jeudi 28 juillet 2011

Le Comte de Monte Cristo, partie 2

Éditions Gallimard, 2008
Collection Folio classique
1454 pages en tout
751 pages dans cette deuxième partie.

Quatrième de couverture :

La maison était triste parce qu'elle avait des remords ; elle avait des remords parce qu'elle cachait un crime.
«Oh ! qui dit que c'est un crime ? reprit Villefort, tentant un dernier effort.
-Comment ! un enfant enterré vivant dans un jardin, ce n'est pas un crime ? s'écria Monte-Cristo. Comment appelez-vous donc cette action-là, monsieur le procureur du roi ?
-Mais qui dit qu'il a été enterré vivant ?
-Pourquoi l'enterrer là, s'il était mort ? Ce jardin n'a jamais été un cimetière.
-Que fait-on aux infanticides dans ce pays-ci ? demanda naïvement le major Cavalcanti.
-Oh ! mon Dieu ! on leur coupe tout bonnement le cou, répondit Danglars.
-Ah ! on leur coupe le cou, fit Cavalcanti.
-Je le crois... N'est-ce pas, monsieur de Villefort ? demanda Monte-Cristo.
-Oui, monsieur le comte », répondit celui-ci avec un accent qui n'avait plus rien d'humain.

Mon commentaire :

Génialissime ! Est-ce un mot ? Peu importe, vous aurez compris ce que j'ai pensé de cette deuxième partie du comte de Monte-Cristo.
Dans cette deuxième partie, le comte continue sa mission de se venger de ceux qui l'ont fait emprisonner juste comme il allait toucher au bonheur il y a plusieurs années. Pour une rancoeur, ça en est toute une, puisque cette vengeance s'étale sur plusieurs années et semble occuper toutes les pensées du comte de Monte Cristo. Ce choix de passer une bonne partie de sa vie à exercer sa vengeance alors qu'on peut finalement, après plusieurs années, profiter de sa liberté, peut paraître douteux. Mais en même temps, c'est compréhensible, étant donné toutes les souffrances et les injustices par lesquelles sont passées le personnage principal.
Dire que j'ai adoré le Comte de Monte-Cristo ne serait pas assez. J'ai été complètement éblouie par le talent d'Alexandre Dumas à maintenir l'intérêt de ses lecteurs sur plus de 1400 pages écrites en caractères tout petits, tout petits ! Chaque jour, je ne pensais qu'au moment de sortir du travail pour dévorer quelques pages de plus ! J'ai bien fait une petite pause pour lire quelques autres livres, mais une fois commencée la deuxième partie, je n'ai plus arrêté jusqu'à l'avoir terminée. J'avais TELLEMENT hâte de voir comment Monte-Cristo réussirait à exercer sa vengeance. Je me mourrais aussi de savoir quel serait son état d'esprit une fois sa mission accomplie. Heureusement, la fin a répondu à toutes mes interrogations, et j'en ressors ravie ! Jamais je ne me suis ennuyée au cours de cette lecture.
Tout au long de ma lecture, je me disais que cette histoire aurait fait des merveilles comme feuilleton ou comme chronique hebdomadaire dans un journal. En effet, le fait que Dumas traite de plusieurs familles à la fois fait en sorte qu'il y a une espèce de coupure qui se fait à la fin de chapitre. C'est donc sans trop de surprise que j'ai appris que c'est justement sous forme de feuilleton dans un journal que sont d'abord parues les aventures du Comte de Monte-Cristo ! Comme j'aurais aimé pouvoir découvrir cette histoire petit à petit, savourant ainsi tout mon plaisir !
Je relirai sans nul doute le Comte de Monte-Cristo un jour. C'est si bien pensé, et il y a tellement de petits détails que je suis certaine qu'une relecture me permettrait de faire de nouvelles découvertes.
Je peux le dire maintenant, je suis vendue Dumas et j'ai très très hâte de dévorer ses autres oeuvres. Les trois mousquetaires m'attendent dans ma PAL... Combien de temps saurais-je y résister ? Les paris sont ouverts !

Autre livre d'Alexandre Dumas que j'ai lu : 




4 commentaires:

Purple Velvet a dit…

et en effet, l'histoire a fait merveille, publiée en feuilleton dans le journal des débats entre 1844 et 1846.. Comme beaucoup d'autres oeuvres de Dumas d'ailleurs. et plus généralement de nombreux autres auteurs de romans de l'époque: Balzac, Hugo, jules Verne et tant d'autres. En fait la plupart des romans a succès de l'époque on d'abord paru en feuilleton, grâce au développement de la presse, qui a augmenté considérablement le nombre de lecteurs. Contente de voir qu'il t'a plu (oui je maintiens que Noirtier est le personnage que j'ai préféré :))

Isa a dit…

Ah ! Je ne savais pas... Comme on dit au Québec, je vais me coucher moins niaiseuse ce soir !

Suzan a dit…

Un roman que j’ai beaucoup aimé. Tiens je devrais le mettre dans mes livres à relire. ;-)

Isa a dit…

@ Suzan : Je te le conseille ! Je suis certaine que c'est le genre de roman qui gagne à être relu !