lundi 24 juin 2013

Augustin ma bataille de Loigny

Éditions : Dédicaces
180 pages

Quatrième de couverture :

1870, Loigny la Bataille. La guerre franco-prussienne fait rage. En décembre, Loigny la Bataille est le théâtre d'une bataille meurtrière. Le Château de Villeprévost, réquisitionné par les bavarois, est transformé en hôpital de campagne.
Les Prussiens se sont, côté nord, déployés de La Maladrerie à Lumeau en passant par Fougeu, Beauvilliers, Goury. Côté sud, les Français font front sur Nonneville, Villepion, Villours, Faverolles, Terre Rouge. Au milieu de ces deux lignes : Loigny est prise en étau. La bataille dans Loigny se fait pour une rue, un passage, une impasse, un quartier, une maison, une cave, pour rien. On se bat, c'est tout. Il faut avancer, ne pas reculer, mourir s'il le faut. Cela fait quand même en une seule journée environ 15000 victimes, soit environ 100 par kilomètre carré. ... Quand même... une victime par cent mètres carrés !
L'ancien régisseur, Augustin, vit avec les siens au château cet épisode guerrier de l'histoire locale. Sa petite fille adoptive rencontrera-t-elle l'amour ? S'en sortiront-ils ?

Mon commentaire :

D'abord merci aux éditions Dédicaces ainsi qu'à Babelio de m'avoir offert ce roman dans le cadre de Masse Critique. En parcourant les différents résumés des livres disponibles pour cette édition de Masse critique, mon attention a immédiatement été captée par ce roman, sans doute en raison du fait qu'il s'agissait d'un roman historique.

J'avais d'assez hautes attentes envers Augustin ma bataille de Loigny, mais elles n'ont malheureusement pas toutes été comblées. D'abord, le sujet (la bataille de Loigny) est très intéressant mais assez insaisissable pour un public québécois, à moins qu'il ne soit vraiment féru d'histoire. Évidemment, je ne connaissais pas cette bataille dont il est question, et j'ai trouvé que celle-ci était très peu mise en contexte. Malgré les explications de l'auteur, je n'ai pas très bien saisi pourquoi les Français ce sont bataillés contre les Prussiens à cet endroit en 1970. De plus, je connais assez mal les régions et les départements français, ainsi que le fonctionnement de l'armée française de l'époque, ce qui fait en sorte que je me suis assez souvent sentie perdue. C'est un peu pour toutes ces raisons que je dis que Augustin ma bataille de Loigny n'est pas nécessairement adapté pour un public québécois qui n'a, en général, que très peu de connaissances en ce qui concerne cette époque en France. 

Deuxième irritant que, malgré toutes mes bonnes intentions, je ne peux me permettre de passer sous silence, c'est le manque de naturel des dialogues entre les personnages. J'ai souvent trouvé que les paroles des personnages semblaient tout droit sortis d'un manuel d'histoire. De même, l'écriture en général s'apparentait plus à ce que l'on retrouve habituellement dans les manuels et les livres documentaires qu'à un véritable roman. Ainsi, ce qui a mon avis faisait pourtant un excellent sujet de roman (un château pris en otage pour être transformé en hôpital en temps de guerre) a été traité d'une façon trop terre-à-terre à mon goût.

D'un autre côté, j'ai apprécié le fait que le narrateur soit une personne âgée, ce qui faisait changement. Bien sûr, cela implique moins d'action, mais j'ai aimé me mettre dans la peau d'un homme de cet âge : ce qu'il ressent, ce qui lui fait plaisir, ses souvenirs, etc. J'ai aussi apprécié apprendre quelques mots du patois de la Beauce, cette région française dont j'ignorais jusqu'ici même l'existence. Voilà que maintenant, j'ai même envie d'aller faire un tour à Loigny pour en apprendre plus sur cette bataille. En effet, quoi de mieux que de se déplacer ?

Ainsi, j'aurais adoré le récit de cette bataille sous forme de livre documentaire ou de véritable roman, mais ce mélange des deux n'a pas fonctionné pour moi. Je crois néanmoins que d'autres pourraient apprécier ce roman, surtout s'ils ont une bonne base en histoire et en géographie de la France.

Merci encore aux éditions Dédicaces pour cet envoi !

jeudi 20 juin 2013

Un petit tourbillon de colère

Âge : à partir de 5 ans environ
Illustrations : Barbara Brun
Éditions : Gecko jeunesse, 2010
Collection : Au fil de soi
34 pages 

Quatrième de couverture : 

Quelque part dans les Andes, vit Luccia, une petite fille au tempérament de feu qui en fait voir de toutes les couleurs à tous ceux qui l'entourent. Un beau jour, sa grand-mère, un peu sorcière, décide de lui jouer un tour qui va, tout simplement, changer la vie de ce petit tourbillon de colère.

Mon commentaire :


Coup de coeur pour cet album magnifiquement illustré à l'ambiance définitivement sud américaine... J'ai adorél'histoire, racontée comme une légende de cette petite fille au tempérament colérique. C'est un album qui plaît autant aux adultes qu'aux enfants, je crois, sans doute en grande partie en raison des illustrations. Un album que je recommande à tous, donc !

Le petit chevalier qui n'aimait pas la pluie

Âge : 6 à 8 ans
Illustrations : Geneviève Després
Éditions : Imagine, 2011
Collection : Les imaginaires
32 pages

Quatrième de couverture : 

Dans un curieux royaume construit au sommet d’une forêt vivait un petit chevalier. Il aimait les chats et les gâteaux au chocolat. Il ne craignait ni la nuit ni les souris… mais il avait terriblement peur de la pluie! Un jour, un orage énorme s’abattit sur le village. Le petit chevalier courut se réfugier sans une forteresse. Il y resta enfermé longtemps, très longtemps, jusqu’au jour où il dut quitter son refuge pour affronter ses peurs… 

Mon commentaire : 

J'ai bien aimé cet album de Gilles Tibo, même si ce n'est pas mon préféré de l'auteur. J'ai bien aimé les illustrations, que j'ai trouvé mignonnes, ainsi que le format du livre. Pour chaque deux pages, on a une grande illustrations, un peu de textes, et des tonnes de commentaires sur les illustrations, commentaires cocasses pour la plupart. Cependant, à cause de son format particulier, ce n'est pas, à mon avis, un livre qu'un parent peut lire à son enfant, c'est plus un livre qu'on laisse découvrir par l'enfant, même si ça implique qu'il ne lira/comprendra peut-être pas tout... Donc, le format de l'album m'a beaucoup embêté, même s'il m'a plu. Pour quel âge est-il le plus approprié ? C'est bien difficile à dire. 

Recette d'éléphant à la sauce vieux pneu

Âge : 6 ans et moins
Illustrations : Virginie Egger
Éditions : Les 400 coups, 2002
Collection : carrément petit
22 pages 

Quatrième de couverture : 

La recette d'éléphant est très simple à réaliser, le plus difficile consistant à réunir les ingrédients. Dans ce cas-ci, le secret du succès réside dans la taille de la cuisine. Si vous réussissez, vous verrez, le résultat est renversant !

Mon commentaire : 

Si habituellement j'adore les livres des éditions 400 coups qui sont à la fois intéressants, bien illustrés et abordables, j'ai été plutôt déçue par cet album de Carole Tremblay. Il prend la forme d'un simple texte incitatif, où les ingrédients d'une recette farfelue sont tout aussi farfelus.
Je n'ai pas aimé les illustrations non plus, même si, je dois l'admettre, elles sont géniales par leur originalité et leur inventivité. On y retrouve ici et là des bouts d'objets recyclés.
Cet album plaira probablement aux amateurs d'absurde, mais pour ma part, je n'ai pas trouvé ce qu'un jeune enfant pourrait apprécier de cet album. Mais on ne sait jamais : il faut l'essayer pour le savoir, n'est-ce-pas ?

Une tonne de tartes !

Titre original : More pies !
Illustrations : Michael Martchenko
Éditions : Scholastic, 2002
27 pages

Quatrième de couverture : 

Samuel est affamé. Rien ne peut le satisfaire. Coup de chance, il y a  un concours de mangeurs de tartes au parc et Samuel avale non pas une - GLOUP! - non pas deux - GLOUP! - mais six tartes ! À la surprise de tous, il remporte le concours. Mais aura-t-il encore faim pour la tarte que sa maman lui a préparée ?

Mon commentaire : 

Robert Munsch est le maître de l'exagération, et cet album qui raconte l'histoire d'un enfant particulièrement gourmand ne fait pas exception. J'ai beaucoup aimé cet album, et j'ai imaginé sans mal les enfants rire à son écoute, même si je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de l'essayer cette fois-ci. Mais je n'ai aucun doute que les enfants aimeraient, ils raffolent sur toutes les histoires de Munsch, même celles que je considère comme étant un peu moins drôles. 

Je pense même que je classe cet album parmi mes préférés de l'auteur, sans doute parce que je suis moi aussi une gourmande indomptable, quoique tout de même moins pire que Samuel...

mercredi 12 juin 2013

Vivre sur la route les nouveaux nomades nord-américains


Éditions : Liber, 2012
Collection : Carrefours anthropologiques
222 pages


Quatrième de couverture : 

Ils sont quelque six millions à vivre sur les routes nord-américaines. Certains se déplacent souvent, d’autres ponctuellement, mais tous sont nomades. Les motifs qui les ont poussés à sillonner le continent sont très nombreux, les trajets de vie sont chaque fois particuliers. Célia Forget a passé plusieurs années avec eux, portant une attention particulière à ceux qu’elle appelle les full-timers parce qu’ils vivent en permanence dans leur véhicule récréatif. Le portrait qu’elle brosse de cette population est à la fois dépaysant et familier ce qui traduit sans doute notre propre déchirement entre l’ici et l’ailleurs.

« Fascinée par l’histoire de la mobilité sur le continent, je découvre une population qui, encore aujourd’hui, poursuit une quête de la mobilité et de liberté si importante dans l’édification de la société nord-américaine. D’autres ont construit leur identité sur la route avant elle : pionniers de la conquête de l’Ouest, hobos comme John Steinbeck, beatniks de Jack Kerouac ou hippies. Mais chez les full-timers, la mobilité devient permanente. Ici, elle n’est plus une simple étape dans le parcours humain, mais un mode de vie. Pourquoi des gens choisissent-ils de quitter la sédentarité pour vivre sur la route ? Comment ce mode de vie peut-il être vécu au quotidien dans un monde où la sédentarité guide la structuration de la société ? Voilà les questions qui m’ont poussée à prendre la route avec eux. » 

Mon commentaire : 

D'abord, merci à Babelio et à Liber de m'avoir gracieusement envoyé ce livre sur les full-timers, cette population majoritairement constituée de retraités ayant décidé de faire du déplacement en VR leur mode de vie permanent. 

En recevant ce livre, j'ai d'abord pris le temps de parcourir le volume avant d'en commencer la lecture. Quelle ne fût pas ma surprise de constater qu'il ne s'agissait par de récits de voyage tel que je l'avais imaginé, mais d'une étude anthropologique sur le mode de vie des full-timers. Bien sûr, me direz-vous, si j'avais pris le temps de jeter un oeil sur le nom de la collection, j'aurais immédiatement su. Mais, à dire vrai, ce qui m'a d'abord attiré de ce livre et ce qui m'a fait appliquer pour le recevoir dans le cadre de Masse Critique, c'est d'abord et avant tout sa couverture, qui a immédiatement excité mon imagination. En effet, j'ai toujours adoré être sur la route. Il m'arrive fréquemment d'avoir des fourmis et de ne pas pouvoir me retenir de partir sur la route, ne serait-ce que pour quelques heures et même sans but particulier. J'imagine que c'est en quelque sorte ce désir de bouger et de découvrir qui pousse tant de personnes (des millions) à opter pour ce mode de vie que plusieurs considèrent comme égoïste. 

Mais revenons-en à ma ligne de pensée initiale (il serait beaucoup trop facile de m'égarer et de parler de moi, mes voyages, mon futur et de mon débat intérieur actuel à savoir si ce mode de vie me conviendrait ou pas à ma retraite qui est, admettons-le, encore très loin): j'ignore encore si je suis heureuse ou pas que Vivre sur la route soit une étude anthropologique plutôt qu'une série de carnets de voyage comme je m'attendais. J'aurais sûrement eu  beaucoup plus de plaisir à lire des carnets de voyage, mais on peut en retrouver des tonnes et des tonnes sur Internet. Tandis que là, j'ai appris énormément sur un mode de vie qui est mal connu. On pense tous que les gens qui décident de vivre en permanence sur la route sont égoïstes, qu'ils abandonnent leur famille pour céder à leurs propres plaisirs, qu'ils se déplacent à tous les jours et agissent en touristes à longueur d'année, alors que ce n'est pas totalement vrai. Vivre sur la route remet les pendules à l'heure, et donne une vision beaucoup plus réaliste de ce mode de vie, qui comporte aussi ses difficultés. L'auteure ayant vécu l'expérience de la route, on voit qu'elle sait de quoi elle parle. J'en ai appris autant sur les campings que sur les formalités administratives nécessaires pour vivre en permanence sur la route, que sur les types de personnalités qui décident de vivre sur la route ou encore le boondocking, nom donné aux gens qui garent leur VR sur un stationnement public tel que Wal-Mart. J'ai aussi appris l'existence d'un autre type de camping pour lequel optent souvent les full-timers : la vie en autonomie dans le désert. C'est un monde totalement différent de celui du camping traditionnel, qui attire des gens différents de ceux que l'on rencontre habituellement comme saisonniers dans les campings.

Bref, même si Vivre sur la route n'a pas répondu à mon désir d'évasion, j'ai beaucoup appris et j'ai maintenant matière à débattre dans ma tête quant à savoir si ce mode de vie me plairait ou pas !

lundi 3 juin 2013

Bilan mai 2013

Ce mois-ci, j'ai lu :

1401 pages
3 livres
2 fictions, 0 non-fiction
0 livre de jeunesse
0 livre en v.o.

Tous les livres lus ce mois-ci étaient hors challenge : 

Lonely Planet Islande
La croix de feu, partie 1- Diana Gabaldon
Un fascinant regard- Linda Howard

lundi 27 mai 2013

Lonely Planet Islande

Titre original : Lonely Planet Iceland
Éditions : En voyage, 1ère édition française, 2011
368 pages

Quatrième de couverture : 


NATURE sources chaudes, observation des baleines, randonnée glaciaire... une présentation détaillée des activités de plein air.
PRATIQUE budget, transport, hébergement : les clés pour réussir son voyage.
FESTIF des bars de Reykjavik aux manifestations traditionnelles, tout sur les réjouissances islandaises.

Mon commentaire : 

C'est officiel depuis quelques mois déjà : mes prochaines destinations voyage sont l'Islande et la Norvège. Comme ce sont deux pays qui ne sont pas particulièrement réputés pour être «low-budget», une planification un peu plus détaillée qu'à mon habitude s'avère nécessaire. Pour ce faire, quel meilleur ami puis-je trouver que le guide Lonely Planet? De tous mes guides touristiques (et je commence à en avoir une certaine quantité), c'est toujours ceux-là qui s'avèrent les plus pratiques. Ce ne sont peut-être pas les guides les plus attrayants, mais qu'a-t-on besoin en voyage, des images ou des informations pratiques ? Et en fait d'informations pratiques, les Lonely Planet sont quasi imbattables. Celui de l'Islande ne fait pas exception. Je l'ai parcouru de long en large pour être certaine de ne pas manquer une possibilité, ni d'informations importantes. Je sens d'ores et déjà que ce guide se révélera un compagnon fort utile ! 

dimanche 26 mai 2013

Look At Me !

Âge : à partir de 5 ans
Illustrations : Michael Martchenko
Éditions : Scholastic, 2008
28 pages.

Quatrième de couverture : 

When Madison gets her face painted, she doesn’t want anything fancy- just one rose on her cheek. Bue soon she realizes that it isn’t simple flower at all ! Can she ger her family to notice what is really going on ?

Mon commentaire : 

La simple petite rose que Madison se fait peindre sur la joue s'étend, et s'étend encore! Bizarrement, peu importe à qui Madison demande d'observer, personne ne voit ce qu'il lui arrive, ce qui augmente d'autant plus sa panique !

Une autre belle réussite de Munsch. C'est une histoire que les enfants aiment entendre, comme toutes ses autres histoires, d'ailleurs. En fait, peu importe quel album de Munsch vous prenez, c'est un succès assuré auprès des jeunes enfants !


Wait and See

Âge : à partir de 5 ans
Illustrations : Michael Martchenko
Éditions Scholastic, 1993
22 pages

Mon résumé : 

La petite Olivia fait de drôles de voeux avant de souffler les chandelles de son gâteau d'anniversaire. Elle veut de la neige, plus de neige et encore plus de neige ! alors qu'on est en plein été. Ses parents se moquent d'elle, mais elle dit : « attendez, voir », et ses voeux se réalisent tous les uns après les autres.

Mon commentaire : 

J'ai lu cette histoire en suppléance à l'école anglaise, et elle a été un vrai succès. Tellement que les enfants ont regardé la fenêtre à la fin de la journée dans les corridors et criaient «SNOW, SNOW and more SNOW !» alors qu'il faisait finalement beau soleil après plusieurs jours de temps moche. Je leur ai dit de faire attention à ce qu'ils souhaitaient, puis ils se sont mis à chanter des chansons de Noël (c'était au début du mois d'avril...). Dois-je répéter que nous étions dans les corridors, ou c'est supposé être silencieux ? J'étais découragée, mais au moins, j'avais atteint mon but : les divertir par la lecture d'un bon album. Et c'était doublement réussi, parce que j'avais deux Olivia dans la classe (nom du personnage principal).
Tout cela pour dire que, comme d'habitude, cet album de Munsch est une valeur sûre. Les enfants l'apprécieront, et vous aussi, c'est certain !

Mon vertpoilu dodu

Âge : à partir de 5 ans
Titre original : SNAGELGROLLOP
Illustrations : Nick Price
Éditions : Scholastic, 2009
24 pages

Quatrième de couverture : 

Sam a très envie d’avoir un animal, mais pour ses parents, il n’en est pas question.
-Et un vertpoilu dodu? Demande Sam.
Ils acceptent, pensant que Sam fait encore des blagues.

Le jour suivant, Sam rentre chez lui avec… Vous avez deviné !
Le vertpoilu dodu donne beaucoup de travail et fait des dégâts, mais il montre que les animaux peuvent avoir de très bons côtés !

Mon commentaire : 

Quel enfant n'a jamais regardé ses parents avec espoir et envie en leur demandant s'ils peuvent avoir un animal de compagnie ? Mon vertpoilu dodu raconte l'histoire d'un de ces enfants dont les parents refusent de lui acheter un animal. Le petit Sam fait preuve de beaucoup d'imagination lorsqu'il leur demande s'il peut avoir un vertpoilu dodu. S'esclaffant presque devant l'incongruité de la demande de leur enfant, les parents répondent oui ! Et bien, croyez-le ou non, Sam revient à la maison avec sa bête, dur d'entretien mais tellement attachante !
Mon vertpoilu dodu est une histoire qui m'a fait sourire, car elle m'a rappelé moi étant enfant. J'en étais harcelante tant je demandais souvent à mes parents d'avoir de nouveaux animaux ! Plusieurs enfants se reconnaîtront aussi sans doute à la lecture de cet album. Peut-être inventeront-ils eux aussi leur animal imaginaire si leurs parents ne veulent pas ou ne peuvent pas leur acheter d'animaux de compagnie !

Le trésor de Jacob

Âge : dès 3 ans
Illustrations : Steve Adams
Éditions : Dominique et compagnie, 2005
32 pages

Quatrième de couverture : 

Jacob a le cœur rempli de gros nuages noirs. Mamie Li, sa grand-maman adorée, est partie vivre au loin, dans une immense maison où des infirmières pourront s’occuper de ses jambes en spaghetti.
Heureusement, Mamie Li a confié à Jacob ses trésors : le clown à grande bouche, Bella la ballerine, le petit cheval doux… tous les jouets de son enfance qui ont traversé le temps.

Avec eux, Jacob vivra une mystérieuse aventure, une grande quête qui lui fera découvrir un trésor encore plus précieux.

Mon commentaire :

Si les lectures que j'ai faites de Lucie Papineau m'ont en généralement plus ou moins permis de partager l'enthousiasme général pour cette auteure de littérature jeunesse, Le trésor de Jacob m'a permis de mieux comprendre cet engouement. La douceur, la tendresse et la délicatesse de ce récit en font un album doudou, qui par son écriture tant que par ses illustrations plairont aux jeunes comme aux moins jeunes. J'ai passé un très bon moment en compagnie de cet album, que je classe parmi mes préférés dans la catégorie tous âges.

samedi 25 mai 2013

Roro le cochon savant

Âge : À partir de 6 ans environ
Illustrations : Bruno St-Aubin
Éditions : Dominique et compagnie, 2005
29 pages

Quatrième de couverture : 

Voici l’incroyable aventure de Roro, le petit cochon qui est devenu le plus grand savant du monde.

Racontée avec brio par Gilles Tibo et merveilleusement mise en images par Bruno St-Aubin, cette fable drôle et romantique nous révèle comment un livre peut nous apprendre quelque chose… qui ne s’apprend pas dans les livres !

Mon commentaire : 

J'ai découvert cet album en suppléance alors que je devais lire l'histoire à des élèves de deuxième année pour une évaluation. Ils devaient, entre autres, repérer des mots qui finissent par le son « ette ». Et ils sont nombreux !
Mais les possibilités pédagogiques de cet album ne sont pas sa principale qualité. C'est son humour. J'ai eu envie de rire pendant toute ma lecture de l'album, et je voulais lire plus vite pour voir où cette histoire mènerait, au grand désespoir des élèves qui paniquaient parce qu'ils n'entendaient pas les mots finissant en « ette ». Au final, j'ai dû relire l'histoire deux fois pour donner des chances aux élèves...
Si j'étais auteure d'albums, c'est le genre d'album que j'aimerais écrire : original, créatif et drôle, avec, en plus, de nombreuses possibilités d'exploitation pédagogique. Je peux donc dire sans crainte que c'est, jusqu'à maintenant, l'album de Gilles Tibo que j'ai préféré.

Il était une fois... un petit garçon qui avait peur de tout et de rien

Âge : à partir de 6 ans environ
Illustrations : Stéphane Poulin
Éditions : La courte échelle, 1998
Collection : Il était une fois
20 pages

Quatrième de couverture : 

Il était une fois un petit garçon peureux, mais peureux… que tout effrayait. Tout, absolument tout et même son ombre ! À tel point que ses parents commençaient à vraiment s’inquiéter!

Mon commentaire : 

Voici un album que j'ai découvert au hasard de mes recherches à la bibliothèque. J'étais curieuse de lire ce que Stanley Péan, dont je lisais les romans étant enfant, avait à raconter aux plus jeunes enfants. 
J'ai beaucoup aimé cette histoire au vocabulaire riche et imagé. Péan aurait pu conclure son histoire d'une façon beaucoup moins originale et imiter les centaines d'albums similaires, mais non. Il m'a complètement surprise et j'ai souri devant la mignonne conclusion de l'album. Je le recommande donc, malgré le fait que l'album commence à dater un peu ! 

vendredi 24 mai 2013

La croix de feu, partie 1

Titre original : The Fiery Cross
Éditions : Libre expression, 2002
717 pages

Quatrième de couverture : 

Dans ce cinquième volet, nous retrouvons Claire et son mari, Jamie, en 1770, en Caroline du Nord. La guerre d'Indépendance américaine est sur le point d'éclater et un grand événement se prépare chez les Fraser : le mariage de la fille de Claire, Brianna, ainsi que celui de la tante de Jamie, Jocasta.
Mais cette cérémonie de noces multiples est abruptement interrompue lorsque Jamie reçoit l'ordre de constituer, au nom de Sa Majesté, une force armée prête à intervenir en cas d'urgence.
Pièges, drames, catsastrophes, rien n'est épargné au couple Fraser, ni aux membres du clan. Mais la croix de feu, symbole des Highlanders en guerre, continue de briller dans tous les coeurs.

Mon commentaire :

Ne sachant à vrai dire pas trop quoi penser suite à la lecture de ce tome des aventures de Jamie et Claire, j'ai pris le temps de lire les critiques sur Babelio. Ce qui ressort en général des critiques en question, c'est la lenteur de la progression des événements. En effet, on ne peut pas renier le fait que depuis un, voire deux tomes, le rythme de l'histoire tend à ralentir dangereusement... Gabaldon nous a habitué à un rythme beaucoup plus soutenu, à des aventures qui se succèdent les unes aux autres sans qu'on ait le temps de reprendre notre souffle. Quelqu'un mentionne même que l'auteur prend 300 pages, soit presque la moitié du livre, pour décrire 24 heures... Je l'avais noté moi aussi. C'était long. Pourtant, je suis restée accrochée et j'ai persévéré. Pourquoi ? Le couple Jamie et Claire prend de l'âge, mais ils restent jeunes de coeur et les dialogues sont toujours aussi savoureux. Je crois bien que c'est ce qui me permet de demeurer accrochée. Et puis, j'ai entendu entre les branches que l'histoire reprend vit sinon dans le prochain tome, du moins avant la fin. J'ai bien envie de continuer même si, je dois l'avouer, je m'ennuie un peu de mon addiction pour les deux premiers tomes !

lundi 20 mai 2013

Un fascinant regard

Titre original : Dream Man
Éditions : J'ai lu, 1996
Collection : Pour elle suspense
316 pages

Quatrième de couverture : 

« Le couteau étincelle, lançant un éclat mat, s'enfonce dans la chair avec un bruit étouffé... » Marlie freine à mort et se gare sur le bas-côté de la route. La vision, atroce, la submerge. Meurtre en direct... Témoin invisible, elle voit la scène par les yeux de l'assassin. Dan Hollister est sceptique, il oscille entre l'incrédulité et l'exaspération. Une femme médium qui lui donne un luxe de détails tandis que lui n'a pas la moindre piste ! Le comble pour un flic. Pire encore, les yeux de Marlie le bouleversent, le fascinent, l'envoûtent. Entre elle et lui, c'est l'affrontement, la suspicion. Un jeu dérisoire qui tourne vite à la passion. Mais le tueur tisse sa toile, et Dan songe alors à lui tendre un piège en exposant celle qu'il aime. Folle provocation ! La riposte ne se fait pas attendre...

Mon commentaire : 

Lire Linda Howard, c'est toujours la promesse d'un moment agréable, mais légèrement coupable. Ses romans sont comme du bonbon, on les engloutit avec appétit et on apprécie leur saveur. Toutefois, une fois terminé, on se sent légèrement coupable. On se sent coupable, parce qu'avec le recul, on se rend compte du peu de crédibilité de l'histoire, de l'enchaînement des événements ou de l'aspect un peu trop parfait des personnages. Néanmoins, pour moi il y a une différence entre lire Linda Howard et d'autres auteurs de romans un peu naïfs. Cette différence, c'est qu'on sent entre les lignes que Howard assume totalement son incrédibilité. Elle écrit pour donner un bon moment à ses lectrices, et elle le réussit parfaitement. 

Dans Un fascinant regard, on retrouve encore l'homme de prédilection de l'auteur : un policier musclé, un peu brute et débordant de confiance en lui, encore célibataire parce que son travail passe avant l'amour. On retrouve aussi la femme légèrement trop maigre, fragile mais têtue, traumatisée par une expérience qui la bloque dans ses relations amoureuses. De plus, comme avec d'autres de ses personnages, Marlie est médium. Et finalement, nous retrouvons le tueur en série, imbu de sa petite personne et trop confiant, qui se fait coincer juste à temps alors qu'il essayait de tuer l'héroïne.

Bon, comme ça, j'avoue que ça ne donne pas trop trop envie de le lire, mais je vous promets que les dialogues sont savoureux et que l'histoire vous collera un petit sourire stupide au visage du début jusqu'à la fin. C'est juste une fois terminé que vous aurez sans doute un peu honte d'y avoir pris autant de plaisir.

lundi 6 mai 2013

Des livres pour Nicolas

Âge : 4 à 7 ans
Illustrations : Bruno St-Aubin
Éditions : Scholastic, 2003
30 pages

Quatrième de couverture : 

Chaque fois que Nicolas veut faire quelque chose, quelqu'un lui donne un livre pour lui montrer comment. Mais, après une visite à la bibliothèque de son quartier, Nicolas apprend que les livres peuvent aussi être amusants!

Mon commentaire : 

Cet album est une autre belle réussite de Gilles Tibo. On sait que beaucoup de jeunes n'aiment peut-être pas la lecture. Dans cet album, le petit Nicolas est un de ces enfants. Il comprend que la lecture est utile pour apprendre, mais il n'a pas encore découvert à quel point celle-ci peut être amusante. Alors, quand son amie l'invite à aller à la bibliothèque municipale, Nicolas n'est pas très chaud à l'idée. Mais les découvertes qu'il y fait le convainquent que la lecture, ça peut aussi être un moyen de se divertir. 
Comme Nicolas, j'ai fait une bien belle découverte en lisant cet album. À lire aux jeunes qui disent détester la lecture avant de vraiment avoir essayé.

jeudi 2 mai 2013

Cherche figurants

Âge : à partir de 7 ans
Illustrations : Jean-François Dumont
Éditions : L'école des Loisirs, 2012
37 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Il arrive qu'un auteur se trouve en panne d'idées.
Ou en panne d'histoires.
Ou en panne de personnages.
Alors, quand il se nomme Michaël Escoffier, il placarde quelques affiches à l'orée du bois et le tour est joué.
Du moins, c'est ce qu'il espère...
 
Mon commentaire :
 
Quel drôle d'univers que celui créé par Escoffier dans cet album ! C'est comme semi-imaginaire, semi-réalité. J'ai trouvé l'idée de l'auteur de s'intégrer lui-même à son histoire tout à fait géniale ! Et les personnages qui sont volontaires pour devenir des figurants de l'histoire, sans même trop savoir ce que c'est, sont hilarants quand ils démontrent leurs talents particuliers. En bref, c'est une autre belle découverte que j'ai faite à la librairie du coin, et ce, à prix modique!

Drôles de cochons!

Âge : à partir de 5 ans
Titre original : Pigs
Éditions : Scholastic, 2013
Édition originale : 1989
24 pages

Mon résumé :

Le père de Mégane lui demande de nourrir les cochons avant de partir à l'école. Mais attention! Il ne faut pas laisser la barrière ouverte, car ils sont plus malins qu'ils en ont l'air et pourraient s'échapper ! Mégane, elle, trouve que les cochons ont l'air bête. Alors elle fait fi des directives de son père et laisse la barrière ouverte. C'est alors que les cochons s'échappent et envahissent la maison, l'école, l'autobus ! Oh non ! Mégane aurait dû écouter son père...
 
Mon commentaire :
 
Ça fait tellement de Robert Munsch que je lis et que je commente que la plupart du temps, je ne sais plus qu'en dire. Que voulez-vous ? À chaque fois, c'est un plaisir renouvelé, et très souvent pour les mêmes raisons. Les histoires de Munsch sont simples et drôles. Elles sont aussi répétitives et prévisibles, deux qualités qui plaisent aux enfants lorsqu'on leur lit une histoire. Quand ils peuvent compléter une phrase ou deviner la suite de l'histoire, ils sont aux anges !
Il faut croire que j'ai gardé mon esprit d'enfant, car pour moi aussi c'est toujours un délice que de lire Munsch, même si je sais toujours à quoi m'attendre, et même si je peux deviner l'histoire du début à la fin.  Drôles de cochons! ne fait pas exception. À 8,99 $, on serait fous de s'en passer !

mercredi 1 mai 2013

Bilan avril 2013

Enfin ! Je suis finalement de retour à un rythme de lecture qui me ressemble plus. Les derniers mois ont été si épuisants que les livres me tombaient des mains à tous les soirs ou presque. Ce mois-ci (ça doit être les jours qui rallongent), j'ai finalement réussi à accrocher à plus d'un livre, et pas seulement à des albums jeunesse !

Ce mois-ci, j'ai lu :

  • 10 livres
  • 10 fictions, 0 non-fiction
  • 7 livres jeunesse, 2 livres young adult
  • 2 livres en anglais
  • 1729 pages
Côté challenges :

Hunger games, tome 3 : La révolte- Suzanne Collins
 
 
Hors challenge :
 
  • La saga des Lowlands, tome 1 : une épine dans le coeur- Liz Curtis Higgs
 
Hors challenge, young adult :
 
  • Sorcière, tome 11 : Origines- Cate Tiernan
 
Hors challenge, jeunesse :
  • Les 4 as et le serpent de mer- Georges Chaulet
  • Recette d'éléphant à la sauce vieux pneu- Carole Tremblay
  • The Boy in the Drawer-Robert Munsch
  • Une tonne de tartes!- Robert Munsch
  • Un petit tourbillon de colère- Charlotte Demanie & Barbara Brun
  • A Fine, Fine School- Sharon Creech
  • Le petit chevalier qui n'aimait pas la pluie- Gilles Tibo

lundi 29 avril 2013

Hunger Games, tome 3 : La révolte

À partir de 11 ans
Titre original : The Hunger Games, Mockingjay
Éditions : Pocket Jeunesse, 2011
Première parution : 2010
418 pages
 
 
Quatrième de couverture :
 
Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu'elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair: Katniss n'est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.
 

Mon commentaire :
 
J'avoue que je ne sais pas trop quoi penser de ce dernier tome des Hunger Games. Après réflexion, et là je suis certaine que plusieurs ne seront pas d'accord avec moi, je pense que Suzanne Collins aurait fait mieux de s'arrêter après le premier tome. Je m'explique. Oui, les deuxième et troisième tomes sont aussi excellents que le premier, mais au deuxième j'ai trouvé que c'était répétitif, comme si on racontait deux fois la même histoire mais en version améliorée pour le deuxième tome. Reprendre la même formule deux fois, ça manque un peu d'originalité, peu importe le succès de la formule en question.
Puis, dans le deuxième tome, j'aurais voulu lire ce que j'ai lu dans le troisième tome. La révolte des districts, le renversement des pouvoirs etc. Seulement, même si je suis demeurée scotchée à mon livre sans pouvoir arrêter de le lire, il y a un je ne sais quoi qui m'a déçue. J'avais vaguement l'impression que ça tournait en rond, que la sauce était légèrement étirée, sans doute parce que Collins nous a habitués à un rythme encore plus soutenu. Finalement, aussi bizarre que cela puisse paraître, ça m'a déçu de lire ce que j'attendais du deuxième tome !
C'est pour cela que je dis que Suzanne Collins aurait peut-être dû s'arrêter après le premier tome. Plusieurs questions seraient demeurées sans réponse, mais au moins le court moment de lecture que j'aurais eu aurait été intense du début jusqu'à la fin.
Malgré tout, je donne une très bonne note à ce livre parce que je ne peux pas nier que j'ai eu du mal à décrocher de l'histoire, de ses personnages et du monde créé par l'auteure.
 

jeudi 25 avril 2013

Je ne suis pas une souris

Âge : à partir de 4 ans
Illustrations : Mario Ramos
Éditions : L'école des loisirs, 2002
Collection : Pastel
29 pages

Quatrième de couverture :

Un matin, quand il se réveille, Archibald trouve tout très grand : le plafond, le lit, le sol tout en bas, les couvertures et l'oreiller. Il se croit dans la chambre d'un géant. Mais non, pas du tout : c'est lui, Archibald, qui, cette nuit, est devenu tout petit, petit, petit, petit.
 
Mon commentaire :
 
Un énième album abordant le thème des cauchemars. D'habitude, les livres qui traitent de ce thème ont le don de m'exaspérer, mais pas celui-ci. Le thème est abordé différemment, et puis il faut dire que le personnage principal vit son cauchemar presque tout au long de l'histoire.
J'ignore ce que les albums de Mario Ramos ont de particulier, mais à chaque fois que je plonge dans l'une de ses histoires, j'ai beaucoup d'admiration pour lui. Pourtant, ses illustrations ne sont pas les plus belles. Il n'utilise pas non plus les plus beaux mots. Mais il y a un petit quelque chose de magique, de particulier à lui. Même si Je ne suis pas une souris est de loin celui parmi les trois que j'ai lus que j'ai le moins apprécié, j'ai passé un bon moment avec l'album et je n'hésiterais pas à le lire à des enfants.

Le train de la liberté

Âge : à partir de 9 ans
Illustrations : Isabelle Langevin
Éditions : Pierre Tisseyre
Collection : Safari histoire
55 pages

Quatrième de couverture :

Éli et sa sœur, Mary, sont nés esclaves. Du matin au soir, ils triment, sans salaire, pour enrichir leur maître, un planteur de coton prospère du sud des États-Unis. En cette seconde moitié du dix-neuvième siècle, le frère et la sœur ne peuvent quitter la plantation sans un laissez-passer. Si jamais ils tentent de s’échapper, leur maître lancera aussitôt les chiens à leur poursuite.
Et voilà qu’un jour, ils entendent parler d’une terre de liberté située plus au nord. Dès cet instant, ils commencent à planifier leur évasion vers le Canada, grâce à un mystérieux chemin de fer souterrain.

Mon commentaire :

Encore une histoire d'esclavage ?!? me direz-vous sans doute. Et bien, moi, je vous réponds : ben oui, encore une histoire d'esclavage ! J'aime ça, qu'est-ce que vous voulez ? J'ai adoré cette histoire qui  raconte en long et en large aux enfants comment deux jeunes esclaves parviennent à trouver la liberté en faisant appel à un réseau clandestin de personnes contre l'esclavage ainsi qu'à un chemin de fer souterrain secret. Ce que j'ai particulièrement aimé, c'est que l'auteur fait référence à des personnages de l'histoire qui ont réellement existé. Mettez ce livre avec Henry et la liberté, et vous aurez la combinaison parfaite d'albums pour sensibiliser vos enfants à cette période de l'histoire.

Jeanne d'Arc et son temps

Âge : 10 ans et plus
Éditions : Casterman
Collection : Repères/Histoire
95 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Née en 1412, elle se fait connaître en 1428 et meurt brûlée vive trois ans plus tard à l'âge de 19 ans. Qui était-elle ? Jeanne d'Arc vécut à une période charnière, au moment où la France, qui semblait devoir perdre la guerre de Cent Ans, commence à se redresser sous la houlette de Charles VII dit «le Victorieux».
Pour comprendre l'action de la pucelle d'Orléans, il faut la replacer dans son temps, celui des XIVe et XVe siècles : temps difficiles pour l'Europe, de crises économiques, de guerre incessantes, de famines, d'épidémies et de troubles religieux.

Dossier : La femme et l'enfant au Moyen Âge
 
Mon commentaire :
 
Quelle belle idée que de présenter l'histoire de Jeanne d'Arc aux enfants ! Ce n'est certainement pas le programme d'histoire du Québec qui permet de le faire actuellement, donc je trouve bien qu'il y ait au moins de la littérature pour que les enfants s'intéressent à tout ce que leurs cours ne leur enseigne pas.
 
Malheureusement, j'ai trouvé ce livre plus ou moins réussi. D'accord, il y a plein de dessins et d'explications, mais en somme j'ai trouvé que le livre n'était pas suffisamment vulgarisé pour que les enfants demeurent intéressés. Moi-même, en lectrice avertie, j'ai failli me perdre à de nombreuses reprises parmi l'abondance de dates et de citations de rois, reines, ducs, dauphins, barons, etc. Je n'y connais rien dans le vocabulaire relié aux membres de la royauté et ce n'est pas ce livre qui m'a permis de me démêler. Alors si je suis perdue, comment un enfant peut-il s'y retrouver ? Une belle idée, donc, mais mal exploitée. Meilleure chance la prochaine fois !

Anansi et la maison hantée

Illustrations : Stéphane Jorison
Éditions : Les 400 coups
32 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Le personnage d'Anansi prend sa source dans la tradition orale du peuple Ashanti, du Ghana. Les esclaves africains des Caraïbes l'ont intégré à leur folklore et en ont fait un symbole de survie. Ce héros, filou plein d'esprit, escroc astucieux et intrépide semeur de discorde, ne présente pas les mêmes traits de caractère d'un conte à l'autre, mais il nous rappelle toujours que nous avons tous nos points forts et nos points faibles.
Dans l'histoire de la maison hantée, Anansi se montre tout à la fois généreuse et cupide, stupide et avisée, timide et brave. Elle nous enseigne les vertus de l'action collective et de la solidarité.
 
Mon commentaire :
 
Ce qui m'a d'abord attiré à propos de cet album, c'est la page couverture. C'est tout de même assez rare de voir parmi les albums pour jeunes enfants une couverture aussi sombre. Pourtant, je trouvais à Anansi (la grande araignée) l'air d'un clown, avec son gros nez rouge et ses lèvres charnues. La curiosité m'a fait tourner l'album de bord et c'est là que j'ai vraiment craqué : une histoire ayant ses origines dans l'histoire de l'Afrique de l'Ouest ? Je ne pouvais sûrement pas résister à cela !
 
Malheureusement, l'histoire d'Anansi et de la maison hantée n'est pas venue me toucher, d'aucune façon que se soit. Anansi m'est apparue imbue d'elle-même. Elle attire peu la sympathie du lecteur, car elle se vante de ne jamais avoir peur et d'être meilleure que toutes les autres. Elle n'aura finalement que ce qu'elle mérite, mais je n'ai pas senti qu'il y avait de véritable morale derrière cette histoire (contrairement à ce que laisse entendre la quatrième de couverture). Voilà ce qui m'a un peu énervée. Bref, Anansi et la maison hantée a été une légère déception.

mercredi 24 avril 2013

J'élève mon monstre. Tout connaître sur le monstre domestique !

Âge : À partir de 5 ans
Illustrations : Élise Gravel
Éditions : Les 400 coups, 2010
30 pages

Quatrième de couverture :

Vous voulez élever un monstre domestique ?
Ce guide est fait pour vous.
Apprenez à connaître
  • Toutes les sortes de monstres
  • Leurs caractéristiques
  • Leur nourriture
  • Leurs habitudes
  • Les façons de les dresser.
Mon commentaire :

Depuis quelques mois, cet album me suit partout. C'est un véritable passe-partout. J'ai monté deux projets d'écriture à partir de l'histoire pour mes élèves en orthopédagogie, je l'ai utilisé en lecture pour voir si mes élèves en orthopédagogie se faisaient une bonne image mentale (je leur décrivais les monstres à l'écrit, puis ils devaient les dessiner tels qu'ils se les imaginaient), et en suppléance, cet album plaît aux petits comme aux grands.
De plus, les illustrations sont uniques, les pages ainsi que la couverture de l'album sont solides et durables et le livre se vend à petit prix. Que demander de plus ?
J'ai adoré l'imagination de l'auteur, elle crée un univers tout à fait unique et sa description de ses monstres fait rire les enfants.
C'est un album que je recommande donc à tous les enfants, qu'ils soient petits ou grands, de même qu'à tous les enseignants et parents.

dimanche 14 avril 2013

Sorcière. tome 11 : Origines

Titre original : Origins
Âge : 12 ans et plus
Éditions : AdA, 2012
382 pages

Quatrième de couverture :

Mon nom est Rose MacEwan. Nous sommes en l'an 1682. Ce n'est pas une bonne époque pour les sorcières. Et encore moins pour les Wodebayne.

À présent que j'ai trouvé mon âme soeur, je me sens presque en sécurité. Je ferai tout en mon pouvoir pour le garder.

Je plains la sorcière qui essaiera de se dresser entre moi et mon grand amour.

Mon commentaire :

C'est fou ce que les livres qu'on lit peuvent avoir des liens entre eux sans que ce soit intentionnel de notre part ! J'ai lu ce livre immédiatement après Une épine dans le coeur et je retrouve de nombreux éléments communs : un personnage important du nom de Rose, l'Écosse, le passé, le triangle amoureux. Vous me direz sans doute que Sorcière est une saga et que rendu au onzième tome, je devais bien me douter que les deux romans auraient bien des points en commun.
Et bien non, puisqu'avec ce onzième tome, Cate Tiernan m'a totalement surprise en présentant l'histoire de Rose, l'ancêtre de Morgane, l'héroïne de la saga. On passe donc du vingt-et-unième siècle au dix-septième, des États-Unis aux Highlands d'Écosse.
Quel bon «move» de la part de l'auteur ! Au neuvième tome, je trouvais que la série commençait drôlement à s'essoufler. Puis au dixième, surprise ! Hunter devient le narrateur. Au onzième, double surprise ! On retourne chez les ancêtres de Morgane.
À mon avis, bien personnel et bien entendu partial (il s'agit tout de même de l'Écosse...), il s'agit du meilleur tome de la série. Il est beaucoup plus mature, moins adolescent. J'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir l'histoire de Rose ainsi que les origines de la fameuse vague sombre dont on parle depuis le début de la série.
Mon enthousiasme est de retour, vive le douzième tome !

La saga des Lowlands, tome 1 : Une épine dans le coeur

Titre original : Thorn In My Heart
Éditions AdA, 2011
Première parution : 2003
702 pages
 
Quatrième de couverture :
 
En automne 1788, au cœur des landes et des vallées des Lowlands écossais, deux frères s’affrontent pour obtenir la bénédiction de leur père, deux sœurs cherchent à conquérir le coeur d’un homme.
 
Leana se glissa sous les couvertures de laine, laissant une seule bougie brûler sur la haute armoire, d'où elle ne pourrait pas troubler son sommeil. Les nuages s'étaient accumulés et masquaient la lune, car la fenêtre était dans les ténèbres. « Aussi noire qu'un minuit de Yule », aurait dit Neda.
Il n'y avait rien à craindre de la noirceur. Des peurs plus grandes rongeaient l'âme de Leana. Une vie sans amour, sans mari, sans enfants. Pour elle, ce n'était pas une vie du tout. Mais si c'était la vie que le Tout-Puissant avait choisie pour elle ? Si cela Lui plaisait, pourrait-elle l'accepter ?
 
Mon commentaire :
 
Une saga se passant en Écosse, un triangle amoureux, un des personnages principaux qui s'appelle Jamie, et un prix de lancement à 4,95$ pour une brique de 700 pages, comment diable aurais-je pu résister ? Tous les ingrédients étaient là pour me faire craquer.
Ce n'est un secret pour personne, j'ADORE l'Écosse et je lis, regarde, écoute tout ce que je peux trouver qui provient de là ou tout ce qui en parle. Je me suis donc ruée sur ce livre, quand, signe du destin, je suis entrée à la librairie avec 10$ en poche (pour m'empêcher de céder à mes tentations). Et bien, que diable ! j'ai tout de même trouvé de quoi céder à mes tentations ! C'est ainsi que j'ai commencé une autre saga écossaise avant même d'avoir terminé les Diana Gabaldon.
J'ai adoré le début de l'histoire, qui raconte principalement l'histoire de Jamie, un jumeau qui se bat avec son frère pour être l'héritier du domaine de leur père Glentrool. Étant le favori de sa mère, Jamie est poussé par celle-ci à tromper son père quasi-aveugle en se faisant passer pour son frère Evan (roux... l'Écosse, Jamie, et un roux, on voit quand même une source d'inspiration là-dedans...). Bon, ok, ce n'est pas crédible, mais si vous ne pouvez pas passer outre, vous n'aurez pas fini de critiquer ce livre! Quand Evan découvre son astuce, il veut tuer son frère (!) qui est ainsi banni du domaine le temps que l'homme roux reprenne ses esprits.
Jamie est donc forcé à l'exil chez ses cousines. À la demande de ses parents, il doit choisir l'une ou l'autre pour forcer Evan à accepter qu'il est dorénavant l'héritier de Glentrool.
La période décrivant le voyage de Jamie à travers l'Écosse m'a fascinnée. La description des Lowlands, des bergers et des tsiganes sillonnant ses routes était vraiment intéressante.
Malheureusement, ça s'est un peu gâté lorsqu'il est arrivé à Auchengray. Les cousines de Jamie et leurs affaires de coeur sentimentales ont commencé à prendre un peu trop de place. C'est là que débute la tragédie : Leana est amoureuse de Jamie, mais Jamie n'aime que Rose qui est trop jeune et qui tente de pousser Jamie vers Leana. Le triangle amoureux classique, quoi.
Le reste de l'histoire est très bon sur le fond, même s'il faut passer outre quelques événements exagérés et les lamentations répétitives de Leana. Oui, elle est amoureuse de Jamie et le mérite, on l'a compris. En fait, c'est ce qui m'a irritée le plus : les répétitions. J'ai trouvé que ça tournait en rond. Au moins 200 pages auraient pu être éliminées sans ces répétitions à mon avis.
Malgré tout, j'ai beaucoup apprécié cette histoire et je ne m'en arrêterai pas là. C'est avec plaisir que je lirai la suite... un jour.

vendredi 5 avril 2013

Bilan du mois de mars 2013

Ce mois-ci, j'ai lu :
 
13 livres;
12 fictions, 1 non-fiction ;
11 livres jeunesse ;
3 livres en anglais ;
679 pages
 
Côté challenges ...
 
J'ai fait chou blanc. Depuis quelque temps, je dispose de très peu de moments de détente, ce qui fait en sorte que j'ai souvent envie de faire des lectures plus légères qu'à mon habitude, et surtout, j'ai envie de choisir ce que j'ai envie de lire. Mais comme on ne change pas une personne comme cela, je retournerai sans doute à mes amours (les challenges) dès que je retrouverai un peu de liberté de mouvement dans ma vie quotidienne !
 
Hors challenge :
 
  • The Blessing Way- Tony Hillerman
  • Petit Futé Islande
  • Look at Me !- Robert Munsch
  • Mon vertpoilu dodu- Daniel Postgate
  • Wait and See- Robert Munsch
  • Roro le cochon savant- Gilles Tibo
  • Des livres pour Nicolas - Gilles Tibo
  • Le trésor de Jacob - Lucie Papineau
  • Il était une fois... le petit garçon qui avait peur de tout et de rien- Stanley Péan
  • Drôles de cochons!- Robert Munsch
  • Cherche figurant- Michael Escoffier
  • Je ne suis pas une souris- Mario Ramos
  • L'habit de neige- Robert Munsch
On peut donc voir que je trempe énormément dans la littérature jeunesse, plus en particulier dans les livres de Scholastic que j'aime de plus en plus, et encore plus en particulier dans les albums de Robert Munsch! Et pis tant pis si cela manque de diversité !

samedi 30 mars 2013

The Blessing Way


Titre français : La voie de l'ennemi
Mon édition : Avon Books, 1970
234 pages
 
Quatrième de couverture :
 
High on the desolate mesa they found the body... The mouth was filled with sand... No tracks, no clues. Every Navajo knew that nothing human killed like that.
 
Lt. Joe Leaphorn and anthropologist Bergen McKee had stalked the Wolf-Witch before. Always it had eluded them, vanishing like a ghost on the wind. But never had it left such a horrifying trail of murder.
 
For Lt. Leaphorn, the case was a baffling challenge to his logic. For Bergen McKee, it was a problem of academic concern... until it became a matter of life and death.
 
Mon commentaire :
 
Cela fait plus d'un mois que je lis ce livre, non pas parce qu'il n'est pas bon, mais parce que je suis si fatiguée depuis que je suis dans le monde de la suppléance que je m'endors constamment au bout de deux ou trois pages maximum.
 
N'étant pas habituée à lire si peu à la fois et de façon si sporadique, j'ai du mal à me faire une idée précise du roman. Je me suis ennuyée par bouts, mais est-ce en raison du fait que j'arrêtais toutes les deux pages ? En grande partie sans doute, car ce roman avait tout pour me plaire. Il se passe dans un environnement que je connais peu et que je souhaitais découvrir (le désert du sud-ouest des États-Unis, le territoire des amérindiens Navajo) et traitait d'une culture particulière pleine de mythes et de traditions tout en intégrant une enquête policière et une poursuite dans le désert.
 
Il y avait une bonne part de suspense dans ce roman, et pourtant j'ai continué de me sentir comme une spectatrice légèrement désintéressée tout le long de ma lecture. Encore une fois, pour quelle raison ? Mon amie m'a également prêté le deuxième tome de la série. Je compte donc m'y mettre dès que je me sentirai mieux disposée afin de voir si cela réussit mieux.
 
Le pire pour moi, c'est que j'ai l'impression que certaines interrogations demeurent sans réponses. J'étais peut-être inattentive (je lisais la version originale en plus), mais il me semble qu'on n'explique pas pourquoi le corps n'avait pas de sable sur lui alors qu'il semblait mort asphixié par celui-ci. Ces genres de détails, soulevés mais non expliqués, ont tendance à m'irriter.
 
The Blessing Way est donc une lecture qui m'a légèrement déçue mais qui me laisse tout de même beaucoup d'espoir pour les prochains tomes, qui, paraît-il, sont beaucoup mieux réussis.