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samedi 12 mai 2018

La marque de la bête et autres nouvelles

Mon édition : Folio, 2005
116 pages

Quatrième de couverture :

Pour avoir profané Hanuman, le Dieu-Singe, avec la cendre de sa cigarette, un colon anglais est frappé par un étrange sortilège qui le transforme en bête hurlante. Seul un lépreux semble savoir comment le guérir...

Bisesa, une jeune veuve indienne, donne à son amant anglais une preuve d'amour toute orientale.

Jakin et Lew, deux enfants de troupe aussi drôles qu'héroïques, sonnent la charge au milieu de la débâcle générale et assurent ainsi une victoire inespérée à leur régiment.

Mon commentaire :
 
Je ne suis plus certaine de la façon dont ce recueil de nouvelles est arrivé sur les tablettes de ma bibliothèque. Je crois qu'il s'agissait d'une lecture obligatoire pour mon frère au cégep, et que comme il ne voulait pas le garder, il me l'a donné. Toujours est-il qu'un livre, ça se doit d'être lu. J'avais envie d'une courte lecture, que j'espérais sans cassage de tête.
 
Pour la longueur, j'ai été servie, pour le peu de complexité, je me suis complètement trompée.
 
C'est ma première expérience de Kipling, n'ayant pas lu Le livre de la jungle. Je n'avais donc absolument aucune attente, sinon celle annoncée par la quatrième de couverture de mon exemplaire : «un conteur de grand talent».
 
Si j'ai effectivement beaucoup aimé le style de la plume de Kipling, je dois avouer qu'il m'a complètement perdue à plus d'une reprise. Pour la première fois depuis longtemps, je me suis retrouvée dans la position de l'élève qui a une évaluation en compréhension de lecture avec un texte dont il n'a absolument pas les connaissances de base.
 
D'abord, je ne connais absolument rien de l'Inde du début du vingtième siècle, sinon le fait que c'était une colonie anglaise. Ensuite, ce qui est encore plus vrai dans la troisième nouvelle, je ne connais rien aux tactiques militaires, encore moins à celles des colons anglais de 1900. Finalement, la traduction est faite dans une français très européen. Le langage plutôt familier des personnages m'a donc laissée perplexe à plus d'une reprise. 
 
Les deux premières nouvelles sont tout de même accessibles. J'ai bien aimé la première, qui rappelle un peu les nouvelles fantastiques de Maupassant. De la deuxième, j'ai beaucoup aimé la longueur (très courte). Mais la troisième m'a été beaucoup plus pénible, et comme mon expérience s'est conclue avec cette nouvelle, mon ressenti final n'est pas très positif.
 
Au moins, je ne peux pas parler de déception, car je n'avais aucune attente particulière...
 
+23
 

mardi 26 août 2014

Les enquêtes d'Hercule Poirot

Titre original : Poirot Investigates
Mon édition : e-book gratuit
79 pages

Résumé (pris sur Babelio, ma version n'en comportant pas) :

On ne le répétera jamais assez : Hercule Poirot est le plus grand détective de tous les temps. Quel mystère pourrait le dérouter ? Disparition de bijoux inestimables, suicide suspect, espions retors, meurtre crapuleux, escroquerie de haut vol ou sombre affaire d'héritage, rien ne lui résiste. Mais surtout, pas d'acrobaties à quatre pattes dans l'herbe, une loupe à la main. Pas de dissertation sur un mégot taché de rouge à lèvres. Non, Hercule Poirot laisse ces divertissements aux besogneux de Scotland Yard. Il se contente de s'installer dans un fauteuil et de laisser fonctionner ses illustres petites cellules grises...
 
Commentaires généraux sur le livre :
 
Bien que le titre du livre aurait dû me mettre la puce à l'oreille, j'ai été plutôt surprise en l'ouvrant de découvrir que Les enquêtes d'Hercule Poirot est en fait un recueil de nouvelles. Comme le titre l'indique également, il s'agit toutes de nouvelles (neuf, pour être exacte) mettant en vedette le célèbre Hercule Poirot.
 
Même si je n'ai lu aucun autre recueil de nouvelles d'Agatha Christie, je suis forcée d'admettre qu'elle excellait davantage dans l'écriture de romans que de nouvelles. Peut-être est-ce le manque d'espace qu'impose la nouvelle, ou peut-être est-ce plus parce qu'elle a écrit ces nouvelles à ses débuts, mais j'ai trouvé qu'il manquait quelque chose à ces nouvelles, même si elles portent indubitablement la signature de la reine du crime.  
 
En dépit des lacunes évidentes de ce recueil de nouvelles, j'ai tout de même passé un bon moment de lecture. Leur longueur me permettait d'en lire une de temps en temps entre mes activités de la journée.
 
Mon résumé des nouvelles et commentaires plus spécifiques :
 
1- L'aventure de l'étoile de l'Ouest :
 
Deux diamants, l'étoile de l'Est et l'étoile de l'Ouest, risquent d'être volés à leurs propriétaires respectifs. Ces dernières reçoivent toutes deux des lettres de menaces et font appel à Hercule Poirot pour en découvrir l'auteur avant qu'il ne soit trop tard. Comme souvent dans les histoires d'Agatha Christie, Poirot se moque de son ami le capitaine Hastings et le ridiculise. C'est une nouvelle que j'ai trouvé très courte pour tous les développements qu'elle comportait, ce qui m'a donné l'impression qu'elle avait été bâclée. J'ai par conséquent été plutôt déçue par cette nouvelle.
 
2- La tragédie de Mordson Manor :
 
Une compagnie d'assurance-vie fait appel à Poirot pour qu'il enquête sur la mort en apparence accidentelle d'un homme qui était sur le bord de la faillite. Cette nouvelle ne m'a pas réservé de surprises, mais je l'ai trouvée assez distrayante.
 
3- L'aventure de l'appartement bon marché :
 
Lorsque Poirot apprend par Hastings qu'un couple s'est trouvé un appartement luxueux à un prix ridiculement bas, sa curiosité est piquée. Le voilà qui met son nez là où on ne l'a pas invité, persuadé qu'il résoudra cette énigme. Il se loue donc un des appartements au-dessus pour découvrir ce qui se cache sous ce mystère. J'ai trouvé cette nouvelle intéressante parce que différente de toutes les autres, mais le dénouement ne m'a pas plu. Je pense que je n'ai pas tout compris, et cela m'a frustrée.
 
4- Le mystère de Hunter's Lodge :
 
Poirot, cloué au lit à cause d'une grippe paralysante, se voit forcé d'envoyer le capitaine Hastings enquêter sur un meurtre à sa place. Selon ce qui est convenu entre eux, Hastings doit lui télégraphier tous les résultats de son enquête au fur et à la mesure qu'elle progresse. Voilà l'occasion pour Poirot de prouver toute la grandeur de son intelligence ! Même si j'ai trouvé l'idée de laisser Poirot au lit amusante, je me suis finalement mortellement ennuyée à la lecture de cette nouvelle.
 
5- Vol d'un million de dollars de bons :
 
Des bons d'une valeur d'un million de dollars sont amenés en Amérique par cargot. Ceux-ci sont mystérieusement volés quelques temps avant l'accostage à New-York du bateau. Lors de l'enquête, on découvre que des bons ont même été vendus quelques minutes avant que le cargot ne soit rentré au port ! Comment cela a-t-il pu être possible ? C'est la réponse que Poirot se charge de trouver. J'ai bien aimé cette nouvelle, mais comme pour la première, sa fin donne l'impression d'avoir été bâclée. Nous n'avons à peine le temps de se questionner sur le comment de la chose que l'affaire est résolue. Frustrant.
 
6- L'aventure du tombeau égyptien :
 
Une série de morts aux causes différentes mais apparemment liées ensemble causent tout un fracas dans le monde de l'archéologie. Des gens superstitieux commencent même à dire que ces morts sont liées à la découverte récente d'un tombeau. Poirot est appelé à enquêter, lui qui déteste voyager ! Quand j'ai lu le titre de la nouvelle, j'étais ravie, car j'avais hâte de me trouver dans un décor différent de l'Angleterre. J'ai beaucoup aimé lire les mésaventures de Poirot et son dégoût pour le voyage, mais l'enquête elle-même ne m'a pas passionnée du tout. Il y avait trop de personnages et trop peu de temps pour les démêler. Dommage.
 
7- L'enlèvement du premier ministre :
 
L'action se passe lors de la première guerre mondiale, alors que le premier ministre est enlevé à la veille d'un discours important. Les petites cellules grises du célèbre détective Poirot sont mises à contribution, mais pour une fois, elles ont bien de la difficulté à trouvé la clé de l'énigme. C'est à mon avis l'une des nouvelles les plus intéressantes du recueil, mais, au contraire des autres nouvelles, j'ai trouvé qu'elle comportait des longueurs et de nombreux détails inutiles. Comme quoi!
 
8- Le crime de Regent's Court :
 
Hastings, Poirot et le Dr Hawker discutent tranquillement lorsque la bonne de ce dernier arrive en trombes, déclarant que le comte Focastini l'appelle au secours. Les trois amis se rendent sur les lieux pour trouver Focastini mort assommé, avec pour seuls indices l'heure du crime ainsi que quelques restes de repas. J'ai trouvé que cette nouvelle est la mieux réussie du recueil. Elle est simple et classique, mais très bien faite. Cela ressemble plus à la Agatha Christie que je connais!
9- L'énigme du testament de Miss Marsh :
 
Miss Marsh fait appel à Poirot concernant le mystérieux testament de son oncle, dans lequel il la met au défi d'être plus intelligente que lui et de trouver le vrai testament caché dans son manoir. Poirot, flatté qu'on ait fait appel à lui, accepte avec plaisir cette enquête lui donnant une occasion de plus de prouver son intelligence légendaire. Cette nouvelle est ma préférée du recueil, même si elle est à mon avis moins bien réussie que la précédente. Je pense que c'est son originalité qui m'a plu. Les moyens employés par Miss Marsh pour trouver le testament sont discutables, mais bon. On est forcés d'admettre qu'elle aura été plus intelligente que son oncle, après tout !

lundi 18 juin 2012

Le Horla

Nouvelle tirée de : Contes réalistes et contes fantastiques de Guy de Maupassant
Maison d'édition : Beauchemin
Collection : Parcours d'une oeuvre
38 pages

Mon résumé :

Il se passe des choses étranges dans la maison du narrateur, un homme assez aisé vivant aux abords de la Seine. D'abord, le narrateur explique à son journal qu'il se sent anxieux, qu'il a du mal à dormir. Mais plus le temps passe, plus les événements étranges s'accumulent : les cauchemars du narrateur semblent de plus en plus réels, les domestiques de la maison se sentent aussi anxieux et se chamaillent pour un rien et l'eau dans la carafe du narrateur disparaît à chaque nuit. Le narrateur se questionne : serait-ce lui qui devient fou ou y a-t-il un véritable esprit malveillant dans la maison ?

Mon commentaire :

Cette nouvelle, dont j'avais déjà lu des extraits à l'école secondaire, m'a confirmé que je préfère de loin les nouvelles réalistes de Maupassant à ses nouvelles fantastiques. Pourtant, tous les éléments d'une bonne nouvelle fantastique y sont : le mystère, la montée de l'angoisse, l'incertitude, la potentielle folie du narrateur... Pourtant, je ne peux pas dire que j'ai tremblé ni que je voulais savoir à tout prix ce qui se passait dans la maison du narrateur. De toute façon, on ne peut pas dire que cette question ait été répondue... Peut-être est-ce d'ailleurs ce qui m'a déçue, le peu d'explications, le fait que la nouvelle se termine abruptement, sans qu'on ait de véritable idée de ce qui va se passer par la suite. J'ai donc eu une petite déception de ce côté-là, mais je suis tout de même heureuse d'avoir lu cette nouvelle qui est un grand classique de la littérature fantastique française.

jeudi 7 juin 2012

Nouvelles de Mallaig

Publié chez : VLB Éditeur
Année de publication  : 2007
188 pages

Quatrième de couverture :

Si vous avez dévoré la trilogie de Mallaig (la Chatelaine de Mallaig, Sorcha de Mallaig et l'Hermine de Mallaig) et êtes de ceux qui en redemandent, ou si vous voulez découvrir cette saga vendue à un demi-million d'exemplaires, ce recueil de nouvelles illustrées est pour vous.

Aux six récits bien ficelés qui font vivre les proches des trois héroïnes s'ajoutent une liste de personnages et une chronologie des évènements de la trilogie, deux répertoires exhaustifs qui mettent en évidence la part de fiction et la part d'Histoire contenues dans l'oeuvre. Des vues en couleur du château de Mallaig, une carte de l'Ecosse, et une vingtaine de dessins de scènes et de personnages viennent nourrir votre imaginaire et vous invitent à plonger ou à replonger dans cet univers captivant qui vous transporte au coeur de l'Ecosse Médiévale.

Mon commentaire :

Voilà un recueil à ne lire que si vous avez lu les trois tomes de la saga de Mallaig. Autrement, vous risquez de trouver cela plutôt ennuyeux. Si j'ai beaucoup apprécié ce recueil, c'est surtout parce qu'il m'a permis de renouer avec les personnages de la série que j'avais beaucoup aimés. En plus, comme j'ai visité plusieurs lieux qui sont mentionnés dans ces nouvelles, cela m'a permis de rêver. Mallaig, River Tay, l'Isle of Skye, Édimbourg, Oban, Glenfinnan sont tous des lieux mentionnés dans ces nouvelles que j'ai eu l'immense chance de visiter. Sans ces deux conditions, je pense que je me serais plutôt ennuyée. Les nouvelles de Mallaig sont en fait des compléments de la saga qui auraient pu en faire partie.
Ce que j'ai beaucoup apprécié de ce livre, sont les cartes du château de Mallaig et de l'Écosse, ainsi que les autres compléments : les dessins des personnages, la légende des personnages de la saga et des nouvelles ainsi que la chronologie des événements de toute la saga.
Bref, comme je l'ai expliqué, ce recueil s'adresse d'abord et avant tout à ceux qui ont lu et aimé les trois tomes de la saga. Pour fans seulement !

Résumé des nouvelles et commentaires:

Les résumés des six nouvelles que contient ce recueil provient du livre lui-même, que l'on peut retrouver aux pages 11 et 12 du livre.

LA MISSION DE BALTAIR : Écosse, 1406. Par l'infortuné Robert III, Baltair MacNèil s'implique dans la mission secrète de libérer le jeune prince Jacques retenu par le roi d'Angleterre et Lite y participe en mettant à contribution un capitaine de navire marchand de sa connaissance, mais le décès du monarque écossais fait échouer le projet.

Mon commentaire :  Je n'ai pas bien compris le but de nous raconter cette histoire si la mission dont il est question est finalement annulée à la dernière minute. J'ai eu l'impression que c'était un peu un non sens que cette nouvelle. C'est celle que j'ai le moins aimé, et de loin.

LE RÉCIT DES FRÈRES MACNÈIL : Écosse, 1410. Garçons turbulents au tempérament impétueux, les deux frères MacNèil rivalisent pour obtenir les privilèges au château. Alasdair, qui jouit de la préférence de sa mère, manigance afin d'écarter Iain de certains événements dans lesquels le cadets aurait pu briller sur l'aîné.

Mon commentaire: J'ai bien aimé cette nouvelle, elle a permis d'en savoir plus sur l'enfance de Iain MacNèil, un de mes personnages préférés de la saga de Mallaig.

L'ÉMANCIPATION D'IAIN : Écosse, 1417. La reprise de la cour d'amour au château par dame Lite, qui s'ennuie durant l'absence de son fils Alasdair parti s'instruire à Édombourg, aiguise la concupiscience de Ceit, une dame de compagnie à Mallaig. Cette dernière entreprend de séduire le fils de sa maîtresse, le jeune Iain alors âgé de seize ans.

Mon commentaire : Cette nouvelle permet d'en savoir plus sur les événements qui ont mené à la naissance de Ceit, son enfant illégitime. On apprend aussi comment Iain s'est initié à la sexualité. J'ai bien aimé cette nouvelle.

LE DEVOIR DE LENNOX : Écosse, 1427. Le lieutenant Lennox rachète son contrat au seigneur Keith pour se joindre à la maison du seigneur MacNèil. Il reprend le domaine d'Andreas désavoué par le clan et obtient son titre de laird. En mission pour Mallaig, il sauve Angusina, une jeune femme démunie qu'il se sent obligé de recueillir et finalement d'épouser.

Mon commentaire : Je ne me souvenais plus du personnage de Lennox, qui est en fait le père de Sorcha de Mallaig. Cette nouvelle raconte comment cet homme a rencontré celle qui allait devenir sa femme, Angusina. Je n'ai pas bien compris pourquoi Lennox désirait épouser cette femme si secrète et revêche, mais c'est une nouvelle que j'ai bien apprécié.

LE RÉCIT DE TÒMAS : Écosse, 1429. En dépit des réticences de son cousin Iain, Tòmas veut épouser la servante Jenny. Bien qu'il se sente secrètement appuyé par dame Gunelle dans son entreprise, c'est le comportement insistant de Jenny qui fait aboutir le projet.

Mon commentaire : Tòmas est un autre personnage de la série de Mallaig que j'avais beaucoup aimé. J'ai eu plaisir à retrouver l'homme de confiance de Iain alors que ce dernier tente de le marier de force à une dame de la cour qui est enceinte illégitimement. Mais ni Tòmas, ni Jenny n'ont l'intention que ce mariage se concrétise... Une autre bonne nouvelle, j'ai beaucoup aimé le retournement de situation de la fin.

LE PLAN DE BEATHAG : Écosse, 1434. Rongée par sa rancune envers Iain MacNèil, Beathag voit une occasion inespérée de vengeance s'offrir à elle le jour où son ennemi se présente à l'auberge dans laquelle elle tient négoce depuis près de dix ans. Se sachant atteinte par une maladie contagieuse, elle s'arrange pour enivrer MacNèil de sorte à pouvoir l'infecter à son insu.

Mon commentaire : J'ai eu beaucoup moins de plaisir à retrouver le personnage détestable et rancunier de Beathag, mais je dois avouer que j'ai tout de même trouvé cette nouvelle assez réussie. Je pense que j'aime ça détester un personnage malveillant comme Beathag !

lundi 14 mai 2012

La main

Nouvelle tirée de : Contes réalistes et contes fantastiques de Guy de Maupassant
Maison d'édition : Beauchemin
Collection : Parcours d'une oeuvre
8 pages

Mon commentaire :

Cette nouvelle est tirée d'un recueil que j'avais dû acheter pour un cours de français au cégep. Nous n'avions lu que les nouvelles réalistes du livre, soit Boule de Suif et la Parure, deux nouvelles que j'ai d'ailleurs relues dans le temps des fêtes et que j'ai commentées sur ce blog. La partie des contes fantastiques contient également deux nouvelles. La plus connue est Le Horla, que j'ai lu il y a plusieurs années et que je compte relire prochainement. La deuxième est une très courte nouvelle intitulée La main.
En gros, La main, c'est l'histoire d'un juge qui raconte à des femmes abusant du mot surnaturel un événement étrange dont il a été témoin quand il était plus jeune. C'était à l'époque où il vivait en Corse. Un Anglais étrange et sauvage s'était nouvellement installé dans la région. Il suscitait la curiosité, car on ne le voyait jamais en ville. Il semblait ne jamais sortir de chez lui, sauf pour les excursions de chasse. Un jour, le juge a eu l'occasion de l'aborder et il a été invité dans sa maison. C'est alors que le juge a vu quelque chose d'affreux et de bizarre exposé dans la maison. Une main noire et désséchée retenue par des chaînes. Main qui, selon l'Anglais, essayait toujours de s'enfuir...
Je n'en dirai pas plus, car ce serait un crime d'écrire plus de détails sur une si courte nouvelle.
Si je n'ai pas eu de surprise avec cette nouvelle, je peux dire qu'elle ferait une excellente légende de peur à raconter aux jeunes sur le bord d'un feu de camp. Toutefois, comme souvent avec les nouvelles, j'en oublierai rapidement le contenu. C'était beaucoup trop court pour susciter la moindre tension, le moindre questionnement. Je ne suis donc ni déçue, ni enthousiasmée par cette nouvelle.
Tout ce que je peux dire, c'est que jusqu'à maintenant, je préfère les nouvelles réalistes de Guy de Maupassant à celles qui sont fantastiques. Je changerai peut-être d'avis après avoir relu Le Horla, que j'ai lu il y a beaucoup trop longtemps, mais je ne crois pas que ce sera le cas. Enfin, on verra !

samedi 17 mars 2012

Farenheit 451



Titre original : Farenheit 451
Première édition : 1953
Mon édition : Gallimard, 1955
Collection : 1000 soleils
160 pages

Résumé (pris sur Babelio):

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif.
Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

Né en 1920, Ray Bradbury s'impose à la fin des années 40 comme un écrivain majeur, avec la parution d'une série de nouvelles oniriques et mélancoliques, plus tard réunies sous le titre de Chroniques martiennes. Publié en 1953, Fahrenheit 451, qui finit d'asseoir la réputation mondiale de l'auteur, sera porté à l'écran par François Truffaut.

Mon commentaire :

Farenheit 451 est un grand classique de la science fiction que j'ai longtemps négligé de lire en raison de mon manque général d'attrait pour ce type de littérature. Toutefois, comme j'ai il y a maintenant bien deux ans de cela pris la résolution de m'initier à ce type de littérature, et comme je n'ai pas trop bien saisi ma chance jusqu'à maintenant, j'ai décidé de l'emprunter à la bibliothèque la dernière fois que j'y suis allée.
Farenheit 451 décrit un monde totalement horrible et inconcevable pour tout lecteur qui se respecte. Je savais déjà que le personnage principal de l'histoire brûlerait des livres, bien sûr, mais malgré cela l'idée de faire disparaître toute la littérature et toutes les connaissances contenues dans les livres me donnait des frissons. Le fait qu'on veuille manipuler les gens à ce point me rebutait aussi, mais en même temps, je me rendait compte que la publicité dont nous sommes entourés est une forme de manipulation similaire, quoique moins importante. Bref, l'idée derrière l'histoire était géniale, mais l'écriture l'est un peu moins.
J'ai trouvé que malheureusement, l'intrigue souffrait de quelques longueurs et que les idées de l'auteur manquaient parfois de netteté dans la façon dont elles étaient écrites.
J'ai tout de même passé un agréable moment en compagnie de Montag. Je ne regrette pas du tout d'avoir enfin lu ce classique ! Je pourrai en parler, maintenant !

9/26

2/11

2/3

jeudi 29 décembre 2011

Boule de suif et autres nouvelles

Éditeur : Gallimard
Collection Folio classiques, 1995
315 pages

Quatrième de couverture (des éditions Librio) :

1870, la débâcle. Les Prussiens entrent dans Rouen. Et voilà que deux couples, deux bonnes sœurs, un démocrate et une femme de petite vertu, s'apprêtent à quitter la ville par la même diligence. Drôle d'équipage ! D'abord rejetée, Boule de Suif, jolie fille aux mœurs légères, saura gagner par son bon cœur l'estime des bourgeois.
Mais résistera-t-elle à l'intérêt personnel et à l'odieux chantage d'un Prussien mal intentionné? Une prostituée patriote, un bijou maudit, un assassin travesti, un mari jaloux, un fils disparu, un couple de voyeurs, un fiancé sans scrupules, une femme héroïque et un amateur d'art sont
autant de saynètes où le maître de la nouvelle dénonce d'un trait rageur et insolent les fausses convenances, l'égoïsme et la cruauté de la vie.

Mon commentaire :   

La dernière lecture que je souhaitais refaire avant la fin de l'année était celle de Boule de suif et autres nouvelles. C'est seulement hier que j'ai réalisé que le livre que j'avais de Maupassant n'était en fait pas le même que celui qu'il fallait lire pour le Baby-challenge 2011 ! Une chance que je m'en suis aperçue avant la fin, car sinon je n'aurais pas réellement terminé le challenge avant le 31 décembre. Fiou !
En fait, mon recueil contenait bel et bien les nouvelles Boule de Suif et La parure, mais pas les autres, soit Le lit 29, Rose, La serre, Une soirée, Le vengeur, L'attente et La dot, n'y étaient pas, remplacées par Le Horla et La main.
J'ai donc relu Boule de Suif et La parure, comme prévu, puis j'ai été trouvé les autres nouvelles sur Internet sous forme de livre audio ou de livre électronique. C'est comme ça que j'ai découvert deux super sites Internet. Le premier a l'intention de publier tous les écrits de Maupassant sous forme de livres audios (plusieurs sont déjà là) et le deuxième présente de nombreux livres électroniques libres de droit. Beaucoup de plaisir en perspective ! Je ne m'étais jamais attardée à explorer ces sites Internet auparavant, alors j'ai été très heureuse de les découvrir ! Vive Internet !
Mais passons maintenant à la critique des nouvelles contenues dans ce recueil.

Boule de suif : J'avais lu cette nouvelle dans un cours de français du cégep, et j'en avais gardé un souvenir positif, sans toutefois me rappeler réellement l'histoire. Je me rappelais vaguement la scène dans la diligence alors que Boule de Suif partage son repas avec les voyageurs qui l'accompagnaient, mais sans plus. Aussi, j'ai été ravie de redécouvrir cette oeuvre, surtout que je l'ai relue accompagnée du livre audio ! J'ai trouvé Maupassant bien injuste pour cette pauvre Boule de Suif, mais en même temps, tellement réaliste ! À cette époque comme aujourd'hui, la plupart des gens auraient probablement agi comme l'ont fait ces bourgeois si une situation semblable se produisait.

La parure : J'ai relu cette nouvelle-ci dans mon recueil, sans le livre audio, cette fois-ci. J'ai vraiment adoré cette nouvelle et sa fin prévisible mais excellente! Une nouvelle courte et percutante comme je les aime. Je n'ai toutefois pas pu m'empêcher de vouloir que l'histoire se prolonge un peu, histoire de connaître la réaction de la dame... Pauvre fille !

Le lit 29 : Cette nouvelle se veut un peu la caricature du militaire fier et pompeux. J'ai beaucoup aimé cette nouvelle, même si l'attitude des deux personnages principaux m'a un peu rebutée. Au final, ils n'auront eu que ce qu'ils méritaient !

Rose : Je n'ai pas accroché à cette nouvelle, bien que la fin ait été totalement inattendue ! Il y a comme trois histoires imbriquées, et dans une si courte nouvelle ça ne peut que nuire à l'action. Comme je l'ai dit, la fin est totalement inattendue, mais il y a de quoi, puisque aucun indice ne permettait de l'envisager ! De plus, les deux premières parties de l'histoire auraient pu être supprimées sans modifier quoi que ce soit au déroulement de l'histoire.

La serre :  J'ai trouvé cette nouvelle un peu bizarre, mais très osée de la part de Maupassant. En effet, il ne fallait pas manquer de toupet pour parler aussi explicitement de voyeurisme à son époque !

Une soirée : Une courte nouvelle que j'ai écoutée en format audio. Le début m'a beaucoup ennuyée et les personnages ne m'ont pas plu, mais j'ai trouvé le dénouement, quoique un peu prévisible, très cocasse !

Le vengeur : Comme pour la nouvelle La serre, j'ai trouvé que Le vengeur était à la fois osé et un peu de mauvais goût. Le fait que l'ami et l'ex-épouse se moquent de monsieur Souris alors qu'il est mort et que les deux sont ensemble m'a agacée. Ça en fait des personnages détestables, mais c'était sans doute l'intention de Maupassant ! Je ne voyais pas trop où l'auteur voulait s'en aller avec cette histoire, mais j'ai beaucoup aimé la fin !

L'attente : J'ai été complètement frustrée par le dénouement de cette nouvelle. Je sais bien que toutes les histoires ne peuvent bien se terminer, et je n'ai normalement pas beaucoup de mal à m'en remettre, mais cette fois-ci, en plus de mal finir, la nouvelle se termine abruptement, sans préavis. Frustrant !

La dot : Cette nouvelle m'a complètement bluffée. Une remarque du père de la jeune fille à son beau-fils concernant la dot m'avais laissé envisager une certaine fin de laquelle je n'ai pas voulu démordre, tellement j'étais certaine de comment cela allait se terminer ! Mais ce n'était qu'un piège dans lequel j'avais allègrement plongé. Le dénouement m'a laissé la bouche béante ! Excellente nouvelle !

En résumé, un très bon recueil de nouvelles. Maupassant est un maître dans l'art de la nouvelle. C'est l'un des seuls dont je peux lire les nouvelles l'une après l'autre sans jamais m'ennuyer. Je compte en lire bien d'autres, en commençant par le Horla dont je n'ai lu que des extraits jusqu'à maintenant.



mardi 1 novembre 2011

Abonnement à deux magazines !

Oui, j'ai craqué le mois dernier pour deux magazines auxquels je souhaitais m'abonner depuis bien longtemps :

  1. Lurelu, une superbe revue sur la littérature jeunesse au Québec
  2. Québec français, un magazine sur la culture, la littérature et la pédagogie (tout pour me plaire !)
Bien entendu, même si j'ai reçu le premier numéro de chaque revue, je ne les toujours pas ouvertes, par manque de temps ! Noël, arrive !

samedi 27 août 2011

Masse critique Québec de retour !


Je l'attendais avec impatience, ce retour de l'opération Masse Critique Québec ! Et pour mon plus grand bonheur, la sélection semble plus complète que l'an dernier ! Parions que les éditeurs québécois commencent à se rendre compte de l'impact publicitaires de nos blogues ...
Rendez-vous donc le 1er septembre à 9h pour l'inscription !

vendredi 1 juillet 2011

Le joueur d'échecs

Titre original : Die Schachnovelle
Le livre de poche, 2010
Première édition : 1943
125 pages

Résumé de l'éditeur :

Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi frustre qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ?
Les circonstances dans lesquelles l'homme a acquis cette science sont terribles. Elles nous renvoient aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.
Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit un personnage avec une ironie douloureuse, « pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons. »

Mon commentaire :

Pas la peine de discourir plus longuement sur le résumé du livre- tout ce qui doit être dit l'est dans le résumé. J'ai lu cette nouvelle dans un temps record, hypnotisée que j'étais à la fois par l'écriture de Zweig et par l'histoire qu'il a écrite, la dernière nouvelle qu'il ait écrite avant sa mort.
Je ne connais pourtant absolument rien aux échecs, n'ayant joué qu'une seule et unique partie dans ma vie lors d'un cours de didactique des mathématiques. Pourtant, cette courte expérience m'a permis d'apprécier les qualités de ce jeu qui demandent une concentration extrême, mais surtout une capacité incroyable à prévoir les coups de son adversaire et de voir où le jeu sera rendu quelques coups plus loin.
Pour cette raison et sans doute pour bien d'autres, j'ai été comme stupéfiée par le talent de ces deux admirables joueurs d'échecs qui se rencontreront lors de deux impressionnantes parties d'échecs.
On apprendra également l'histoire de cet homme qui, à ses dires, n'a pas joué aux échecs depuis de nombreuses années, histoire qui nous fera craindre le pire pour lui.
Bref, on ne lit pas Le joueur d'échecs sans une certaine angoisse propice à rendre cette nouvelle pourtant si courte inoubliable ! Je comprends mieux pourquoi certaines blogueuses admirent tant Stefan Zweig !


mardi 5 octobre 2010

Mon pire prof

Résumé de l'éditeur :
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Trois histoires rigolotes sur un même thème
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Laurence
Pour Laurence, le pire prof, c'est certainement celui qui l'oblige à faire de la poutre d'équilibre, des redressements assis, une course à relais, soixante-quinze jumping jacks ou une partie de mini-hockey dans le gymnase. Y a-t-il un peu d'espoir pour Laurence de s'en sortir ? Pas vraiment.
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Yo
Yo se prépare à mourir d'ennui : rien de pire que du français pour terminer la semaine ! Surtout avec son enseignante, madame Taillefer. Heureusement, Yo connaît un truc génial pour mettre de l'action en classe. Mais il y aura peut-être un peu trop d'action, cette fois...
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Daphné
M. Pigault-Lebrun est professeur d'histoire et il croit dur comme fer que tous les élèves de sa classe sont doués. Daphné aime l'histoire et elle croit dur comme fer que tous les élèves de la classe pensent que Montcalm est un nom de rue et Wolfe, un grand méchant loup. Comment réussiront-ils à concilier la vérité de l'histoire et pouvoir de l'imagination ?
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Mon commentaire :
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Encore une autre belle découverte grâce à mon travail de littérature jeunesse ! Cette fois-ci, je devais trouver des nouvelles de littérature jeunesse, et en fouillant le moteur de recherche de la bibliothèque municipale, je suis tombée sur les livres de la collection le Trio Rigolo, des Éditions FouLire.
J'adore le concept : trois auteurs, trois personnages, un sujet. Pour chacun des livres qui composent la collection, les trois auteurs choississent un sujet, ici, mon pire prof, et brodent une nouvelle rigolote mettant en vedette leur personnage.
J'ai beaucoup souri en lisant ce petit livre, car j'avais l'impression de retourner dix-douze ans en arrière et de me retrouver sur les bancs de l'école secondaire. J'ai reconnu plusieurs personnes en Laurence, quelques-unes en Yo et quelques-unes en Daphné aussi. Je suis certaine que si vous lisez les livres de cette collection, vous reconnaîtrez aussi des personnes avec lesquelles vous avez grandi, si ce n'est pas vous-même que vous reconnaissez en eux !
Un bon moment de lecture ! Je compte bien découvrir les autres livres de la collection un jour (je ne peux malheureusement pas être plus précise étant donné le nombre astronomique de lectures qui m'attendent).

lundi 13 septembre 2010

Nouvelles orientales

Résumé de l'éditeur :

Orientales, toutes les créatures de Marguerite Youcenar le sont à leur manière, subtilement. L'Hadrien des Mémoires se veut le plus grec des empereurs, comme Zénon, dans la quête de son Oeuvre au Noir, paraît souvent instruit d'autres sagesses que celles de l'Occident. L'auteur elle-même, cheminant à travers Le Labyrinthe du Monde, poursuit une grande méditation sur le devenir des hommes qui rejoint la pensée bouddhiste.

Avec ces Nouvelles, écrites au cours des dix années qui ont précédé la guerre, la tentation de l'Orient est clairement avouée dans le décor, dans le style, dans l'esprit des textes. De la Chine à la Grèce, des Balkans au Japon, ces contes accompagnent le voyageur comme autant de clés pour une seule musique, venue d'ailleurs. Les surprenants sortilèges du peintre Wang-Fô, " qui aimait l'image des choses et non les choses elles-mêmes ", font écho à l'amertume du vieux Cornelius Berg, " touchant les objets qu'il ne peignait plus ". Marko Kralievitch, le Serbe sans peur qui sait trompait les Turcs et la mort aussi bien que les femmes, est frère du prince Genghi, sorti d'un roman japonais du XIe siècle, par l'égoïsme du séducteur aveugle à la passion vraie, comme l'amour sublime de sacrifice de la déesse Kâli, " nénuphar de la perfection ", à qui ses malheurs apprendront enfin l'inanité du désir... "

Légendes saisies en vol, fables ou apologues, ces Nouvelles Orientales forment un édifice à part dans l'œuvre de Marguerite Yourcenar, précieux comme une chapelle dans un vaste palais. Le réel s'y fait changeant, le rêve et le mythe y parlent un langage à chaque fois nouveau, et si le désir, la passion y brûlent souvent d'une ardeur brutale, presque inattendue, c'est peut-être qu'ils trouvent dans l'admirable économie de ces brefs récits le contraste idéal et nécessaire à leur soudain flamboiement.

Contenu du livre :

Les Nouvelles Orientales de Marguerite Yourcenar sont regroupées dans un petit recueil de 143 pages. Il y a dix courtes nouvelles, qui ne sont pas toutes si «orientales» que cela. Elles ont bien toutes un petit côté asiatique de par leur côté poétique et fragile, mais elles ne se déroulent pas toutes en Asie (en Grèce, en Serbie et aux Pays-Bas, entre autres ! Pas vraiment l'Asie, me direz-vous). Pour l'écriture de ces nouvelles, l'auteure s'est inspirée de divers contes, légendes, fables et superstitions. Le tout en fait un petit recueil de rêves.

Le recueil est composé des nouvelles suivantes :

Comment Wang-Fô fût sauvé :
Un peintre nomade et son disciple parcourent le royaume de Han à la recherche d'idées de peinture et pour mendier. Un jour, ils sont capturés par des sujets de l'Empereur, qui a de la racune envers Wang-Fô parce que ses oeuvres sont tellement belles qu'elles lui ont fait croire en un monde meilleur. Il tentera de punir le peintre de la manière la plus cruelle qui soit pour un peintre : en lui coupant les mains et en lui crevant les yeux.
Le sourire de Marko:
Sur un paquebot italien, un ingénieur français, un pacha égyptien et un archéologue grec se racontent l'histoire de Marko, un grand homme de tradition chrétienne vivant dans un milieu où la religion dominante est l'islam. On lui a infligé les pires tortures et il a résisté stoïquement à toutes, sauf à une : celle du désir.
Le lait de la mort :
Trois frères tentent sans succès d'ériger une tour, mais celle-ci s'effondre à tous les coups. La tradition veut qu'un corps humain doit être enseveli avec les fondations de la tour pour résister à toutes les épreuves. Les trois frères s'en remettront au sort pour déterminer laquelle de leurs épouses mourra dans les fondations de la tour.
Le dernier amour du prince Genghi :
Le prince Genghi a toujours été d'une beauté éblouissante, et durant sa vie, il a eu de nombreuses amoureuses et amantes. À l'aube de sa cinquantaine d'année, il part s'isoler du reste du monde, car il ne veut pas que les gens le voient vieillir et s'enlaidir. À son insu, l'une de ses servantes, qui l'a toujours aimé profondément, va tenter de profiter de sa prochaine cécité pour le séduire en cachant sa véritable identité.
L'homme qui a aimé les Néréides :
Panegyotis, un beau jeune homme intelligent, perd la raison après avoir rencontré les Néréides et avoir cédé à des tentations charnelles auprès d'elles. On raconte ici l'histoire de cet homme, qui malgré le fait qu'il soit devenu muet, fait l'envie des autres hommes.
Notre-Dame-des-Hirondelles :
Un moine tente d'éradiquer les moeurs païennes des habitants de son village. Lorsqu'il rencontrera les nymphes, il tentera de les persécuter par tous les moyens, entres autres en les maintenant enfermées dans une caverne. Un jour, cependant, il croisera sur son chemin un Sage qui lui fera réaliser que les nymphes elles aussi sont des créatures de Dieu.
La veuve Aphrodissia :
Aphrossia, veuve du pope du village, vit secrètement avec Kostis le Rouge une relation extra-conjugale passionnée à l'insu de tous. Mais Kostis le Rouge est un véritable criminel. Il tue et il vole sans vergogne. Lorsque ce dernier ainsi que ses amis se feront attraper et exécuter, la veuve perdra la raison et fera des gestes insensés pour empêcher que le corps de son amant soit brûlé au bûcher.
Kâli décapitée :
Kâli est une créature divine et divinement belle. Un jour, des Dieux jaloux lui envoyent la foudre dessus et sa tête s'en trouve séparée du reste de son corps. On tentera de la reconstituer, mais par mégarde, on fusionnera sa tête divine avec le corps d'une putain. Dès lors, elle se trouvera déchirée entre ses comportements de prostituée et ses pensées de créature divine.
La fin de Marco Kraliévitch :
Marco Kraliévitch, grand héros apprécié de tout le village et mangeant comme dix, trouvera la mort dans des circonstances étranges et inexplicables face à un vieillard.
La tristesse de Cornélius Berg :
Cette dernière nouvelles raconte les déboires d'un peintre médiocre qui sombre dans la mélancolie et dans l'alcool. Il n'a plus de contact avec sa famille, sauf avec le vieux Sydic de Haarlem, qui voue une passion aux tulipes et à leurs couleurs. Un jour, celui-ci fait réaliser au peintre que le peintre de l'Univers, c'est Dieu.
Mon commentaire :
Nouvelles Orientales est un recueil de nouvelles comme j'en ai peu apprécié jusqu'ici. J'avais ly quelques-unes des nouvelles qui composent ce recueil à ma première année de cégep pour mon cours de français, et je m'étais toujours promis qu'un jour j'allais les lire toutes. Le challenge ABC était l'occasion ou jamais !
Ce qui m'a le plus plu de ces nouvelles, c'est précisément ce qui en temps normal me déplaît le plus dans ce type d'histoire: le fait qu'elles sont courtes et que, par conséquent, les personnages paraissent peu travaillés.
Toutes les nouvelles sont intéressantes, mais si vous ne devez qu'en lire quelques-unes, je vous suggère de vous concentrer sur les premières, en particulier sur les quatre premières, qui m'ont semblé plus travaillées et dont les dénouements sont un peu moins soudains.
Les Nouvelles Orientales nous entraînent le temps d'un clin-d'oeil dans des endroits et à des époques qui ne semblent pas faire partie de notre histoire. Tout paraît si irréel ! L'écriture est magnifique, poétique et musicale. On voit les couleurs, on sent les odeurs et on goûte les aliments, tellement l'écriture est belle. Et pourtant, quand on la regarde de façon rationnelle, il y a là si peu de mots ! L'imagination fait tout à la place des mots. C'est une expérience incomparable, que je recommande à tous !

vendredi 27 août 2010

Mille excuses

Je vais aller à l'encontre de mes habitudes et publier un billet légèrement hors sujet !
Comme certains d'entre vous ont dû le réaliser, ce blogue est au ralenti depuis quelques temps. C'est que, depuis le début du mois d'août, ma vie est plus que mouvementée, non pas en termes d'occupations mais plutôt en termes d'émotions. Il s'est passé plusieurs événements majeurs dans ma vie qui ont fait en sorte que pour le moment, le coeur n'y est plus. Je suis certaine que ce n'est que temporaire et que je serai bientôt de retour sur les rails, mais en attendant je vous prie de bien vouloir m'en excuser.
L'une des raisons pour lesquelles je vous écris ceci est que Babelio ainsi que Louise Courteau éditrice attendent impatiemment de ma part une critique du livre Now or Never l'urgence d'agir. J'avais en principe un mois pour lire et critiquer le livre, mais mon mois arrive à échéance demain et je sais d'ores et déjà que je n'arriverai pas à publier ma critique à temps. Je m'en excuse mille fois, et ma critique ne tardera pas trop, promis ! J'ai déjà lu plus de la moitié du livre. Certains dans mon cas se seraient permis de ne critiquer que ce qu'ils ont lu, mais ce n'est pas mon genre. Et puis, ce n'est pas le genre de livre dont on peut se faire une opinion précise tant qu'on ne l'a pas terminé.
Ce que je peux en dire pour le moment, toutefois, c'est que certains passages du livre tombent pile poil au moment de ma vie où j'ai besoin de les lire. C'est... quelque chose. Plus de détails un peu plus tard !
Je vous reviens bientôt, donc, avec une critique de Now or Never !
D'ici là, je vous souhaite à tous et à toutes une bonne fin d'été !

dimanche 7 décembre 2008

Longtemps après

D'abord et avant tout connue pour ses séries «Anne la maison aux pignons verts» et « Émilie de la Nouvelle Lune», Lucy Maud Montgomery a aussi été l'auteure de très nombreuses nouvelles.
Au début de mon adolescence, j'étais une grande fan de ses oeuvres, peut-être par naïveté. Pourtant, même en la relisant des années plus tard, je trouve toujours ses romans et ses nouvelles très rafraîchissants. Ils sont imprégnés d'une atmosphère unique et aussi calme et relaxante que l'Île où se situent ses histoires. On replonge comme si on y avait vécu au début du vingtième siècle dans la campagne de l'Île-du-Prince Édouard (voir photos sur le blog), à l'époque où on allait écouter des sermons, où on faisait des scandales de peu, et on «courtisait».
En tout cas, ce n'est pas pour parler de l'oeuvre de Lucy Maud Montgomery que j'écris cette fois-ci (sans doute que je le ferai une autre fois, étant donné qu'elle a déjà été parmi mes auteures favorites), mais de son recueil de nouvelles «Longtemps Après». Les nouvelles qui le composent ont tous en commun le thème des retrouvailles. Dans chacune des nouvelles, un membre de la famille, un ancien amoureux ou un ancien ami revient de loin, ou alors des gens se réconcilient de très longues querelles.
C'est bien beau, mais bien naïf aussi, je vous l'avoue. Mais est-ce que ça ne fait pas du bien parfois de lire des histoires ou tout finit invariablement bien ?
Le recueil contient les nouvelles suivantes:

«Longtemps après» - «After Many Days» (1903)
«Les roses de la mariée» - «The Bride Roses« (1903)
«L'idylle de Jedediah» - «The Romance of Jedediah» (1912)
«L'enfant d'Élizabeth» - «Elizabeth's Child» (1904)
«La vieille vallée» - «In the Old Valley» (1906)
«Le frère prodigue» - «The Prodigal Brother» (1914)
«La vengeance de Robert Turner» - «Robert (1935)
«Le prix» - «The Price» (1930)
«Les noces d'or» - «A Golden Wedding» (1909)
«La revanche de Mme March» - «Mrs March's Revenge» (1904)
«Une cérémonie improvisée» - «An Unpremiditated Ceremony» (1907)
«La chambre de Missy» - «Missy's Room» (1907)
«L'histoire d'oncle Dick» - «The Story of Uncle Dick» (1906)
«L'idylle de tante Beatrice» - «The Romance of Aunt Beatrice» (1902)
«L'entêtement de Théodosia» - «The Setness of Theodosia» (1901)
«Entre la colline et la vallée»- «Between the Hill and the Valley» (1905)
«L'homme sans mémoire» - «The Man Who Forgot» (1932)

Si jamais vous lisez ce recueil, remarquez comment les nouvelles perdent de leur petite touche naïve avec le temps. Curieusement, les deux nouvelles les plus sombres de tout le livre sont deux des trois dernières nouvelles écrites qui constituent ce recueil.