mercredi 19 août 2009

Nouvelles acquisitions 18 août 2009

Hier, je suis allée faire un tour dans un magasin qui vendent des livres usagés, et je n'ai pas pu m'empêcher de faire quelques nouveaux achats:

 
Rain Man -Léonore Fleisher:

Ce n'est plus un secret pour personne, tout ce qui concerne l'autisme et les savants autistes me fascine ! Aussi étonnant que cela puisse paraître, je n'ai pas vu le film. Je vais donc commencer par lire le livre et voir si j'ai le goût de louer le film.
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Une affaire de harcèlement- Lisa Scottoline:
Je n'ai lu que deux Lisa Scottoline jusqu'à
maintenant, mais elle me semble une valeur sûre. J'aime bien les livres qui impliquent un procès, et ça semble être sa spécialité !
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Raël, journal d'une infiltrée:
Ce bouquin est le compte rendu d'une journaliste qui s'est introduite dans la secte de Raël pour en décrire les événements quotidiens. Ça risque d'être choquant !


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Le temps des orages- Charlotte Link:

Ce livre, qui est le premier d'une trilogie, m'a chaudement été recommandé par une collègue de travail.
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La ferme des animaux- George Orwell:

Je ne compte plus le nombre de personnes qui
m'ont suggéré ce livre de George Orwell, de même que 1984.

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L'infirmière - Henry Denker:

Un livre que m'a mère a adoré quand elle l'a lu il y a plusieurs années et qu'elle m'a recommandé.


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Fanfan- Alexandre Jardin:
C'est le livre d'Alexandre Jardin qui m'a donné le goût de le découvrir, quand je l'ai lu en secondaire 5. J'ai bien envie de le relire, pour voir si je l'aime toujours autant.
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L'alibi Impossible - Sandra Brown:
Je n'ai jamais lu de Sandra Brown, mais mes deux parents en sont deux avides lecteurs, donc j'imagine que je devrais bien aimer !




mardi 18 août 2009

La formule préférée du professeur


«Une aide-ménagère est embauchée chez un ancien mathématicien, un homme d'une soixantaine d'années dont la carrière a été brutalement interrompue par un accident de voiture, catastrophe qui a réduit l'autonomie de sa mémoire à quatre-vingts minutes. Chaque matin en arrivant chez lui, la jeune femme doit de nouveau se présenter - le professeur oublie son existence d'un jour à l'autre - mais c'est avec beaucoup de patience, de gentillesse et d'attention qu'elle gagne sa confiance et, à sa demande, lui présente son fils âgé de dix ans. Commence alors entre eux une magnifique relation. Le petit garçon et sa mère vont non seulement partager avec le vieil amnésique sa passion pour le base-ball, mais aussi et surtout appréhender la magie des chiffres, comprendre le véritable enjeu des mathématiques et découvrir la formule préférée du professeur... Un subtil roman sur l'héritage et la filiation, une histoire à travers laquelle trois générations se retrouvent sous le signe d'une mémoire égarée, fugitive, à jamais offerte...»
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J'ai lu plusieurs critiques sur «La formule préférée du professeur» venant de personnes qui l'ont ouvert avec appréhension et qui l'ont refermé plein d'admiration pour le talent incroyable de Yôko Ogawa. On en parle comme du livre qui va vous faire aimer les mathématiques !
J'ai d'abord fortement douté qu'un bouquin puisse tant faire aimer cette discipline, puis, à force de lire d'autres critiques similaires, je me suis décidée à le lire.
Je l'ai aussi ouvert avec appréhension, mais pas exactement pour les même raisons. Je n'avais pas peur de m'endormir sur les formules mathématiques. J'avais peur d'être déçue ! Mais je ne l'ai pas été: ce roman est tout à fait génial, touchant et original.
Je suis tombée en amour avec le personnage du professeur, qui est très sympathique, fragile et un peu saugrenu.
Je vous invite à venir découvrir l'univers aussi délicieux que particulier du professeur de mathématiques et de son aide-ménagère. Vous ne serez pas déçus !
 

dimanche 16 août 2009

Dernières acquisitions mai-août 2009


Je suis né un jour de bleu, Daniel Tammet:
Depuis que j'ai dévouvert les exploits de cet incroyable autiste, je veux en découvrir plus sur lui. Quelle chance ! Il a écrit un livre pour nous parler de lui.


The Journals of Alexander MacKenzie, Alexandre MacKenzie:
C'est grâce à l'émission Nor'Ouest que j'ai appris sur Alexander MacKenzie et que j'ai voulu en savoir plus sur sa vie d'explorateur. Je n'ai pas réussi à mettre la main sur la version française.

Revolution in World Missions, K.P Yohannan:
Un gros merci à Jaclyn de m'avoir fait parvenir ce livre sur les missions en Inde. C'est un livre écrit par Gospel for Asia, l'organisation pour laquelle je sponsorise dorénavant un petit enfant Indien.




The Pursuit of Happyness, Chris Gardner:
L'excellent film avec Will Smith et son fils, la poursuite du bonheur, m'a donné le gout de lire le livre qui a inspiré le film. Malheureusement, je n'ai pas pu trouver la version française.





In Spite of Killer Bees, Julie Johnston:
Un autre livre que je ne parvenais pas à trouver en français et qui m'a été suggéré par Vesna. Je l'ai trouvé usagé sur Amazon pour... 1¢ ! Pas mal, non ?







Chagrin d'école, Daniel Pennac:
Parce que tellement de gens me l'ont suggéré que je n'arrive même plus à me rappeler qui !

mercredi 12 août 2009

Le chant de la lumière

«Depuis cinq ans, Gavin et sa soeur Norah vivent au Canada à titre d'invités de guerre. Mais à l'aube de l'année 1945, la paix pointe enfin à l'horizon et les deux jeunes savent qu'ils devront bientôt rentrer en Angleterre.
Or, si Norah souhaite vivement revoir ses parents, Gavin, qui se souvient à peine d'eux, tremble à l'idée de ce départ. En fait, il n'a aucune envie de quitter sa famille canadienne, ses deux meilleurs amis et son chien Bosley.
En ce printemps 1945 où la guerre tire à sa fin, un événement bouleversant obligera le jeune garçon à prendre la décision la plus difficile de toute sa vie.»




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C'est étrange que ce tome de la saga de Kit Pearson était celui dont je me rappellais le moins, parce qu'il est définitivement le meilleur des trois tomes.
Il faut croire que les goûts changent avec l'âge: quand j'étais jeune, celui-ci était celui que j'aimais le moins et le deuxième, que j'aime moins aujourd'hui, était mon préféré.
Le chant de la lumière met en vedette Gavin, le petit frère de Norah. Les tourments du jeune garçon de dix ans sont terribles. Lorsque ses parents meurent, sa mère «adoptive» du Canada propose de l'adopter, lui, ainsi que Norah.
Pour Norah, il n'est pas question de rester, son grand-père et ses soeurs sont toujours en Angleterre. Pour Gavin, cependant, le choix est plus cruel: il ne se rappelle plus de sa vie avant le Canada. Il doit tout quitter: sa famille canadienne, son école, son ami, son chien et Gairloch pour une terre qu'il imagine toujours en guerre ainsi qu'une famille inconnue.
Même s'il décide de rester au Canada, il devra abandonner sa grande soeur.
Gavin doit faire un choix terrible qui, dans les deux cas, fera des malheureux et le rendra malheureux.
Un roman jeunesse tout en émotions, magnifiquement écrit. C'est à croire que Kit Pearson pense encore comme une enfant, tellement le personnage de Gavin est crédible !
*
*** Les livres de la trilogie ***

Le chant de la lumière / The Lights Go On Again

Et voici le site Internet de l'auteure.

mardi 11 août 2009

Au-delà de l'univers


«Un ours rôde dans la forêt derrière chez Daniel. Malgré l'interdiction formelle de ses parents de se promener dans les bois, il décide de prendre le raccourci à travers la forêt pour se rendre chez son ami Carl. Cette balade interdite prend une tournure surprenante quand Daniel se retrouve dans un monde fantastique peuplé d'êtres bizarres et monstrueux. Daniel devra faire preuve de plus d'une astuce pour affronter les aventures périlleuses qui se dresseront sur sa route et trouver le chemin du retour. »
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Vous voyez la photo de l'auteure ? Elle n'avait que dix ans lorsqu'elle a publié ce livre !
Au-delà de l'univers est un petit livre surprenant, aussitôt ouvert, aussitôt lu, mais réellement impressionnant venant de la part d'une si jeune auteure. Alexandra Larochelle a définitivement beaucoup d'imagination, et encore plus de potentiel.
J'ai seulement trouvé cela ennuyant que ça se lise si rapidement. On avait pas vraiment le temps d'entrer dans son monde fantastique que déjà c'était terminé. Les événements se succèdent sans transition et sans détails. Mais il ne faut pas trop en demander d'une fille qui était encore au primaire lorsqu'elle a écrit ce premier livre. J'en redemande !
Il paraît même que ce livre, ainsi que deux autres qu'elle a écrits, vont être portés à l'écran ! Cependant, dans la nouvelle que j'ai lus, le film était prévu pour 2008. Je ne sais pas ce qu'il est advenu par la suite.
J'ai bien hâte de voir ça !
***Les tomes de au-delà de l'univers: ***
  • Au-delà de l'univers
  • Mission périlleuse en Erianigami
  • La Clé de l'énigme
  • Quiproquo et sorcellerie
  • Épreuve infernale
  • Lorafil - L'avenir à l'agonie

lundi 10 août 2009

Au clair de l'amour

«Août 1943 marque le début d'un temps nouveau pour Norah Stoakes, jeune invitée de guerre britannique qui vit au Canada depuis trois ans. Alors qu'en Europe, les combats font toujours rage, le clan Drummond passe l'été dans le site enchanteur de Gairloch. Norah entend bien tirer pleinement profit de toutes les activités possibles sur cette île verdoyante plantée au milieu d'un lac tout bleu. Or, à l'aube de la puberté, la jeune fille découvre les mystères de la féminité... et de l'amour qui la guette au tournant. L'entrée fracassante du bel Andrew dans sa vie boulversera tous ses projets de vacances. Plus jamais Norah ne sera la même.
Venez passer un mois trépidant avec Norah et la joyeuse maisonnée de Gairloch et découvrez, au fil des jours, le terrible dilemme qui déchire Andrew.
Chose certaine, vous apprécierez ce beau roman tout en douceur et en émotions. »
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Je me rappelais du deuxième tome de la trilogie de Kit Pearson comme étant mon favori des trois livres. Me voilà forcée de me raviser.
Dans ce tome, je me suis rendue compte à quel point cette trilogie a bel et bien été créée pour les jeunes adolescents. Pourtant, je ne peux m'empêcher d'admirer Kit Pearson pour s'être si bien rappelée des tourments de l'adolescence et des sentiments que l'on éprouve lorsqu'on tombe en amour la première fois.
De plus, le décor est enchanteur... Il m'a fait penser aux jours où je passais du temps à notre chalet familial au Lac St-Jean et à l'amour que j'avais pour l'endroit.
Cependant, la situation de Norah et de Gavin comme invités de guerre est mise en arrière plan, tellement qu'on oublie parfois que cela se passe en temps de guerre. L'auteure fait tout de même quelques illusions ici et là, mais... c'est pas assez. Le décor du roman tout comme le plaisir éprouvé par Norah dans cette île était sans doute trop contrastante avec ses malheurs et sa nostalgie du premier tome. Il faut dire que trois ans ont passé...
Tout de même un excellent roman. Je continue à encourager tous les jeunes filles à lire cette trilogie qu'ils adoreront sans doute comme moi je l'ai adorée.
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*** Les livres de la trilogie ***
Le ciel croule / The Sky is FallingAu clair de l'amour / Looking at the Moon

Et voici le site Internet de l'auteure.

dimanche 9 août 2009

Le ciel croule

«En cet été de 1940, Norah vit pleinement l'excitation de la guerre et n'a pas la moindre envie de quitter son petit patelin du sud de l'Angleterre. Or, ses parents décident de l'envoyer au Canada, avec son petit frère Gavin, afin de les mettre tous deux à l'abri des bombardements et d'une éventuelle invasion d'Hitler. C'est ainsi que les deux enfants débarqueront un beau jour à Montréal, pour aussitôt prendre le train de Toronto où ils seront accueillis par la famille Ogilvie. «Le ciel croule» raconte la révolte désespérée de Norah lorsqu'elle se voit obligée de quitter les siens, sa résistance farouche aux diverses adaptations que l'on attend d'elle, ses périodes de découragement, ses crises de nostalgie, ses sentiments mitigés à l'égard de son frère... mais aussi ses sursauts d'énergie, sa volonté de s'affirmer et les joies que lui procurent ses amitiés nouvelles...Mais y aura-t-il suffisament d'aspects positifs dans sa vie au Canada pour contrebalancer tout ce qui ne va pas ?»

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En relisant «Jeanne, fille du Roy» il y a quelques temps, j'ai eu le goût de relire quelques livres qui ont marqué ma jeunesse. La trilogie de Kit Pearson que j'ai toujours adoré se trouvait encore dans ma bibliothèque... J'ai donc décidé de recommencer à la lire.
«Le ciel croule» est sans aucun doute l'un des meilleurs romans jeunesse que j'ai eu la chance de lire. J'ai lu la trilogie pour la première fois alors que j'avais dix ou onze ans et je m'en rappelais encore assez bien ! C'est dire que ça m'avait marqué !
Malheureusement, cette trilogie est peu connue, du moins au Québec et à l'extérieur du Canada. La version française est difficile à trouver, je le crains... J'ai même été incapable d'en trouver une image sur Internet, de sorte que j'ai dû prendre la couverture en photo (ce qui explique que c'est croche).
Je crois que le résumé explique assez bien l'histoire pour que je n'aie pas à rajouter grand chose.
À tous ceux qui auront la chance de mettre la main sur le roman ou sur la trilogie au complet, bonne lecture !
*** Les livres de la trilogie /  ***
Et voici le site Internet de l'auteure.

jeudi 6 août 2009

Le modèle

«Peter Wihl est un peintre reconnu. Alors qu'il prépare sa prochaine exposition, prévue le jour de ses cinquante ans, il est victime d'une attaque. Le diagnostic est implacable: Peter va devenir aveugle. L'activité créatrice du peintre se trouve menacée. Auprès de qui, dès lors, Peter va-t-il chercher de l'aide ? De sa femme, ou de sa fille qu'il a décidé de prendre pour modèle ? De Ben, son galeriste qui le presse de terminer son exposition ? Ou de Thomas, l'ophtalmologue au parcours douteux ? Quelles limites morales et éthiques Peter Wihl sera-t-il capable de franchir pour enrayer le mal ? Délaissant le roman psychologique, le récit se transforme alors en un roman faustien... »
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Depuis que j'ai lu «la sorcière d'avril» en décembre dernier, j'ai le goût de découvrir la littérature scandinave. J'ai donc demandé à ma correspondante Norvégienne de me suggérer quelques livres d'auteurs de son pays. Lorsqu'elle m'a proposé ce titre de Lars Saabye Christensen, un romancier, scénariste, dramaturge, poète, critique, traducteur et paroliste (!!!) bien connu de son pays, je me suis empressée de le noter.
Ce roman, qui a l'air bien inoffensif comme cela lorsqu'on lit la quatrième de couverture, prend des ampleurs insoupçonnées. Je m'attendais à ce qu'on y décrive les douleurs et les défis que doit relever le peintre qui perd ce qui lui permet de créer et de gagner sa vie: la vue.
C'est en partie cela, oui, mais c'est tellement plus ! C'est l'histoire de l'amour d'un père pour sa petite fille, c'est la vie d'une famille simple qui traverse un drame, c'est le récit des défis que doivent relever les peintres en peine d'inspiration, mais surtout, c'est l'exemple parfait de ce à quoi le désespoir peut mener.
L'écriture est aussi très belle, quoique très différente de ce à quoi nous ont habitués les auteurs de bestsellers. J'ai souvent eu l'impression que je ne saisissais pas tout, qu'il y avait quelque chose d'encore plus génial caché sous un mot ou sous une phrase. Le plus souvent, je ne trouvais pas. Heureusement, cela n'a aucunement nui à ma compréhension de l'histoire, mais, c'était un peu frustrant, je l'admets ! J'avais aussi eu cette impression avec «La sorcière d'avril», mais j'avais adoré aussi, alors ça a peu d'importance... C'est probablement l'un de ces bouquins que l'on apprécie toujours plus à chaque relecture.
J'ai adoré ce livre, qui m'a donné le goût de poursuivre mon exploration de la littérature scandinave, peut-être avec un autre titre de Christensen, ou alors avec la saga Millénium dont tout le monde parle !
 

lundi 3 août 2009

Le dernier des fous

«Livré à lui-même entre une mère qui ne quitte plus sa chambre, un père paralysé par l'échec de son couple, un frère aîné qui se réfugie dans la poésie et l'alcool, Hooker Winslow observe les événements qui se succèdent au cours d'un été qui s'achèvera tragiquement.
Huis-clos dévastateur de la famille, emmurement des êtres dans le silence, désagrégation des sentiments jusqu'à la folie... Timothy Findley nous mène avec une habileté sans faille dans un roman à couper le souffle, qui illustre magistralement la défaite de la parole.»
*****
Je ne sais pas trop quoi penser ni trop quoi dire à propos de ce roman de Timothy Findley à part qu'il est... particulier. L'atmosphère est particulière et les personnages sont particuliers. Ce qui est bien certain, c'est qu'il est un bon exemple de ce à quoi la mauvaise communication entre les différents membres d'une famille peut mener.
C'est un roman court, mais étrangement lourd à lire. J'imagine que pour comprendre ce que je veux dire, vous devriez le lire. Les mots sont inutiles.
Ce qui est certain, c'est que c'est très différent de Pilgrim, que j'ai lu il y a quelques années et que j'avais adoré, malgré le fait que ce dernier roman était aussi très particulier !
 

jeudi 30 juillet 2009

Les naufrages d'Isabelle

«Isabelle est distante. Elle donne l'impression qu'elle se croit meilleure que tout le monde, ce qui n'a rien pour attirer les garçons. Mais bien qu'elle fasse tout pour ne pas le montrer, au fond d'elle se cache une romantique qui ne demande qu'à vivre le grand amour. Comme elle envie Marianne, sa flamboyante soeur, qui collectionne les conquêtes avec une désarmante facilité ! Le mystérieux admirateur qui envoie des lettres anonymes à Isabelle réussira-t-il à percer sa carapace ? Se pourrait-il que le beau Samuel, l'amoureux de Marianne, ait quelque chose à voir avec ces troublantes lettres ? Et comment réagiront les soeurs quand le destin les frappera tragiquement toutes les deux ?»
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Il n'y a absolument rien de honteux à lire des romans jeunesse. À preuve, j'ai de quoi tirer une leçon de ce roman. L'héroïne du roman ne porte pas que mon nom. Elle n'a pas non plus seulement comme moi les cheveux blonds et les yeux verts. Non, nous avons beaucoup plus en commun. Tellement que ça en est troublant et que je me demandais parfois si Tania Boulet n'avait pas écrit ce roman à mon intention. On se fout que ce soit écrit pour les jeunes adolescentes. Ça m'a fait comprendre bien des choses qui me sont arrivées au secondaire, aussi étrange que cela peut paraître !

Les précieuses ridicules

Comme encore une fois mon exemplaire de "Les précieuses ridicules" ne possédait pas de résumé, et comme j'aurais été bien en peine de le résumer moi-même, j'ai pris mon résumé sur El Rincon del Vago :
«Molière montre l'histoire des deux jeunes filles bourgeoises riches, Magdelon et sa cousine Cathos. Elles sont si marquées par l'esprit de ce temps, qui est la préciosité, qu'elles trouvent leurs prétendants sans intérêt. Ce sont les seigneurs La Grange et Du Croisy, soutenus par Gorgibus, père de Magdelon et oncle de Cathos. Ils sont peu romanesques et moins galants en amour par rapport aux rêves d'elles. Donc elles les repoussent si vivement que les deux amants rejetés et humiliés, cherchent à se venger. Ils envoient leurs valets, Mascarille et Jodelet, déguisés en marquis avec des manières précieuses pour séduire les filles par leur «bel esprit». Leur cour est si mondaine et leur comportement si affecté qu'ils charment les Précieuses jusqu'à ce qu'elles découvrent finalement qu'elles ont été scandaleusement abusées.»
*****
J'ai bien du mal à me forger une opinion précise de cette pièce. J'avais bien aimé "L'avare", mais "Les précieuses ridicules" me laisse plutôt de glace. Je n'ai pas eu l'impression de tout saisir, et puis la pièce était beaucoup trop courte (seulement 25 pages dans mon exemplaire) pour que les personnages puissent être approfondis. L'intention de Molière était sans aucun doute de dénoncer le ridicule de la préciosité des femmes de l'époque, mais il aurait, à mon avis, certainement gagné à développer le thème plus longuement. En somme, ce n'est décidément pas mon Molière préféré.
 

mercredi 29 juillet 2009

La maison d'à côté

«C'est un chef-d'oeuvre de l'architecture contemporaine, une maison de rêves pour jeunes cadres dynamiques, mais, avant même sa construction, quelque chose de maléfique semble s'y attacher. Et tous ceux qui vont y vivre, comme ceux qui vont se laisser séduire par elle, seront frappés par le malheur, la folie, la mort.
Témoins privilégiés, mais impuisssants, de ces tragédies successives, Walter et Colquitt, les voisins les plus proches, n'arrivent plus à croire quelque «loi des séries» soit la seule responsable. Ils sentent que toutes ces coïncidences n'en sont pas vraiment, que la maison est vivante et qu'avec chaque «accident» son pouvoir ne fait que croître.
Et ils savent qu'ils risquent bien d'en être les prochaines victimes...»
*****
Voici l'une des meilleures histoires de maison hantée qu'il m'a été donné de lire ou de voir. L'histoire n'est pas à proprement dire terrifiante, mais le mystère plane du début à la fin, et le dénouement est très surprenant, malgré les quelques questions qui demeurent en suspens.
Aux amateurs du genre, précipitez-vous au plus vite sur ce roman !
 

samedi 25 juillet 2009

Le temps d'un ouragan

«Adrienne a un secret. Sans doute l'aurait-elle gardé pour elle, si sa fille n'avait plongé dans la dépression. Un soir, pour l'aider à revivre, elle prend la décision de tout lui raconter...
Quatorze ans plus tôt, un matin d'hiver, Adrienne s'est rendue dans une petite île de Caroline du Nord pour tenir, le temps d'un week-end, l'hôtel d'une amie absente.
Mais soudain, un ouragan se lève... Un hôte, heureusement, tape à la porte: Paul, lui aussi au milieu de sa vie, lui aussi à la recherche de l'oubli.
Trois jours et trois nuits, Adrienne et Paul sont prisonniers de la tempête. Trois jours pour voir naître et flamboyer un amour dont le souvenir restera à jamais gravé dans leur chair.»
*****

Du vrai Nicholas Sparks. Son style est unique et reconnaissable d'entre tous. Un livre sensible et émouvant, qui plus est dans le décor de rêve des Outter Banks.
Pour une fois, j'avais vu le film avant de lire le livre. Le livre était dans ma liste de livres à lire bien avant que ne sorte le film, toutefois. Même si quelques changements ont été effectué pour donner un peu de punch au film, l'histoire est essentiellement la même, ce qui fait que j'ai eu peu de surprises.
Peut-être est-ce cela qui m'a déçue un peu, de savoir d'avance la fin. Tant pis. J'ai quand même versé quelques larmes, ce qui est inévitable quand je lis un Nicholas Sparks. Celui-ci n'aura pas fait exception à la règle.
Je suis tout de même moins secouée que d'habitude. Probablement parce que les derniers livres que j'ai lus étaient tous excellents, de sorte que celui-ci n'a pas su sortir du lot.
Tout de même une excellente lecture.
 

11 heures à vivre

«-Vous avez besoin d'aide ? Vos sacs ont l'air très lourds. Ce n'est pas bon pour le bébé...
Dallas, 11h45. Pour échapper à la canicule de l'été texan, Didi Wood, enceinte de près de neuf mois, s'est accordé quelques instants de shopping au centre commercial de North Parks.
Elle pourrait accepter l'offre de l'inconnu, un jeune homme fort aimable. Un peu insistant, peut-être. Elle refuse. Et comprend aussitôt qu'elle n'aurait pas dû. Il ne faut pas contrarier les bonnes volontés. Cet homme-là est prêt à tout pour l'aider. Y compris à user de violence.
13h45. Depuis bientôt une heure, Richard Wood attend sa femme au restaurant. Bizarre, ce retard... Didi a toujours été ponctuelle, comme son père. Serait-elle en danger ?
Pour Richard Wood, le compte à rebours a commencé. Il lui reste onze heures. Et deux vies à sauver: celle de sa femme, et celle de leur bébé.»
*****
De Paullina Simons, j'avais déjà lu «Tatiana» et «Tatiana et Alexandre», une histoire romantique et historique qui m'a boulversée comme peu d'histoire l'ont fait auparavant. J'en ai gardé un très bon souvenir. Je ne savais pas trop quoi penser quand j'ai vu «Onze heures à vivre». Un thriller ? Un enlèvement ? Aux États-Unis ? Est-ce vraiment la même auteure ?
Il paraît que oui. Pourtant les histoires de Tatiana et celle de Didi n'ont absolument rien en commun. Rien du tout.
Alors comment une auteure peut-être être aussi douée dans les histoires d'amour que dans les thrillers ?!? Ça me dépasse. J'en ai lu et j'en ai vu, des histoires d'enlèvement. Celle-ci est définitivement parmi les meilleures que j'ai lues. L'héroïne étant enceinte et près d'accoucher, on devine dès le début ce qui va arriver. Mais on espère... vainement.
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***Autres livres lus de Paullina Simons***

mardi 21 juillet 2009

L'hermine de Mallaig

«Écosse, 1390. Pour éviter un mariage détestable qu'on lui impose, Lite MacGugan épouse Baltair MacNèil, un brigand qu'elle sauve ainsi de la potence. Tenant son époux à distance durant des années, Lite conçoit des projets d'envergure pour développer le domaine de sa belle-famille à Mallaig.
Quant à Baltair, embauché comme mercenaire par différents seigneurs, il assiste à la déroute de Robert III dont le règne est malmené par les luttes pour le pouvoir que mènent les nobles. Coincé entre son allégeance au roi et son identité de Highlander, méfiant à l'égard de Lite et rejeté par sa famille, Baltair refuse de revenir à Mallaig. Par son ascendant sur les MacNèil et par la force de ses sentiments, Lite parviendra-t-elle à ramener Baltair à elle et à son clan?»
*****
Si, comme moi, vous avez lu les deux premiers tomes de cette saga, vous connaissez déjà la réponse à cette dernière question. Car, en effet, pour clore cette merveilleuse saga, Diane Lacombe a fait le choix de revenir dans le passé, avant les événements du premier tome.
Je dois avouer que de prime abord, je n'avais aucun goût de revenir dans le passé pour connaître l'histoire de cette Lite MacGugan. Dans le premier tome, on laissait entendre qu'elle n'était qu'une chipie hypocrite qui n'aime pas ses enfants.
Mais bientôt, on oublie que la Lite dont on parlait dans le premier tome et la Lite du troisième tome ne forment qu'une. En effet, ça n'a rien à voir ! Et au cours de l'histoire, on apprend pourquoi elle est devenue ce qu'elle est devenue.
J'ai finalement adoré ce troisième tome autant que les deux autres. Je serais bien en peine de vous dire lequel a été mon favori. À chaque tome, je croyais que ça ne pouvait pas être aussi bon que le précédent. Et à chaque fois, je changeais rapidement d'avis !
Ce que j'ai un peu moins aimé de ce tome-ci, c'est qu'on parle de plusieurs seigneurs, barons, ducs et autres titres de noblesse. À la fin, on est un peu mêlé: qui est qui ? Car, en plus, ceux-ci changent fréquemment de titre, et donc par conséquent de nom. Heureusement, il y a un petit schéma au début du roman pour remédier à cela.
Autre petit aspect irritant: le fait que la légende soit à la fin. L'histoire se passant au Moyen-Âge, les mots utilisés ne sont pas toujours connus par nous. Dans les autres tomes, les explications se trouvaient en bas de page, ce qui était beaucoup plus pratique.
Mais on ne va pas en faire un drame, parce que le reste est parfait !
Une chose que j'ai aimé tout au long de la saga, c'est que dans chaque livre, on alterne les narrateurs. Il y a une héroïne par roman, et c'est toujours la future châtelaine du château. Elle narre sa propre histoire pendant un certain temps, et lorsqu'elle ne fait pas partie de l'action, c'est un narrateur omniscient. J'ai vraiment apprécié cette forme de narration originale.
Je ne saurais trop vous recommander cette magnifique saga. Même si elle est longue en terme de nombre de pages, elle est en fait beaucoup trop courte. J'ai dévoré le dernier tome en une seule journée...Cliquez ici pour accéder au site de l'auteure.
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***La saga de Mallaig***

dimanche 19 juillet 2009

Sorcha de Mallaig

«Écosse, 1437. Fille d'un laird du clan MacNèil de Mallaig, Sorcha Lennox grandit dans un couvent de l'île d'Iona, où sa mère s'est réfugiée après la disgrâce de son mari. Sorcha en vient à correspondre avec le jeune Baltair MacNèil, puis avec la mère de ce dernier, la châtelaine de Mallaig. Quand celle-ci envoie son fils la chercher au couvent pour en faire sa suivante, la jeune fille s'est enfuie. Baltair se lance à sa poursuite à travers l'Écosse. Il la rattrape enfin à Édimbourg et, sur le chemin du retour, un lien se crée entre eux... Mais subsistera-t-il après l'arrivée de Sorcha à Mallaig, alors que la famille MacNèil vit des heures tumultueuses ? En effet, le chef se meurt et la succession à la tête du clan est ouverte; de plus, on envisage pour Baltair un mariage d'intérêt afin de régler une dette contractée par le clan. Quelle sera alors la place de Sorcha au château de Mallaig où circulent des révélations infâmes sur ses origines ?»
*****
J'ai aimé «Sorcha de Mallaig» tout autant que «la châtelaine de Mallaig», malgré le fait que j'ai eu un peu de mal à admettre que Iain et Gunelle n'étaient plus les personnages principaux. La seule chose qui m'a agacé un peu, c'est que ça traînait un peu en longueur au début du roman. Par la suite, le périple de Sorcha à travers l'Écosse et son histoire d'amour avec Baltair m'ont fascinée. Et détrompez-vous, malgré les apparences, l'histoire d'amour en question ne prend pas trop de place.
*
***La saga de Mallaig***

Sorcha de Mallaig / Sorcha de MallaigL'hermine de Mallaig / The Rise of Mallaig Castle

mardi 14 juillet 2009

La châtelaine de Mallaig

Pour une fois, j'ai la chance de vous présenter des livres d'auteurs québécois qui ont été traduits, avec "Jeanne, fille du Roy", et maintenant "La châtelaine de Mallaig", premier roman de la saga de Diane Lacombe.
Je suis extrêmement heureuse que celui-ci ait été traduit, non seulement en anglais, mais aussi en espagnol, en allemand et en tchèque, car ce roman a vraiment l'étoffe d'un best-seller.
Bizarrement, j'ai été incapable de trouver l'image de la version anglaise. Mais je peux vous assurer qu'elle existe.
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«Écosse, 1424. Gunelle Keith, dix-neuf ans, fille d'un commerçant prospère d'Aberdeen (Lowlands) est donnée en mariage à Iain MacNèil, de Mallaig (Highlands), un mariage qui sert avant tout les intérêts économiques des deux clans. Cultivée et instruite, Gunelle est précipitée dans l'univers sauvage de Mallaig où elle se sent désarmée. En une année, elle fera l'apprentissage d'une nouvelle langue, combattra l'indignité d'un époux qui la rejette, subira la guerre entre les clans. Femme de devoir, parviendra-t-elle à imposer ses valeurs à sa belle-famille, à gagner son estime et, enfin, à apprivoiser et à civiliser son époux ?»
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Ce premier roman de Diane Lacombe est tout à fait admirable. Il se tient aisément parmi ceux qui m'ont le plus captivée et qui m'ont le plus fait voyager, dans le temps comme dans l'espace. Je n'avais pas à craindre que le côté médiéval prenne trop de place, car finalement, c'est ce qui m'a le plus plu !
Les châteaux d'Écosse, les seigneurs, les rois et les reines, les clans, les chevaliers... Je pensais que cela m'ennuierais, mais finalement pas du tout ! Je vous conseille vivement ce roman, car, malgré sa longueur (536 pages seulement pour le premier tome), on le dévore à une vitesse inouïe, un événement n'attendant pas l'autre.
 

samedi 11 juillet 2009

Jeanne, fille du Roy


«Élevée par un grand-père braconnier, puis par des religieuses, Jeanne Chatel quitte la France pour faire partie du premier contingent de jeunes filles à marier qui font la traversée vers le Nouveau Monde. En échange d'un droit de passage et d'une dot, les «filles du Roy» ont une seule mission: peupler la Nouvelle-France. À Ville-Marie, Jeanne épouse, sans même avoir remarqué la couleur de ses yeux, le seigneur Simon de Rouville. C'est dans une cabane de bois rond, en pleine forêt, que Jeanne découvre, en même temps que l'amour, les rigueurs de l'hiver et les défis des grands espaces canadiens. »

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Ça faisait quelques années que je n'avais pas relu «Jeanne du Roy». J'ai vu une critique d'Allie qui m'a redonné le goût de le relire. Je me suis dit que peut-être ayant vieilli et pris de la maturité, je l'aimerais moins.
Mais non. J'ai beau l'avoir lu au moins vingt fois, avoir pris de la maturité ET connaître chaque chaque chapitre de ce roman, mon intérêt pour l'histoire d'amour de Jeanne et de Simon au coeur des dangers de la Nouvelle-France ne s'affaiblit pas. Comme d'habitude, je l'ai lu d'une traite, en une soirée.
Plus qu'un roman d'amour, c'est un roman d'aventure et un roman historique avec juste ce qu'il faut de fiction pour nous tenir en haleine.
Aussi, ne nous le cachons pas, les personnages de Jeanne et de Simon sont tout à fait délicieux dans toute leur imperfection et leur joie de vivre.
À lire absolument, peu importe votre âge !

vendredi 10 juillet 2009

L'amour aux temps du choléra

«Dans une petite ville des Caraïbes, à la fin du siècle dernier, un jeune télégraphiste, pauvre, maladroit, poète et violoniste, tombe amoureux fou de l'écolière la plus ravissante que l'on puisse imaginer.
Il lui jure un amour éternel et accepte de l'épouser.
Pendant trois ans, ils ne feront que penser l'un à l'autre, vivre l'un pour l'autre, rêver l'un de l'autre.
Jusqu'au jour où l'éblouissante Fermina Daza, créature magique et altière, préférera un jeune et riche médecin, Juvenal Urbino, à la passion invincible du médiocre Florentino Ariza.
Fermina et Juvenal gravissent avec éclat les échelons de la réussite en même temps qu'ils traversent les épreuves de la routine conjugale. Florentino Ariza, repoussé par Fermina Daza, se réfugie dans la poésie et entreprend une carrière de séducteur impétinent et clandestin. Toute sa vie, en fait, n'est tournée que vers un seul objectif: se faire un nom et une fortune pour mériter celle qu'il ne cessera jamais d'aimer en secret et avec acharnement. Chaque instant de chaque jour pendant plus d'un demi-siècle.»
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J'ai bien aimé ce livre, même si j'ai mis beaucoup de temps à le lire. En fait, beaucoup plus que l'histoire, j'ai aimé l'écriture, qui m'a semblée si musicale. C'est le genre de roman qu'on se surprend à lire sur un ton de poésie lorsqu'on le lit tout haut.
Sur une note plus négative, c'est également l'écriture que j'ai le moins aimé. Je m'explique: les chapitres sont extrêment longs et il y a peu de dialogue, ce qui donne l'impression que tout est écrit petit et serré dans les pages, ce qui est un peu décourageant. C'est pourquoi j'ai mis tant de tant à le lire.
À vous de voir maintenant si vous avez le goût de lire ce genre de livre ou pas.
 

lundi 29 juin 2009

Ça sent la coupe

À peine ai-je terminé son premier livre que je dévore son deuxième... Je crois avoir encore plus aimé celui-ci, qui est très original: un chapitre par game du Canadien. Très cool comme concept ! En plus, je pense enfin avoir trouvé un livre qui pourrait le donner le goût de la lecture à mon frérot. Je lui en ai parlé, et ça l'intéresse ! J'ai hâte de connaître son avis !

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«C'est jamais très très winner quand tu parles à ta blonde sans la regarder parce qu'il y a du hockey à la télé. Ou quand tu réponds «oui oui, ça doit» sans savoir ce qu'elle t'a demandé parce qu'il reste une minute à faire dans le match.
Je ne suis jamais très très winner, dans ce cas-là.
Le hockey, c'est un beau décor pour mon histoire. L'histoire de ma blonde et moi, l'histoire de ma gang de chums, à travers nos soirées à regarder les matchs des Canadiens sur une grosse télé.
Quatre-vingt-treize chapitres, un par match. Des défaites, des victoires, sur la glace comme sur mon sofa. Plein de niaiseries, évidemment. Quand ça sent la coupe, on a du fun dans mon salon. Mais ça ne dure jamais vraiment longtemps. Maudite vie. Maudit Lightening de Tampa Bay.»

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J'ai aussi aimé sa biographie sur la quatrième de couverture: « Matthieu Simard patine sur la bottine. C'est pour ça que vous ne l'avez jamais vu aux Héros du samedi. D'ailleurs, vous ne le verrez pas non plus dans un cabinet d'avocats (malgré son baccalauréat en droit), ni dans une salle de rédaction (malgré son certificat en journalisme), ni même dans une camisole en filet rose (il préfère les cols roulés). En fait, si vous tenez vraiment à le voir (à part sur la photo ci-dessus), essayez une agence de publicité (il est rédacteur-concepteur). Quoi d'autre ? Il aime les deux t dans son prénom, et aussi les parenthèses (c'est vrai). Échecs amoureux et autres niaiseries était son premier roman. Ça sent la coupe est son deuxième (ça aussi c'est vrai).»

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Pour terminer, cliquez ici pour visiter son site Internet !

dimanche 28 juin 2009

Pour rallumer les étoiles

«Depuis qu'elle a donné son fils en adoption il y a maintenant seize ans, Marie-Lune ressent toujours la même brûlure: elle ne sait pas ce qu'il est devenu et ce vide la consume. Car ce garçon qu'elle n'a pas vu grandir, elle est persuadée qu'il a besoin d'elle. Maintenant. Comme elle-même a besoin de lui. Désespérément.
Malgré la peur de faire fausse route, de blesser Jean, son grand amour, et malgré la crainte du rejet, Marie-Lune désire ardemment retrouver cet enfant. Pour en finir avec les regrets et les non-dits, pour aller de l'avant, pour tourner la page... pour rallumer les étoiles.
Je ne suis qu'une simple survivante. Même si je l'oublie. J'ai Jean. Un lac. Des oiseaux. Des montagnes. Du ciel. Des mots pour occuper mes journées. J'atteins, le plus souvent, un certain équilibre, une sorte de bonheur un peu fragile. Mais quelque part au fond de moi sommeille encore un besoin désespéré d'enchantement. »
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La boucle est bouclée en beauté. Où alors peut-on espérer une suite ? Il y aurait de quoi... Mais en même temps peut-être serait-ce pousser le bouchon trop loin. Je me fie entièrement à l'intuition de l'auteure, qui commet bien peu de bévues !
J'ai tout simplement adoré. Je vais aller à l'encontre de la majorité: j'ai plus aimé «Pour rallumer les étoiles» que les trois livres qui constituent «Marie-Tempête». La vie d'adulte de Marie-Lune m'a beaucoup touchée, et encore plus celle de Gabriel, son fils. Les histoires de retrouvailles, ou plutôt de trouvailles, m'ont toujours énormément touchée. Et celle-ci ne fait pas exception. Loin de là.
Je ne peux pas m'empêcher de faire un commentaire qui n'a pas très rapport. La photo de la page couverture est magnifique. Je l'adore ! Qu'en pensez-vous ?
Edit du 10 juillet 2009: L'autre soir, ma mère n'avait plus rien à lire alors je lui ai passé ce livre sans lui préciser que c'était à l'origine un livre de jeunesse (sinon, elle se serait bornée et ne l'aurait pas lu). Eh bien, elle l'a dévoré en l'espace d'une nuit !!! Victoire !

samedi 27 juin 2009

Les confessions de Victoria Plum

«Tous les matins, Oliver s'enferme dans la lingerie pour écrire ses mémoires. Comme il est philosophe, il n'entend pas tomber dans l'anecdote. Mais ses résolutions sont de courte durée. Cédant à la tentation, voici qu'il nous apprend ce que nous brûlons de savoir: comment son ex-femme, Constance, l'a mis à la porte pour filer le parfait amour avec la jardinier; pourquoi ledit jardinier est, à ses yeux, un incapable, un hypocrite et un lâche; dans quelles conditions il a été privé de ses enfants, etc. Oliver se voit comme une victime. Toute son histoire le prouve: n'était-il pas, en quelque sorte, prédisposé au malheur ?
Mais, très vite, le lecteur éprouve des soupçons. Pour commencer, c'est dans la maison de Constance-où il a décidé de se réinstaller- qu'Oliver écrit ses mémoires. Il se comporte en véritable tyran, intervient sans arrêt dans la vie de Constance et de son compagnon, bref, il est insupportable. Constance, qui a découvert le manuscrit caché dans une taie d'oreiller, entreprend alors, entre les lignes, de donner sa version de l'histoire.»
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J'ai beaucoup apprécié l'humour typiquement anglais d'Anne Fine dans ce roman. Les personnages étaient, quant à eux, aussi détestables que délicieux. Surtout celui d'Oliver, un philosophe tellement pris par ses pensées qu'il perd de vue tant ses responsabilités que ce qui est important dans la vie. Tout est très caricaturisé, mais vous retrouverez certainement un peu de certains couple que vous connaissez dans cette histoire.
Sur la quatrième de couverture de mon édition, on fait allusion à «L'amant de Lady Chatterley». On dit que «(Les confessions de Victoria Plum) est un clin-d'oeil à la littérature post-victorienne et à l'Amant de Lady Chatterley, dont les audaces nous paraissent aujourd'hui bien sages.» Je suis peut-être folle, mais je n'ai pas tellement vu le clin-d'oeil en question. Quelqu'un peut-il m'éclairer ? En tout cas, je n'ai pas pu m'enpêcher d'en parler, puisque c'est un drôle de hasard si je tombe sur ce roman peu de temps après avoir lu le livre dont il est question.
Pour votre information, c'est aussi Anne Fine qui a écrit «Madame Doubtfire», sur lequel est basé le fameux film mettant en vedette Robin Williams. Je vous le recommande également, même si je dois vous avouer que j'ai préféré le film.

jeudi 25 juin 2009

La Belle Bête

J'ai emprunté ce résumé à Dytal du club des rats de biblio-net: «Trois membres d'une famille se déchirent et s'aiment mal dans cet excellent roman. La mère Louise ne vit que pour sa beauté et celle de son fils. Le luxe et le beau, voilà toute sa vie. Patrice, son fils est d'une beauté extrême mais est dénué d'esprit. Il est idiot. L'amour de sa mère et la haine de sa soeur envers lui: voilà tout ce qui constitue son monde. Isabelle-Marie sa soeur est malheureusement un laideron. Elle déteste la beauté et fuit ce monde en épousant un aveugle à qui elle fait croire qu'elle est belle. Louise quant à elle épouse Lanz, un bel homme ce qui entraîne chez Patrice, la belle bête un sentiment d'abandon. Débute alors une toile d'araignée tissée par la jalousie, une jalousie féroce, méchante et fatale. »
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Je n'ai malheureusement pas aimé ce classique québécois, qui m'a paru trop tordu et trop macabre. De plus, le fait de ne pas savoir trop trop on était à quelle époque et où cela se passait m'agaçait trop, tout comme dans «L'avalée des avalés». En fait, «La Belle Bête m'a beaucoup fait penser à «L'avalée des avalés». Simplement, ce roman-ci était beaucoup plus court, ce qui, heureusement, allégeait un peu le tout.
Les avis semblent partagés sur ce roman. Si vous aimez, de façon générale, les romans noirs et sans aucune légereté, vous aimerez sans doute celui-ci.

mercredi 24 juin 2009

Échecs amoureux et autres niaiseries

«Je suis aussi romantique qu'un bloc de béton au bord de l'autoroute. Et je rencontre seulement des filles qui trippent sur Alexandre Jardin. Ça va mal...
Mais bon, il faut garder espoir. À force de vomir sur les souliers des belles filles que je croise, à force de cruiser les téléphonistes de Vidéotron, à force de peinturer au rouleau le dos de mes conquêtes, je vais bien finir par trouver la bonne...
C'est pas que je suis terriblement malchanceux. C'est pas que je suis particulièrement méchant. C'est pas que je suis atrocement laid, non plus. Je suis juste niaiseux.»
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Je crois que le résumé dit tout à lui seul. C'est drôle, c'est original... et un peu pathétique. De quoi remonter le moral des éternels célibataires !
Une lecture courte et rafraîchissante pour vous changer les idées en moins de deux !
Merci, Anne-Marie, de m'avoir fait découvrir Matthieu Simard avec deux t (C'est très important) ! Je vais sûrement lire «Ça sent la coupe» très prochainement !

lundi 22 juin 2009

La minute de vérité

«Quelques verres en trop, une violente dispute, puis l'horreur: Jack Newlin poignarde sa femme, le brillant juriste n'est plus désormais qu'un meutrier...
La jeune Mary DiNunzio, son avocate, se montre plutôt sceptique. Simple question de bon sens: quand on vient de faire des aveux accablants à la police, on évite de confier sa défense à une débutante. En prenant de tels risques, Jack Newlin cherche-t-il à protéger quelqu'un ? ou à dissuader la justice de fouiner dans les affaires de la richissisme Honor Newlin ?
Piquée au vif, Mary mène l'enquête. Un si séduisant «coupable» ne mérite sûrement pas de finir sur la chaise électrique...»
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J'avais aimé, mais sans plus, le premier roman que j'ai lu de Lisa Scottoline. J'avais décidé de lui donner une chance, car je sentais du potentiel dans son écriture. J'irai droit au but: j'ai eu raison de lui donner une seconde chance. Peut-être étais-je tombé sur son plus mauvais roman ? Je n'en sais rien, mais j'ai dévoré celui-ci en moins de deux jours.
Décidément, j'ai eu beaucoup de chance avec les livres ces derniers temps. Pas un des cinq livres que j'ai empruntés à la bibliothèque ne m'a déçue. Chose rare !
Ce roman de justice de Lisa Scottoline est super ! Il prend des proportions tout à fait insoupçonnées. À chaque fois qu'on croit que Mary a le vrai coupable... eh bien non. On passe de surprises en surprises. Je ne saurais trop vous le recommander, et tout particulièrement aux amateurs du genre.

L'amant de Lady Chatterley

Écrit par D.H Lawrence en 1928, ce roman n'a pas été publié avant 1960 dû à la controverse entourant cette histoire. Pour l'époque, le langage y est très cru et les thèmes abordés, tabous.
J'ignore de quelle façon ce livre s'est retrouvé dans ma liste de livres. En le prenant dans mes mains à la bibliothèque, je me suis dit: bon... encore un des ces classiques que j'aurais tout le mal du monde à finir. Pour arranger les choses, il n'y avait pas de résumé...
Je me suis faite avoir. J'ai beaucoup aimé, et j'ai admiré son auteur, dont je n'avais pourtant jamais entendu parlé, d'avoir fait preuve de tant de courage en écrivant un tel livre à son époque.
L'histoire est pourtant très simple: Dans les années, 1920 Constance se marit avec un homme qui est revenu de la première guerre mondiale paralysé à partir de la taille. Lady Chatterley s'ennuie donc beaucoup dans son mariage, vivant loin de toute attraction, dans une région de l'Angleterre ennuyante et ouvrière. Sa seule distraction est de se promener dans la forêt.
C'est de cette façon qu'elle rencontrera Mellors, le garde-chasse de son mari et aura une aventure avec lui. Aventure qui lui fera découvrir l'amour, la passion et la sexualité.
Elle devra donc faire un choix: vivre un amour scandaleux et trahir son mari ou demeurer avec ce dernier, malheureuse.
*****
Au début de ma lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Madame Bovary, tant l'histoire me semblait être la même (quoiqu'à une époque et dans un pays différents). J'ai déjà essayé de lire Madame Bovary sans succès, tant l'écriture de l'auteur me pesait.
Cette fois-ci, je n'ai eu aucun mal. Même si le départ est plutôt lent, ça vaut la peine de patienter pour admirer le courage dont a fait preuve l'auteur. Non seulement s'exprimait-il sans censure, mais il allait aussi à l'encontre des idéologies de l'époque. Il ne s'est pas gêné pour exprimer son opinion sur la révolution industrielle, sur la condition des travailleurs ou sur l'importance du sexe dans un couple à travers ses personnages, ce qui lui a valu de ne pas être publié pendant de nombreuses années.
Ce roman a beaucoup de potentiel : celui de vous faire changer d'avis sur les classiques.
 

vendredi 19 juin 2009

Nathan

«Nathan n'a jamais eu l'ombre d'une chance. À 12 ans, il a déjà connu l'enfer: la prison, les sévices corporels, le meurtre. Évadé, recherché par toutes les polices, il est un proscrit, un être traqué qui poursuit sa cavale au pays de la peur. Mais si Nathan a bien tué, est-il vraiment coupable ? Son seul espoir, arriver à faire entendre sa vérité. LA vérité.»
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Voilà un thriller comme je les aime. Je ne peux vous expliquer ce qui fait en sorte que je l'ai tant aimé, mais je l'ai dévoré. Une lecture simple, distrayante, captivante et difficile à lâcher ! Tout y est.

mercredi 10 juin 2009

Sara la farouche

« À quinze ans, bientôt seize, Sara ne pense qu'à devenir indépendante. A en finir avec cette série de familles d'accueil qu'elle connaît depuis sa naissance, puisque sa mère l'a abandonnée. Mais les Huddleston ne sont pas comme les autres. Venue chez eux en principe pour quelques mois, Sara commence à s'attacher énormément à Ma, à Hud, à Josh... Jusqu'au jour où une étrange femme qui prétend être à la recherche de sa fille surgit...»
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Après un roman aussi difficile que celui de Lionel Schriver, je me sentais d'humeur à lire quelque chose de plus léger. Aussi ai-je choisi ce qu'il y a de plus léger dans la pile que j'ai empruntée à la bibliothèque: un livre de jeunesse. Vesna, ma correspondante, m'avait suggéré d'essayer cette auteure canadienne. Ce roman est le seul que j'ai pu trouver à la bibliothèque.
J'ai beaucoup aimé. C'est léger, mais en même temps ça traite d'un sujet sérieux. C'est parfois légèrement irréaliste, mais c'est un roman de jeunesse. Je les aime comme ça. En plein ce dont il me fallait pour me remettre de ma lecture précédente.
À toutes les adolescentes, lisez ce livre de Julie Johnston, ça en vaut la peine. C'est un peu dans le genre de Michèle Marineau, Tania Boulet, Dominique Demers et compagnie...

lundi 8 juin 2009

Il faut qu'on parle de Kevin


«À la veille de ses seize ans, Kevin Khatchadourian a tué sept de ses camarades de lycée, un employé de la cafétéria et un professeur. Dans ses lettres adressées au père dont elle est séparée, Eva, sa mère, retrace l'itinéraire meutrier de Kevin.
Elle se souvient qu'elle a eu du mal à sacrifier sa brillante carrière pour devenir mère. Qu'elle ne s'est jamais faite aux contraintes de la maternité. Que dès la naissance elle s'est heurtée à un enfant difficile. Que l'arrivée de Célia, petite soeur fragile et affectueuse, n'a fait que creuser un fossé entre mère et fils. Qu'elle aura passé des années à scruter les agissements de Kevin sans voir que son ambivalence envers lui n'avait d'égale que la cruauté et la malveillance du rejeton. Et, quand le pire survient, Eva veut comprendre: qu'est-ce qui a poussé Kevin à commettre ce massacre ? Et quelle est sa propre part de responsabilité ?»
*****
Ce livre, ce n'est pas peu dire, m'a bouleversée. Il m'a semblé si réaliste, si terre à terre qu'à chaque minute je devais me rappeller que ce n'est pas une histoire vécue. Oui, elle est basée sur les nombreuses tueries qui se sont faites dans les écoles des États-Unis, mais non, celle-ci ne s'est jamais passée, et non, cette mère n'existe pas pour vrai.
Si au début, j'avais du mal à comprendre les sentiments de cette mère à l'égard de son fils nouveau-né, je n'ai pas tardé à le détester moi aussi, et à vouloir à tout prix qu'il y ait un peu d'humanité dans ce personnage ignoble. Tout au long, je me demandais si de tels personnages existent. Je souhaiterais de tout mon coeur qu'ils n'existent pas, mais je ne peux pas m'empêcher de croire qu'il doit y exister de telles exceptions. Ça me donne mal au coeur.
Plusieurs personnes, incluant ma mère et ma grand-mère, ont affirmé avoir le plus grand mal à lire ce livre. Ils affirmaient l'avoir lu à petites doses, parce que c'est tellement dur à lire, tellement cru, tellement... incroyable. Moi, au contraire, je l'ai dévoré. Oui, je me sentais mal, oui, j'en voulais à ce père d'être aussi naïf, et oui, j'appréhendais la fin puisque je savais qu'elle allait s'avérer horrible. Mais en même temps, je ne pouvais pas m'arrêter, on aurait dit que quelqu'un en moi me poussait à tourner les pages les unes après les autres.
J'ai adoré et j'ai détesté ce livre. Peu importe ce que vous ressentirez ou ce que vous avez ressenti en lisant ce livre, ce n'est certainement pas de l'indifférence.

mercredi 3 juin 2009

Fugueuses

«Nathe et Alexa ont saisi l'occasion de la mystérieuse maladie de leur mère, Émilie, pour mener la barque et s'aventurer, chacune à sa manière et à l'insu de l'autre, au-delà des limites de Carouges, le village où elles vivent, au bord du fleuve. Le départ d'Émilie pour un séjour en clinique déclenche l'élbranlement des fausses vérités et des vrais mensonges qui courent à travers quatre générations, de l'aïeule Blanche à ses arrière-petites-filles. Les deux adolescentes prendront la route pour le Nord, jusqu'au pays de l'autre versant, là où les eaux coulent vers un autre océan.»

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Suis-je seule à avoir senti l'influence qu'a exercé «Les filles de Caleb» sur cette auteure ? Émilie, Blanche, l'Abitibi.... Ou alors est-ce un hasard ? Car l'histoire ne ressemble pas aux filles de Caleb. Elle m'a plutôt, d'une étrange façon, fait penser à «Lignes de Failles» à cause de sa structure. Quatre générations. Le changement de narrateur. Le changement d'époque. Mais, encore une fois, on y est pas tout à fait.. En fait, ce livre est unique, tant à cause de l'écriture à la fois particulière et belle de l'auteure et par sa façon personnelle de raconter les histoires.
J'ai parfois été déstabilisée par cette façon de ne pas dire les choses comme elles le sont, mais j'ai l'impression que c'était voulu. L'auteure voulait nous faire chercher, nous faire douter.
J'ai, somme toute, beaucoup apprécié ce roman et je compte bien réessayer de lire du Suzanne Jacob au cours des prochaines années.