mercredi 29 juillet 2009

La maison d'à côté

«C'est un chef-d'oeuvre de l'architecture contemporaine, une maison de rêves pour jeunes cadres dynamiques, mais, avant même sa construction, quelque chose de maléfique semble s'y attacher. Et tous ceux qui vont y vivre, comme ceux qui vont se laisser séduire par elle, seront frappés par le malheur, la folie, la mort.
Témoins privilégiés, mais impuisssants, de ces tragédies successives, Walter et Colquitt, les voisins les plus proches, n'arrivent plus à croire quelque «loi des séries» soit la seule responsable. Ils sentent que toutes ces coïncidences n'en sont pas vraiment, que la maison est vivante et qu'avec chaque «accident» son pouvoir ne fait que croître.
Et ils savent qu'ils risquent bien d'en être les prochaines victimes...»
*****
Voici l'une des meilleures histoires de maison hantée qu'il m'a été donné de lire ou de voir. L'histoire n'est pas à proprement dire terrifiante, mais le mystère plane du début à la fin, et le dénouement est très surprenant, malgré les quelques questions qui demeurent en suspens.
Aux amateurs du genre, précipitez-vous au plus vite sur ce roman !
 

samedi 25 juillet 2009

Le temps d'un ouragan

«Adrienne a un secret. Sans doute l'aurait-elle gardé pour elle, si sa fille n'avait plongé dans la dépression. Un soir, pour l'aider à revivre, elle prend la décision de tout lui raconter...
Quatorze ans plus tôt, un matin d'hiver, Adrienne s'est rendue dans une petite île de Caroline du Nord pour tenir, le temps d'un week-end, l'hôtel d'une amie absente.
Mais soudain, un ouragan se lève... Un hôte, heureusement, tape à la porte: Paul, lui aussi au milieu de sa vie, lui aussi à la recherche de l'oubli.
Trois jours et trois nuits, Adrienne et Paul sont prisonniers de la tempête. Trois jours pour voir naître et flamboyer un amour dont le souvenir restera à jamais gravé dans leur chair.»
*****

Du vrai Nicholas Sparks. Son style est unique et reconnaissable d'entre tous. Un livre sensible et émouvant, qui plus est dans le décor de rêve des Outter Banks.
Pour une fois, j'avais vu le film avant de lire le livre. Le livre était dans ma liste de livres à lire bien avant que ne sorte le film, toutefois. Même si quelques changements ont été effectué pour donner un peu de punch au film, l'histoire est essentiellement la même, ce qui fait que j'ai eu peu de surprises.
Peut-être est-ce cela qui m'a déçue un peu, de savoir d'avance la fin. Tant pis. J'ai quand même versé quelques larmes, ce qui est inévitable quand je lis un Nicholas Sparks. Celui-ci n'aura pas fait exception à la règle.
Je suis tout de même moins secouée que d'habitude. Probablement parce que les derniers livres que j'ai lus étaient tous excellents, de sorte que celui-ci n'a pas su sortir du lot.
Tout de même une excellente lecture.
 

11 heures à vivre

«-Vous avez besoin d'aide ? Vos sacs ont l'air très lourds. Ce n'est pas bon pour le bébé...
Dallas, 11h45. Pour échapper à la canicule de l'été texan, Didi Wood, enceinte de près de neuf mois, s'est accordé quelques instants de shopping au centre commercial de North Parks.
Elle pourrait accepter l'offre de l'inconnu, un jeune homme fort aimable. Un peu insistant, peut-être. Elle refuse. Et comprend aussitôt qu'elle n'aurait pas dû. Il ne faut pas contrarier les bonnes volontés. Cet homme-là est prêt à tout pour l'aider. Y compris à user de violence.
13h45. Depuis bientôt une heure, Richard Wood attend sa femme au restaurant. Bizarre, ce retard... Didi a toujours été ponctuelle, comme son père. Serait-elle en danger ?
Pour Richard Wood, le compte à rebours a commencé. Il lui reste onze heures. Et deux vies à sauver: celle de sa femme, et celle de leur bébé.»
*****
De Paullina Simons, j'avais déjà lu «Tatiana» et «Tatiana et Alexandre», une histoire romantique et historique qui m'a boulversée comme peu d'histoire l'ont fait auparavant. J'en ai gardé un très bon souvenir. Je ne savais pas trop quoi penser quand j'ai vu «Onze heures à vivre». Un thriller ? Un enlèvement ? Aux États-Unis ? Est-ce vraiment la même auteure ?
Il paraît que oui. Pourtant les histoires de Tatiana et celle de Didi n'ont absolument rien en commun. Rien du tout.
Alors comment une auteure peut-être être aussi douée dans les histoires d'amour que dans les thrillers ?!? Ça me dépasse. J'en ai lu et j'en ai vu, des histoires d'enlèvement. Celle-ci est définitivement parmi les meilleures que j'ai lues. L'héroïne étant enceinte et près d'accoucher, on devine dès le début ce qui va arriver. Mais on espère... vainement.
*
***Autres livres lus de Paullina Simons***

mardi 21 juillet 2009

L'hermine de Mallaig

«Écosse, 1390. Pour éviter un mariage détestable qu'on lui impose, Lite MacGugan épouse Baltair MacNèil, un brigand qu'elle sauve ainsi de la potence. Tenant son époux à distance durant des années, Lite conçoit des projets d'envergure pour développer le domaine de sa belle-famille à Mallaig.
Quant à Baltair, embauché comme mercenaire par différents seigneurs, il assiste à la déroute de Robert III dont le règne est malmené par les luttes pour le pouvoir que mènent les nobles. Coincé entre son allégeance au roi et son identité de Highlander, méfiant à l'égard de Lite et rejeté par sa famille, Baltair refuse de revenir à Mallaig. Par son ascendant sur les MacNèil et par la force de ses sentiments, Lite parviendra-t-elle à ramener Baltair à elle et à son clan?»
*****
Si, comme moi, vous avez lu les deux premiers tomes de cette saga, vous connaissez déjà la réponse à cette dernière question. Car, en effet, pour clore cette merveilleuse saga, Diane Lacombe a fait le choix de revenir dans le passé, avant les événements du premier tome.
Je dois avouer que de prime abord, je n'avais aucun goût de revenir dans le passé pour connaître l'histoire de cette Lite MacGugan. Dans le premier tome, on laissait entendre qu'elle n'était qu'une chipie hypocrite qui n'aime pas ses enfants.
Mais bientôt, on oublie que la Lite dont on parlait dans le premier tome et la Lite du troisième tome ne forment qu'une. En effet, ça n'a rien à voir ! Et au cours de l'histoire, on apprend pourquoi elle est devenue ce qu'elle est devenue.
J'ai finalement adoré ce troisième tome autant que les deux autres. Je serais bien en peine de vous dire lequel a été mon favori. À chaque tome, je croyais que ça ne pouvait pas être aussi bon que le précédent. Et à chaque fois, je changeais rapidement d'avis !
Ce que j'ai un peu moins aimé de ce tome-ci, c'est qu'on parle de plusieurs seigneurs, barons, ducs et autres titres de noblesse. À la fin, on est un peu mêlé: qui est qui ? Car, en plus, ceux-ci changent fréquemment de titre, et donc par conséquent de nom. Heureusement, il y a un petit schéma au début du roman pour remédier à cela.
Autre petit aspect irritant: le fait que la légende soit à la fin. L'histoire se passant au Moyen-Âge, les mots utilisés ne sont pas toujours connus par nous. Dans les autres tomes, les explications se trouvaient en bas de page, ce qui était beaucoup plus pratique.
Mais on ne va pas en faire un drame, parce que le reste est parfait !
Une chose que j'ai aimé tout au long de la saga, c'est que dans chaque livre, on alterne les narrateurs. Il y a une héroïne par roman, et c'est toujours la future châtelaine du château. Elle narre sa propre histoire pendant un certain temps, et lorsqu'elle ne fait pas partie de l'action, c'est un narrateur omniscient. J'ai vraiment apprécié cette forme de narration originale.
Je ne saurais trop vous recommander cette magnifique saga. Même si elle est longue en terme de nombre de pages, elle est en fait beaucoup trop courte. J'ai dévoré le dernier tome en une seule journée...Cliquez ici pour accéder au site de l'auteure.
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***La saga de Mallaig***

dimanche 19 juillet 2009

Sorcha de Mallaig

«Écosse, 1437. Fille d'un laird du clan MacNèil de Mallaig, Sorcha Lennox grandit dans un couvent de l'île d'Iona, où sa mère s'est réfugiée après la disgrâce de son mari. Sorcha en vient à correspondre avec le jeune Baltair MacNèil, puis avec la mère de ce dernier, la châtelaine de Mallaig. Quand celle-ci envoie son fils la chercher au couvent pour en faire sa suivante, la jeune fille s'est enfuie. Baltair se lance à sa poursuite à travers l'Écosse. Il la rattrape enfin à Édimbourg et, sur le chemin du retour, un lien se crée entre eux... Mais subsistera-t-il après l'arrivée de Sorcha à Mallaig, alors que la famille MacNèil vit des heures tumultueuses ? En effet, le chef se meurt et la succession à la tête du clan est ouverte; de plus, on envisage pour Baltair un mariage d'intérêt afin de régler une dette contractée par le clan. Quelle sera alors la place de Sorcha au château de Mallaig où circulent des révélations infâmes sur ses origines ?»
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J'ai aimé «Sorcha de Mallaig» tout autant que «la châtelaine de Mallaig», malgré le fait que j'ai eu un peu de mal à admettre que Iain et Gunelle n'étaient plus les personnages principaux. La seule chose qui m'a agacé un peu, c'est que ça traînait un peu en longueur au début du roman. Par la suite, le périple de Sorcha à travers l'Écosse et son histoire d'amour avec Baltair m'ont fascinée. Et détrompez-vous, malgré les apparences, l'histoire d'amour en question ne prend pas trop de place.
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***La saga de Mallaig***

Sorcha de Mallaig / Sorcha de MallaigL'hermine de Mallaig / The Rise of Mallaig Castle

mardi 14 juillet 2009

La châtelaine de Mallaig

Pour une fois, j'ai la chance de vous présenter des livres d'auteurs québécois qui ont été traduits, avec "Jeanne, fille du Roy", et maintenant "La châtelaine de Mallaig", premier roman de la saga de Diane Lacombe.
Je suis extrêmement heureuse que celui-ci ait été traduit, non seulement en anglais, mais aussi en espagnol, en allemand et en tchèque, car ce roman a vraiment l'étoffe d'un best-seller.
Bizarrement, j'ai été incapable de trouver l'image de la version anglaise. Mais je peux vous assurer qu'elle existe.
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«Écosse, 1424. Gunelle Keith, dix-neuf ans, fille d'un commerçant prospère d'Aberdeen (Lowlands) est donnée en mariage à Iain MacNèil, de Mallaig (Highlands), un mariage qui sert avant tout les intérêts économiques des deux clans. Cultivée et instruite, Gunelle est précipitée dans l'univers sauvage de Mallaig où elle se sent désarmée. En une année, elle fera l'apprentissage d'une nouvelle langue, combattra l'indignité d'un époux qui la rejette, subira la guerre entre les clans. Femme de devoir, parviendra-t-elle à imposer ses valeurs à sa belle-famille, à gagner son estime et, enfin, à apprivoiser et à civiliser son époux ?»
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Ce premier roman de Diane Lacombe est tout à fait admirable. Il se tient aisément parmi ceux qui m'ont le plus captivée et qui m'ont le plus fait voyager, dans le temps comme dans l'espace. Je n'avais pas à craindre que le côté médiéval prenne trop de place, car finalement, c'est ce qui m'a le plus plu !
Les châteaux d'Écosse, les seigneurs, les rois et les reines, les clans, les chevaliers... Je pensais que cela m'ennuierais, mais finalement pas du tout ! Je vous conseille vivement ce roman, car, malgré sa longueur (536 pages seulement pour le premier tome), on le dévore à une vitesse inouïe, un événement n'attendant pas l'autre.
 

samedi 11 juillet 2009

Jeanne, fille du Roy


«Élevée par un grand-père braconnier, puis par des religieuses, Jeanne Chatel quitte la France pour faire partie du premier contingent de jeunes filles à marier qui font la traversée vers le Nouveau Monde. En échange d'un droit de passage et d'une dot, les «filles du Roy» ont une seule mission: peupler la Nouvelle-France. À Ville-Marie, Jeanne épouse, sans même avoir remarqué la couleur de ses yeux, le seigneur Simon de Rouville. C'est dans une cabane de bois rond, en pleine forêt, que Jeanne découvre, en même temps que l'amour, les rigueurs de l'hiver et les défis des grands espaces canadiens. »

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Ça faisait quelques années que je n'avais pas relu «Jeanne du Roy». J'ai vu une critique d'Allie qui m'a redonné le goût de le relire. Je me suis dit que peut-être ayant vieilli et pris de la maturité, je l'aimerais moins.
Mais non. J'ai beau l'avoir lu au moins vingt fois, avoir pris de la maturité ET connaître chaque chaque chapitre de ce roman, mon intérêt pour l'histoire d'amour de Jeanne et de Simon au coeur des dangers de la Nouvelle-France ne s'affaiblit pas. Comme d'habitude, je l'ai lu d'une traite, en une soirée.
Plus qu'un roman d'amour, c'est un roman d'aventure et un roman historique avec juste ce qu'il faut de fiction pour nous tenir en haleine.
Aussi, ne nous le cachons pas, les personnages de Jeanne et de Simon sont tout à fait délicieux dans toute leur imperfection et leur joie de vivre.
À lire absolument, peu importe votre âge !

vendredi 10 juillet 2009

L'amour aux temps du choléra

«Dans une petite ville des Caraïbes, à la fin du siècle dernier, un jeune télégraphiste, pauvre, maladroit, poète et violoniste, tombe amoureux fou de l'écolière la plus ravissante que l'on puisse imaginer.
Il lui jure un amour éternel et accepte de l'épouser.
Pendant trois ans, ils ne feront que penser l'un à l'autre, vivre l'un pour l'autre, rêver l'un de l'autre.
Jusqu'au jour où l'éblouissante Fermina Daza, créature magique et altière, préférera un jeune et riche médecin, Juvenal Urbino, à la passion invincible du médiocre Florentino Ariza.
Fermina et Juvenal gravissent avec éclat les échelons de la réussite en même temps qu'ils traversent les épreuves de la routine conjugale. Florentino Ariza, repoussé par Fermina Daza, se réfugie dans la poésie et entreprend une carrière de séducteur impétinent et clandestin. Toute sa vie, en fait, n'est tournée que vers un seul objectif: se faire un nom et une fortune pour mériter celle qu'il ne cessera jamais d'aimer en secret et avec acharnement. Chaque instant de chaque jour pendant plus d'un demi-siècle.»
*****
J'ai bien aimé ce livre, même si j'ai mis beaucoup de temps à le lire. En fait, beaucoup plus que l'histoire, j'ai aimé l'écriture, qui m'a semblée si musicale. C'est le genre de roman qu'on se surprend à lire sur un ton de poésie lorsqu'on le lit tout haut.
Sur une note plus négative, c'est également l'écriture que j'ai le moins aimé. Je m'explique: les chapitres sont extrêment longs et il y a peu de dialogue, ce qui donne l'impression que tout est écrit petit et serré dans les pages, ce qui est un peu décourageant. C'est pourquoi j'ai mis tant de tant à le lire.
À vous de voir maintenant si vous avez le goût de lire ce genre de livre ou pas.
 

lundi 29 juin 2009

Ça sent la coupe

À peine ai-je terminé son premier livre que je dévore son deuxième... Je crois avoir encore plus aimé celui-ci, qui est très original: un chapitre par game du Canadien. Très cool comme concept ! En plus, je pense enfin avoir trouvé un livre qui pourrait le donner le goût de la lecture à mon frérot. Je lui en ai parlé, et ça l'intéresse ! J'ai hâte de connaître son avis !

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«C'est jamais très très winner quand tu parles à ta blonde sans la regarder parce qu'il y a du hockey à la télé. Ou quand tu réponds «oui oui, ça doit» sans savoir ce qu'elle t'a demandé parce qu'il reste une minute à faire dans le match.
Je ne suis jamais très très winner, dans ce cas-là.
Le hockey, c'est un beau décor pour mon histoire. L'histoire de ma blonde et moi, l'histoire de ma gang de chums, à travers nos soirées à regarder les matchs des Canadiens sur une grosse télé.
Quatre-vingt-treize chapitres, un par match. Des défaites, des victoires, sur la glace comme sur mon sofa. Plein de niaiseries, évidemment. Quand ça sent la coupe, on a du fun dans mon salon. Mais ça ne dure jamais vraiment longtemps. Maudite vie. Maudit Lightening de Tampa Bay.»

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J'ai aussi aimé sa biographie sur la quatrième de couverture: « Matthieu Simard patine sur la bottine. C'est pour ça que vous ne l'avez jamais vu aux Héros du samedi. D'ailleurs, vous ne le verrez pas non plus dans un cabinet d'avocats (malgré son baccalauréat en droit), ni dans une salle de rédaction (malgré son certificat en journalisme), ni même dans une camisole en filet rose (il préfère les cols roulés). En fait, si vous tenez vraiment à le voir (à part sur la photo ci-dessus), essayez une agence de publicité (il est rédacteur-concepteur). Quoi d'autre ? Il aime les deux t dans son prénom, et aussi les parenthèses (c'est vrai). Échecs amoureux et autres niaiseries était son premier roman. Ça sent la coupe est son deuxième (ça aussi c'est vrai).»

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Pour terminer, cliquez ici pour visiter son site Internet !

dimanche 28 juin 2009

Pour rallumer les étoiles

«Depuis qu'elle a donné son fils en adoption il y a maintenant seize ans, Marie-Lune ressent toujours la même brûlure: elle ne sait pas ce qu'il est devenu et ce vide la consume. Car ce garçon qu'elle n'a pas vu grandir, elle est persuadée qu'il a besoin d'elle. Maintenant. Comme elle-même a besoin de lui. Désespérément.
Malgré la peur de faire fausse route, de blesser Jean, son grand amour, et malgré la crainte du rejet, Marie-Lune désire ardemment retrouver cet enfant. Pour en finir avec les regrets et les non-dits, pour aller de l'avant, pour tourner la page... pour rallumer les étoiles.
Je ne suis qu'une simple survivante. Même si je l'oublie. J'ai Jean. Un lac. Des oiseaux. Des montagnes. Du ciel. Des mots pour occuper mes journées. J'atteins, le plus souvent, un certain équilibre, une sorte de bonheur un peu fragile. Mais quelque part au fond de moi sommeille encore un besoin désespéré d'enchantement. »
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La boucle est bouclée en beauté. Où alors peut-on espérer une suite ? Il y aurait de quoi... Mais en même temps peut-être serait-ce pousser le bouchon trop loin. Je me fie entièrement à l'intuition de l'auteure, qui commet bien peu de bévues !
J'ai tout simplement adoré. Je vais aller à l'encontre de la majorité: j'ai plus aimé «Pour rallumer les étoiles» que les trois livres qui constituent «Marie-Tempête». La vie d'adulte de Marie-Lune m'a beaucoup touchée, et encore plus celle de Gabriel, son fils. Les histoires de retrouvailles, ou plutôt de trouvailles, m'ont toujours énormément touchée. Et celle-ci ne fait pas exception. Loin de là.
Je ne peux pas m'empêcher de faire un commentaire qui n'a pas très rapport. La photo de la page couverture est magnifique. Je l'adore ! Qu'en pensez-vous ?
Edit du 10 juillet 2009: L'autre soir, ma mère n'avait plus rien à lire alors je lui ai passé ce livre sans lui préciser que c'était à l'origine un livre de jeunesse (sinon, elle se serait bornée et ne l'aurait pas lu). Eh bien, elle l'a dévoré en l'espace d'une nuit !!! Victoire !

samedi 27 juin 2009

Les confessions de Victoria Plum

«Tous les matins, Oliver s'enferme dans la lingerie pour écrire ses mémoires. Comme il est philosophe, il n'entend pas tomber dans l'anecdote. Mais ses résolutions sont de courte durée. Cédant à la tentation, voici qu'il nous apprend ce que nous brûlons de savoir: comment son ex-femme, Constance, l'a mis à la porte pour filer le parfait amour avec la jardinier; pourquoi ledit jardinier est, à ses yeux, un incapable, un hypocrite et un lâche; dans quelles conditions il a été privé de ses enfants, etc. Oliver se voit comme une victime. Toute son histoire le prouve: n'était-il pas, en quelque sorte, prédisposé au malheur ?
Mais, très vite, le lecteur éprouve des soupçons. Pour commencer, c'est dans la maison de Constance-où il a décidé de se réinstaller- qu'Oliver écrit ses mémoires. Il se comporte en véritable tyran, intervient sans arrêt dans la vie de Constance et de son compagnon, bref, il est insupportable. Constance, qui a découvert le manuscrit caché dans une taie d'oreiller, entreprend alors, entre les lignes, de donner sa version de l'histoire.»
*****
J'ai beaucoup apprécié l'humour typiquement anglais d'Anne Fine dans ce roman. Les personnages étaient, quant à eux, aussi détestables que délicieux. Surtout celui d'Oliver, un philosophe tellement pris par ses pensées qu'il perd de vue tant ses responsabilités que ce qui est important dans la vie. Tout est très caricaturisé, mais vous retrouverez certainement un peu de certains couple que vous connaissez dans cette histoire.
Sur la quatrième de couverture de mon édition, on fait allusion à «L'amant de Lady Chatterley». On dit que «(Les confessions de Victoria Plum) est un clin-d'oeil à la littérature post-victorienne et à l'Amant de Lady Chatterley, dont les audaces nous paraissent aujourd'hui bien sages.» Je suis peut-être folle, mais je n'ai pas tellement vu le clin-d'oeil en question. Quelqu'un peut-il m'éclairer ? En tout cas, je n'ai pas pu m'enpêcher d'en parler, puisque c'est un drôle de hasard si je tombe sur ce roman peu de temps après avoir lu le livre dont il est question.
Pour votre information, c'est aussi Anne Fine qui a écrit «Madame Doubtfire», sur lequel est basé le fameux film mettant en vedette Robin Williams. Je vous le recommande également, même si je dois vous avouer que j'ai préféré le film.

jeudi 25 juin 2009

La Belle Bête

J'ai emprunté ce résumé à Dytal du club des rats de biblio-net: «Trois membres d'une famille se déchirent et s'aiment mal dans cet excellent roman. La mère Louise ne vit que pour sa beauté et celle de son fils. Le luxe et le beau, voilà toute sa vie. Patrice, son fils est d'une beauté extrême mais est dénué d'esprit. Il est idiot. L'amour de sa mère et la haine de sa soeur envers lui: voilà tout ce qui constitue son monde. Isabelle-Marie sa soeur est malheureusement un laideron. Elle déteste la beauté et fuit ce monde en épousant un aveugle à qui elle fait croire qu'elle est belle. Louise quant à elle épouse Lanz, un bel homme ce qui entraîne chez Patrice, la belle bête un sentiment d'abandon. Débute alors une toile d'araignée tissée par la jalousie, une jalousie féroce, méchante et fatale. »
*****
Je n'ai malheureusement pas aimé ce classique québécois, qui m'a paru trop tordu et trop macabre. De plus, le fait de ne pas savoir trop trop on était à quelle époque et où cela se passait m'agaçait trop, tout comme dans «L'avalée des avalés». En fait, «La Belle Bête m'a beaucoup fait penser à «L'avalée des avalés». Simplement, ce roman-ci était beaucoup plus court, ce qui, heureusement, allégeait un peu le tout.
Les avis semblent partagés sur ce roman. Si vous aimez, de façon générale, les romans noirs et sans aucune légereté, vous aimerez sans doute celui-ci.

mercredi 24 juin 2009

Échecs amoureux et autres niaiseries

«Je suis aussi romantique qu'un bloc de béton au bord de l'autoroute. Et je rencontre seulement des filles qui trippent sur Alexandre Jardin. Ça va mal...
Mais bon, il faut garder espoir. À force de vomir sur les souliers des belles filles que je croise, à force de cruiser les téléphonistes de Vidéotron, à force de peinturer au rouleau le dos de mes conquêtes, je vais bien finir par trouver la bonne...
C'est pas que je suis terriblement malchanceux. C'est pas que je suis particulièrement méchant. C'est pas que je suis atrocement laid, non plus. Je suis juste niaiseux.»
*****
Je crois que le résumé dit tout à lui seul. C'est drôle, c'est original... et un peu pathétique. De quoi remonter le moral des éternels célibataires !
Une lecture courte et rafraîchissante pour vous changer les idées en moins de deux !
Merci, Anne-Marie, de m'avoir fait découvrir Matthieu Simard avec deux t (C'est très important) ! Je vais sûrement lire «Ça sent la coupe» très prochainement !

lundi 22 juin 2009

La minute de vérité

«Quelques verres en trop, une violente dispute, puis l'horreur: Jack Newlin poignarde sa femme, le brillant juriste n'est plus désormais qu'un meutrier...
La jeune Mary DiNunzio, son avocate, se montre plutôt sceptique. Simple question de bon sens: quand on vient de faire des aveux accablants à la police, on évite de confier sa défense à une débutante. En prenant de tels risques, Jack Newlin cherche-t-il à protéger quelqu'un ? ou à dissuader la justice de fouiner dans les affaires de la richissisme Honor Newlin ?
Piquée au vif, Mary mène l'enquête. Un si séduisant «coupable» ne mérite sûrement pas de finir sur la chaise électrique...»
*****
J'avais aimé, mais sans plus, le premier roman que j'ai lu de Lisa Scottoline. J'avais décidé de lui donner une chance, car je sentais du potentiel dans son écriture. J'irai droit au but: j'ai eu raison de lui donner une seconde chance. Peut-être étais-je tombé sur son plus mauvais roman ? Je n'en sais rien, mais j'ai dévoré celui-ci en moins de deux jours.
Décidément, j'ai eu beaucoup de chance avec les livres ces derniers temps. Pas un des cinq livres que j'ai empruntés à la bibliothèque ne m'a déçue. Chose rare !
Ce roman de justice de Lisa Scottoline est super ! Il prend des proportions tout à fait insoupçonnées. À chaque fois qu'on croit que Mary a le vrai coupable... eh bien non. On passe de surprises en surprises. Je ne saurais trop vous le recommander, et tout particulièrement aux amateurs du genre.

L'amant de Lady Chatterley

Écrit par D.H Lawrence en 1928, ce roman n'a pas été publié avant 1960 dû à la controverse entourant cette histoire. Pour l'époque, le langage y est très cru et les thèmes abordés, tabous.
J'ignore de quelle façon ce livre s'est retrouvé dans ma liste de livres. En le prenant dans mes mains à la bibliothèque, je me suis dit: bon... encore un des ces classiques que j'aurais tout le mal du monde à finir. Pour arranger les choses, il n'y avait pas de résumé...
Je me suis faite avoir. J'ai beaucoup aimé, et j'ai admiré son auteur, dont je n'avais pourtant jamais entendu parlé, d'avoir fait preuve de tant de courage en écrivant un tel livre à son époque.
L'histoire est pourtant très simple: Dans les années, 1920 Constance se marit avec un homme qui est revenu de la première guerre mondiale paralysé à partir de la taille. Lady Chatterley s'ennuie donc beaucoup dans son mariage, vivant loin de toute attraction, dans une région de l'Angleterre ennuyante et ouvrière. Sa seule distraction est de se promener dans la forêt.
C'est de cette façon qu'elle rencontrera Mellors, le garde-chasse de son mari et aura une aventure avec lui. Aventure qui lui fera découvrir l'amour, la passion et la sexualité.
Elle devra donc faire un choix: vivre un amour scandaleux et trahir son mari ou demeurer avec ce dernier, malheureuse.
*****
Au début de ma lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Madame Bovary, tant l'histoire me semblait être la même (quoiqu'à une époque et dans un pays différents). J'ai déjà essayé de lire Madame Bovary sans succès, tant l'écriture de l'auteur me pesait.
Cette fois-ci, je n'ai eu aucun mal. Même si le départ est plutôt lent, ça vaut la peine de patienter pour admirer le courage dont a fait preuve l'auteur. Non seulement s'exprimait-il sans censure, mais il allait aussi à l'encontre des idéologies de l'époque. Il ne s'est pas gêné pour exprimer son opinion sur la révolution industrielle, sur la condition des travailleurs ou sur l'importance du sexe dans un couple à travers ses personnages, ce qui lui a valu de ne pas être publié pendant de nombreuses années.
Ce roman a beaucoup de potentiel : celui de vous faire changer d'avis sur les classiques.
 

vendredi 19 juin 2009

Nathan

«Nathan n'a jamais eu l'ombre d'une chance. À 12 ans, il a déjà connu l'enfer: la prison, les sévices corporels, le meurtre. Évadé, recherché par toutes les polices, il est un proscrit, un être traqué qui poursuit sa cavale au pays de la peur. Mais si Nathan a bien tué, est-il vraiment coupable ? Son seul espoir, arriver à faire entendre sa vérité. LA vérité.»
*****
Voilà un thriller comme je les aime. Je ne peux vous expliquer ce qui fait en sorte que je l'ai tant aimé, mais je l'ai dévoré. Une lecture simple, distrayante, captivante et difficile à lâcher ! Tout y est.

mercredi 10 juin 2009

Sara la farouche

« À quinze ans, bientôt seize, Sara ne pense qu'à devenir indépendante. A en finir avec cette série de familles d'accueil qu'elle connaît depuis sa naissance, puisque sa mère l'a abandonnée. Mais les Huddleston ne sont pas comme les autres. Venue chez eux en principe pour quelques mois, Sara commence à s'attacher énormément à Ma, à Hud, à Josh... Jusqu'au jour où une étrange femme qui prétend être à la recherche de sa fille surgit...»
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Après un roman aussi difficile que celui de Lionel Schriver, je me sentais d'humeur à lire quelque chose de plus léger. Aussi ai-je choisi ce qu'il y a de plus léger dans la pile que j'ai empruntée à la bibliothèque: un livre de jeunesse. Vesna, ma correspondante, m'avait suggéré d'essayer cette auteure canadienne. Ce roman est le seul que j'ai pu trouver à la bibliothèque.
J'ai beaucoup aimé. C'est léger, mais en même temps ça traite d'un sujet sérieux. C'est parfois légèrement irréaliste, mais c'est un roman de jeunesse. Je les aime comme ça. En plein ce dont il me fallait pour me remettre de ma lecture précédente.
À toutes les adolescentes, lisez ce livre de Julie Johnston, ça en vaut la peine. C'est un peu dans le genre de Michèle Marineau, Tania Boulet, Dominique Demers et compagnie...

lundi 8 juin 2009

Il faut qu'on parle de Kevin


«À la veille de ses seize ans, Kevin Khatchadourian a tué sept de ses camarades de lycée, un employé de la cafétéria et un professeur. Dans ses lettres adressées au père dont elle est séparée, Eva, sa mère, retrace l'itinéraire meutrier de Kevin.
Elle se souvient qu'elle a eu du mal à sacrifier sa brillante carrière pour devenir mère. Qu'elle ne s'est jamais faite aux contraintes de la maternité. Que dès la naissance elle s'est heurtée à un enfant difficile. Que l'arrivée de Célia, petite soeur fragile et affectueuse, n'a fait que creuser un fossé entre mère et fils. Qu'elle aura passé des années à scruter les agissements de Kevin sans voir que son ambivalence envers lui n'avait d'égale que la cruauté et la malveillance du rejeton. Et, quand le pire survient, Eva veut comprendre: qu'est-ce qui a poussé Kevin à commettre ce massacre ? Et quelle est sa propre part de responsabilité ?»
*****
Ce livre, ce n'est pas peu dire, m'a bouleversée. Il m'a semblé si réaliste, si terre à terre qu'à chaque minute je devais me rappeller que ce n'est pas une histoire vécue. Oui, elle est basée sur les nombreuses tueries qui se sont faites dans les écoles des États-Unis, mais non, celle-ci ne s'est jamais passée, et non, cette mère n'existe pas pour vrai.
Si au début, j'avais du mal à comprendre les sentiments de cette mère à l'égard de son fils nouveau-né, je n'ai pas tardé à le détester moi aussi, et à vouloir à tout prix qu'il y ait un peu d'humanité dans ce personnage ignoble. Tout au long, je me demandais si de tels personnages existent. Je souhaiterais de tout mon coeur qu'ils n'existent pas, mais je ne peux pas m'empêcher de croire qu'il doit y exister de telles exceptions. Ça me donne mal au coeur.
Plusieurs personnes, incluant ma mère et ma grand-mère, ont affirmé avoir le plus grand mal à lire ce livre. Ils affirmaient l'avoir lu à petites doses, parce que c'est tellement dur à lire, tellement cru, tellement... incroyable. Moi, au contraire, je l'ai dévoré. Oui, je me sentais mal, oui, j'en voulais à ce père d'être aussi naïf, et oui, j'appréhendais la fin puisque je savais qu'elle allait s'avérer horrible. Mais en même temps, je ne pouvais pas m'arrêter, on aurait dit que quelqu'un en moi me poussait à tourner les pages les unes après les autres.
J'ai adoré et j'ai détesté ce livre. Peu importe ce que vous ressentirez ou ce que vous avez ressenti en lisant ce livre, ce n'est certainement pas de l'indifférence.

mercredi 3 juin 2009

Fugueuses

«Nathe et Alexa ont saisi l'occasion de la mystérieuse maladie de leur mère, Émilie, pour mener la barque et s'aventurer, chacune à sa manière et à l'insu de l'autre, au-delà des limites de Carouges, le village où elles vivent, au bord du fleuve. Le départ d'Émilie pour un séjour en clinique déclenche l'élbranlement des fausses vérités et des vrais mensonges qui courent à travers quatre générations, de l'aïeule Blanche à ses arrière-petites-filles. Les deux adolescentes prendront la route pour le Nord, jusqu'au pays de l'autre versant, là où les eaux coulent vers un autre océan.»

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Suis-je seule à avoir senti l'influence qu'a exercé «Les filles de Caleb» sur cette auteure ? Émilie, Blanche, l'Abitibi.... Ou alors est-ce un hasard ? Car l'histoire ne ressemble pas aux filles de Caleb. Elle m'a plutôt, d'une étrange façon, fait penser à «Lignes de Failles» à cause de sa structure. Quatre générations. Le changement de narrateur. Le changement d'époque. Mais, encore une fois, on y est pas tout à fait.. En fait, ce livre est unique, tant à cause de l'écriture à la fois particulière et belle de l'auteure et par sa façon personnelle de raconter les histoires.
J'ai parfois été déstabilisée par cette façon de ne pas dire les choses comme elles le sont, mais j'ai l'impression que c'était voulu. L'auteure voulait nous faire chercher, nous faire douter.
J'ai, somme toute, beaucoup apprécié ce roman et je compte bien réessayer de lire du Suzanne Jacob au cours des prochaines années.

mercredi 27 mai 2009

Mademoiselle Liberté

«Liberté à dix-huit ans. Elle refuse ce que la plupart des femmes tolèrent : un amour imparfait, sans folie. Inapte aux compromis, Mademoiselle Liberté ne conçoit pas d'être raisonnable, de se contenter d'une petite part de bonheur. L'infini est sa mesure, l'absolu son oxygène. Animée par le goût prodigieux pour le plaisir, elle bondit vers ses appétits. Horace, le proviseur de son lycée, sait lui aussi vivre la vie : ce furieux ne se repose que dans l'hyperbole. Marié à une épouse professionnelle, il rêve de foncer dans un destin superlatif. Liberté décide de chercher avec lui la perfection : elle ne se contentera pas d'un brouillon de liaison, elle exigera la passion intégrale, portée à son comble, fignolée jusqu'au délire. Ces deux forcenés tenteront un amour idéal. Ils désirent un chef-d'œuvre sinon rien.»
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Fidèle à lui-même, Alexandre Jardin nous offre un roman invraisemblable et totalement fou sur son sujet préféré: l'amour. Rien de totalement neuf, malheureusement. J'ai eu l'impression de relire un livre que j'avais déjà lu. J'apprécie toujours autant le style et les particularités qui caractérisent Alexandre Jardin, mais «Mademoiselle Liberté» m'a légèrement déçue. J'espère que le prochain roman que je lirai de lui sera meilleur, car les deux derniers que j'ai lus de lui, «Mademoiselle Liberté» et «L'île des Gauchers» m'ont tout deux déçus. C'est à voir !

mardi 26 mai 2009

Toronto- Guide Ulysse

Ce guide Ulysse sur la ville de Toronto est très complet et m'a permis de passer un très beau voyage à Toronto ! Malheureusement, le temps m'a manqué pour faire tout ce que ce guide proposait de faire...
C'est un guide pratique qui facilitera votre voyage. Il est rempli d'informations utiles sur les transports en commun, sur les bons restaurants et les bons hôtels et sur les attractions à ne pas manquer.
Vous allez trouver, au tout début, de belles photos pour vous donner le goût, puis vous aurez droit à un portrait historique, démographique et artistique de la ville. Suivent les renseignement utiles de A à Z, les attractions touristiques par quartier, le guide des restaurants et des hébergements par quartiers et la liste des meilleures adresses pour faire des achats (par catégories).
De plus, il a un format très raisonnable qui vous permet de le traîner avec vous dans votre sac à dos et dans votre sacoche. Finalement, ses cartes m'ont dépannée maintes fois !

L'avalée des avalés

Ce résumé de «l'avalée des avalés» est celui de Papillon sur les rats de biblio, car c'est le seul que j'ai trouvé. La copie du livre que j'ai lu ne contient aucun résumé.

«Les époux Einsberg se détestent et se sont partagés leurs enfants: Christian sera catholique comme sa mère, Bérénice sera juive comme son père. Les enfants sont des enjeux dans la guerre que se mènent les deux parents. L'histoire est racontée à la première personne par Bérénice, adolescente fragile et très intelligente. De son père, Bérénice a reçu la religion, une religion froide et sans âme. De sa mère, Christian a reçu l'amour. Bérénice déteste son père et s'efforce de haïr sa mère, sans vraiment y parvenir. Bérénice n'aime que son frère, d'un amour possessif et violent, tout en étant parfaitement consciente de la part d'illusion qu'il y a dans cet amour-là. La jeune fille est révoltée, violente, ne rêve que de guerres et d'incendies. Elle assassine les uns après les autres les chats de sa mère qu'elle a baptisée "Chat mort", puis "Chamomor". Face aux bêtises de la jeune fille, et à l'amour immodéré qu'elle porte à son frère, M. Einsberg décide de l'exiler à New-York chez un oncle très religieux.»
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J'ai trouvé ce livre totalement incompréhensible. Je suis déçue étant donné que ce roman est supposément un classique québécois. Tout m'a semblé si confus: entre autres, à quelle époque cela se passe et où cela se passe. Je n'ai pas trouvé de réponse à la première question, et la réponse de la seconde est: sur une île perdue du fleuve St-Laurent, à New-York et en Israël. L'héroïne a une personnalité très excentrique et insaisissable. Je pense que le fait que je n'ai pas su m'identifier à elle m'a fait perdre tout intérêt pour l'histoire.
Néanmoins, le vocabulaire est très riche et les jeux de mots omniprésents. Si les jeux de mots et le vocabulaire riche ne vous intéressent pas, je ne vois franchement pas comment vous pourriez apprécier ce livre. Mais c'est mon avis.
J'ai lu plusieurs autres critiques, et elles sont loin d'être unanimes, alors que certains proclament que Ducharme est un génie, d'autres ont trouvé ce roman totalement dépourvu d'intérêt. À vous de voir. Si vous avez le goût d'essayer, bien entendu !

jeudi 14 mai 2009

La légende d'une servante

«Luisa de la Cueva, fille d'un grand propriétaire de plantation de canne à sucre et d'une domestique indigène, est née dans le petit village de Malagita sur l'île de San Pedro dans les Caraïbes. Elle y passe une partie de son enfance, mais son père, craignant la révolution, emmène sa famille à New-York. Dans le barrio, le nom «de la Cueva», autrefois puissant, n'évoque plus rien, et la famille est obligée de s'installer dans les sous-sols d'un immeuble.
Diminuée de tout ce qui lui a été arraché, Luisa orchestre sa survie autour d'un rêve: retrouver Malagita.»
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Malgré un départ lent, j'ai beaucoup aimé cette histoire d'une femme simple et déracinée. On comprend la désillusion de ceux qui émigrent aux États-Unis dans l'espoir d'un monde meilleur. L'histoire est simplement racontée, et, malgré ce qu'on pourrait penser, n'est pas si sombre que cela. Luisa n'a pas la vie facile, mais c'est une femme forte. Elle s'en sort bien et ne perd jamais de vue son rêve de revenir à Malagita. Pour ce faire, elle accumule les emplois de domestique et économise ses sous. Ne soyez pas surpris, la fin est à l'image du reste du roman. Elle est réaliste. Mais elle n'est peut-être pas celle que vous pensez !

vendredi 1 mai 2009

Hygiène de l'assassin


«Prétextat Tach, prix Nobel de littérature, n'a plus que deux mois à vivre. Des journalistes du monde entier sollicitent des interviews de l'écrivain que sa misanthropie tient reclus depuis des années. Quatre seulement vont le rencontrer, dont il se jouera selon une dialectique où la mauvaise foi et la logique se télescopent. La cinquième lui tiendra tête, il se prendra au jeu.»
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Je ne sais vraiment pas quoi penser de ce roman là. Ce qui est certain, c'est que je les ai moins aimés que les deux autres Nothomb que j'ai lus jusqu'à maintenant. Elle est très bonne pour faire des romans bizarres, mais on dirait que celui-ci l'était trop. Enfin, plus son personnage Prétextat Tach que le roman en tant que tel. Un personnage tout à fait détestable et dont la pensée est bien difficile à suivre par moments.
J'ai tout de même beaucoup aimé les dialogues qui ne manquent certainement pas de vocabulaire et qui sont parfois très cocasses.
J'espère bien un jour lire un autre livre d'Amélie Nothomb qui arrive à la cheville de Mercure. Je l'espère vraiment, car ce roman m'avait vraiment fait capoter. Malheureusement, ce n'est pas le cas de celui-ci. Mais donnons-lui une chance, Hygiène de l'assassin était son premier roman.

dimanche 26 avril 2009

Lignes de failles


«Lignes de faille est le premier livre que je lis de Nancy Huston. Je ne croyais pas que j'allais aimer ce livre, parce qu'il me paraissait totalement excentrique. Pourtant, je me suis laissée emporter par l'histoire sans m'en rendre compte, et finalement, j'ai adoré !
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C'est une histoire bien difficile à résumer, puisqu'elle couvre quatre générations d'une même famille. Le narrateur de chacun des quatre chapitres est un enfant de six ans faisant partie de la famille. Aussi, l'histoire est contée en ordre antichronologique, ce qui est très inhabituel.
On débute l'histoire en Californie avec Sol pendant le règne de Bush sur les États-Unis. Ce petit de six ans croit qu'il est un être extraordinaire, plus puissant que Schwarnzegger, Bush et même Jésus ! Il connaît tout de la guerre et de la porno. Même qu'il adore. C'est très choquant. Aucun doute que Nancy Huston a tenté de passer un message ici !
Le deuxième chapitre, qui se déroule en 1982, est raconté par Randall, père de Sol, alors qu'il a six ans. Sadie, la mère de Randall est alors sur la trace de tous les non-dits de sa propre mère. Ses recherches vont l'emmener elle et toute sa famille à vivre en Israël.
On poursuit l'histoire en 1962 avec Sadie qui demeure chez ses grands-parents à Toronto pendant que sa mère débute une carrière de chanteuse.
Le livre se termine avec l'histoire de Kristina. On se retrouve en Allemagne à la fin de la deuxième guerre mondiale et on découvre tout le mystère de son histoire. Je n'en dis pas plus, mais c'est, à mon avis, de loin la partie la plus intéressante de l'histoire.
*****

J'ai bien aimé cette façon de raconter l'histoire en ordre antichronologique, et, en plus par des enfants. Cela a permis à l'auteur de laisser planer de nombreux mystères, car les yeux d'enfants ne sont pas des yeux d'adultes.
Malheureusement, cela a aussi des mauvais côtés. On ne sait pas ce qu'il advient de Sol, l'homme surhumain, ni ce qui advient des autres personnages entre les différents chapitres (Il y a environ 20 ans entre chaque chapitre). C'est dommage, mais obligé quand on choisit cette façon de raconter une histoire !
J'ai vraiment été fascinée par cette histoire. Lisez-le, vous allez voir ! C'est original, mais vraiment réussi.
 

dimanche 19 avril 2009

From here to Maternity

«Emma and James have waited ages for one to turn out, then two come together. Not twins- but an adorable Russian called Yuri, and an as-yet-unnamed bump already wreaking its special band of havoc.
Emma and James are overwhelmed by the crying, the crankiness, the fitful sleeping, the fussy feeding-and that's just the new mother...
On top of that they are juggling the Queen of Interfering Mothers, the brother marrying an Unsuitable Bride, the combustible best friend with a broody husband, and the outrageous sister who'll do anything for fame and fortune.
Emma and James are ecstatic at being parents at last but sometimes they wish that it was all a bit less... frantic !»
*****
Ce livre est la suite de «Fais-moi un bébé» et de «Adopte-moi !». J'ai lu le premier il y a deux ans environ, et j'avais littéralement adoré ! J'avais ris à de multiples occasions devant les tentatives d'Emma de tomber enceinte. Non pas qu'il s'agisse d'un sujet comique, mais, enfin, il faut dire que l'auteure a le don pour rendre certaines situation ridicules. Je n'ai pas encore lu «Adopte-moi». En fait, je pensais que From Here to Maternity était le deuxième tome. Erreur ! Mais cela n'a presque pas paru. Malheureusement, la traduction française n'est pas encore sortie, alors, pour les intéressées, vous allez devoir vous contenter de la version anglaise !
This book continues the story of «The Baby Trail» and «A Perfect Match». I read the first one about two years ago, and I loved it ! I laughed a lot at the desperate attempts of Emma to get pregnant. Not that it's a topic to laugh about, but let's say that the author really has it to make you laugh at serious things. I did not read «A Perfect Match yet». I thought «From Here to Maternity» was the second tome. Looks like I was wrong. Fortunately, it didn't show at all. I just thought Moriarty had passed over a few years.

jeudi 12 mars 2009

Les combustibles

This play by Amélie Nothomb has unfortunately not been translated. Most of her novels have been translated though. Don't hesitate to discover that uncommun author !
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Quiconque a déjà lu Amélie Nothomb sait que ses livres sont totalement inclassables. Ça n'augure rien de bon, n'est-ce-pas ? Cependant, à chaque fois que je me suis plongée dans l'un de ses romans, j'ai eu beaucoup de plaisir !
Vous ne verrez aucun autre message blog sur cette auteure, car je n'ai lu aucun de ses romans depuis 2007. Je n'avais pas encore découvert l'univers des blogues à cette époque. Cependant, je peux vous dire que celui que j'ai le plus aimé jusqu'à maintenant est «Mercure». Quel talent et quel génie ! Je n'en revenais tout simplement pas.
Cette fois-ci, j'ai choisi de lire les Combustibles parce que c'est très très court. C'était en plein ce dont j'avais besoin pour décrocher de l'université sans trop me sentir coupable. C'est vraiment très court: 89 pages. Mais 89 pages de pur délice. Du moins, à mon avis.
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La ville est assiégée. Dans l'appartement du Professeur, où se sont réfugiés son assistant et Marina, l'étudiante, un seul combustible permet de lutter contre le froid: les livres...
Tout le monde a répondu une fois dans sa vie à la question: quel livre emporteriez-vous sur une île déserte ? Dans ce huis-clos cerné par les bombes et les tirs des snipers, l'étincelante romancière du Sabotage Amoureux pose à ses personnages une question autrement perverse: quel livre, quelle phrase de quel livre vaut qu'on lui sacrifie un instant, un seul instant de chaleur physique ?
Humour, ironie et désespoir s'entretissent subtilement dans cette parabole aux résonances singulièrement actuelles.

mercredi 11 mars 2009

À tombeau ouvert

«Tempe fonce tête baissée dans une nouvelle enquête qui la conduit en Israël. Ce qu'elle découvre la place au coeur d'une immense controverse qui pourrait bien mener à la réécriture de 2000 ans d'histoire religieuse.»
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Ce roman de Kathy Reichs est très différent de ceux que j'ai lus précédemment. Les aspects religieux et archéologique prennent plus de place que l'enquête policière. Le suspense est également moins présent, quoiqu'il y ait quand même de l'action vers la fin.
La religion n'étant pas très intéressante pour moi, je croyais que je n'allais pas aimer «À tombeau ouvert». Je me suis bien trompée. Ça m'a pris plus de temps avant de m'intéresser à l'histoire, mais vers la fin elle me passionnait. Comme de quoi il ne faut pas s'arrêter à nos préjugés.
Si vous n'avez pas reçu votre baptême de Kathy Reichs encore et que vous souhaitez commencer à la lire, je ne vous suggère toutefois pas de débuter avec celui-ci. Il est très intéressant, mais pas représentatif de ses autres livres. Commencez par le premier tome, «Déjà Dead», ou alors par «Voyage Fatal», qui est mon préféré jusqu'à maintenant (avec «Meutres à la carte»).
 

samedi 28 février 2009

Meurtres à la carte

Montréal, rue Sainte-Catherine. Sous-sol d'une pizzeria. On gèle. Des rats courent dans tous les sens. Trois squelettes, vraisemblablement des jeunes femmes. À quand remonte leur mort ? Comment ont-ils pu se trouver là ?

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Ce roman de Kathy Reichs est l'un des meilleurs parmi ceux que j'ai lus jusqu'à maintenant. J'ai adoré. L'énigme de la mort de ces jeunes femmes. L'identification des corps. Le mystère des agissements de Ryan. Le drame derrière la mort des trois femmes. L'ensemble en fait une histoire dont il est difficile de décrocher avant d'avoir terminé.

dimanche 15 février 2009

L'abandon de la mésange

«Le dernier volet de la trilogie Les Filles de Caleb nous transporte à l'hiver 1958, alors que Blanche franchit le cap de la cinquantaine, entourée de ses deux filles, Élise et Micheline.
Avec elles, nous traversons les trépidantes années soixante, puis les turbulentes années soixante-dix, pour suivre leur destinée jusqu'en 1992.
Si la «mésange» qu'est Élise vit à Montréal avec sa mère et sa soeur, c'est de campagne que rêve cette citadine. Un séjour chez des amis fermiers de son père, les Vandersmissen, pourrait bien lui permettre de réaliser son idéal, sans compter que là-bas, dans cette maison au joli balcon fleuri, l'attend le plus beau garçon qu'elle ait jamais vu...
Des scènes inoubliables, une écriture pleine de sensualité et des dialogues colorés, voilà ce que la romancière Arlette Cousture offre à ses lecteurs dans ce dernier volet très attendu.»
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J'ai été un peu déçue de ce dernier tome des Filles de Caleb, mais je m'en attendais un peu. L'époque elle-même est moins intéressante pour moi, parce qu'elle ressemble plus à ce que l'on connaît aujourd'hui.
On ne parle plus d'Émilie, puisqu'elle est morte, et cela me peine beaucoup. Depuis le tout début de la trilogie, Émilie est mon personnage préféré. Le fait qu'elle n'y soit pas ampute rend la lecture plus fade. Les nouveaux personnages sont moins travaillés, quoique attachants (exceptés Côme et Conrad que j'ai tous deux détestés).
L'histoire est somme toute très belle, et je l'aurais adorée si je n'avais pas espéré qu'elle serait à la hauteur des deux premiers tomes.
Bref, une très belle lecture, mais qui n'était pas nécessaire pour clore la série.