dimanche 17 août 2014

Tristan et Iseult

Mon édition : Gallimard, 2002
Collection : Folio classique
285 pages
 
Quatrième de couverture :
 
«Qui donc est en quête d'une histoire d'amour n'aille pas plus loin, écrit l'auteur de la principale version allemande du roman, au XIIIe siècle. Je satisferai son désir en contant l'histoire d'amants bien nés qui firent paraître une noble passion : un amour passionné, une amante passionnée,  un homme, une femme, une femme, un homme, Tristan, Iseut, Iseut, Tristan.»
 
Ce récit conte le mythe de l'amour plus fort que la vie, que les rapports sociaux, que  soi-même : «Amour par force vous démène.» Comme l'écrit encore Gottfried de Strasbourg : «Ce sera le pain de tous les nobles cœurs. Ainsi leur mort à tous deux restera vivante. Nous lirons leur vie, nous lirons leur mort, et aimer sera plus doux que le pain».
 
Mon commentaire :
 
Qui ne connaît pas, du moins dans ses grandes lignes, l'histoire de Tristan et d'Iseut, les deux amants maudits destinés à s'aimer à la vie, à la mort, à cause d'un philtre d'amour qu'ils ont accidentellement tous les deux ingéré? Comme pour Roméo et Juliette, cette histoire est universellement connue. Que vous l'ayez lu ou non, vous avez l'impression d'en connaître l'histoire.
 
J'ai acheté ce livre à l'époque de mon cégep, c'est-à-dire il y a près de dix ans maintenant. Il était à l'étude dans la plupart des groupes du deuxième cours de français, mais pas dans le mien, où nous étudions plutôt l'Avare de Molière. Comme j'étais plutôt jalouse qu'ils découvrent cette œuvre, j'ai quand même acheté le livre, qui, comme presque tous les livres que j'achète, s'est rapidement retrouvé dans le fin fond de ma bibliothèque, complètement oublié.
 
Je l'en ai finalement ressorti il y a quelques jours, forcée d'admettre que je n'avais plus tellement envie de lire cette œuvre, mais qu'il faudrait bien que je le fasse un jour. Il faut dire que ma crise «je veux lire tous les classiques» est maintenant terminée depuis un bon bout de temps.
 
À ma grande surprise, j'ai trouvé l'écriture beaucoup plus abordable que ce à quoi je m'attendais. Du moins dans ma version, le français y est assez moderne. Le sens de la plupart des mots est devinable, et pour ceux dont il subsiste un doute, un glossaire est présent à la fin du livre pour en expliquer le sens. Donc, ma crainte du manque d'accessibilité de l'œuvre a vite été balayée.
 
Au niveau de l'histoire, je l'ai globalement aussi trouvée beaucoup plus intéressante que ce à quoi je m'attendais. Bien sûr, nous ne sommes pas épargnés en terme de mièvreries et de paroles brûlantes, mais la façon dont l'histoire est narrée donne une distance bienvenue au lecteur. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le ton «je vais vous raconter une histoire datant d'il y a longtemps» de la narration.
 
J'ai trouvé l'histoire intéressante parce que, contrairement à ce que je m'attendais, il n'y est pas uniquement question d'amour. Il y a aussi quelques aventures qui sont citées, comme celle où Tristan se rend en Irlande et tue le dragon-serpent qui nuisait à toute la communauté. Ces aventures ajoutent un petit parfum typiquement médiéval à l'histoire, qui autrement en aurait souffert.
 
Là où j'ai été déçue, quoique je m'y attendais, c'est au niveau du rythme de l'histoire. Ça progresse à pas de tortue, malgré toutes les coupures qui ont été faites à mon édition pour la rendre plus moderne. J'ai trouvé que le nombre de fois où Tristan se déguise pour revoir sa belle était beaucoup trop élevé. Ça revenait toujours au même et devenait ennuyeux. Le même scénario, à quelques variantes près, se répète encore et encore, si bien qu'à plusieurs reprises, j'ai eu le goût de sauter directement à la fin.
 
Tristan et Iseut est donc plus ou moins ce à quoi je m'attendais. Je ne me suis pas attachée aux personnages et c'est plutôt long comme je pensais, mais l'histoire elle-même m'a réservé quelques surprises. Je ne dirais pas qu'il faut absolument l'avoir lu dans sa vie, mais je ne regrette pas non plus de l'avoir fait. Toutefois, avec le recul, je suis bien contente d'avoir lu Molière à la place de Tristan et Iseut au cégep. À l'époque, je ne crois pas que j'aurais pu l'apprécier à sa juste valeur.

vendredi 15 août 2014

Le secret de Chimneys

Titre original :  The Secrets of Chimneys
Mon édition : Librairie des Champs-Élysées, 1977
Première édition : 1925
159 pages
 
Résumé (pris sur Babelio, mon édition n'en comportant pas) :
 
Tout avait commencé de la façon la plus classique qui soit : un prince déchu cherchant à récupérer son trône sollicite l'appui - discret - des Britanniques.
En échange de quoi, les compagnies anglaises se verraient concéder l'exploitation des pétroles du petit État. Bref, une banale manoeuvre politico-financière, élaborée dans le cadre somptueux d'une des plus anciennes demeures seigneuriales d'Angleterre : Chimneys. Pourtant, l'affaire se corse lorsqu'on se rend compte que des individus équivoques se sont glissés parmi le beau linge qui prépare sa révolution de palais.
Et les cadavres font affreusement désordre dans les salons de Chimneys...
 
Mon commentaire :

Il y a de cela quelques années, je m'étais promis que, peu importe le temps que cela me prendrais, je lirais toute l'œuvre d'Agatha Christie, et ce, dans l'ordre. Quatre ans plus tard, je n'en ai lu que 4 (j'en avais lu plusieurs autres avant cela, cependant), et en plus, je viens de me rendre compte que j'en ai involontairement sauté un dans l'ordre chronologique, soit Les enquêtes d'Hercule Poirot, qui est le prochain sur la liste.

Le secret de Chimneys est l'un de ces rares romans de Christie qui n'a pas pour personnage principal Poirot ou Miss Marple. Il s'agit d'Anthony Cade, un jeune homme intrépide, intelligent et un peu imprévisible. Bref, un personnage adorable. Celui-ci se retrouve malgré lui (pas tout à fait, car, comme il le dit, quand une situation n'est pas très nette, il s'y trouve généralement au beau milieu) chargé d'aller porter les mémoires du comte de Stylpitch de Herzoslovaquie à une maison d'édition de Londres. Ces Mémoires risquent de dévoiler des secrets que plusieurs personnes ne veulent pas voir révélés au grand jour. Remplir sa mission ne se révèle pas aussi aisé qu'il ne le croyait au départ, pour son plus grand plaisir. Des hommes de la monarchie Herzoslovaque et d'un parti révolutionnaire tentent de s'en emparer. Quand des meurtres s'ajoutent au tableau, les investigateurs font leur apparition et la curiosité de Cade est piquée. Il se met à aider l'inspecteur Battle dans son enquête.

Si Le secret de Chimneys n'est certainement pas mon favori d'Agatha Christie, il m'a tout de même réservé quelques bonnes surprises. D'abord, les personnages d'Anthony Cade et de Virginie Revel sont délicieux et spontanés. Ils n'ont pas froid aux yeux, ce qui est toujours un point positif dans un roman d'enquête. L'enquête elle-même est parfois un peu difficile à suivre, mais son dénouement est spectaculaire, comme souvent avec Christie. Bien sûr, elle est un peu sensationnaliste, mais c'est un défaut que je lui pardonne aisément.

Ce que j'aime par dessus tout des romans d'Agatha Christie, c'est la facilité avec laquelle s'enchaînent les pages. Oui, je me creuse la tête à tenter de dénicher le coupable, mais puisque je sais que c'est peine perdue et que je serai surprise de toute façon, je finis rapidement par me laisser aller et cela devient une petite lecture facile et divertissante. Le secret de Chimneys n'a pas fait exception, et c'est en plein ce dont j'avais besoin aujourd'hui.

dimanche 10 août 2014

Le goût du bonheur, tome 3 : Florent

Éditions : Boréal, 2006
Première édition : 2000
758 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Avec Florent, Marie Laberge réussit à boucler chaque destin amorcé dans Gabrielle. Elle ne néglige aucun de ses personnages. Elle donne à chacun leur pleine mesure de vie, grâce à cette écriture reconnaissable entre toutes, qui fait entendre, avec une justesse éblouissante, la parole de toute une société.
 
C'est sur la toile de fond du Québec des années 50 et 60, un Québec en pleine mutation, que la saga s'épanouit. La romancière reprend ici avec force son sujet majeur, le courage des êtres humains bousculés, maltraités par la vie, écartelés, et qui, sans faiblir, avec détermination, cherchent à atteindre le bonheur malgré les épreuves et les préjugés de l'époque.
 
Si le désir, la passion, la sensualité ont conduit Gabrielle et Adélaïde, ces thèmes prennent leur pleine densité dans Florent. Apprendre qui on est, qui on désire et de quelle concupiscence on est habité est essentiel à la conquête du bonheur. Florent est, à ce titre, un hymne au courage.
 
Mon commentaire :
 
Avant de partir en voyage, le principal objectif de lecture de ma première semaine de vacances était de terminer la trilogie de Marie Laberge. Malheureusement, malgré tous mes efforts et le temps consacré à la lecture de Florent, j'ai été obligé de l'abandonner à mon départ parce qu'il était trop lourd et encombrant pour traîner dans mon sac pendant cinq semaines. Je l'ai donc laissé, à environ 300 pages de la fin, difficilement, il va sans dire.
 
Pendant le voyage, j'ai été forcée de lire d'autres livres et je suis entre autres tombée sur une autre trilogie qui m'a assez passionnée pour que je veuille la terminer avant Florent qui était, par la force du temps, rendu un peu trop loin dans ma mémoire. C'est donc seulement hier que je m'y suis remise, et je dois dire que c'était le remède parfait pour me remettre de Divergent. Comme le livre était déjà bien entamé, je n'ai eu aucun mal à entrer dedans. C'est plutôt le contraire, j'ai eu du mal à le laisser jusqu'à ce que je l'aie terminé.
 
Comme pour Gabrielle et Adélaïde, le destin des personnages principaux comme secondaires m'ont passionné. Je n'ai eu aucun temps mort, jusqu'à la dernière centaine de pages en fait, où la psychanalyse de Léa m'a si bien énervée que je devais soit me forcer pour lire, ou encore carrément les passer. Même si j'ai étudié en psychologie, j'ai toujours détesté cette branche du domaine qui m'a toujours parue peu crédible et peu basée sur des faits scientifiques.
 
Toutefois, mis à part cela, je n'ai eu aucun irritant dans ma lecture, et j'ai enchaîné page sur page sans aucun effort, comme pour les deux premiers tomes. Mon seul autre regret, comme certains l'ont souligné sur Babelio, c'est que la vie de Florent soit si peu abordée, alors même que le livre porte son nom. J'ai eu aussi une impression de non fini, tellement certains personnages ont été négligés dans la fin. Peut-être Marie Laberge voulait-elle se garder une porte ouverte pour une suite éventuelle. Mais je ne peux pas dire que cela m'a dérangée..
 
En bref, la trilogie Le goût du bonheur est une œuvre monumentale québécoise, respectant les contextes historiques et sociaux des époques décrites. L'écriture de l'auteure démontre sa compréhension extraordinaire de la psychologie humaine, et les personnages décrits sont aussi variés que touchants. C'est donc pour tout Québécois un must à avoir dans sa bibliothèque.

Allegiant (Divergent, tome 3)

Titre en français : Allegiance
Éditions : Harper Collins, 2013
526 pages
 
Quatrième de couverture :
 
The faction-based society that Tris Prior once believed in is shattered- fractured by violence and power struggles and scarred by loss and betrayal. So when offered a chance to explore the world past the limits she's known, Tris is ready. Perhaps beyond the fence she and Tobias will find a simple new life together, free from complicated lies, tangled loyalties and painful memories.
 
But Tris's new reality is even more alarming than the one she left behind. Old discoveries are quickly rendered meaningless. Explosice new truths change the hearts of those she loves. And once again Tris must battle to comprehend the complexities of human nature- and of herself- while facing impossible choices about courage, allegiance, sacrifice and love.
 
Mon commentaire :
 
J'ai appréhendé le dernier volet de cette trilogie comme à l'époque j'avais eu des hésitations à aborder le dernier tome de Hunger Games. Où allait me mener Veronica Roth ? J'étais rendue à un endroit dans l'histoire où j'avais perdu tous mes repères, où je ne voyais plus vraiment comment ça pouvait continuer, et surtout comment ça pouvait se terminer en si peu de pages.
 
Je ne sais pas pourquoi, mais quand le monde décrit dans les livres que je lis commencent à être un peu anarchiques, ou quand je sens qu'une révolution quelconque s'en vient, j'ai tendance à être déçue. C'est probablement que je sais que ça va prendre toute la place et que les autres aspects de l'histoire et des personnages vont être négligés. En même temps, je comprends, c'est normal que ça occupe toute la place, mais bon, je ne peux pas m'empêcher d'être un peu déçue.
 
Comme je m'y attendais, j'ai été un peu déçue par cet aspect, sans pourtant que je m'ennuie une seule seconde. L'auteure m'a transportée dans un monde auquel je ne m'attendais totalement pas, qui m'a séduite parce que c'était justement inattendu, surprenant.
 
J'ai aussi beaucoup aimé le fait que même si le livre s'adresse à un assez jeune public, Veronica Roth ne mette pas ses gants blancs pour décrire toute l'horreur du monde qu'elle a imaginé. Elle n'épargne pas ses lecteurs.  Ils sont bousculés, essoufflés, enthousiasmés ou tristes. Pas un moment je me suis ennuyée et pas un moment j'ai pu arrêter ma lecture.
 
La trilogie Divergent a donc été totalement à la hauteur de mes attentes. J'en suis ressortie tremblante d'émotions, d'une façon qui ne m'était pas arrivée depuis longtemps. Ce sont donc des livres à mettre sur toutes les tablettes.

mercredi 6 août 2014

Insurgent (Divergent, tome 2)

Divergent, tome 2
Titre français : Les insurgés
Éditions : Harper Collins Publishers
523 pages
 
Quatrième de couverture :
 
One choice can transform you - or it can destroy you. Tris Prior's initiation day should have been marked by celebration: instead it ended with unspeakable horrors. Now unrest surges in the factions around her as conflict between their ideologies grows.
 
In times of war sides must be chosen and secrets will emerge. Tris has already paid a terrible price for survival and is wracked by haunting guilt. But radical new discoveries and shifting relationships mean that she must fully embrace her Divergence- even though she stands to lose everything...
 
Mon commentaire :
 
Je craignais que les changements que laissait entendre la fin du premier tome étaient de mauvais augure pour la suite des choses, mais finalement j'ai aussi bien accroché au deuxième qu'au premier tome. Le système des factions est gravement touché, et près de disparaître. On ne sait pas vraiment ce qui s'en vient, une guerre sans doute, mais qu'en est-il de la fin ? Comment est-ce qu'un tel conflit peut-il être résolu ?
 
D'autre part, la chasse aux Divergents continue, mais on ne sait toujours pas exactement pourquoi Jeanine et les Érudits essaient de s'en débarrasser. Marcus laisse entendre à Tris qu'il protège une information importante, mais quelle est-elle ? Et en quoi cela a-t-il rapport avec les Divergents ?
 
La fin du deuxième tome répond à toutes ces questions, mais Veronica Roth nous laisse sur de nouvelles questions qui nous obligent à attendre la suite avec impatience. Je ne nierai pas que toute cette trilogie suit une recette à succès bien connue, mais dans cette histoire, elle fonctionne, alors pourquoi pas ? Me voilà en train de dévorer le troisième et dernier tome, maintenant...

The Island of the Colorblind and Cycad Island

Résumé (pris sur Amazon) :
 
"An explorer of that most wondrous of islands, the human brain," writes D.M. Thomas in The New York Times Book Review, "Oliver Sacks also loves the oceanic kind of islands." Both kinds figure movingly in this book--part travelogue, part autobiography, part medical mystery story--in which Sacks's journeys to a tiny Pacific atoll and the island of Guam become explorations of the meaning of islands, the genesis of disease, the wonders of botany, the nature of deep geological time, and the complexities of being human.
 
Mon commentaire :
 
Voici le livre qui m'a accompagnée lors de mon voyage dans le Pacifique. Mon amie me l'a prêté en me disant que sa mère avait pensé que j'aimerais le lire. Elle avait bien raison, car c'était le livre idéal pour continuer à rêver du Pacifique tout en m'y trouvant.
 
Le livre est divisé entre quatre parties et raconte la visite de quatre îles isolées de la Micronésie et des Mariannes par l'auteur, un neurologue passionné.
 
Dans la première partie, il raconte sa visite de Pingelap, une petite île du Pacifique où s'est développé une forme de daltonisme complet où les gens ne voient la vie que dans différentes nuances de gris. Si cette maladie existe partout dans le monde, ceux qu'on peut appeler «totally colorblind» sont extrêmement rares et ils se trouvent en quantité anormalement grande sur cette petite île. Oliver Sacks a donc fait des heures et des heures d'avion pour s'y rendre, dans le but d'en apprendre plus et de tenter d'aider la population.
 
Il s'est ensuite rendu à Ponhpei, l'île principale de l'archipel, où se trouvent plusieurs natifs de Pingelap.
 
Dans la troisième partie, que j'ai encore plus aimée, Oliver parle d'une autre île où s'est développé une maladie dégénérative mystérieuse ressemblant étrangement à la sclérose latérale amyotrophique. Presque toutes les familles de l'île sont touchées par cette maladie, le Lytigo-bodig, à divers degrés. Dans certains cas, les patients qui en souffrent ont des symptômes ressemblant au Parkinson, dans d'autres, ils deviennent complètement paralysés. L'origine de cette maladie demeure tout à fait inconnue. Plusieurs hypothèses ont été émises, la plus admise étant que les habitants mangent les fruits et les graines du cycas, un arbre commun sur l'île qui serait toxique s'il est mal apprêté.
 
Dans la dernière partie, Oliver Sacks se rend sur une autre île sauvage où les cycas poussent en abondance, pour tenter d'en apprendre plus sur cet arbre. Non seulement Sacks est-il un neurologue et un voyageur accompli, mais il a d'autres intérêts qu'il nous partage tout au long du livre : la botanique et la plongée.
 
Cela en fait un livre complet et passionnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Le tout me fait fortement penser à du Bill Bryson, mais sans le côté humoristique (ce qui n'est pas défaut, je le précise).
 
Une belle lecture qui m'a donné le goût de plonger dans le reste de l'œuvre d'Oliver Sacks.

Divergent


Titre en français: Divergence
Édition: Harper Collins Publishers, 2013
487 pages
 
Quatrième de couverture :
 
In a society divided into factions all are forced to choose where they belong. And the choice Beatrice Prior makes shocks everyone, including herself.
 
During extreme initiation tests, Tris must determine who her friends are and whether she can trust the man who both threatens and protects her. Because Tris has a Deadly secret. One that might save those she loves... or destroy her.
 
Mon commentaire :
 
Sur l'avion entre Hawaï et la Nouvelle-Zélande (un llllooooonnnnngggg trajet), j'ai passé une partie du temps à regarder le film Divergent. J'ai si bien accroché que, lorsque j'ai repris l'avion pour aller aux îles Cook, j'ai acheté les trois livres de la trilogie pour les lire lors de mon trajet de retour.
 
Même sans surprise quant à son contenu, j'ai adoré le premier tome. J'ai bien été choquée lorsque j'ai constaté que des changements ont été effectués pour les bienfaits du cinéma, mais c'était beaucoup moins pire que si j'avais vu le film après le livre.
 
J'ai même bien aimé l'écriture, qui souvent manque de finition dans ce type de livre.
 
Divergent est un livre qui s'accroche à vous, et que vous ne laissez que difficilement tant que vous n'avez pas terminé. 

mardi 5 août 2014

Bilan juillet 2014

Le mois de juillet en a été un de voyage pour moi, alors autant dire que mes lectures ont été plutôt limitées !
Au mois de juillet 2014, j'ai lu :

2 livres
1 fiction, 1 non fiction
0 livre jeunesse
795 pages
 
En premier lieu, j'ai lu : The Island of the Colorblind, de Oliver Sacks, un livre que m'a prêté une amie qui m'a convaincue que c'était la lecture idéale pour accompagner mon voyage.
 
Et finalement, j'ai acheté toute la trilogie de Divergent à l'aéroport de Auckland. J'ai lu Divergent, le premier tome, dans les derniers jours de mon voyage. J'ai lu le deuxième dans les jours qui ont suivi mon retour et je suis en train de lire le troisième en ce moment.
 
Chroniques à suivre dans les prochains jours !

Bilan juin 2014

Au mois de juin 2014, j'ai lu :
 
3 livres
2 fictions, 1 non fiction
0 livre jeunesse
1335 pages
 
J'ai lu un guide touristique sur la Nouvelle-Zélande afin de me préparer à mon voyage du 29 juin au 31 juillet à Hawaii, en Nouvelle-Zélande et aux Îles Cook;
 
J'ai poursuivi la série Le goût du bonheur avec le deuxième tome : Adélaïde, et j'ai lu une bonne partie du troisième tome Florent ;
 
Et finalement, j'ai lu un petit polar court pour faire une pause entre deux livres denses de Marie Laberge.
 
 

mardi 17 juin 2014

Un cadavre encombrant

Titre original : My Ride With Gus
Paru en 1996 en v.o.
Éditions : Libre expression, 1998
273 pages
 
Quatrième de couverture :
 
31 décembre. Début de réveillon. Jimmy claque la porte d'un restaurant chic de Manhattan et plante là sa petite amie qui a eu le malheur de lui offrir une cravate rose ridicule. D'un seul coup, le plan d'existence que cet architecte de trente-huit ans s'était tracé s'évapore, anéanti par l'acharnement de sa fiancée à vouloir faire de lui quelqu'un qu'il n'est pas. Pour Jimmy, les ennuis ne font que commencer. Sur le chemin du retour, il pousse la porte d'un club de SoHo et rencontre une inconnue toute de cuir vêtue. La suite échappe à son contrôle. Une lame qui brille, une ébauche de corps à corps, la rencontre involontaire d'une nuque et d'un lampadaire... C'est ainsi que Jimmy se retrouve dans son salon avec un cadavre encombrant.
Une seule personne au monde peut l'aider dans une telle situation. C'est son frère Gus, qui vit à Brooklyn et que Jimmy n'a pas revu depuis vingt ans. S'amorce alors pour le héros une aventure pleine d'inattendus et de rebondissements qui le conduit vers son passé. Cette nuit de réveillon dans les profondeurs de Brooklyn sera à jamais inoubliable !
Un cadavre encombrant nous entraîne au fil d'un suspense très efficace et nous révèle un auteur plein de talent qui sait surprendre le lecteur jusqu'à la toute fin.
 
Mon commentaire :
 
Voilà le livre qu'il me fallait pour faire le vide entre deux longues lectures denses et difficiles. Je l'ai trouvé au fin fond de ma bibliothèque, complètement oublié depuis des années. Ce qui m'a attiré, c'est sa longueur (courte) et la police de caractères (très grosse). C'est donc un livre consommé aussi vite qu'il est oublié.
Ce que j'ai aussi aimé de ce polar, c'est qu'il sort de l'ordinaire. Contrairement à la plupart des thrillers, il n'y a ni enquête, ni poursuite, ni procès, ni même de meurtre à proprement parler. Le personnage principal est simplement le témoin d'un accident qui pourrait facilement passer pour un meurtre. Il prend alors la difficile décision de faire appel à son mafioso de frère pour l'aider à faire disparaitre le cadavre. Pendant le transport du cadavre, qui prendra toute la nuit, il arrive toutes sortes d'imprévus, parfois tirés par les cheveux, qui empêchent les deux frères de disposer du cadavre. D'où le titre.
Même si c'est souvent assez exagéré pour paraître farfelu, il ne s'agit pas d'un polar humoristique ou rien de tel. Vraiment, l'atmosphère est simplement différente des polars habituels.
Au final, pour un livre déniché il y a plusieurs années dans une friperie, c'est une belle découverte !

vendredi 13 juin 2014

Le goût du bonheur, tome 2 : Adélaïde

Éditions : Boréal, 2006
2e édition
Édition originale : 2001
648 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Avril 1942. Où seront-ils tous quand cette guerre prendra fin ? Où seront les enfants de Gabrielle et d'Edward : Adélaïde, la sauvage attachante, Fabien, Béatrice, Rose et Guillaume ? Qu'est-ce qui restera de ce monde à jamais bouleversé? Qui aura gagné ou perdu ? Hitler semble si fort et les combats si vains...
La fureur qui parcourt ce deuxième volet de la grande trilogie du Goût du bonheur n'est pas seulement celle des nations qui se lancent l'une contre l'autre, c'est aussi celle du désir. Et Marie Laberge sait comme personne trouver les mots pour décrire ce désir, impérieux, complexe, contradictoire. Avec une audace et une lucidité qui n'appartiennent qu'à elle, elle nous fait pénétrer, les yeux grands ouverts, dans ces abîmes qui s'ouvrent au cœur de ses personnages.
 
Mon commentaire :
 
Contrairement à certaines personnes dont les critiques déplorent que le deuxième volet de la trilogie soit moins à leur goût, j'ai au contraire mieux apprécié celui-ci que le premier. Dans Gabrielle, bien que les pages s'enchaînaient avec facilité, je trouvais qu'il y avait un manque de véritable action. L'époque, bien qu'admirablement décrite, de Gabrielle, était beaucoup moins mouvementée que les années de la Deuxième guerre mondiale durant lesquelles se déroule Adélaïde. Ici, on voit des femmes vivre le départ de leurs hommes pour la guerre. Des maris, des amoureux, des fils, des frères. On les sent souffrir pour eux, mais aussi paradoxalement s'épanouir en découvrant tout ce qu'elles sont capables de faire. Adélaïde, la fille aînée de Gabrielle, est appelée à prendre les rênes McNally Textiles, l'entreprise florissante de son mari, Nic. Dans ce tome-ci, bien qu'elle traverse de nombreuses épreuves, on voit tranquillement Adélaïde s'épanouir et devenir une femme comblée. Un autre personnage qui commence à prendre beaucoup d'importance est celui de Florent, qui, refusé par l'armée en raison de son passé de tuberculose, doit rester au Canada. Il se lance dans son rêve de devenir un grand couturier avec beaucoup de succès.
Ce que j'aime beaucoup de cette trilogie, c'est que, bien qu'il y ait incontestablement des personnages plus importants que d'autres, l'histoire personnelle de chacun d'entre eux a sa place dans l'histoire. Le destin, les joies et les difficultés de la vie de chacun est écrit et apprécié par le lecteur (du moins par moi). Je n'ai éprouvé aucune difficulté à m'éloigner de l'histoire d'Adélaïde pour découvrir celle de Marthe, de Fabien ou de Jeannine, par exemple. On se plaît à lire l'histoire de tous, même des personnages les plus détestables (en l'occurrence, Kitty, Béatrice, Jean-Pierre et le docteur Taylor). Cela en fait une saga fort difficile à résumer, tant elle est dense et riches en rebondissements.
Comme pour le premier tome, la fin d'Adélaïde est malheureuse et veut faire commencer le dernier volet immédiatement. Après la lecture de ce tome, il n'y a aucune chance que vous ne désiriez pas lire la suite, croyez-moi. Par contre, deux tomes, deux fins malheureuses, faut-il s'attendre à une autre fin malheureuse pour le troisième et dernier tome ?

mardi 3 juin 2014

L'essentiel de la Nouvelle-Zélande


Titre original : Discover New Zealand
Éditions : Lonely Planet, 2e édition, 2013
381 pages
 
 
Quatrième de couverture :
 
L'essentiel de la NOUVELLE-ZÉLANDE
 
Auckland, Wellington, Queenstown... Lonely Planet propose une sélection de lieux majeurs pour visiter la Nouvelle-Zélande et vous faire voyager dans les meilleures conditions.
 
Mon commentaire :
 
Depuis que je pars à l'extérieur du pays à chaque année, j'ai pris l'habitude de demander le guide touristique du ou des pays que je vais visiter l'année suivante comme cadeau de Noël. Cette année, j'ai reçu un guide un peu différent, celui appelé L'essentiel de la Nouvelle-Zélande. Comme le précise le titre, le guide présente l'essentiel du pays, ce qu'il faut visiter si l'on a que quelques semaines, voire quelques jours. Si cela a l'avantage de cibler les attractions les plus importantes, cela a aussi le désavantage de ne présenter que les attractions où se rendent le plus de touristes. Heureusement pour moi, toutefois, je me rends en Nouvelle-Zélande pendant l'hiver, saison à laquelle il y a beaucoup moins de touristes. L'autre désavantage de ce guide, c'est qu'il présente beaucoup moins d'hébergements et de restaurants que le guide traditionnel. Comme je devrai faire du camping pendant les trois semaines et demi que je passerai au pays, j'ai été très déçue de constater que le guide n'en présente aucun ! Une chance que je sais que ceux-ci pullulent dans le pays, car je serais sans doute en train de paniquer ! Enfin, le vrai bon côté de ce guide, c'est le livre-objet. Il y a beaucoup plus de photos et de couleurs que dans le guide traditionnel, ce qui en fait autant un livre pour rêver qu'un guide touristique. Je vous laisse décider ce qui est mieux. Quant à moi, sans renier les qualités des livres présentant l'essentiel d'un pays, je choisis les guides traditionnels qui sont beaucoup plus détaillés et qui permettent de planifier un voyage beaucoup plus personnel.

samedi 31 mai 2014

Bilan mai 2014

Au mois de mai 2014, j'ai lu :
 
3 livres
3 fictions, 0 non fiction
1 livre jeunesse
1885 pages
 
J'ai poursuivi deux séries et en ai commencé une autre.
 
Au rayon jeunesse, j'ai lu le quatorzième et avant-dernier tome de la série Sorcière, appelé Aboutissements.
 
L'autre série que j'ai poursuivi est Le chardon et le tartan, tome six, deuxième partie : Un tourbillon de neige et de cendres (volume 8).
 
Finalement, j'ai finalement débuté la saga qui a rendu Marie Laberge célèbre, Le gout du bonheur, avec le premier tome, Gabrielle.

Un tourbillon de neige et de cendres, partie 2 (Le chardon et le tartan, tome 8)

Titre original : A Breath of Snow and Ashes
Paru en  2005
Mon édition : Libre Expression, 2006
900 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Par une nuit d'avril 1775, un cavalier solitaire s'élance hors de Boston assiégée et chevauche à travers la campagne, alertant les colons de l'arrivée des soldats anglais et les appelant à prendre les armes. La guerre de l'indépendance a commencé, début de luttes fratricides où les idéaux s'entrechoquent et les conflits de loyauté se résolvent dans le sang.
La petite communauté de Fraser's Ridge n'échappe pas à la règle, chacun doit choisir clairement son camp au péril de sa vie. Jamie et Claire Fraser voient avec effroi la vague de l'histoire déferler sur eux. Emportés dans un tourbillon de violence, de soif de liberté, de règlements de comptes et de perfidies, seul leur amour inébranlable leur permet de ne pas perdre pied... ainsi qu'une faible lueur d'espoir : sur une île au large des Carolines existe une autre porte de pierres. La fuite vers le futur est-elle la seule issue possible ? Et au prix de quels sacrifices ?
 
Mon commentaire :
 
Voilà à mon avis un des bons tomes de la série. Après quelques tomes de qualité variable, voici que Gabaldon entre dans ce que l'on sentait venir depuis trop longtemps : les débuts de la guerre de l'Indépendance. Les péripéties se succèdent plus rapidement, et j'ai senti qu'il y avait moins de petites aventures dont l'ensemble de l'histoire aurait bien pu se passer (quoique le plus souvent intéressantes). Bref, le récit progresse plus rapidement, Jamie annonce enfin publiquement sa position quant à la loyauté ou la liberté et les actes de violence perfides commencent, bien qu'on ne parle pas encore de réelles batailles avec des soldats.
À Fraser's Ridge, des membres de la communauté surmontent des épreuves. Jamie et Claire s'aiment toujours aussi profondément, Roger part se faire consacrer pasteur et le couple de Roger et Brianna accueillent enfin un deuxième enfant qui les obligeront toutefois à faire de grands sacrifices.
Je n'en dis pas plus sur ce tome, seulement que je l'ai beaucoup aimé et qu'il m'a définitivement sorti de mon regret des trois premiers tomes. Vivement la suite!

mercredi 14 mai 2014

La grammaire de la phrase en 3D

Édition : Chenelière éducation, 2009
203 pages
 
Quatrième de couverture :
 
En tant qu’enseignant, orthopédagogue, orthophoniste ou autre intervenant scolaire, nous souhaitons tous que les jeunes réussissent à l’école. Or, cette réussite passe inévitablement par une maîtrise de la langue écrite. Nous savons que les concepts de la grammaire de la phrase (syntaxe, morphologie et orthographe) sont abstraits et que les mots pour en parler appartiennent au métalangage. En effet, on ne peut ni voir ni toucher les fonctions de la phrase, par exemple. Pour mieux comprendre et maîtriser la grammaire de la phrase, nous vous proposons un langage en trois dimensions, soit un langage qui associe chaque concept abstrait à un objet.

La grammaire de la phrase en 3D présente une grammaire en objets qui s’appuie sur la grammaire nouvelle et qui traduit en langage non verbal les concepts de phrase, de classes de mots et d’orthographe grammaticale. Cet ouvrage rend la grammaire de la phrase accessible à l’ensemble des jeunes tout en respectant leurs différentes façons d’apprendre. Il est conçu de manière à pouvoir s’adapter aux besoins de chaque apprenant et à évoluer dans le temps. De plus, cette grammaire soutient efficacement les jeunes qui présentent des troubles du langage ou d’apprentissage, et elle se prête très bien à la différenciation pédagogique.

De nombreuses suggestions pour amener progressivement les jeunes du préscolaire et du primaire vers la maîtrise de la langue écrite et un cédérom comprenant du matériel reproductible accompagnent ce livre.
 
Mon commentaire :
 
Faire de la grammaire de la phrase quelque chose d'amusant, d'intéressant et surtout de manipulable était un pari très risqué, mais Brigitte Dugas l'a relevé avec brio. Tout au long de ma lecture, que j'ai effectuée par périodes, j'ai été émerveillée, ébahie, enthousiaste. J'ai tout bâti le matériel, presque tout essayé auprès de mes élèves, tant ceux que j'ai eus en orthopédagogie que ceux que j'ai eus en francisation, tant auprès des petits que des grands. Le constat général qui se dégage de ces essais, c'est que ça marche, et, de façon inattendue, encore plus auprès des grands que des petits, sûrement parce que tout est vulgarisé et concret. J'ai vu des élèves faire des progrès étonnants en structure de phrases, car ils savaient maintenant comment les allonger sans nuire à leur construction.
 
Malheureusement, je n'ai pas pu mettre en application les tiroirs à commode pour la nature des mots, car un autre code était présent dans toutes les écoles où j'ai travaillé. Je constate néanmoins que le principe se transfère admirablement bien à d'autres codes de correction, et je travaillerai fort pour utiliser la commode et certaines activités que je devrai toutefois modifier. Mais qu'importe, j'ai trouvé quelque chose qui fait du sens pour les élèves, je ne lâcherai pas le morceau si facilement!
 
Je trouve déplorable que ce matériel ne soit pas mieux connu. Il est surtout utilisé au premier cycle du primaire, et malheureusement, il n'est qu'effleuré. Il y a tellement de potentiel à ce matériel ! Il faudrait qu'il soit étudié dans les universités, que tous les professeurs du préscolaire et du primaire l'utilise. Il répond aux normes de la nouvelle grammaire et rend les règles de celle-ci plus compréhensibles autant pour les enseignants que pour les élèves.
 
Ce qui est sûr, c'est que je suis bien contente d'avoir ce livre en ma possession. Il demeurera longtemps un de mes trésors pédagogiques.

The Life and Times of the Thunderbolt Kid

Livre audio
Titre en français : Bill the Kid : ma fabuleuse enfance dans l'Amérique des années cinquante
Livre paru en 2006 en v.o.

Résumé (extrait pris sur BookRags) :

The Life and Times of the Thunderbolt Kid: A Memoir by Bill Bryson traces Bryson's childhood in 1950s America. He relates an all-American experience in Des Moines, Iowa, full of family oddities, friendships, and his own rich imagination. The work intertwines the events, people, and inventions that transformed America during the decade, along with Bryson's own experiences and thoughts in fourteen themed chapters. Throughout, Bryson uses his alter ego, the Thunderbolt Kid, and his humorous reminisces to illuminate the concerns, preoccupations, and joys of a nation and a young boy in Iowa.
 
Mon commentaire :
 
Tout livre de Bill Bryson est une valeur sûre pour moi, et celui-ci ne fait pas exception. Pour une fois, Bryson ne parle pas vraiment de ses voyages, mais plutôt de son enfance. Un changement qui, je le croyais, allait me déranger, mais qui a pourtant apporté une fraîcheur inattendue au texte.
 
Avec beaucoup d'acuité, Bryson nous raconte des souvenirs de son enfance à Des Moines en Iowa dans les années cinquante. Beaucoup de fierté, beaucoup de nouvelles inventions, peu de variété dans les repas, beaucoup de fierté, le rêve américain, les jeux d'enfants, le cinéma Hollywoodien sont toutes des caractéristiques de cette époque qu'il nous raconte avec une bonne dose d'humour. Tout cela à travers les yeux d'enfant de Bryson. Et comme d'habitude, le tout est parsemé d'anecdotes personnelles et ou pigées dans des journaux de l'époque.
 
La version audio que j'ai entendu a cet avantage non négligeable d'être lu par l'auteur en personne. J'ai beaucoup aimé écouter Bryson, surtout lorsqu''il raconte comment il ne se croyait pas le fils de ses parents, ni même un enfant de cette planète. Il faut dire que son imagination était bernée par tous ses comics books qu'il lisait... Il n'y a pas que les jeux vidéos qui aient cet effet sur les enfants !
 
The Life and Times of the Thunderbolt Kid est donc un autre bel opus de cet auteur sans pareil qu'est Bill Bryson. Je le recommande chaleureusement, même si pour vous mettre dans l'ambiance de ses livres, il vaut peut-être mieux débuter avec American Rigolos ou Nos voisins du dessous...

Sorcière, tome 14 : Aboutissements

Titre original : Sweep, Full Circle
Éditions : AdA, 2013
379 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Je croyais que le pire était derrière moi.
C'en est terminé de mon rôle d'investigateur.
 
Mais à présent, une part de mon passé revient me hanter.
La route devant moi était incertaine.
 
Déesse merci, Hunter est là.
Même si Morgan sera toujours là pour moi...
 
Je sais qu'ensemble, nous pouvons affronter n'importe quel adversaire.
Je sais que je dois affronter mon avenir seul.
 
Mon commentaire :
 
Ça commence à sentir la fin et j'ai envie de dire enfin ! Cette série commence à être drôlement redondante et prévisible. À mon avis, l'auteure aurait dû mettre fin à la série après le tome 4, qui sonnait comme une vraie fin. Au lieu de cela, comme trop souvent, elle a surfé sur son succès et a ajouté pas moins de 11 livres, de qualité fort inégale. Si, dans l'ensemble, j'ai apprécié les livres, j'ai trouvé que plusieurs d'entre eux n'avaient pas leur raison d'être.
 
C'est la même chose pour celui-ci. Dans le tome 13, Morgane s'est enfin débarrassée de son ennemi juré. C'était un des meilleurs livres depuis le tome 4. Encore là, la série aurait pu se conclure. Mais non, il en fallait deux autres. Dans Aboutissements, une nouvelle histoire parallèle sans intérêt est inventée pour Hunter et un ancien ennemi de Morgane refait surface. Franchement ! Ça tourne au ridicule.
 
Je ne dis pas que je n'ai pas lu ce livre avec efforts, ce serait mentir. Comme à l'habitude, Tiernan a réussi à faire un page-turner. Ça se lit tellement facilement que c'en est presque une honte. De toute façon, il ne reste qu'un tome maintenant, je ne peux plus ne pas terminer la série. Je le lirai donc en espérant qu'il permettra de retirer tout ce que j'ai dit de mal sur les prolongements inutiles de cette série pourtant prometteuse à ses débuts. Malheureusement, je doute qu'une fin digne de ce nom n'arrive.

dimanche 11 mai 2014

Le goût du bonheur, tome 1 : Gabrielle

Éditions: Boréal, 2006 (2e édition)
Première édition : 2000
606 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Québec, 1930. Gabrielle est mariée avec Edward depuis bientôt dix ans. Entre la maison de l'île d'Orléans et celle de la Grande-Allée, elle mène une vie bien remplie, entourée de ses cinq enfants.
De toute évidence, il s'agit d'un mariage heureux. Mais cette chose qui devrait être aussi simple fait pourtant froncer bien des sourcils dans l'entourage de Gabrielle. Décidément, le bonheur est suspect en cette époque où notre sainte mère l'Église nous dit que nous ne sommes pas sur terre pour être heureux, mais pour accomplir notre devoir.
Dans le premier volet de cette grande trilogie romanesque, qui a connu un succès sans précédent au Québec, Marie Laberge brosse une large fresque de la société d'avant-guerre. Elle nous fait partager le destin de personnages si vrais qu'ils semblent bondir de la page. Grâce à son art de traduire les mouvements du cœur les plus subtils ou les plus inavouables, elle éclaire de l'intérieur une époque où, sous la gangue des conventions sociales et de la religion, les passions ne brûlaient pas avec moins de force qu'aujourd'hui.
 
Mon commentaire :
 
C'est en apprenant que Marie Laberge serait invitée au Salon du livre de Sept-Îles que j'ai finalement décidé de sortir des boules à mites mon exemplaire de la saga Le goût du bonheur. En effet, j'ai la trilogie complète depuis la parution de la deuxième édition chez Boréal en 2006. Pourquoi ai-je tant tardé à le lire, me direz-vous ? Ce sont trois gros livres à l'écriture petite et dense. Pas que cela me fasse peur.  Mais je manque de temps et j'ai déjà assez de séries entamées sans avoir besoin d'en commencer une autre.
 
Au Salon du livre, je n'avais réussi qu'à lire une vingtaine de pages du premier tome, et déjà j'étais séduite. J'ai assisté à l'entrevue avec l'auteure en soirée et j'ai littéralement bu les paroles de Marie Laberge. Cette femme était tellement en contact avec ses personnages qu'elle en parlait comme s'ils étaient vivants. J'ai su dès lors que j'adorerais la saga.
 
Même si jusqu'à maintenant je n'ai lu que Gabrielle, le premier tome de la saga, je sais d'ores et déjà que je me rendrai sans peine jusqu'au bout. Oui, la mise en page est dense et le rythme ralentit parfois, mais cela ne fait qu'être le reflet de ce qu'est une famille normale. Toute famille a ses moments tragiques, ses moments de bonheur et des moments un peu moins mouvementés.
 
Les personnages sont aussi vivants et réels autant pour le lecteur que pour son auteur. Ils ont tous un charme qui leur est particulier, de belles qualités et de vilains défauts. Certains sont ouverts et en avance sur leur temps, entre autres Gabrielle, Adélaïde et Paulette, tandis que d'autres obéissent aveuglément aux règles de l'Église qui en ces années, contrôlaient tout, jusqu'aux moments intimes entre deux personnes mariées.
 
Encore plus que les personnages, je pense que ce qui m'a le plus plu de ce premier tome, c'est la façon de rendre ce que tout Québécois a appris dans les livres d'histoires beaucoup plus palpable. Nous savons tous que la société était contrôlée par l'Église et que la femme n'avait pas son mot à dire, que la société était divisée entre les anglais, le plus souvent riches et les français, le plus souvent pauvres, et que les femmes accouchaient d'un enfant par année et pouvaient à peine les nourrir, mais imaginer ce que cela signifiait pour une famille dans son quotidien est beaucoup plus difficile. Marie Laberge transpose à merveille la réalité des années 30 et 40 au Québec dans son roman.
 
La fin de Gabrielle est plutôt abrupte. Pour prévenir toute frustration, achetez tout de suite les trois tomes, vous survivrez mieux à l'attente !

dimanche 4 mai 2014

Bilan avril 2014

Durant le mois d'avril 2014, j'ai lu :
 
3 livres
3 fictions, 0 non fiction
2 livres jeunesse
962 pages
 
J'ai reçu et lu en échange d'une critique l'Association des bouts de lignes, de Jean-Louis Riguet et j'ai poursuivi la série de Le journal d'Aurélie Laflamme d'India Desjardins avec les tomes 6 et 7 : Ça déménage! et Plein de secrets.

jeudi 24 avril 2014

Le journal d'Aurélie Laflamme, tome 7 : Plein de secrets

Âge : à partir de 10 ans
Éditions : Les Intouchables, 2010
413 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Aurélie entame sa dernière année au secondaire. Puisque tout va très bien dans sa vie personnelle, elle a envie, plus que jamais, de se consacrer à ses études. Mais son attention est facilement détournée de ses ambitions scolaires (et pas seulement à cause des vidéos rigolotes sur YouTube), surtout lorsque tout son entourage se met à agir mystérieusement ! Sa mère, avec qui elle semblait avoir atteint une complicité inégalée, se transforme de façon aussi subite qu'incompréhensible en Godzilla. Sa meilleure amie adopte des comportements étranges avec un ex. Et Aurélie découvre rapidement qu'avoir un chum, même si ceului dont on rêvait depuis longtemps, peut entraîner certaines complications. Comme si ce n'était pas assez, elle n'a aucune affinité avec ses nouveaux professeurs et fige complètement lorsqu'on lui pose des questions sur son avenir. Ce qui la fait douter de toutes ses décisions passées. Aurélie sera placée malgré elle devant plusieurs choix importants. Pour s'y retrouver, elle devra sortir de sa coquille et faire face à ses véritables émotions.
 
Mon commentaire :
 
Me voici donc déjà à l'avant-dernier tome du journal d'Aurélie Laflamme. Dans ce tome-ci, nous suivons les traces de la jeune héroïne depuis de début de son cinquième secondaire jusqu'aux premiers jours de janvier.
 
Comme toujours, la vie d'Aurélie est riche en anecdotes de toutes sortes. On sent qu'elle se cherche toujours et qu'elle n'a pas fini de faire des erreurs de parcours, mais une certaine forme de maturité commence à se dégager de son journal. Elle a toujours des émotions aussi vives et difficiles à contrôler, mais elle sait maintenant faire la part des choses, notamment lorsqu'elle apprend avec surprise que sa mère est de nouveau enceinte. Même si elle est fâchée, elle sait reconnaître qu'il y a une différence entre ce que son cœur et sa tête pensent. Malgré cette impression de maturité qui commence à se dégager, Aurélie ne perd rien de sa fraîcheur. Elle est toujours aussi attachante, impulsive et unique.
 
Ce tome dégage aussi une odeur de fin. En effet, celle-ci est proche et Aurélie entrera bientôt dans l'âge adulte. Je la regretterai, car pour moi, elle est presque réelle. De penser que je ne saurai plus ce qui lui arrive après la fin de son secondaire m'attriste. Mais cela ne m'empêche pas d'avoir hâte de lire la conclusion de cette magnifique série de romans jeunesse ! À bientôt donc, pour mon commentaire sur le dernier tome.
 

mercredi 23 avril 2014

Le journal d'Aurélie Laflamme, tome 6 : Ça déménage !

Âge : à partir de 10 ans
Éditions : Les Intouchables
330 pages
 
Quatrième de couverture :
 
À l'aube de son seizième anniversaire, Aurélie Laflamme a du pain sur la planche : terminer le lycée (obligation scolaire), trouver un petit boulot (obligation de sa mère), faire ses cartons (obligation des déménageurs). Elle doit aussi se préparer mentalement à passer quelques jours au camping avec ses grands-parents.
C'est pourtant une bonne occasion de s'éloigner de la nouvelle maison dans laquelle elle n'a pas envie d'habiter... Après tout, apprivoiser la vie sauvage n'est pas si terrible. Malgré la présence d'animaux potentiellement dangereux, l'absence de connexion Internet et les araignées géantes, le grand air peut être bénéfique.
Que de chamboulements ! Mais n'est-il pas temps pour Aurélie de remballer ses souvenirs et de se tourner vers l'avenir ?
 
Mon commentaire :
 
Comme souvent lorsque je commente des livres qui font partie de longues séries, je viens à manquer de mots pour parler du journal d'Aurélie Laflamme.
 
J'ai beaucoup aimé ce tome-ci qui se situe à la fin du secondaire 4 d'Aurélie ainsi que pendant l'été entre son secondaire 4 et 5. Notre adolescente se prépare à affronter de nouveaux défis : le déménagement, le camping en compagnie de ses grands-parents et un amour non partagé. Pire, son amour aime sa best !
 
À vrai dire, il n'y a rien de très neuf sous le soleil, mais cet opus est aussi drôle et touchant que les autres. Et au risque de me répéter, l'auteure connaît vraiment les adolescents, et cela transparaît dans chaque page.

mardi 22 avril 2014

L'Association des bouts de lignes

Éditions du masque d'Or, 2013
Collection : Adrénaline
219 pages
 
 
Quatrième de couverture :
 
Quoi de plus normal que mourir ? Certes, un premier janvier !
Quoi de plus normal que de faire un testament ? Certes, par un original !
Quoi de plus normal que de vouloir l'exécuter ? Certes, c'est nécessaire !
 
Le défunt a institué pour légataires universels les membres du conseil d'administration de l'association, en truffant le testament de conditions à remplir par chacun, avec une date limite pour retenir ceux qui hériteront, à défaut, la Confrérie des Joueurs de Trut (jeu de cartes poitevin).
 
Un avocat, désigné exécuteur testamentaire, mène l'enquête et, de rebondissements en rebondissements, visite différentes spécialités orléanaises. Il accomplit une enquête étonnante, avec des péripéties inattendues, où le stress et l'humour sont parties prenantes. Qui héritera ?
 
L'Association des bouts de lignes est un roman d'investigation fantaisiste, une enquête humoristique, un voyage dans l'Orléanais.
 
Mon commentaire :
 
Tout d'abord, merci à l'auteur de m'avoir fait parvenir ce roman suite à ma critique de Augustin, ma bataille de Loigny. Suite à ma critique plutôt mitigée de cet autre roman, j'étais surprise, quoique flattée de sa proposition de m'envoyer l'Association des bouts de lignes. J'avais un peu peur de revivre les frustrations que m'avaient occasionné mon manque de connaissances en histoire française, mais mes craintes ont vite été balayées lorsque j'ai ouvert le livre.
 
L'Association des bouts de lignes est un roman original qui ne se compare à aucun roman de ma connaissance, tant il est différent. Cela rend mon billet difficile à rédiger, d'autant plus que je l'écris quelques semaines après ma lecture (des difficultés avec mon ordinateur m'ont empêchée de l'écrire plus tôt).
 
C'est l'histoire d'un homme qui devient l'exécuteur testamentaire d'un homme dont la mort a été aussi soudaine qu'inattendue. L'homme en question n'avait pas de vie sociale connue, mais on découvre sitôt après sa mort qu'il prenait part à des réunions secrètes de l'Association des bouts de lignes, une association regroupant les personnes vivants aux bouts des lignes d'autobus et de tram d'Orléans. Ceux-ci se regroupaient officiellement pour défendre l'utilisation des transports en commun, mais en réalité ils se rencontraient surtout pour jouer au trut, un jeu de cartes.
 
L'exécuteur testamentaire découvre aussi que l'homme décédé était en possession d'une grande fortune. Et le comble, c'est qu'il a truffé son testament de nombreuses conditions pour permettre à ses futurs héritiers de toucher à sa fortune. S'en suit une enquête qui nous permet de découvrir les spécialités orléanaises, tant culinaires qu'artisanales. J'ai beaucoup aimé cet aspect du roman, qui permet de découvrir ce qui fait la réputation de cette région française. Par le biais de l'enquête, on rencontre également les membres du conseil d'administration de l'association, des gens de différentes classes sociales et dont le caractère est souvent typiquement français (du moins, leur caractère répond aux stéréotypes français). Bien que cela aurait facilement pu devenir agaçant, j'ai en fait beaucoup aimé les dialogues.
 
J'ai cependant beaucoup moins apprécié la narration, dont j'ai trouvé un manque de naturel, comme pour Augustin, ma bataille de Loigny. Je n'ai toujours pas mis le doigt sur la cause de ce manque de naturel. La narration au présent de l'indicatif ? Les phrases sans flaflas? Le manque de fluidité de l'ensemble ? À vrai dire, je n'en sais rien. Toutefois, contrairement au premier roman, la narration n'a pas trop nuit à mon plaisir de lecture.
 
Je déplore cependant les nombreuses coquilles, dont plusieurs auraient dues être détectées par l'éditeur. Il n'y a rien de plus agaçant pour moi que de devoir prendre un stylo pour corriger des fautes de français évidentes. C'est pourtant ce que j'ai eu à faire à de nombreuses reprises... Je commence à penser que je souffre du syndrome de pédanterie grammaticale...
 
Malgré ces deux aspects plus négatifs, l'Association des bouts de lignes se laisse lire sans difficulté. J'ai beaucoup aimé l'humour et l'originalité de l'enquête de même que le dénouement que j'ai apprécié même si je l'avais deviné !
 
 

Perte importante et changements

En plus de mes photos, mes vidéos, ma musique et de mes documents, j'ai perdu un document Excel qui m'était précieux : celui qui contenait la liste de tous les livres que j'ai lus et que je désire lire (plus de 5000 titres en tout).
 
Nul besoin de préciser que c'est une grande perte pour moi, mais j'ai décidé de le prendre comme un signe qu'il est temps pour moi d'arrêter de vouloir faire des listes avec tout. Bien sûr, j'ADORE faire des listes et cela ne changera pas de sitôt, mais cela m'obsède et m'empêche souvent d'être spontanée, surtout dans mes choix de lecture.
 
Par conséquent, il n'y aura plus de statistiques sur mes lectures ni de listes sur ce blog. Je songe même à faire disparaître la listes des challenges auxquelles je suis inscrite et que je néglige depuis beaucoup trop longtemps de toute façon.

Je pense qu'avec le temps, je préférerai cette façon de faire. Adieux, listes...

Bilan mars 2014

C'est avec énormément de retard que je fais mon bilan du mois de mars, ayant eu de sérieux ennuis avec mon ordinateur portable ces dernières semaines. Maintenant, tout est revenu à la normale, ou presque... À part que j'ai perdu toute ma musique, tout mon matériel scolaire et tous mes favoris, tout est pour le mieux.
 
Voici donc le rendez vous habituel avec plus de quinze jours de retard :
 
Au cours du mois de mars, je n'ai lu que :
 
4 livres
4 fictions, 0 non fiction
3 livres jeunesse
1 bande dessinée, 3 romans
1353 pages
 
La bande dessinée :
  •  Ushuaia, les aventures de Nicolas Hulot, tome 3 : L'héritier des Pharaons- Pascal Bresson
Les romans jeunesse :
 
  • Le journal d'Aurélie Laflamme, tome 4 : Le monde à l'envers- India Desjardins
  • Le journal d'Aurélie Laflamme, tome 5 : Championne- India Desjardins
Le roman :
  • Le Seigneur des Anneaux, tome 1 : La communauté de l'Anneau- J.R.R. Tolkien

samedi 29 mars 2014

Le Seigneur des Anneaux, tome 1 : La communauté de l'anneau

Titre original : The Lord of the Rings
Christian Bourgeois éditeur, 2002
Collection : Pocket
697 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Aux temps reculés qu'évoque le récit, la Terre est peuplée d'innombrables créatures étranges. Les Hobbits, apparentés à l'Homme, mais proches également des Elfes et des Nains, vivent en paix au nord-ouest de l'Ancien Monde, dans la Comté. Paix précaire et menacée, cependant, depuis que Bilbon Saquet a dérobé au monstre Gollum l'Anneau de Puissance jadis forgé par Sauron de Mordor. Car cet anneau est doté d'un pouvoir immense et maléfique. Il permet à son détenteur de se rendre invisible et lui confère une autorité sans limites sur les possesseurs des autres Anneaux. Bref, il fait de lui le Maître du Monde. C'est pourquoi Sauron s'est juré de reconquérir l'Anneau par tous les moyens. Déjà ses Cavaliers Noirs rôdent aux frontières de la Comté.
 
Mon commentaire :
 
C'est plus d'une dizaine d'années après la sortie du premier film de la trilogie Le Seigneur des Anneaux que je me décide enfin à lire les livres, qui pourtant trônaient bien en évidence dans ma bibliothèque. Je ne sais pas trop ce qui m'a retenue de les lire (probablement la longueur et surtout la densité de l'histoire), mais rien ne m'a motivée à ouvrir ce livre avant il y a environ un mois.
 
Ce n'est pas les films du Hobbit récemment parus qui m'ont convaincue d'en commencer la lecture, mais bien mon départ prochain pour la Nouvelle-Zélande en juillet. Je croyais que cela allait me motiver, mais en vérité, ma lecture a été lente et parsemée d'embûches. Je reconnais toutefois tout le talent de J.R.R Tolkien. Le monde qu'il a créé est extraordinaire et complexe, un monde tel que je n'en ai pas encore vu dans mes lectures (peu nombreuses, il faut l'avouer) de fantasy. Ce n'est pas le manque de talent qui a nui à ma lecture, mais plutôt, tel que je le craignais, la densité de l'histoire et sa progression à pas de tortues. De plus, malgré tous mes efforts, je n'ai pas réussi à m'identifier à aucun des personnages, ce qui donne toujours un sérieux coup de main pour apprécier une histoire. Tout le monde dit que ça ne va qu'en s'améliorant, alors espérons-le, car malgré toute ma bonne volonté, je risque de ne pas en arriver à bout, du moins avant mon départ.

jeudi 20 mars 2014

Ushuaïa, les aventures de Nicolas Hulot, tome 3 : L'héritier des Pharaons


Âge : à partir de 8 ans
Illustrations : Curd Ridel
Éditions : Glénat, 2012
48 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Soudan, le plus vaste pays du continent africain. Nicolas Hulot et son équipe d'Ushuaia partent à la découverte de cette région du monde. En descendant le cours du fleuve-roi, le Nil, ils s'en vont à la recherche des trésors archéologiques de Méroé, formidable nécropole des pharaons noirs, riche de plus de deux cents pyramides où règnent encore d'inquiétantes puissances maléfiques...
L'équipe d'Ushuaia ne tarde pas à découvrir un campement de chameliers vivant sur les rives. Là, elle découvre avec étonnement un paysage austère. Le plus surprenant reste à venir! Nicolas constate que de nombreuses familles pauvres vivent sans leurs enfants qui ont tous disparu... On dit que le mal se serait installé dans cette région : les puits du village sont taris, le sable a envahi le Nil et les poissons ont été dévorés par la terre... Superstition et folklore, se dit Nicolas Hulot!
Mais le méchant n'est pas toujours celui que l'on croit, et ce que va découvrir Nicolas dépasse de loin son imagination...
 
Mon commentaire :
 
Ce troisième opus des aventures de Nicolas Hulot est fidèle aux trois autres bandes dessinées de la série. Il se passe dans un endroit de la Terre peu connu, mais hyper intéressant (ici, le Soudan, pays des Pharaons noirs. Je ne savais même pas qu'il y avait des pyramides en dehors de l'Égypte, et vous?), il y a un mystère apparemment inexplicable que le peuple croit relever de fantômes ou autre bête fantastique et il y a des bons (Nicolas Hulot et son équipe) et des méchants. Oh, et aussi bien sûr une pincée d'humour (auquel je n'adhère toujours pas).
Après trois essais, bien que j'adore l'idée de rajouter un peu de fiction aux aventures de Nicolas Hulot, je dois lancer l'éponge et admettre une fois pour toute que je n'aime pas beaucoup les bandes dessinées. Je n'embarque pas dans ces aventures qui sont presque exclusivement constituées de dialogues et si désespérément courtes !
Par contre, je n'ai rien contre cette série de bande dessinées, que je trouve très éducative. Seulement, je ne pense plus en lire dans mes temps libres, je préfère les consacrer aux albums et aux romans qui me plaisent beaucoup plus.
 

dimanche 16 mars 2014

Le journal d'Aurélie Laflamme, tome 5 : Championne

Quatrième de couverture :
 
Tout va bien dans la vie d'Aurélie Laflamme !
Dans sa famille, c'est l'harmonie totale (si on exclut les divergences d'opinions qu'elle entretient toujours avec sa mère au sujet du ménage).
En plus, depuis qu'elle sort avec un gars populaire, sa vie sociale est complètement chamboulée. De nouveaux amis, le respect de ses pairs, des sorties, l'immunité quand elle fait ses blagues en classe... Que pourrait-elle demander de mieux ?
Rien. À part peut-être un pouvoir paranormal lui permettant de se dédoubler. Car en plus d'apprendre à concilier vies scolaire, familiale, amoureuse et sociale, elle devra s'ouvrir à de nouveaux champs d'intérêt (les sports pratiqués par son chum), soigner son image (pour bien s'intégrer à son nouveau groupe), mais, surtout, rester elle-même (pas facile dans ce tourbillon).
Pour une fille qui n'a jamais été spécialiste en mathématiques, Aurélie additionne les succès, soustrait quelques amis, se sent divisée et multiplie les complications!
 
Mon commentaire :
 
Dans ce tome-ci, Aurélie rencontre un nouveau chum, et bien qu'elle l'adore et que celui-ci soit gentil et populaire, elle se voit contrainte de faire plusieurs compromis. Elle doit faire semblant de s'intéresser à ses parties de soccer et de basket-ball alors qu'elle déteste les sports d'équipe, elle doit arrêter de manger du beurre d'arachide (son chum est allergique), elle doit dîner avec les amis de celui-ci parce que lui ne veut pas mange avec ses amis à elle, etc.
Bien que très amoureuse au début du livre, elle se rendra peu à peu compte que malgré sa nouvelle popularité, elle manque son ancienne vie, et surtout ses amis à elle...
J'ai trouvé génial qu'India Desjardins aborde ce sujet, car pareils événements arrivent fréquemment à l'adolescence et ceux qui les vivent ne savent plus très bien ce qu'ils veulent et comment s'en sortir. Malheureusement, pour une adulte, ça fait un roman un peu plus ennuyant, car on voit longtemps d'avance ce qui va se passer... Bien sûr, ce roman ne s'adresse pas à des adultes, et par conséquent, je ne devrais pas me plaindre. Mais il n'en demeure pas moins que le cinquième tome de la série est légèrement moins drôle et beaucoup plus sérieux que les précédents.
J'ai bien hâte de voir comment se terminera son quatrième secondaire ! C'est à voir dans le sixième tome...

Aurélie Laflamme, tome 4 : Le monde à l'envers

Quatrième de couverture :
 
Un vent de changement souffle dans la vie d'Aurélie Laflamme. Son école privée-de-filles-avec-uniforme ayant fermé, elle se voit contrainte (après avoir perdu un féroce combat de roche-papier-ciseaux contre sa meilleure amie Kat) de fréquenter une école publique-sans-uniforme-et-remplie-de-garçons.
Aurélie est désormais prise avec un problème quotidien et apparemment insoluble, dont elle n'avait jamais mesuré la portée auparavant : quoi porter ce matin ? (Horreur!) Après tout, elle devra être en possession de tous ses moyens pour affronter sa plus récente pire ennemie, qui ne sait même pas qu'elle a acquis ce statut peu enviable : la nouvelle blonde de son ex-amoureux, Nicolas.
Comme si ce n'était pas assez, sa mère semble souffrir d'une maladie étrange qui l'oblige à parler à la première personne du pluriel, et son chum François (alias Satan réincarné) est de plus en plus envahissant, ce qui devient tout à fait insupportable.
Pendant que le climat de la planète se déchaîne, les émotions d'Aurélie menacent aussi d'exploser.
 
Mon commentaire :
 
Ça faisait un bon bout que je n'avais pas lu de livres de la série d'Aurélie Laflamme, et voici que j'en lis deux de suite !
 
Dans le quatrième tome de la série, Aurélie se voit contrainte, pour son secondaire 4, de changer d'école. Comme l'explique la quatrième de couverture, elle doit donc fréquenter une école que fréquentent aussi des garçons, ce qui est quasi inconcevable pour elle. Et que dire du fait qu'elle ne doit plus porter d'uniforme et choisir les vêtements qu'elle va porter CHAQUE matin ? L'horreur !
 
J'ai été heureuse de retrouver l'Aurélie Laflamme que j'ai connue dans les autres tomes, une adolescente vivante, maladroite, drôle, douée et rafraîchissante. Sa façon d'écrire son journal me donne souvent des fous rire. Elle abuse des ! et des parenthèse, mais elle en est très consciente et c'est ce qui fait son charme. De toute évidence, Aurélie (et India Desjardins) aime(nt) jouer avec les mots et avec la langue française.
 
Même si ce n'est pas le tome le plus palpitant au niveau de l'action, j'ai eu énormément de plaisir à retrouver cette héroïne adolescente. Aurélie me rappelle moi-même à l'adolescence. De toute évidence, l'auteure se rappelle très bien ce que c'est que d'être une adolescente, et c'est sans doute ce qui a donné à cette série tout son succès.
 

samedi 1 mars 2014

Bilan février 2014

Au cours du mois de février, j'ai lu :

  • 12 livres
  • 11 livres jeunesse, 1 pour adultes
  • 11 non fiction, 1 fiction
  • 2 bandes dessinées, 8 albums
  • 655 pages
 
Au rayon adulte, je n'ai lu qu'un guide touristique, le Petit Futé Hawaï. Je lis le premier tome du Seigneur des Anneaux à pas de tortue pendant que je lis d'autres choses qui ne méritent pas nécessairement que j'en parle sur ce blog.
 
Ce mois-ci, j'ai aussi commencé à redécouvrir le monde des bandes dessinées avec la série Ushuaïa mettant en vedette Nicolas Hulot :
 
  • tome 1 : le trésor des Moaï (Île de Pâques)
  • tome 2 : la peur blanche (Nunavut)
J'ai aussi lu de nombreux albums :
 
  • C'est MA chambre- Robert Munsch
  • J'ai un beau château-Robert Munsch
  • Où es-tu, Catherine?- Robert Munsch
  • Barbouillette-Michèle Marineau
  • La gratouillette-Anne Villeneuve
  • D'Alex à Zoé- Bertrand Gauthier
  • Coincée dans la boue- Quinlan B. Lee
  • L'observation des baleines-Quinlan B. Lee