratico-pratique pour que les enseignantes puissent transférer leurs apprentissages à la pratique. Cependant, l'exposition très technique des arguments dans sa forme d'essais philosophiques a vite fait de me rappeler les cours au cégep et de me décourager. J'ai donc survolé cette première partie plus que je ne l'ai lue...
 
La deuxième partie m'a davantage intéressée, même si, en toute honnêteté, je ne voyais pas du tout son rapport avec le reste du livre, ce qui m'a dérangée plus que de raison. Baillargeon y fait le portrait de quelques penseurs qu'il admire. Einstein et Martin Gardner, passe toujours, mais Condorcet ? Non seulement pour moi, c'est un illustre inconnu, mais je ne vois pas du tout le lien entre cet homme qui critiquait le médecin charlatan Mesmer et l'éducation. C'est beaucoup trop énorme comme décalage pour qu'il n'y ait pas une information importante que j'ai manquée. J'ai sans doute trop survolé...
 
La dernière partie est, à mon avis d'enseignante, de loin la plus intéressante. Elle est composée de nombreuses courtes chroniques sur divers sujets en lien avec l'éducation. J'ai davantage apprécié ceux qui s'approchent de mon vécu : l'inefficacité des devoirs, l'importance de donner le goût de la lecture, l'échec de la réforme en éducation, la mathophobie... Mais j'ai aussi beaucoup aimé la chronique qui critiquait les cours de morale et leur inefficacité, celle qui classait les techniques d'études en ordre d'efficacité ou encore celle qui traite des légendes pédagogiques.
 
En bref, si le livre n'avait été que sa troisième partie, cela aurait sans doute été un coup de cœur pour moi... Mais vu les deux autres parties qui m'ont que peu rejointe, mon impression globale est grandement affectée. Ceci étant dit, je ne  mets aucunement en doute la qualité du texte ou des arguments de l'auteur. J'ai simplement eu la désagréable impression que ce texte s'adressait davantage à d'autres philosophes qu'à la population générale.
 
J'ai quand même bien envie de me procurer son Légendes pédagogiques...

lundi 2 janvier 2017

La grande encyclopédie Fleurus Religions

Éditions : Fleurus, 2005
Mon édition : 2009
368 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Connaître les religions monothéistes et polythéistes, leurs fondements, leurs rites, leurs arts et leur empreinte sur le monde qui nous entoure. Réfléchir aux grandes questions de l'homme sur Dieu, la vie et la mort, les sciences, la politique. Rencontrer des hommes et des femmes dont la foi a rayonné sur l'humanité, comprendre ce qui anime les croyants...
Un livre de référence pour découvrir les religions du monde entier et comprendre leurs influences sur nos société.
 
Mon commentaire :
 
Cette encyclopédie sur les religions est super bien faite. On y couvre tout, des croyances des civilisations éteintes jusqu'aux valeurs importantes des religions, en passant par les fondements, la relation avec les autres religions, les personnages marquants, les lieux de cultes et j'en passe.
 
Ce que j'ai surtout apprécié de ce livre de référence, c'est le succès de ses auteurs à demeurer dans l'impartialité. Toutes les religions sont présentées sur un pied d'égalité, et on présente leurs bons coups tout comme leurs côtés sombres... Si tout le monde lisait cette encyclopédie, je crois que de nombreux préjugés tomberaient, notamment envers les musulmans. Et cela permettrait aussi aux chrétiens de réaliser que leur religion n'est pas mieux qu'une autre, au contraire ! Elle aussi a sa part d'extrémistes, et elle aussi est victime de corruptions diverses. Même si cela n'est rien de nouveau pour moi, ce livre m'a permis de réaliser à nouveau que toutes les religions prônent des valeurs semblables, telles que l'harmonie, le partage, le pardon et le souci des autres. Elles sont en soi égales, le reste ne dépend que de la façon dont les interprète leurs pratiquants...
 
Le seul reproche que j'ai à adresser à cette encyclopédie, c'est qu'elle répond mal à la clientèle à laquelle elle s'adresse. En effet, cette encyclopédie a été conçue pour les jeunes. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, je ne lui reproche aucunement de présenter les côtés sombres de l'histoire, notamment les Croisades et l'antisémitisme, mais plutôt le langage peu accessible aux enfants qui est utilisé. En effet, je ne pense pas que les enfants y trouvent leur compte, ni qu'ils soient attirés par cette encyclopédie de façon générale.
 
Je le recommande cependant sans hésitation à tous les jeunes adultes de ce monde, tout comme aux autres adultes, d'ailleurs...