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samedi 20 janvier 2018

Scottish Witches

Éditions : Waverley Books, 2009
191 pages

Quatrième de couverture :

Let warlocks grim, an wither'd hags, 
Tell how wi you, on ragweed nags, 
They skim the muirs an dizzy crags, 
Wi wicked speed;
And in kirkyards renew their leagues, 
Owre howkit dead.

Robert Burn's famous poem " Address to the Deil " describes the hag-like appearance and demonic presence that for most people epitomises the image of the witch. But just what is a witch, and who are the figures that Scotland has accused of witchcraft ? Scottish Witches aims to explain.

All over Europe in the 16th and 17th centuries a wave of paranoia and hysteria was taking hold. All the ills of society were blamed on witchcraft, and Scotland did not escape this obsession with the supernatural.

This book gives the stories of Scotland's witches, the accused, the confessed, the trials, and the superstitions. 

This fascinating book will also explain about the beliefs of modern white witches and the place of Wicca in society today. 
 
Mon commentaire :
 
Un aspect marquant de mon voyage en Écosse, mon tout premier à l'étranger, a été le caractère fort de son histoire et de ses mythes et légendes. Partout dans les Hautes Terres, j'avais presque l'impression que j'allais faire la rencontre d'un fantôme ou d'une autre créature mythique. Les paysages étaient en effet tellement différents de ce que je connaissais qu'il n'était pas difficile de se croire dans un conte quelconque.
 
Quand je suis entrée dans cette grande librairie sur Princes Street à Édimbourg, j'ai pratiquement dévalisé la section sur les mythes et légendes du pays. En fait, je suis repartie avec quatre petits livres des éditions Waverley Books, qui étaient les seuls assez petits pour entrer dans mon sac à dos. L'un d'eux était celui-ci, parlant de l'époque de la chasse aux sorcières. C'est à la fois un livre qui retrace la vie des accusé(e)s et qui parle des nombreuses superstitions qui alimentaient l'imaginaire des écossais des 16e et 17e siècle.
 
J'ai particulièrement (et de façon assez morbide) aimé la partie qui décrit les traitements horribles et injustes qui attendaient les gens qui étaient accusés de sorcellerie. Je savais déjà que j'allais être choquée, mais j'étais parfois sans mot devant ce que la peur irraisonnée peut faire faire aux humains.
 
Le livre dresse aussi un portrait, quoique assez sommaire, des sorcières de North Berwick, qui a été l'une des plus grande exécutions de sorcières en Écosse. J'ai été très surprise d'apprendre que, faisant partie de ce regroupement de sorcières, se trouvait une personne du nom de Geillis Duncan. Elle fut sans nul doute l'inspiration  de Diana Gabaldon pour son personnage de Outlander.
 
En somme, c'est un livre qui ne fait qu'effleurer le sujet, mais qui donne envie d'en découvrir plus sur le sujet. Et aussi l'envie de retourner en Écosse, bien sûr.
+5

jeudi 19 octobre 2017

Silent Zone Independance Day

Éditions : Harper Prism, 1997
Lu en v.o.
305 pages
 
Quatrième de couverture :
 
The # 1 blockbuster movie Independance Day was only part of the story. After the alien invaders are downed and teams are sent out to find survivors, only some personnal belonging of Dr. Brackish Okun, head scientist of Area 51, are found.
 
Okun's story is amazing, yet completely believable. It begins in the 1970s when this Caltech genius arrives at Area 51 to work with National Security Agency (NSA) and the CIA on the study of a downed spaceship retrieved from Roswell, New Mexico.
 
But there is much more to the job than Okun realized. Soon, he begins to suspect that massive government cover-up has successfully buried all evidence of alien visitation throughout the years- a cover-up in which Okun is now an unwilling participant. His perseverance leads him to the truth behind the studies at Area 51, the government's fear of an alien visitation, and a mysterious encounter in the Mexican desert at a place known as " La Manta de Silencia " : The Silent Zone.
 
Mon commentaire :
 
Si ce livre ne m'avait pas été donné il y a plus de 10 ans, je l'aurais sans doute jamais lu, parce que les livres de science-fiction ne sont pas ceux que je préfère, loin de là. Le fait qu'il était en anglais ne m'a certainement pas incité à le lire au cours de ces dernières années, puisque cela représentait pour moi une deuxième barrière. Je l'ai pourtant ressorti de la PAL +10, c'est-à-dire des livres que j'ai à lire dans ma bibliothèque depuis plus de 10 ans. Tout simplement parce que je n'en pouvais plus de le voir et parce que je voulais laisser de la place à de nouveaux livres.
 
J'ai été surprise de trouver ma lecture aisée. Les pages défilaient facilement, pas passionnément, mais certainement aisément et sans prise de tête. Première surprise majeure. Et puis ma curiosité a été piquée. Comme Okun, le scientifique engagé à Area 51, je voulais savoir comment volent les ovnis, et pourquoi et comment le gouvernement a tout caché cela de sa population.
 
J'ai donc bien aimé ce livre inspiré du film Independance Day (que je n'ai pas vu, en passant). Mais je sais aussi qu'il sera rapidement oublié.

dimanche 10 septembre 2017

The Tour

Édition : Autoédition
Lu sur mon Kindle
314 pages

Résumé (pris sur Goodreads) :

Every week, Conor O'Shea collects a new group of American visitors from Shannon Airport, from where they embark on a high end tour of the Real Ireland. But this particular tour, with its cast of unintentionally hilarious characters, presents even seasoned tour guide Conor with dilemmas that render him speechless for the first time in his life. Among this eclectic group are Corlene, a gold digging multiple divorcee on the prowl; Patrick, a love starved Boston cop; Dylan, a goth uilleann piper; Dorothy a poisonous college professor who wouldn't spend Christmas; Elliot, a wall street shark who finally shows his true colours. Then there's Ellen, back on Irish soil after so many years after so many years, to discover a truth no-one could ever have guessed at, least of all herself. And that's just a few of the colourful cast. The locals they meet on their journey, - West Brits, passionate musicians, Ukrainian waitresses and Garda high flyers all help to make this a tour no-one will ever forget. And of course, there's Conor O'Shea in the thick of it all, solving problems and mending hearts, but what about his own?
 
Mon commentaire :
 
J'ai passé un très bon moment en compagnie de ce ebook trouvé gratuitement grâce à Bookbub. C'est l'histoire de Conor O'Shea, conducteur et guide touristique en Irlande, au travers d'une semaine passée avec un groupe d'Américains mal assortis. Le groupe, en effet, manque beaucoup d'uniformité, mais cela n'empêchera pas Conor de faire en sorte qu'ils passent tous une semaine inoubliable- pas tant en raison des paysages...
 
Ce qui fait la richesse de ce roman, ce sont justement les personnages. Ils semblent la plupart si superficiels ou détestables qu'on ne voit pas comment ils vont pouvoir être transformés par le voyage. Et pourtant ils le seront. Tous, à l'exception d'un.
 
Au travers des histoires personnelles de chaque touriste, nous découvrons celle de Conor, qui a vu son amoureuse s'enfuir aux Etats-Unis avec le frère qu'il a élevé lui-même. Cette dernière communique avec lui des années plus tard pour le retrouver... Conor ne sait pas trop s'il est prêt à affronter une telle épreuve, et surtout, si c'est ce qu'il veut toujours. 
 
Bien que parfois prévisible, cette histoire est différente, rafraîchissante et agréable à lire dans les moments où vous êtes trop fatigués pour vous concentrer sur quoi que ce soit. J'ai aussi eu droit à quelques fous rires, ce qui fait toujours du bien. En plus, elle vous donnera certainement le goût de découvrir l'Irlande, si vous n'êtes pas déjà vendus ! Pour ma part, elle m'a rappelé mon propre tour que j'ai fait, il y a sept ans, en Écosse. Et maintenant, j'ai tellement envie de faire pareil en Irlande !

samedi 9 septembre 2017

Highland Outlaws, tome 2 : Quinn

Édition : Duncurra, 2016
202 pages
Lu sur Kindle

Résumé de l'éditeur :
 
Quinn is a Scottish rebel and outlaw to the crown--not the sort of man for a proper English lady. But when Lady Catarina is accused of a horrific crime and is forced to flee Ravensworth castle for her life, the only man she can trust is the one man who believes she is innocent, Quinn MacVie.

Join Quinn and Catarina as they disappear into the wilds of the Scottish Highlands where danger follows at their heels and desire burns in their hearts.

Mon commentaire :

Quinn est le deuxième tome de la série Highland Outlaws. C'est l'histoire de Quinn, le frère de Jack du premier tome, et de Catarina, la sœur d'Isabella. À la fin du premier tome, Jack envoie son frère en Angleterre pour aller sauver la sœur de sa femme qui court un danger de mort.
 
Cette opération de secours constitue le principal de l'intrigue de ce roman, avec la fuite de Catarina et de son père accusé de trahison envers le roi Édouard.
 
J'ai trouvé ce tome encore moins probable que le premier. C'était parfois si ridicule que je ne comprenais pas pourquoi je continuais de lire malgré tout. La vérité, c'est que ce genre de livre est parfait quand on a zéro concentration, et que même si l'intrigue est parfois saugrenue et qu'on connaît la fin, on veut savoir comment l'auteure va parvenir à sa fin. C'est ce qui m'est arrivé ici.
 
Je ne peux donc pas dire que je n'ai pas aimé. Mais si vous cherchez une romance «probable», passez votre chemin, car ce n'est certainement pas avec celle-ci que vous trouverez satisfaction.

Highland Outlaws, tome : Jack, A Scottish Outlaw

Édition : Duncurra, 2016
113 pages
Lu sur mon Kindle

Résumé de l'éditeur :

Jack MacVie is a Scottish rebel, robbing English nobles on the road north into Scotland alongside his four brothers. But the MacVie brothers are not hell bent on riches. They became highwaymen to fight against the tyranny of King Edward of England.

In the aftermath of the Berwick massacre, Lady Isabella Redesdale is risking it all, journeying north into war-torn Scotland to be with her sister. But when her carriage is attacked by a band of villains, another gang descends to steal her away.

Although they come from different worlds, Jack and Isabella are more alike than they first realize. They both crave freedom from war and despair, but in a world where kings reign and birth dictates one’s station, freedom is not won, it is stolen.
 
Mon commentaire :
 
Livre trouvé gratuitement sur Amazon grâce à Bookbub.
 
Je n'ai jamais caché à personne ma fascination pour l'Écosse, surtout depuis que j'y suis allée. C'est pourquoi, aussitôt que je vois les mots «Scotland»,  «Highlands» ou «Highlander», je suis immédiatement tentée d'acheter le livre. Quand il est gratuit, il n'y a aucune hésitation possible. C'est toutefois à la fois une chance et un malheur que l'Écosse soit si à la  mode parmi les romanciers, ou plutôt les romancières...
 
Quelques rares romans exploitent à fond la richesse de la culture et de l'histoire de l'Écosse. Les autres semblent plutôt profiter d'une mode et installent leurs personnages dans ce cadre mais n'en tirent pas vraiment profit. Ce roman appartient malheureusement à cette dernière catégorie. On sent que les recherches qu'a faites l'auteure ne sont que des recherches de surface permettant de créer son intrigue. Elle prend la rébellion des Écossais contre King Edward, elle sait que l'Écosse regorgeait de voleurs de chemin, et bang ! C'est assez pour envoyer une jeune noble d'Angleterre sur les routes d'Écosse pour se faire voler par des brigands de grands chemins qui se révèlent en fait être des hommes valeureux qui sont au service de leur peuple. Et bien entendu, une histoire d'amour naît entre l'Anglaise et l'Écossais.
 
L'auteure utilise un autre procédé fréquent chez les auteures de romance, celui des frères dont on connaît l'histoire d'amour de chacun dans des tomes différents. Ici, on a l'histoire de Jack, le «chef» des frères brigands.
 
J'ai probablement l'air de dévoiler l'intrigue en entier, mais la vérité, c'est que si vous lisiez ce livre, vous devineriez tout en avance comme je l'ai fait. C'est un roman facile à prédire, sans surprises. Malgré tout, il constitue une agréable diversion et m'aura tenue occupée (avec le tome 2) quelques heures dans le train interminable entre Toronto et Winnipeg.

mercredi 5 juillet 2017

Banff & Jasper National Parks

Éditeur : Frommer's, 2006
266 pages

Quatrième de couverture :

All the up-to-date information and candid insider advice you need to have the perfect park vacation... in an easy-to-carry size-and at an unbeatable price !

Your complete Guide to Banff & Jasper National Parks :

-The best stratégies for seeing these majestic parks, whether you have two weeks or two days.
-Great places to stay : luxury hotes, rustic lodges, and the best places for backcountry camping.
-The best hikes, from gentle walks to rewarding climbs, plus canoeing, skiing, snowboarding, and horsebackriding.
-Detailed maps, plus a fully illustrated nature guide to help you spot a variety of local wildlife.

Mon commentaire :

Bien que ne datant pas d'hier (j'ai acheté ce guide alors que je devais partir pour l'Ouest Canadien en 2007), j'ai beaucoup apprécié la lecture de ce petit guide des parcs nationaux les plus connus de l'Alberta, voire du Canada entier.
 
Toutes les possibilités de camping, de logements, d'activités, et surtout les possibilités de randonnées sont recensées. Le guide regorge aussi de trucs pour bien apprécier notre temps dans le parc, tant pour éviter les foules autant que possible que pour voir les animaux sauvages (mais d'assez loin). On nous dit aussi quoi faire si on rencontre un ours, un cougar ou un loup, on nous donne des conseils sur les vêtements à porter et l'équipement à apporter pour les longues randonnées et on nous livre les astuces ainsi que les endroits préférés des locaux ! Les parcs nationaux voisins de Yoho et de Kootenay sont aussi brièvement présentés, de même que la ville de Canmore.
Un guide assez complet sur la géologie, le climat, la faune et la flore des Rocheuses canadiennes se trouve aussi à la fin du livre. Les cartes, quant à elles, sont assez détaillées pour se donner une idée d'ensemble de où se trouvent les principales attractions.
Enfin, le format de poche sera très pratique pour être emporté dans un sac à dos ! J'ai bien hâte d'y être !

samedi 27 mai 2017

Pet Semetary


 
Édition : Penguin Books, 1983
Titre en français : Simetierre
411 pages

Résumé de l'éditeur (trouvé en ligne, mon édition n'en comportant pas) :

Louis Creed, un jeune médecin de Chicago, vient s’installer avec sa famille à Ludlow, petite bourgade du Maine. Leur voisin, le vieux Jud Grandall les emmène visiter le pittoresque «simetierre» où des générations d’enfants ont enterré leurs animaux familiers.
Mais au-delà de ce «simetierre», tout au fond de la forêt, se trouvent les terres sacrées des Indiens, lieu interdit qui séduit pourtant par ses monstrueuses promesses.
Un drame atroce va bientôt déchirer l’existence des Creed, et l’on se retrouve happé dans un suspense cauchemardesque, tellement affreux que l’on voudrait s’arracher à cette lecture… et tellement palpitant qu’on est bien obligé de la poursuivre jusqu’au bout.
 
Mon commentaire :
 
D'entrée de jeu, je peux affirmer que ce roman est l'un de mes préférés de l'auteur jusqu'à maintenant. Je crois que ce qui me permet de dire cela, c'est que, contrairement à la plupart des livres que j'ai lus de Stephen King, celui-ci ne s'étale pas sur des centaines et des centaines de pages, et il ne compte pas tellement de personnages qu'on perd le fil. C'est une histoire d'horreur dans ce qu'elle a de plus pur, et d'autant plus horrifiante qu'elle ne touche que quelques personnages auxquels on a le temps de s'attacher au fil des pages.
 
L'idée même d'un cimetière permettant de ressusciter des animaux (et des humains)  morts est déjà terrifiante en soi. Ajoutez à cela le fait que les âmes ressuscitées reviennent différentes, et un pouvoir d'attraction inévitable pour le cimetière, et le roman devient carrément effrayant.
 
Le seul point négatif que je dois souligner par rapport à ce roman est que, comme souvent avec King, l'histoire met beaucoup de temps à s'installer. Ça coule bien, mais on attend longtemps avant que l'horreur ne s'installe véritablement. Mais il ne faut surtout pas lâcher, car le lecteur se trouve récompensé pour sa patience en bout de ligne.
 
Je dois dire que pour un roman acheté dans une vente de garage à 1$ il y a plusieurs années lors d'un voyage au Nouveau-Brunswick, j'en ai eu pour mon argent. Merci au M. Cormier dont le nom est dans ma copie pour me l'avoir vendu !

dimanche 22 janvier 2017

Butcher's Crossing


Titre original : Butcher's Crossing
Lu en v.o. sur Kindle
275 pages
 
Résumé (pris sur Babelio) :
 
Années 1870. Will, étudiant à Harvard, tente l'aventure de l'Ouest sauvage pour donner un sens à sa vie. Parvenu à Butcher's Crossing, minable ville du Kansas, il se lie d'amitié avec un chasseur qui sait où se trouve un des derniers troupeaux de bisons. Le paradis est au rendez-vous mais, tout à leur massacre du troupeau, les deux hommes se font piéger par l'hiver.
 
Mon commentaire :
 
C'est un assez curieux hasard qui m'a fait découvrir ce livre. Je venais de recevoir mon Kindle en cadeau et je cherchais un livre pour l'inaugurer. Je venais de lire une tonne de critiques de livres de blog et je vérifiais si chaque titre que j'avais noté s'y trouvait. Butcher's Crossing est tout simplement le premier des titres notés qui se trouvait sur l'Amazon Store. Je ne me souvenais même plus pourquoi j'avais noté le titre.
 
C'est ainsi que j'ai découvert, sans trop le savoir, un des grands classiques américains du genre western. J'ai toujours pensé aux westerns comme aux clichés de Lucky Luke où deux cowboys s'affrontent dans un duel suite auquel le gagnant souffle sur la fumée émise par son pistolet. J'ai donc eu l'agréable surprise de découvrir un récit rempli de rebondissements, de grands espaces, et surtout, de moments crève cœur.
 
Quelle histoire, en effet ! Chaque fois que je croyais que ça ne pourrait pas aller plus mal, quelque chose de nouveau arrivait aux chasseurs de bisons pour leur rendre la vie encore plus difficile. J'ai lu, désespérée et enragée, le récit de la barbarie de la chasse aux bisons, de l'extinction de l'un des derniers troupeaux qui plus est. C'était parfois si insoutenable que j'avais envie de lancer le Kindle au bout de mes doigts pour ne plus jamais m'en servir. Mon coeur a battu la chamade lorsque les personnages ont découvert, excités, cet immense troupeau de bisons au beau milieu d'une vallée cachée dans les montagnes du Colorado. J'ai imaginé avec plaisir le décor sauvage, les chevaux, le campement, la nourriture répétitive et j'ai presque ressenti la soif et le froid. Quel moment de lecture !
 
Moi qui m'attendais presque à m'ennuyer, je suis passée par presque toutes les émotions excepté l'ennui. J'ai adoré ma lecture mais détesté l'auteur à de nombreuses reprises. J'imagine que c'est ce que l'on appelle un chef d'oeuvre.
 
Vous l'aurez compris, c'est une lecture que je recommande sans aucun bémol !

lundi 28 décembre 2015

Fangasm Supernatural Fangirls

Éditions : University of Iowa Press, 2013
245 pages
Quatrième de couverture :
Once upon a time not long ago, two responsible college professors, Lynn the psychologist and Kathy the literary scholar, fell in love with the television show Supernatural and turned their oh-so-practical lives upside down. Fangasm pulls back the curtain on the secret worlds of fans and famous alike. Anyone who's been tempted to throw off the constraints of respectability and indulge a secret passion- or hit the road with a best friend- will want to come along.

“Being a fan isn’t hard. Getting inside a fandom, exploring every nook and cranny of a show, doing smart interviews with the top talent, keeping your perspective AND your sense of humor? Now that is really freakin’ hard. Kathy and Lynn are the best possible guides anyone could have through the many worlds of Supernatural fandom. As writers, tour guides, and companions, they kick it in the ass in every possible way. This is a terrific and engaging read.
”—Maureen Ryan, television critic, Huffington Post

“Take a trip on the rollercoaster ride that is the Supernatural fandom as Kathy and Lynn combine their own fannish passion with astute academic insights into what it is to be a fan. Combining an emotionally honest account of their own experiences with interviews with the cast and showrunners on fandom, it's a book no fan should miss.
”—Jules Wilkinson, administrator of the SuperWiki
“Fangasm takes you on a wild and brave journey into the deep realm of fandom. It's a no-holds-barred true tale of community, passion, and creativity, where the fans are the real stars of the story. An honest, insightful, and often surprising exploration into the world of fandom, Fangasm breaks down barriers and reminds us just how vital fans are to the success of any creative work. It resonates with the fangirl or fanboy in all of us.”—
Tony Zierra, director, and Elizabeth Yoffe, producer, My Big Break

Mon commentaire :

Voici mon plaisir coupable mis au jour : la série de télévision Supernatural. J'ai découvert cette série culte grâce à Netflix cet été et j'ai englouti les neuf saisons disponibles en un été. Puis j'ai trouvé les épisodes de la saison 10, et depuis, j'attends mon nouvel épisode à toutes les semaines. Je n'ai jamais été comme ça, et j'ai peine à comprendre pourquoi j'aime cette série pourtant loin de mes intérêts habituels aussi fortement.
Aussi, quand j'ai vu ce livre sur le Supernatural Fandom écrit par deux femmes possédant chacune un doctorat et beaucoup de crédibilité, ma curiosité a été piquée. Je me considère aussi comme une personne rationnelle, et pourtant je perds toute logique quand je parle de ce show de télévision. J'avais besoin de sentir que je ne suis pas complètement folle, et ce livre semblait le remède idéal.
Et il l'a été. Après cette lecture, je me sens presque complètement normale, tellement je suis équilibrée à côté de tous ces fans décrits dans le livre. Ceux qui parcourent le pays et dépensent des fortunes à chaque années seulement pour assister à des conventions, ceux qui écrivent des fanfiction et qui en lisent nuit et jour, ceux qui décortiquent si bien chaque épisode qu'ils perçoivent les moindres détails du décor. Oui, comparée à eux, je suis définitivement une fan modérée.
Je n'ai pas pour autant adoré cette lecture. Alors qu'elles clament haut et fort (et à de nombreuses reprises) qu'elles s'assument en tant que fans de Supernatural, et qu'elles veulent révéler au monde entier qu'il est sain de faire partie d'un fandom, les auteures écrivent également à de nombreuses reprises qu'elles ont honte de quitter leur famille et de laisser tant de place à Supernatural dans leur vie. Elles y ont perdu des amis, leurs familles ne les comprennent pas, etc. Alors comment peuvent-elles se sentir aussi bien au sein de la «famille» Supernatural ?
Quant à la place prédominante de la fanfiction et de ce qu'en pensent les acteurs, les directeurs et les écrivains de la série... Je m'en fiche un peu. Difficile de comprendre pourquoi ces auteures accordent autant d'importance à des histoires de sexe sans queue ni tête entre deux frères.
J'ai malgré tout beaucoup aimé les entrevues qu'on mené ces femmes auprès des membres de l'équipe qu'elles ont rencontré sur la route. J'ai beaucoup aimé comment elles ont mené ces entrevues, et surtout les réponses qu'ont apporté les acteurs (et autres). J'ai aussi beaucoup aimé la description des conventions ainsi que du site de tournage.
La somme de tout cela est un bilan mitigé. Définitivement pas inoubliable, mais un bon complément pour ceux qui souhaitent en découvrir plus sur tout ce qui entoure la série de télévision Supernatural.

samedi 21 novembre 2015

Scottish Myths and Legends

Éditions : Waverly Books, 2009
130 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Scottish Myths and Legends is an entertaining taste of the feast of stories that Scotland has to offer.
Fairy folk, witches, giants, monsters, tales of heroic princes, magic and miraculous feats - all are the stuff of the myths and legends of Scotland.
Scotland is a nation made up of many peoples and cultures. This diversity of cultural influence is reflected in Scotland's vast store of myths and legends. This book contains a fascinating selection of these; some recent, some ancient, some obscure in origin and others based (however loosely) on fact.
We invite you to revel in engaging tales of selkies, kelpies, glaistigs, fairy queens and changelings; wonder at the mysteries that may be hidden in the depths of Scottish lochs; and, shiver at tales of supernatural disappearances, deadly creatures and grisly deeds.
 
Mon commentaire :
 
Saisi dans une grande librairie d'Édimbourg avec d'autres livres du genre lors de mon dernier jour en Écosse en 2010, ce livre a malheureusement pris la poussière dans mes étagères à son retour, alors que j'aurais dû le lire dans la foulée. À mon retour d'Écosse, mon cerveau bouillonnait de toutes ces légendes et de tous ces mythes que notre guide nous a conté avec le plus grand sérieux. J'étais totalement fascinée de voir à quel point un peuple pourtant instruit pouvait toujours croire aussi fort aux fantômes, aux sorcières et aux fées.
 
Plus de cinq ans plus tard et avec de nombreux autres voyages à mon actif, dont un en Islande et en Norvège, deux pays tout aussi riches en mythes et légendes, mon engouement pour le sujet a quelque peu faibli, même si je suis toujours curieuse d'en apprendre plus.
 
J'ai donc lu ce livre, pourtant très bien fait et offrant un aperçu complet des créatures auxquelles croient les Écossais, avec un intérêt modéré. J'ai trouvé les histoires trop courtes pour vraiment m'y accrocher. J'ai tout de même eu quelques surprises, entre autres de retrouver l'histoire des déterreurs de cadavres Burke and Hare, ou encore celle d'une famille vivant dans une caverne et se nourrissant de cadavres humains. On y retrouve aussi sans surprise l'histoire du monstre du Loch Ness ainsi que de nombreuses histoires de sorcières.
 
Malgré une lecture sans émotion, j'ai donc bien aimé cette nouvelle immersion en Écosse !

vendredi 7 août 2015

The Pilot's Wife

Titre en français : La femme du pilote
Mon édition: Back Bay Books, 2008
Première édition : 1998
293 pages
 
Quatrième de couverture :
 
A Pilot's Wife is taught to be prepared for the late-night Knock at the door. But when Kathryn Lyons receives word that a plane flown by her husband, Jack, has explded near the coast of Ireland, she confronts the unfathomable-one startling revelation at a time.
 
Soon drawn into a maelstrom of publicity fueled by rumors that Jack led a secret life, Kathryn sets out to learn who her husband really was, whatever that knowledge might cost. Her search propels this taut, impassioned novel as it movingly explores the question, How well can we ever really know another person ?
 
Mon commentaire :
 
Ce livre m'est tombé entre les mains il y a presque trois semaines, alors que je cherchais désespérément quelque chose de facile à lire sur l'île de Vancouver après avoir maladroitement perdu ma lecture en cours dans l'avion (Le cercle littéraire d'amateurs d'épluchures de patates, alors que je m'étais finalement décidée à le lire après plusieurs années ! Grrr. ) Après avoir épluché en vain les librairies d'aéroports et les seules librairies rencontrées en chemin à Victoria (un Comic Bookstore, un Christian Bookstore et un Esoteric Bookstore, autant dire : rien pour moi), j'ai trouvé ce bestseller dans une pharmacie grande surface de Duncan. Comme toujours, j'ai été étonnée de découvrir à quel point les bestsellers français et anglais peuvent être différents. En effet, j'avais jamais entendu parler de ce livre, publié il y a plus de quinze ans et même adapté au cinéma !
 
Je l'ai acheté quand mon amie anglophone m'a dit l'avoir lu il y a plusieurs années et bien apprécié. C'est en résumé l'histoire d'une femme de pilote de ligne qui se fait réveiller en pleine nuit par un représentant venant lui annoncer la mort de son mari. Elle apprend alors que l'avion que pilotait son mari a explosé au large de l'Irlande du Nord, laissant peu d'espoir de trouver des survivants.
 
Dès lors, l'histoire alterne alors entre le passé et le présent, naviguant entre le Jack qu'a connu Kathryn et celui qu'elle découvre progressivement avoir réellement été au cours de leurs nombreuses années de mariage.
 
Si j'ai deviné quelques-uns des retournements de situation, certains m'ont aussi surprise, donnant alors un petit punch à cette histoire par ailleurs un peu trop facile. Je dirais donc que ce n'est pas un indispensable, mais que c'est certainement un bon bouquin à traîner dans sa valise pour lire tranquillement sur la plage, ou dans l'avion (à moins que vous ne soyez superstitieux, car alors vous vous imaginerez probablement que l'avion va s'écraser au moindre sursaut). En tout cas, au prix que je l'ai acheté, je ne regrette pas ma pioche !

samedi 24 janvier 2015

The Giver (V.f. Le passeur)

Âge : à partir de 12 ans
V.f : Le passeur
Édition : HMH
Première édition : 1993
240 pages

Quatrième de couverture :

Life in the community where Jonas lives is idyllic. Designated birth-mothers produce newchildren, who are assigned to appropriate family units : one male, one female to each. Citizens are assigned their partners and their jobs. No one thinks to ask questions. Everyone obeys. The community is a world without conflict, inequality, divorce, unemployment, injustice... or choice.
 
Everyone is the same.
Except Jonas.
 
At the ceremony of Twelve, the community's twelve-years-olds eagerly accept their predetermined Life Assignments. But Jonas is chosen for something special. He begins instruction in his life's work with a mysterious old man known only as the Giver. Gradually Jonas learns that power lies in feelings. But when his own power is put to the test- when he must try to save someone he loves- he may not be ready. Is it too soon ? Or too late ?

Mon commentaire :
 
D'abord, j'ai été très déçue par ce livre. Il me rappelait trop vivement Brave New World et Divergent. En fait, c'est un mélange si parfait entre les deux au début que c'est à croire que Lois Lowry s'est inspirée d'Aldous Huxley et que Veronica Roth s'est inspirée de Lois Lowry. Le fait que les habitants du monde de The Giver ne pensent pas par eux-mêmes et qu'on leur dicte leurs moindres faits et gestes me rappelait fortement Brave New World, alors que The Ceremony of Twelve-Years-Olds me rappelait celle des seize ans dans Divergent.  En effet, lors de cette cérémonie, le futur des habitants est décidé, déterminé, et inchangeable.
 
Toutefois, une fois digérée cette impression de presque-plagiat, je suis embarquée dans le monde de Lowry très aisément. C'est une lecture facile, dans le sens qu'on a pas besoin d'être très concentré pour suivre. C'était parfait pour moi, car ces temps-ci, j'arrive du travail le cerveau en bouillie.
 
Et puis, au fur et à la mesure que j'ai progressé dans l'histoire, l'impression de déjà-vu s'est estompé. Au final, l'histoire devient originale. Il n'y a pas énormément d'action, mais le monde dépeint par l'auteure est intéressant et porte à réflexion. En effet, il y a des avantages à une société qui ne pense  ni ne décide, car il n'y a plus de rébellions ou de crimes passion, mais comment serait le monde sans sentiments, sans passion, sans liberté? Un bon sujet à débattre avec les adolescents, qui apprécieraient sans doute de lire un livre comme celui-là en classe plutôt que les classiques français qui les rebutent.
 
Donc, malgré un début assez difficile, j'ai finalement beaucoup apprécié ma lecture ! Je lirai probablement les tomes suivants, même si à mon avis, ce seul tome suffit à lui-même.

vendredi 26 décembre 2014

At Home A Short History of Private Life

Titre français : Une histoire du monde sans sortir de chez moi
Mon édition : Black Swan, 2010
700 pages

Quatrième de couverture :
 
What does history really consist of? Centuries of people quietly going about their daily business - sleeping, eating, having sex, endeavouring to get comfortable. And where did all these normal activities take place ? At home.
 
This was the thought that inspired Bill Bryson to start a journey around the rooms of his own house, an 1851 Norfolk rectory, to consider how the ordinary things in life came to be. And what he discovered are surprising connections to anything from the Crystal Palace to the Eiffel Tower, from scurvy to body-snatching, from bedbugs to the Industrial Revolution, and just about everything else that has ever happened, resulting in one of the most entertaining illuminating books ever written about the history of the way we live.
 
Mon commentaire :
 
Quand mon amie m'a envoyé ce livre en me disant que ce livre de Bill Bryson était encore meilleure que Une histoire de tout, ou presque..., j'avais des doutes. Des gros doutes même, car pour moi ce livre parlait effectivement de tout ou presque ! Mais comme le souligne avec justesse The Times, cette histoire pourrait se nommer A short history of nearly everything else.
 
Pour ce livre, Bryson a pris chacune des pièces de sa maison en Grande-Bretagne afin d'en faire l'histoire. Une excuse, en fait, pour chercher les réponses à des questions comme : pourquoi les fourchettes ont quatre pics et pas trois ou cinq ? Pourquoi, de toutes les épices, mettons-nous du sel et du poivre sur la table ? Pourquoi les complets ont-ils tous ces boutons inutiles sur les manches ?
 
Bien sûr, Bryson ne s'en tient pas là et s'éloigne parfois dangereusement de son sujet, parlant par exemple de la Révolution Industrielle ou de l'arrivée de l'électricité, des grandes épidémies, de la construction de la tour Eiffel, etc. Les sujets sont infinis et pas toujours étroitement liés à la pièce de la maison mentionnée. Mais peu importe, puisque Bryson ne manque jamais d'être intéressant et divertissant.
 
Le seul reproche que je fais à ce livre, et sans doute que c'est parce que j'ai lu pas mal de livres de l'auteur, c'est qu'il reprend certains thèmes qu'il a déjà traité dans d'autres livres. Heureusement, la mémoire est une faculté qui oublie. Je me suis rendu compte que certains sujets m'étaient déjà familiers juste après avoir relu certaines anecdotes.
 
Une très bonne pioche, donc ! Vivement le prochain Bryson !

dimanche 10 août 2014

Allegiant (Divergent, tome 3)

Titre en français : Allegiance
Éditions : Harper Collins, 2013
526 pages
 
Quatrième de couverture :
 
The faction-based society that Tris Prior once believed in is shattered- fractured by violence and power struggles and scarred by loss and betrayal. So when offered a chance to explore the world past the limits she's known, Tris is ready. Perhaps beyond the fence she and Tobias will find a simple new life together, free from complicated lies, tangled loyalties and painful memories.
 
But Tris's new reality is even more alarming than the one she left behind. Old discoveries are quickly rendered meaningless. Explosice new truths change the hearts of those she loves. And once again Tris must battle to comprehend the complexities of human nature- and of herself- while facing impossible choices about courage, allegiance, sacrifice and love.
 
Mon commentaire :
 
J'ai appréhendé le dernier volet de cette trilogie comme à l'époque j'avais eu des hésitations à aborder le dernier tome de Hunger Games. Où allait me mener Veronica Roth ? J'étais rendue à un endroit dans l'histoire où j'avais perdu tous mes repères, où je ne voyais plus vraiment comment ça pouvait continuer, et surtout comment ça pouvait se terminer en si peu de pages.
 
Je ne sais pas pourquoi, mais quand le monde décrit dans les livres que je lis commencent à être un peu anarchiques, ou quand je sens qu'une révolution quelconque s'en vient, j'ai tendance à être déçue. C'est probablement que je sais que ça va prendre toute la place et que les autres aspects de l'histoire et des personnages vont être négligés. En même temps, je comprends, c'est normal que ça occupe toute la place, mais bon, je ne peux pas m'empêcher d'être un peu déçue.
 
Comme je m'y attendais, j'ai été un peu déçue par cet aspect, sans pourtant que je m'ennuie une seule seconde. L'auteure m'a transportée dans un monde auquel je ne m'attendais totalement pas, qui m'a séduite parce que c'était justement inattendu, surprenant.
 
J'ai aussi beaucoup aimé le fait que même si le livre s'adresse à un assez jeune public, Veronica Roth ne mette pas ses gants blancs pour décrire toute l'horreur du monde qu'elle a imaginé. Elle n'épargne pas ses lecteurs.  Ils sont bousculés, essoufflés, enthousiasmés ou tristes. Pas un moment je me suis ennuyée et pas un moment j'ai pu arrêter ma lecture.
 
La trilogie Divergent a donc été totalement à la hauteur de mes attentes. J'en suis ressortie tremblante d'émotions, d'une façon qui ne m'était pas arrivée depuis longtemps. Ce sont donc des livres à mettre sur toutes les tablettes.

mercredi 6 août 2014

Insurgent (Divergent, tome 2)

Divergent, tome 2
Titre français : Les insurgés
Éditions : Harper Collins Publishers
523 pages
 
Quatrième de couverture :
 
One choice can transform you - or it can destroy you. Tris Prior's initiation day should have been marked by celebration: instead it ended with unspeakable horrors. Now unrest surges in the factions around her as conflict between their ideologies grows.
 
In times of war sides must be chosen and secrets will emerge. Tris has already paid a terrible price for survival and is wracked by haunting guilt. But radical new discoveries and shifting relationships mean that she must fully embrace her Divergence- even though she stands to lose everything...
 
Mon commentaire :
 
Je craignais que les changements que laissait entendre la fin du premier tome étaient de mauvais augure pour la suite des choses, mais finalement j'ai aussi bien accroché au deuxième qu'au premier tome. Le système des factions est gravement touché, et près de disparaître. On ne sait pas vraiment ce qui s'en vient, une guerre sans doute, mais qu'en est-il de la fin ? Comment est-ce qu'un tel conflit peut-il être résolu ?
 
D'autre part, la chasse aux Divergents continue, mais on ne sait toujours pas exactement pourquoi Jeanine et les Érudits essaient de s'en débarrasser. Marcus laisse entendre à Tris qu'il protège une information importante, mais quelle est-elle ? Et en quoi cela a-t-il rapport avec les Divergents ?
 
La fin du deuxième tome répond à toutes ces questions, mais Veronica Roth nous laisse sur de nouvelles questions qui nous obligent à attendre la suite avec impatience. Je ne nierai pas que toute cette trilogie suit une recette à succès bien connue, mais dans cette histoire, elle fonctionne, alors pourquoi pas ? Me voilà en train de dévorer le troisième et dernier tome, maintenant...

The Island of the Colorblind and Cycad Island

Résumé (pris sur Amazon) :
 
"An explorer of that most wondrous of islands, the human brain," writes D.M. Thomas in The New York Times Book Review, "Oliver Sacks also loves the oceanic kind of islands." Both kinds figure movingly in this book--part travelogue, part autobiography, part medical mystery story--in which Sacks's journeys to a tiny Pacific atoll and the island of Guam become explorations of the meaning of islands, the genesis of disease, the wonders of botany, the nature of deep geological time, and the complexities of being human.
 
Mon commentaire :
 
Voici le livre qui m'a accompagnée lors de mon voyage dans le Pacifique. Mon amie me l'a prêté en me disant que sa mère avait pensé que j'aimerais le lire. Elle avait bien raison, car c'était le livre idéal pour continuer à rêver du Pacifique tout en m'y trouvant.
 
Le livre est divisé entre quatre parties et raconte la visite de quatre îles isolées de la Micronésie et des Mariannes par l'auteur, un neurologue passionné.
 
Dans la première partie, il raconte sa visite de Pingelap, une petite île du Pacifique où s'est développé une forme de daltonisme complet où les gens ne voient la vie que dans différentes nuances de gris. Si cette maladie existe partout dans le monde, ceux qu'on peut appeler «totally colorblind» sont extrêmement rares et ils se trouvent en quantité anormalement grande sur cette petite île. Oliver Sacks a donc fait des heures et des heures d'avion pour s'y rendre, dans le but d'en apprendre plus et de tenter d'aider la population.
 
Il s'est ensuite rendu à Ponhpei, l'île principale de l'archipel, où se trouvent plusieurs natifs de Pingelap.
 
Dans la troisième partie, que j'ai encore plus aimée, Oliver parle d'une autre île où s'est développé une maladie dégénérative mystérieuse ressemblant étrangement à la sclérose latérale amyotrophique. Presque toutes les familles de l'île sont touchées par cette maladie, le Lytigo-bodig, à divers degrés. Dans certains cas, les patients qui en souffrent ont des symptômes ressemblant au Parkinson, dans d'autres, ils deviennent complètement paralysés. L'origine de cette maladie demeure tout à fait inconnue. Plusieurs hypothèses ont été émises, la plus admise étant que les habitants mangent les fruits et les graines du cycas, un arbre commun sur l'île qui serait toxique s'il est mal apprêté.
 
Dans la dernière partie, Oliver Sacks se rend sur une autre île sauvage où les cycas poussent en abondance, pour tenter d'en apprendre plus sur cet arbre. Non seulement Sacks est-il un neurologue et un voyageur accompli, mais il a d'autres intérêts qu'il nous partage tout au long du livre : la botanique et la plongée.
 
Cela en fait un livre complet et passionnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Le tout me fait fortement penser à du Bill Bryson, mais sans le côté humoristique (ce qui n'est pas défaut, je le précise).
 
Une belle lecture qui m'a donné le goût de plonger dans le reste de l'œuvre d'Oliver Sacks.

Divergent


Titre en français: Divergence
Édition: Harper Collins Publishers, 2013
487 pages
 
Quatrième de couverture :
 
In a society divided into factions all are forced to choose where they belong. And the choice Beatrice Prior makes shocks everyone, including herself.
 
During extreme initiation tests, Tris must determine who her friends are and whether she can trust the man who both threatens and protects her. Because Tris has a Deadly secret. One that might save those she loves... or destroy her.
 
Mon commentaire :
 
Sur l'avion entre Hawaï et la Nouvelle-Zélande (un llllooooonnnnngggg trajet), j'ai passé une partie du temps à regarder le film Divergent. J'ai si bien accroché que, lorsque j'ai repris l'avion pour aller aux îles Cook, j'ai acheté les trois livres de la trilogie pour les lire lors de mon trajet de retour.
 
Même sans surprise quant à son contenu, j'ai adoré le premier tome. J'ai bien été choquée lorsque j'ai constaté que des changements ont été effectués pour les bienfaits du cinéma, mais c'était beaucoup moins pire que si j'avais vu le film après le livre.
 
J'ai même bien aimé l'écriture, qui souvent manque de finition dans ce type de livre.
 
Divergent est un livre qui s'accroche à vous, et que vous ne laissez que difficilement tant que vous n'avez pas terminé. 

vendredi 14 février 2014

A Fine, Fine School

Âge: 4 à 8 ans
Illustrations : Harry Bliss
Éditions : Harper Collins, 2001
32 pages

Quatrième de couverture (pris sur le site de l'éditeur) :

One day, Mr. Keene called all the students and teachers together and said, "This is a fine, fine school! From now on, let's have school on Saturdays too."
And then there was more.
School all weekend.
School on the holidays.
School in the SUMMER!
What was next ...
SCHOOL AT NIGHT?

Mon commentaire :
 
Au printemps dernier, j'ai fait de la suppléance pendant quelques périodes par semaine à l'école anglaise en deuxième année. Comme il y a une marge entre parler anglais et enseigner en anglais, j'appréciais quelquefois de me donner un répit en faisant la lecture d'une histoire, ce qui pour moi était reposant. C'était parfois le seul moyen de tenir la classe tranquille l'espace de quelques minutes.
 
Comme le matériel en anglais est plutôt limité dans une petite ville telle que Sept-Îles, je me suis rendue à la bibliothèque municipale où il y a une petite section de littérature jeunesse anglaise, principalement constituée d'albums de mon auteur fétiche, Robert Munsch. Or, j'ai rapidement découvert que, du côté anglophone, Robert Munsch est beaucoup plus connu. Les enfants connaissaient toutes ses histoires sur le bout de leurs doigts. C'est comme ça que j'ai découvert un album que je n'aurais sûrement découvert autrement, A Fine, Fine School.
 
L'album raconte l'histoire d'un directeur ambitieux aimant beaucoup son école. Il décide donc un jour d'obliger ses élèves à fréquenter l'école le samedi, puis les fin de semaine au complet, ainsi que les jours fériés et les vacances d'été. L'ambition du directeur est sans bornes, mais les enfants et les enfants, eux, sont rapidement au bout du rouleau!
Si je me fie à la réaction des enfants de l'école anglophone, cet album est un véritable succès. Ils peinent à imaginer aller à l'école à tous les jours, même pendant les vacances d'été, et leur compassion pour les élèves de cette école est sans bornes. Quant à moi, j'ai beaucoup apprécié le travail de l'auteur, qui m'a justement beaucoup rappelé celui de Robert Munsch. En effet, l'histoire aurait aussi bien pu être écrite par lui. Une très belle découverte au rayon jeunesse, donc !