samedi 21 novembre 2015

Scottish Myths and Legends

Éditions : Waverly Books, 2009
130 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Scottish Myths and Legends is an entertaining taste of the feast of stories that Scotland has to offer.
Fairy folk, witches, giants, monsters, tales of heroic princes, magic and miraculous feats - all are the stuff of the myths and legends of Scotland.
Scotland is a nation made up of many peoples and cultures. This diversity of cultural influence is reflected in Scotland's vast store of myths and legends. This book contains a fascinating selection of these; some recent, some ancient, some obscure in origin and others based (however loosely) on fact.
We invite you to revel in engaging tales of selkies, kelpies, glaistigs, fairy queens and changelings; wonder at the mysteries that may be hidden in the depths of Scottish lochs; and, shiver at tales of supernatural disappearances, deadly creatures and grisly deeds.
 
Mon commentaire :
 
Saisi dans une grande librairie d'Édimbourg avec d'autres livres du genre lors de mon dernier jour en Écosse en 2010, ce livre a malheureusement pris la poussière dans mes étagères à son retour, alors que j'aurais dû le lire dans la foulée. À mon retour d'Écosse, mon cerveau bouillonnait de toutes ces légendes et de tous ces mythes que notre guide nous a conté avec le plus grand sérieux. J'étais totalement fascinée de voir à quel point un peuple pourtant instruit pouvait toujours croire aussi fort aux fantômes, aux sorcières et aux fées.
 
Plus de cinq ans plus tard et avec de nombreux autres voyages à mon actif, dont un en Islande et en Norvège, deux pays tout aussi riches en mythes et légendes, mon engouement pour le sujet a quelque peu faibli, même si je suis toujours curieuse d'en apprendre plus.
 
J'ai donc lu ce livre, pourtant très bien fait et offrant un aperçu complet des créatures auxquelles croient les Écossais, avec un intérêt modéré. J'ai trouvé les histoires trop courtes pour vraiment m'y accrocher. J'ai tout de même eu quelques surprises, entre autres de retrouver l'histoire des déterreurs de cadavres Burke and Hare, ou encore celle d'une famille vivant dans une caverne et se nourrissant de cadavres humains. On y retrouve aussi sans surprise l'histoire du monstre du Loch Ness ainsi que de nombreuses histoires de sorcières.
 
Malgré une lecture sans émotion, j'ai donc bien aimé cette nouvelle immersion en Écosse !

samedi 14 novembre 2015

L'espoir est une terre lointaine

Titre original : Morgan's Run
Éditions : France Loisirs, 2001
Édition anglaise : 2000
851 pages
 
Résumé de l'éditeur (pris sur Babelio, mon édition n'en contenant pas) :
 
A travers le destin de Richard Morgan (qui, selon les dires de l'auteur, a réellement existé) Colleen McCullough brosse une gigantesque fresque historique retraçant la formation de l'Australie.

Mais avant tout l'espoir est une terre lointaine est l'histoire d'un homme ordinaire qui connu l'amour, la haine et les pires épreuves, un homme qui a su transcender l'injustice et les souffrances les plus terribles pour fonder une nouvelle génération de conquérants.
 
Mon commentaire :
 
Si l'on en croit l'auteur de cette magnifique fresque historique, le personnage central de L'espoir est une terre lointaine, Richard Morgan, a réellement existé et a fait partie du tout premier cortège de prisonniers déportés à Botany Bay, ce qui allait plus tard devenir l'Australie. Ce dernier nous est dépeint comme un homme humble et aimant, tranquille et solide. Suite à de nombreux malheurs vécus à Bristol, il est témoin d'une escroquerie dans la distillerie de rhum où il travaille. Malheureusement, les temps étant ce qu'ils étaient (nous sommes au XVIIIe siècle), les pouvoirs sont entre les mains des seuls dirigeants, et c'est lui qui finit accusé et condamné à la déportation suite à une revanche ignoble et choquante.
Les années passent, toutes plus horribles les unes que les autres, dans les prisons insalubres et surpeuplées de l'Angleterre, pendant que s'organise le cortège qui va transporter les tout premiers immigrants de l'Australie. Les conditions sont difficiles, et les morts s'accumulent. Mais Richard, lui, survit toujours, en grande partie grâce à son optimisme, mais sans doute aussi parce qu'il accorde une grande importance à son hygiène- ce qui est louche pour ses compagnons- et aussi parce qu'il filtre son eau avec une pierre conçue a cet effet.
Le temps vient enfin de partir à bord du Alexander, un ancien négrier. Les conditions à bord sont guère meilleures que pour les pauvres esclaves qui étaient transportés en Amérique, et la route, elle, est beaucoup plus longue. Le mal de mer et la dénutrition font des ravages à bord, et les hommes tombent comme des mouches.
Les dernières parties nous dépeignent les premières années de colonisation de l'Australie, mais surtout de Norfolk Island où est transporté Richard après quelques temps, où il purge sa peine en étant scieur de pins.
Je n'en dirai pas plus, de peur de trop en dire, mais sachez que cette histoire, bien que longue et très détaillée, est fascinante. Tout au long de ma lecture, je me suis sentie transportée dans une autre époque comme seuls quelques romans avant celui-ci ont véritablement su le faire avant. L'histoire m'a rappelé, par la fascination qu'elle exerçait sur moi, Racine ou encore Papillon. Je le recommande fortement à tous les amateurs de ce genre de livres.
En terminant, je tire mon chapeau à l'auteure et à son équipe (oui, oui ! Elle a une équipe de chercheurs) pour tout le temps investi ainsi que les recherches minutieuses qu'ont inévitablement dû prendre l'écriture de ce roman.

samedi 31 octobre 2015

Bilan octobre

Ce mois-ci, je n'ai pas beaucoup lu par manque de temps, mais bonheur ! J'ai au moins terminé deux séries depuis longtemps entamées. Maintenant, je me sens prête à en attaquer d'autres !

Donc, au mois d'octobre j'ai lu :

2 livres
2 fictions
1090 pages
1 young adult et 1 roman

J'ai lu :

  • Sorcière, tome 15 : L'enfant de la nuit- Cate Tiernan
  • Les marionnettistes, tome 3 : Table rase- Jean-Louis Fleury

dimanche 25 octobre 2015

Sorcière, tome 15 : L'enfant de la nuit

Titre original : Sweep : Night's Child
Éditions : ADA, 2014
Paru en anglais : 2003
636 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Faites la connaissance de Moira Byrne, la fille d'un prodige.... Au moment même où sa vie éclate en morceaux.
 
Il y a vingt ans, Morgan Rowlands était la jeune sorcière de sang la plus puissante à avoir vu le jour depuis des générations. Elle a fait des découvertes magyques, a affronté et vaincu un mal inimaginable et a survécu à une trahison foudroyante. Âgée de quinze ans, sa fille Moira sait que le passé de sa mère cache bien des choses qu'elle ignore. Et les secrets terrés dans le cœur de Morgan pourraient détruire le monde de Moira en entier. Lorsque Moira apprend deux vérités au sujet de sa famille, elle commence à réunir les pièces du casse-tête... pour comprendre qu'une personne qui lui est chère est en grave danger.
 
Une famille singulière.
Une bataille infinie. Un nouveau commencement.
 
Mon commentaire :
 
Je me l'explique bien mal, mais cette fin de saga m'a déçue. Tout au long me ma lecture, j'ai eu une impression de déjà vu, comme si l'auteure reprenait la même recette pour nous servir du remâcher. Pourtant, les critiques que j'ai vues sont presque toutes enthousiastes. Peut-être était-il simplement temps pour moi d'en finir avec cette série que je lis depuis plusieurs années.
 
C'était pourtant une bonne idée de revenir avec Morgan, vingt ans après avoir détruit la vague sombre, alors qu'elle est veuve et a une fille adolescente. Cette dernière vit ses premiers émois amoureux, un peu comme Morgan dans le tome 1. On craint que l'histoire se répète, même si on se doute que ce ne sera pas le cas.
 
En fait, c'est peut-être ça : le tout manque d'éléments inattendus. Même la grande surprise finale m'a été facile à deviner, et ce, depuis le début. J'ai aussi trouvé la fin un peu facile et un peu brusque.
 
Bref, c'était une conclusion qui se laissait lire. Une bonne idée, mais une réalisation plutôt moyenne. Je suis bien heureuse d'en avoir fini avec cette saga qui s'est étendue plus que nécessaire.

Les marionnettistes, tome 3 : Table rase

Éditeur : Guy Saint-Jean, 2011
Collection: Adrénaline
454 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Dans une lettre adressée au directeur général de la Sûreté du Québec, un individu lance un défi à la police: il a déjà tué impunément dans un lointain passé et annonce qu'il va recommencer. Il promet de détruire deux vies puis de disparaître. Le meurtrier exige aussi qu'Aglaé Boisjoli soit l'enquêteuse qui se lancera à sa poursuite. Forte du succès de ses enquêtes précédentes, celle-ci accepte le défi. Elle se rend en Gaspésie, en pleine saison de chasse, pour empêcher l'audacieux criminel de passer à l'acte. Au fil des lettres envoyées par le présumé tueur, Aglaé suit la piste qu'il a tracée pour elle. Quel rôle étonnant son correspondant lui fait-il jouer dans cette obscure mise en scène? L'aboutissement de cette étrange investigation obligera la jeune femme à faire des choix déchirants. Après Bois de justice et Le syndrome de Richelieu, voici la troisième enquête d'Aglaé Boisjoli, Table rase.
 
Mon commentaire :
 
C'était très mal parti pour moi avec ce dernier opus des Marionnettistes. D'abord, on avait quitté la belle Anticosti et Havre-St-Pierre pour Matane, une ville sans intérêt pour moi. Mais ça, ce n'est pas si important.
C'est surtout qu'encore une fois, il y était question de chasse (décidément plus qu'un hobby chez l'auteur), un domaine dans lequel je ne connais rien, et que cette partie semblait vouloir s'éterniser. Les descriptions des différents chasseurs, presque tous anciens cadres d'Hydro-Québec, sont longues et fastidieuses, mais malheureusement nécessaires pour la suite.
Le tueur de ce troisième tome a plusieurs points communs avec ceux des deux premiers tomes. Ils sont tous érudits et de toute évidence, ils ont un «soft spot» pour la jolie Aglaé Boisjoli, enquêteure de la Sureté du Québec.
C'est une enquête davantage psychologique que policière. C'est à qui sera le plus malin. Pour cette raison, l'enquête progresse lentement.
Ce qui fait qu'au final, j'ai mieux aimé ce tome que le dernier en dépit d'un début difficile, c'est le dénouement totalement inattendu pour ma part. J'ai été surprise ! Tout a été pensé dans les moindres détails. C'est la surprise totale, comme dans un bon vieux Agatha Christie.
Bon, reste que certains éléments de l'histoire m'ont dérangé, que je ne peux pas nommer ici, parce que ce serait spoiler. Disons seulement qu'à la fin, Aglaé change de personnalité et qu'on s'explique mal ces changements.
Reste néanmoins que j'ai passé un bon moment en compagnie des Marionnettistes. Les différents tomes sont inégaux, certains éléments sont peu crédibles à mon humble avis et ça traîne parfois un peu trop, mais cette série demeurera certainement un bon souvenir de lecture.

dimanche 4 octobre 2015

Bilan de septembre

Au mois de septembre, j'ai lu :

4 livres
1371 pages
4 romans


1 roman épistolaire
  • Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates- Mary Ann Schaffer & Annie Barrows
1 roman pour adolescents
  • Des milliers d'étincelles- Tania Boulet
1 roman policier québécois
  • Les marionnettistes, tome 2 : le syndrome de Richelieu- Jean-Louis Fleury
1 roman japonais
  • Mitsuba- Aki Shimazaki

mercredi 30 septembre 2015

Les marionnettistes, tome 2 : Le syndrome de Richelieu

Éditions : Guy Saint-Jean, 2010
Collection : Adrénaline
479 pages

Quatrième de couverture :

Des lettres indéchiffrables reçues çà et là au Québec font planer des menaces de meurtres sur l'île d'Anticosti. Les étranges conspirateurs qui les signent défient les différentes autorités concernées, brouillent les pistes des enquêteurs et tuent en Sologne et dans le golfe Saint-Laurent. Nouvellement installée sur la Côte-Nord, le sergent Aglaé Boisjoli de la Sureté du Québec est chargée de l'enquête. Qui sont ces prétendus défenseurs de personnages oubliés ou bafoués par l’histoire qui lancent ce jeu macabre? Qui tire les ficelles de cette mascarade? Dans quel but?

Cette nouvelle enquête d’'Aglaé Boisjoli la propulsera au centre d'une machination remontant jusqu'’à l'époque de la colonisation d'Anticosti. De Havre-Saint-Pierre à Port-Menier, en passant par Montréal, Québec, Beaugency et Marseille, en France, la jeune enquêteuse et ses collègues vont tenter de décoder l'imbroglio dans ce deuxième tome de la série Les marionnettistes, Le syndrome de Richelieu.
 
Mon commentaire :
 
Un bon polar bien ficelé se passant à la fois sur la Côte-Nord, ma région d'adoption et en France, mélangeant enquête, nature et histoire, que pouvais-je demander de plus ?
 
Si j'ai beaucoup aimé lire cette enquête, il faut se l'avouer : elle est plutôt complexe et demande une attention de tous les instants. De plus, l'écriture est plutôt chargée et les dialogues, pas si nombreux. Il faut dire qu'il s'agit plus d'un polar psychologique que d'une histoire pleine d'action, on a parfois l'impression de stagner un peu. En fait, ce n'est pas le cas, car chaque élément apporté dans l'histoire a son importance, il a été brillamment intégré au fil de l'histoire pour qu'on se demande qu'est-ce qu'il vient faire là. Au final, tout prend son sens et notre patience est récompensée.
 
Petit agacement que je ne me rappelle pas avoir eu avec le premier tome (il faut cependant dire que je m'en rappelle très peu), j'ai très fortement ressenti tout au long de ma lecture que l'héroïne avait été pensée par un homme. Son indépendance et ses pensées me faisaient parfois penser à celles d'un homme.
 
Heureusement, ce détail n'a pas empêché mon plaisir de lecture. J'ai bien hâte de lire le dernier tome des Marionnettistes !

samedi 19 septembre 2015

Des milliers d'étincelles

Âge : à partir de 11 ans environ
Édition : Québec Amérique, 2011
Collection : Titan
346 pages

Quatrième de couverture :

Soleil, amour et fêtes! Voilà ce qu'envisage Alissa pour occuper son été avant l'entrée en cinquième secondaire. À son grand désespoir, ses beaux projets sont contrecarrés quand sa mère l'oblige à travailler comme aide à domicile. Mais la vieille dame dont s'occupe alors Alissa s'intéresse davantage aux histoires de cœur de la jeune fille que ne le fait sa propre mère ! Et si Olivia, une singulière collègue vêtue de noir, lui ressemblait plus qu'elle ne le croit? Sur un fond de plage et de ciel étoilé, l'amour et l'amitié prennent des allures insoupçonnées et l'adolescente voit s'ouvrir ses horizons.
 
Mon commentaire :
 
Bon, pas la peine de le cacher, j'ai toujours eu un faible pour les romans d'ado de Tania Boulet. Et ce n'est pas parce que je suis une adulte maintenant que je ne m'identifie plus du tout à ses romans, qui sont toujours particulièrement touchants.
 
Ce que je ne savais pas mais que j'ai rapidement découvert lorsque je suis déménagée sur la Côte-Nord, c'est que l'auteure est originaire de la région. À la bibliothèque municipale de ma ville d'adoption, une section entière est consacrée aux auteurs originaires de la région, et les livres de Tania Boulet sont particulièrement mis en évidence.
 
Cela faisait un bout de temps que je voulais lire Des milliers d'étincelles. Dès le début, je me suis amusée à deviner de quel village il était question dans le livre. Un village «perdu au fin fond de la Côte-Nord» où la seule chose à faire est de faire des feux sur la plage, cela ne pouvait être que Havre-St-Pierre. En effet, le personnage principal, Alissa, a beaucoup trop d'amis pour que cela soit un village plus petit comme Natashquan. Je ne me suis probablement pas trompée, puisque en lisant la biographie de l'auteure, j'ai découvert qu'elle était originaire de Havre-St-Pierre. Bingo ! Je pouvais tout à fait imaginer le décor où se déroulait le roman, ce qui rajoutait une étincelle a ce petit roman déjà bien magique.
 
Cette histoire, c'est celle d'Alissa, 16 ans, qui aspire à passer un été tranquille à se faire bronzer sur la plage avec ses amies et à draguer les garçons. Mais cela n'ira pas à son goût, puisque suite à une querelle avec sa mère, cette dernière l'oblige à aller travailler tout l'été chez une petite vieille ! Le comble pour cette belle adolescente populaire et, disons-le superficielle.
 
Mais cet été lui apprendra de nombreuses leçons, et elle rencontrera quelques personnes (âgées ou pas) qui lui feront rendre compte qu'il ne faut pas juger les gens selon leur apparence. On la verra se transformer tranquillement, d'abord luttant pour ne pas s'avouer qu'elle apprécie ces personnes pour finalement devenir une adulte et montrer à son entourage à quel point elle a changé.
 
Déjà cela est magnifique, mais en plus, il y a bien sûr une belle petite histoire d'amour qui vient compléter à merveille sa transformation. Alissa verra ses valeurs se transformer complètement.
 
Un petit livre dévoré en un rien de temps, qui se lit avec beaucoup d'émotion.

lundi 7 septembre 2015

Mitsuba

Éditions : Leméac /Actes Sud, 2006
155 pages

Quatrième de couverture :

Quand la compagnie d'import-export Goshima de Tokyo se propose d'affecter Takashi Aoki à sa succursale de Paris, ce jeune employé prometteur se trouve à un point tournant de sa vie puisqu'il vient de rencontrer enfin la femme avec qui il souhaite fonder une famille, Yûko Tanase. Mais il sait aussi que les lois silencieuses et impitoyables de sa société, à l'intransigeance impériale, peuvent écraser d'un doigt les relations humaines des êtres qui ne font pas partie des puissants. Qu'adviendra-t-il alors de la promesse des amoureux, faite au café Mitsuba?
 
Mon commentaire :
 
Remède post-roman-coup-de-cœur idéal ! Ce petit roman (à la limite, je dirais même que cette histoire pourrait être qualifié de nouvelle, tellement elle est courte et intense) se lit tout d'une traite, sans modération et surtout, sans effort.
 
Je ne suis pourtant pas une adepte du Japon. La voyageuse en moi n'est pas du tout attirée par ce pays hyper moderne et obsédé par la productivité, mais mon immersion dans cette culture, le temps de 155 pages, a été passionnante et obsédante.
 
Comment peut-on valoriser le travail, au point de complètement oublier des valeurs fondamentales telles que l'amour, la famille ou l'amitié? C'est grosso modo le thème principal exploré par Shimazaki dans cette petite pépite d'or.
 
Je suis ravie d'avoir découvert cette auteure. Ce n'est que partie remise. À très bientôt, Shimazaki !

Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

Titre original : The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society
Édition : NiL, 2009
391 pages

Quatrième de couverture :

"Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey ? Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal... "

Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant.

Jamais à court d'imagination, le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d'humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d'autres habitants de Guernesey, découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur leurs vies...

Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l'invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.
 
Mon commentaire :
 
D'habitude, quand je pars en voyage, je n'accroche pas aux livres que j'amène, parce que, contrairement à d'habitude, la réalité dépasse la fiction. Pour une fois, j'avais sélectionné un livre qui me passionnait tellement que j'avais du mal à m'en arracher. Dans l'avion qui m'amenait à l'autre bout du pays, j'ai lu plus de la moitié du livre. J'avais peur de manquer de lecture, moi qui partais pour trois semaines !
 
Le sort a voulu que j'arrête ma lecture, puisque j'ai stupidement oublié mon roman dans le dernier avion que j'ai emprunté. Grrrrr... J'étais tellement fâchée ! Maintenant, j'allais devoir mettre ma curiosité sur pause ET me trouver un autre livre auquel je serais capable de m'accrocher.
 
De retour dans ma ville natale, j'ai tenté de l'emprunter à la bibliothèque municipale, mais il était déjà emprunté. C'est donc seulement de retour à Sept-Îles, soit cinq semaines plus tard, que j'ai enfin pu mettre fin au suspense.
 
J'avais lu plusieurs bonnes critiques sur ce livre, mais franchement, je voyais mal comment il pouvait accrocher les lecteurs à ce point. Maintenant, je comprends. Ces habitants de Guernesey sont si attachants !
 
Tout au long de ma lecture, j'ai été impressionnée par l'ampleur des recherches qui ont dû être faites pour réaliser ce roman. J'ai été fascinée de voir comment cette petite île a traversé la période de la Deuxième guerre mondiale.
 
De plus, contrairement à d'habitude, le fait que ce soit un roman épistolaire ne m'a pas dérangée du tout. Je n'avais pas l'impression de manquer des bouts de l'histoire, au contraire. Et puis, les lettres donnaient un charme supplémentaire à l'histoire.
 
C'est donc un roman que je recommande chaudement. Un très beau moment de lecture, à savourer. Au final, je suis bien heureuse d'avoir eu à patienter. Cela n'a fait qu'augmenter le charme de ma lecture ! Essayez-donc de faire pareil (si vous pouvez !).

jeudi 3 septembre 2015

Bilans juin-juillet-août

Faisons d'une pierre trois coups avec les bilans des trois derniers mois !

En juin, j'ai lu :

2 livres
2 fictions
1004 pages

  • L'accro du shopping dit oui- Sophie Kinsella
  • Le seigneur des anneaux, tome 2 : les deux tours- J.R.R. Tolkien

En juillet, j'ai lu :

1 livre
1 non fiction
576 pages

  • Northern California- Lonely Planet
En août, j'ai lu :

9 livres
6 fictions, 3 non fiction
1 livre en v.o.
2327 pages

Les fictions :
  • The Pilot's Wife- Anita Shreve
  • L'appel des engoulevents- Claude Michelet
  • Avec le ciel pour seul toit- Jeanne Williams
  • La harpe celtique- Jeanne Williams
  • Espion, y es-tu ?- Evelyn Anthony
  • La nuit est mon royaume- Mary Higgins Clark
L'autobiographie :
  • Le cirque d'été- Raymon d'Ys
Le guide touristique :
  • Washington, Oregon & Pacific Northwest- Lonely Planet
Le recueil :
  • Les 1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie- Peter Boxall

samedi 29 août 2015

La nuit est mon royaume

Titre original : Nighttime is my Time
Éditions : Albin Michel, 2004
441 pages

Quatrième de couverture :

Soirée de gala et de retrouvailles à Cornwall, dans le comté de New York : les anciens élèves de la Stonecroft Academy fêtent le vingtième anniversaire de la création de leur club. Parmi les invités d'honneur, l'éminente historienne Jean Sheridan, qui retrouve sa ville natale.
Mais le sourire de Jean ne parvient pas à cacher sa tension: elle vient de recevoir des menaces à l'encontre de sa fille. Et lorsqu'elle apprend qu'une des anciennes étudiantes de Stonecroft vient d'être retrouvée noyée dans sa piscine, cinquième élève à succomber à un décès brutal et mystérieux, sa peur redouble. D'autant qu'autour du buffet, les langues se délient et le passé refait surface. Le spectre d'une jeune femme assassinée des années auparavant dans d'étranges circonstances rôde. Et si l'assassin était parmi les invités?

Mon commentaire :

Inutile d'insister sur l'histoire, la quatrième de couverture la résume très bien, sans trop en révéler d'ailleurs. Je me contenterai donc de dire ce que j'en ai pensé.
 
Comme plusieurs opus de cette auteure, La nuit est mon royaume se lit bien et est assez accrocheur pour me faire persister dans ma lecture, mais il est loin d'être inoubliable.
 
Dès le début de l'histoire, Mary Higgins Clark s'applique à diriger les soupçons sur tous les hommes lauréats du gala des retrouvailles, brouillant les pistes permettant d'identifier le véritable auteur des crimes. On se doute aussi que toutes les histoires sont liées, mais on ne sait pas comment, alors qu'en vérité la réponse est plutôt simple.
 
Ce qui m'a agacé, c'est que l'auteure s'appliquait tellement à diriger les soupçons vers un seul homme qu'on sait rapidement qu'il ne peut pas s'agir de lui. Ce serait trop facile. Les moyens qu'elle utilise sont donc un peu trop évidents, ce qui ne manque pas de m'irriter.
 
Malgré tout, je n'ai pas deviné qui était le meurtrier, et c'est le fait de ne pas savoir qui m'a tenue en haleine jusqu'à la fin. Ce n'est définitivement pas le meilleur de l'auteure, mais ce n'est pas mauvais non plus.

mardi 18 août 2015

Le cirque d'été

Édition : Sélection du livre, 1994
Première édition : Payot, 1993
123 pages
Résumé de l'éditeur :
Pour Raymon D'Ys, les cirques d'antan ne sont pas morts. Ils restent présents à travers tous les objets qu'il a amoureusement restaurés et collectionnés.
Mais son véritable musée du cirque, c'est sa mémoire.
Il aime à se souvenir de ces années de bonheur passées sur les routes de France, même si la vie n'était pas toujours facile.
Il nous raconte ses débuts au «Harry's» dans les années vingt, ses tournées avec la mère Réno's sous l'Occupation, la création du Cirque d'été au lendemain de la Libération avec la contorsionniste Paulette qui deviendra sa femme et avec le clown-acrobate Gim's.
Numéros de chiens savants, tours de chants à l'orgue de Barbarie, galas, c'est toute une vie d'artiste qu'il nous invite à partager.
Mon commentaire :
Ce livre ne m'a pas intéressé de prime abord, parce que d'abord, je ne connais absolument rien au monde du cirque et qu'ensuite, cela ne m'intéresse pas particulièrement. Toutefois, la précarité financière de ce monde et le mode de vie nomade qui vient avec me fascinent.
C'est sans doute pour ces deux raisons que j'ai continué ma lecture malgré les nombreuses longueurs. Heureusement que j'ai lu la version abrégée, car je n'aurais pas tenu jusqu'à la fin. Malgré l'ennui qui a prédominé ma lecture, j'ai apprécié cette immersion dans le monde du cirque. Pendant que Raymon d'Ys se battait pour gagner sa vie avec le cirque, la télévision fait son apparition dans les salons du peuple et vole la vedette au monde du spectacle. Plus les années avancent, plus l'homme est réduit à s'écarter de ce monde dans lequel il a été plongé toute sa vie. C'est plutôt triste, mais fascinant de voir avec quelle obstination Raymon d'Ys se bat tout au long de sa vie.
Je recommanderais ce livre surtout aux amateurs de cirque, qui y trouveront certainement plus leur compte que je ne l'ai trouvé.

Espion, y es-tu ?

Titre original : The Doll's House
Édition : Sélection du livre, 1994
147 pages
 
Résumé de l'éditeur :
 
La superbe demeure Tudor nichée dans la verdure du Suffolk, fleuron de l'hôtellerie anglaise, est la villégiature idéale pour se remettre d'un divorce. Table raffinée, appartements somptueux, pelouses à perte de vue et, au sommet d'un élégant escalier, une curieuse maison de poupée...
 
Mon commentaire :
 
Le résumé de cette histoire ne dit presque rien, et c'est tant mieux, parce que si le résumé avait été plus détaillé, je ne l'aurais sans doute pas lu. Et si cette lecture n'est certainement pas une perle de littérature, presque tout en elle me rappelle les romans d'espionnage d'Agatha Christie. Tellement, en fait, que je devais constamment me rappeler qu'on était pas dans les années 30, mais après la Guerre Froide.
 
Je n'en dirai pas trop sur l'histoire non plus, car ce serait en contradiction avec ce que je viens de dire. Sachez seulement que l'héroïne est une professionnelle de la diplomatie qui est engagée pour surveiller des activités louches dans un hôtel avec pour couverture le fait qu'elle doit se remettre d'un divorce.
 
Seulement, les choses ne tournent pas aussi bien qu'elle l'aurait voulu et découvre qu'elle est bien naïve! C'est d'ailleurs la principale différence d'avec les personnages de Christie, le personnage d'Anthony est terriblement naïf et inexpérimenté !
 
Bref, une belle surprise, même si j'ai eu envie de gifler Rosa à quelques reprises pour qu'elle se réveille! Et la fin m'a déçue par sa facilité, sans toutefois rien enlever à mon plaisir de lecture.

La harpe celtique

Titre original : The Island Harp
Édition : Sélection du livre, 1994
131 pages (abrégé)
 
Résumé de l'éditeur :
 
En cette année 1844, la jolie Mairi Macleod a dix-sept ans. Elle vit dans son clan sur l'île de Lewis, dans l'archipel des Hébrides. S'accompagnant sur la harpe de son grand-père, Mairi aime  chanter la sauvage beauté de la lande, ses brumes, ses bruyères et les mystérieuses pierres de Callanish, dressées par les premiers îliens.
 
Mais les grands propriétaires exproprient un à un les fermiers qui émigrent pour survivre. Les Macleod se voient brutalement chassés de la terre qui les nourrit depuis la nuit des temps. Mairi veut résister. Pour convaincre les siens, elle n'a que ses chants et sa volonté farouche.
 
Mais l'âme des anciens dieux vibre dans les cordes de sa harpe. Et un fier gentilhomme la protège.
 
Mon commentaire :
 
Si on m'avait dit que j'allais lire un autre Jeanne Williams si tôt après Avec le ciel pour seul toit, je ne crois pas que je l'aurais cru, car bien que j'aie globalement aimé cette lecture, j'avais trouvé l'histoire d'amour trop cliché, ce qui avait laissé un arrière-goût plutôt déplaisant.
 
Sans le savoir, j'avais un autre roman abrégé de l'auteure dans un autre Sélection de ma bibliothèque. Et c'est vers ce livre que ma main s'est dirigée lorsque j'ai pigé mon prochain livre.
 
Le cadre de l'histoire est cette fois-ci bien différent, bien qu'il se situe approximativement à la même époque. Quoiqu'il en soit, cette auteure et moi avons des intérêts en commun, puisque après l'enseignement dans des contrées reculées, elle nous amène cette fois dans les îles Hébrides de l'Écosse. Je ne peux généralement pas résister à une histoire se déroulant en Écosse, particulièrement dans le Nord de l'Écosse, là où la survie était si difficile à l'époque.
 
Je retrouve plusieurs éléments communs entre les deux romans, mis à part l'époque. Une fois de plus, on retrouve un contexte de survie difficile, une héroïne forte et indépendante pour son époque, et surtout un homme qui est complexé par une blessure et qui ne se laisse pas aimer parce qu'il a peur que la femme soit dégoûtée (!!!). 
 
De cette lecture, j'ai particulièrement aimé les efforts de Mairi pour faire survivre sa famille dans un contexte où les siens sont déportés de force vers l'Amérique, et la description des nombreuses tâches qui incombaient aux pêcheurs et aux propriétaires de ferme dans ces îles exposées aux vents. En effet, l'histoire se situe à l'époque de la grande famine en Irlande, qui a aussi touché l'Écosse sévèrement.
 
J'ai moins aimé l'histoire d'amour qui ne m'a pas convaincue. Dès le début, j'ai deviné la fin, ce qui n'est jamais une bonne chose. Quant à la description de la musique de Mairi, elle m'a plutôt laissée indifférente. Je n'aime pas particulièrement le son de a harpe, et je vois mal comment on peut animer des soirées endiablées avec cet instrument.
 
La harpe celtique est donc une lecture facile et assez intéressante, mais sûrement pas inoubliable.
 

mardi 11 août 2015

Les 1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie

Titre original : 1001 Books You Must Read Before You Die
Éditeur : Trécarré, 2008
960 pages

Quatrième de couverture :
Des Mille et Une Nuits aux ouvrages les plus contemporains et d'Aragon à Zweig. Les 1001 livres proposent une sélection des romans qui peuvent marquer une vie.
Avant de vous livrer à votre tour en silence à la lecture enchantée des mille et un livres qui sont ici recensés, jetez-vous donc, lecteur ou lectrice, dans cet ouvrage où vous sont présentés, sous forme d'esquisses, tant de rêves et d'aventures. Ce n'est pas encore tout à fait le paradis de la lecture qui vous est offert aujourd'hui : c'est son programme nécessaire et très précieux, ses échantillons, son délicieux avant-goût. Ouvrez le livre. Un vertige vous prend. Toute la beauté, toute la grandeur du monde, tout ce qu'il y a d'éternel dans notre vie passagère se déroule sous vos yeux. Vous tenez entre les mains ce que nos anciens Grecs appelaient, selon la formule de Thucydide, « un trésor pour toujours ».
Mon commentaire :
Tout d'abord, laissez-moi préciser que la quatrième de couverture de mon édition est fortement exagérée, et qu'il ne s'agit pas, du moins pour moi, «d'un trésor pour toujours», et que le «vertige» ne me prenait pas à chaque fois que j'ouvrais ce recueil des 1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie. Si c'était le cas, je l'aurais certainement terminé en moins de temps qu'il m'a fallu pour le lire d'une couverture à l'autre, c'est-à-dire près de trois ans.
Ce n'est pas un livre qui se lit tout d'un coup, c'est plutôt le genre de livre qu'on feuillette, tel un catalogue, ou qu'on lit petit à petit, comme j'ai décidé de le faire. En fait, cela fait le parfait « livre de toilette », comme j'aime bien appeler ce genre de livre dont on peut lire une ou deux pages à la fois sans affecter notre compréhension ou notre intérêt.
Quant à son contenu, je mentirais si je disais qu'il ne m'avait pas déçu. D'abord, il faut savoir qu'il ne propose que des romans, alors qu'on sait tous qu'il existe de nombreux autres genres qui peuvent porter le nom de livre. Un titre plus véridique aurait donc été Les 1001 romans qu'il faut avoir lus dans sa vie.
En deuxième lieu, les romans sélectionnés ont tous la particularités d'être soit très sérieux, soit complètement décalés. Très peu de place est accordée aux livres qui plaisent à un plus grand public, alors qu'il faut bien se l'avouer, ce sont bien souvent ceux-là qui nous marquent le plus. Il faut dire que les collaborateurs de ce recueil sont surtout une panoplie de critiques littéraires et de professeurs de littérature qui n'oseraient jamais aimer Harry Potter !
Certaines époques me paraissent également surreprésentées, par exemple les années 60 qui occupent près de 100 pages dans un recueil de 950 pages couvrant l'époque médiévale jusqu'à 2008 ! Serait-ce l'époque où les collaborateurs ont découvert la littérature? Sans doute, car ces années ne me paraissent pas mériter toute cette attention, bien que, étant née dans les années 80, je ne puisse pas nécessairement en juger.
En somme, il y a certainement de nombreux titres à retenir et à noter, mais pas tous à mon humble avis. Ce que je retiens avant tout de la lecture de ce livre, c'est qu'il y a beaucoup trop de livres à lire dans une vie pour y arriver avant notre mort ! Je connais bien des livres, et pourtant je ne connaissais même pas la moitié des livres mentionnés ! Combien d'autres perles restent inconnues du grand public ? Voilà mon plus grand questionnement suite à cette lecture.

samedi 8 août 2015

Washington, Oregon & the Pacific Northwest


Éditeur : Lonely Planet
Format : électronique
Sixième édition
488 pages
Quatrième de couverture :
Lush forests, a pristine coastline, awesome food, frothy microbrews, and music and art galore – Pacific Northwesterners have it good and they don't mind sharing.
Lonely Planet will get you to the heart of the Pacific Northwest, with amazing travel experiences and the best planning advice:
  • Inspirational images, city walks and recommendations from our expert authors
  • Planning features and top itineraries to help you plan the perfect trip
  • Local secrets and hidden travel gems that will make your trip unique
  • PLUS road trips, exploring the outdoors, Seattle area ferry routes map, craft beer & artisan coffee
Mon commentaire :
Pour l'avoir testé lors de mon tout récent voyage, je confirme que je suis maintenant une abonnée aux formats électroniques pour les guides touristiques. Ça prend moins de place et on peut trouver ce que l'on cherche tout aussi facilement qu'avec le livre, même plus facilement lorsqu'on a un peu de pratique.
Ce guide contient non seulement les états de Washington et de l'Oregon, mais aussi une grande partie de la Colombie-Britannique, plus précisément Vancouver, l'île de Vancouver, Whistler et la vallée de l'Okanagan. Il m'a été d'une aide précieuse dans mon road-trip entre l'île de Vancouver et San Francisco ces dernières semaines.
Comme le précise à de nombreuses reprises ce guide, cette région est un véritable joyau de la nature. Les possibilités sont infinies et j'ai eu l'impression de seulement les effleurer. Mais non seulement il y a la mer, les forêts humides et les montagnes, les villes de cette région sont tout aussi passionnantes (et c'est la fille qui trippe nature qui dit cela!). Les habitants de ces villes ont développé un intérêt pour tout ce qui est local et organique, et brassent certaines des meilleures bières que j'ai goûtés. Portland, en particulier, est une destination à ne pas manquer pour tous les «foodies» de la terre. Et bien sûr, ce guide de Lonely Planet regorge de bonnes adresses à essayer.
Si vous allez à Portland, amoureux des livres, ne manquez surtout pas Powell's City of Books, l'une des plus grandes librairies indépendantes en Amérique. C'est aussi grand qu'un centre commercial et vous y trouverez tout ce que vous cherchez, c'est presque 100% assuré !

Avec le ciel pour seul toit

Édition : Sélection du livre, 1992
Première édition : 1990
134 pages

Résumé de l'éditeur :

En cette année 1875, quelle femme respectable oserait s'aventurer au cœur des immensités désolées du Kansas ? Et pourtant, Susanna Alden, une jeune institutrice de bonne famille, a quitté l'Ohio pour venir s'y installer. Elle y habite une cabane de pisé, au sol de terre battue.
Elle s'est donné pour mission de faire la classe à des enfants dont les familles, déchirées par la guerre de Sécession, en ont gardé des cicatrices physiques et morales.
De cette expérience, Susanna sortira, elle aussi, enrichie. Elle y apprendra l'indépendance, le courage et l'amour.
 
Mon commentaire :
 
Cette histoire est celle qui m'a le plus intéressée parmi les quatre proposés dans ce recueil. Autant vous dire la vérité, cette histoire est aussi cliché qu'elle en a l'air, mais c'est plus fort que moi... Donnez-moi une histoire avec une femme au caractère fort, qui a le sens de l'aventure et qui en plus enseigne dans une école loin de tout, et je suis vendue.
 
Bien sûr, l'histoire d'amour prend beaucoup de place, et on ne peut pas s'empêcher de trouver que les deux personnages sont pas mal niaiseux. Mais malgré tout, j'ai aussi beaucoup aimé le personnage de Matt, le médecin revêche ne pouvant plus pratiquer la médecine à cause de sa main blessée et cicatrisée.
 
D'autres personnages font de cette histoire une histoire accrochante. Parmi ceux-ci, Frank, l'adolescent revêche qui déteste l'école et qui martyrise les tortues sans raison, Jenny, cette fille de onze ans qui ne réussit pas à l'école et qui prend des airs rebelles, le petit Dave qui vient à l'école sans souliers mais qui a un si grand cœur, ou encore Saul, le père de famille qui surveille le moindre geste de Susanna afin de la prendre en défaut et qui bat ses enfants à l'insu de sa femme. Certes, plusieurs de ces personnages sont légèrement caricaturaux, mais ils m'ont tout de même fascinés.  
 
Finalement, j'aurai lu cette histoire en une seule soirée. J'ai un peu honte, mais on ne contrôle pas ce qu'on aime !
 

vendredi 7 août 2015

L'appel des engoulevents

Mon édition : Sélection du livre, 1992
Première édition : 1990
174 pages (condensé)

Résumé de l'éditeur :

En 1974, le village de Saint-Libéral souffre, comme tant d'autres en France, de l'exode rural. Sa population a vieilli. Les jeunes s'en sont allés chercher fortune sous d'autres cieux. La famille Vialhe n'a pas échappé à la règle. Ses derniers rejetons courent le monde. Et cependant, certains, ayant achevé leur apprentissage de la vie, rêvent de revenir au village afin de le réanimer...
Les engoulevents, ces oiseaux migrateurs, retournent un jour ou l'autre au lieu de leur naissance : ils ne résistent pas à son appel. Après Des grives aux loups et les palombes ne passeront plus, Claude Michelet nous raconte la suite de l'histoire de la famille Vialhe, cette famille corrézienne en laquelle des millions de Français se sont reconnus.
 
Mon commentaire :
 
Je continue de vider ma bibliothèque de ses plus anciens livres, ceux qui y sont depuis que je suis toute petite. Cela inclut les vieux condensés Sélection de Reader's Digest de ma mère, qui y séjournent depuis aussi longtemps que je peux me rappeler.
 
C'est ainsi que je découvre la saga de Claude Michelet avec son troisième tome, en version condensée de surcroit ! Je croyais que cela allait m'ennuyer, mais non, ce livre peut tout à fait être lu séparément, avec seules les explications sur la généalogie de la famille et le gros de leur histoire au tout début du livre.
 
Inexplicablement, je me suis bien retrouvée dans cette histoire, alors que ni ma famille, ni mes origines ou mon époque ont rien de commun avec cette histoire. Je suis née dans une petite ville du Québec, pleine de vitalité et je n'ai vécu ni l'agriculture, ni l'exode rural, ni même la France ou l'époque dont il est question.
 
Par contre, mon enfance a été bercée par les histoires d'enfance de ma mère, qui, elle, a passé une grande partie de ses étés à la terre de son oncle pour aider sa famille élargie. Et puis, les histoires du terroir et de l'ancien temps mon toujours fascinée.
 
Bref, même s'il ne se passe pas grand chose dans l'histoire, j'ai été émue par les personnages de l'histoire, et je me suis retrouvée un peu à l'intérieur de chacun d'eux, particulièrement en Josyane, la grande aventurière qui un jour revient à ses sources. Même si je vis toujours à l'extérieur de chez moi et que je voyage à toutes les années, je sens aussi que ce jour viendra pour moi où j'aurai le goût de me poser quelque part.
 
Je ne sais pas si je lirai le début de la saga (puisque retourner aux débuts après avoir lu le troisième tome n'est pas très naturel), ou même la suite, mais je peux vous assurer que j'ai bien aimé mon moment de lecture.

The Pilot's Wife

Titre en français : La femme du pilote
Mon édition: Back Bay Books, 2008
Première édition : 1998
293 pages
 
Quatrième de couverture :
 
A Pilot's Wife is taught to be prepared for the late-night Knock at the door. But when Kathryn Lyons receives word that a plane flown by her husband, Jack, has explded near the coast of Ireland, she confronts the unfathomable-one startling revelation at a time.
 
Soon drawn into a maelstrom of publicity fueled by rumors that Jack led a secret life, Kathryn sets out to learn who her husband really was, whatever that knowledge might cost. Her search propels this taut, impassioned novel as it movingly explores the question, How well can we ever really know another person ?
 
Mon commentaire :
 
Ce livre m'est tombé entre les mains il y a presque trois semaines, alors que je cherchais désespérément quelque chose de facile à lire sur l'île de Vancouver après avoir maladroitement perdu ma lecture en cours dans l'avion (Le cercle littéraire d'amateurs d'épluchures de patates, alors que je m'étais finalement décidée à le lire après plusieurs années ! Grrr. ) Après avoir épluché en vain les librairies d'aéroports et les seules librairies rencontrées en chemin à Victoria (un Comic Bookstore, un Christian Bookstore et un Esoteric Bookstore, autant dire : rien pour moi), j'ai trouvé ce bestseller dans une pharmacie grande surface de Duncan. Comme toujours, j'ai été étonnée de découvrir à quel point les bestsellers français et anglais peuvent être différents. En effet, j'avais jamais entendu parler de ce livre, publié il y a plus de quinze ans et même adapté au cinéma !
 
Je l'ai acheté quand mon amie anglophone m'a dit l'avoir lu il y a plusieurs années et bien apprécié. C'est en résumé l'histoire d'une femme de pilote de ligne qui se fait réveiller en pleine nuit par un représentant venant lui annoncer la mort de son mari. Elle apprend alors que l'avion que pilotait son mari a explosé au large de l'Irlande du Nord, laissant peu d'espoir de trouver des survivants.
 
Dès lors, l'histoire alterne alors entre le passé et le présent, naviguant entre le Jack qu'a connu Kathryn et celui qu'elle découvre progressivement avoir réellement été au cours de leurs nombreuses années de mariage.
 
Si j'ai deviné quelques-uns des retournements de situation, certains m'ont aussi surprise, donnant alors un petit punch à cette histoire par ailleurs un peu trop facile. Je dirais donc que ce n'est pas un indispensable, mais que c'est certainement un bon bouquin à traîner dans sa valise pour lire tranquillement sur la plage, ou dans l'avion (à moins que vous ne soyez superstitieux, car alors vous vous imaginerez probablement que l'avion va s'écraser au moindre sursaut). En tout cas, au prix que je l'ai acheté, je ne regrette pas ma pioche !

samedi 11 juillet 2015

Northern California

Éditeur : Lonely Planet, 2015
Format : e-book
576 pages

Résumé du contenu par l'éditeur :

Northern California has its own scale – the world’s biggest trees, the continent’s highest peaks – and to know it firsthand is to change forever the way you apprehend space and time.
Lonely Planet will get you to the heart of Northern California, with amazing travel experiences and the best planning advice:
  • inspirational images, highlights and recommendations from our expert authors
  • planning features and top itineraries to help you plan the perfect trip
  • local secrets and hidden travel gems that will make your trip unique
  • plus Californian cuisine, hiking in the Sierra Nevada and a wildlife guide
Coverage includes: Planning chapters, San Francisco, Marin County & Bay Area, Napa & Sonoma Wine Country, North Coast & Redwoods, Northern Mountains, Gold Country & Central Valley, Lake Tahoe, Yosemite & the Sierra Nevada, Central Coast, Understand Northern California and Survival Guide.
Mon commentaire :
Je n'avais jamais réalisé à quel point le nord de la Californie comporte de joyaux jusqu'à ce que je lise ce guide de Lonely Planet. Maintenant que je l'ai lu, je suis complètement désespérée, puisque j'aurai si peu de temps ! Je devrai sans doute me limiter à la côte, puisque je ne disposerai que de trois jours en dehors du temps passé à San Francisco... Quel dommage. J'imagine que je devrai retourner pour visiter les perles qui sont plus éloignées de la côte, comme Yosemite ou Tahoe Lake.
Comme toujours, ce guide de Lonely Planet se révèle une valeur sûre pour un voyage. Vous trouverez autant d'informations pratiques que d'anecdotes et d'informations sur la culture et les particularités des endroits que vous visiterez.
C'était la première fois que je tentais le format électronique. Même si je suis moins portée à lire sur ma tablette que dans un livre, le tout est tout de même facile à naviguer. De plus, contrairement à ce que je m'attendais, je n'étais pas limitée dans ma prise de notes, au contraire. Et le plus grand avantage réside bien entendu dans l'espace sauvé dans les bagages. Grâce à cet espace gagné, je pourrai sûrement ramener plus de vin de Napa Valley !


jeudi 9 juillet 2015

Le seigneur des anneaux, tome 2 : Les deux tours

Titre original : The Lord of the Rings The Two Towers
Paru en 1954
Mon édition : Christian Bourgeois éditeur, 2001
Collection : Pocket
569 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Frodon le Hobbit et ses Compagnons se sont engagés, au Grand Conseil d'Elrond, à détruire l'Anneau de Puissance dont Sauron de Mordor cherche à s'emparer pour asservir tous les peuples de la Terre habitée : Elfes, Nains, Hommes et Hobbits.
 
Dès les premières étapes de leur audacieuse entreprise, les Compagnons de Frodon vont affronter les forces du Seigneur des Ténèbres et bientôt ils devront se disperser pour survivre. Parviendront-ils à échapper aux Cavaliers de Rohan ? Trouveront-ils asile auprès de Ceux des Arbres, grâce à l'entremise de Sylvebarbe ? Qu'adviendra-t-il de Gandalf le Gris métamorphosé, au-delà de la mort, en Cavalier Blanc ?
 
Mon commentaire :
 
J'ai pris plusieurs mois à lire ce tome car, plus d'un an après avoir terminé le premier volet, j'avais perdu le rythme. Soyons honnêtes : la lecture du Seigneur des Anneaux n'est pas particulièrement facile ou fluide. La plupart du temps, les descriptions interminables du voyage et les noms d'endroits nombreux avaient raison de moi et j'abandonnais au bout de quelques pages seulement.
 
Après deux mois, j'étais encore dans les 100 premières pages. Puis, tranquillement, j'ai commencé à accrocher. J'ai lu les dernières 300 pages en quelques jours seulement. Je ne peux pas dire que j'ai été passionnée, mais le livre 6 s'est définitivement lu plus facilement, sans doute parce qu'il y avait moins de personnages. Et je dois dire que j'aime beaucoup le personnage de Gollum, je me demandais ce qu'il allait faire (puisque je n'ai que très peu de souvenirs du film).
 
Je comprends néanmoins l'engouement que ces livres ont suscité. Le monde imaginaire de Tolkien est certainement l'un des plus complexes et originaux que j'ai vu. Il est donc impossible de ne pas admirer l'homme et son imagination, mais je dois dire que j'adhère beaucoup moins au style.
 
Au final, le livre m'a plus accroché que le premier mais tout juste assez pour que je veuille terminer la trilogie. Désolée pour les inconditionnels.

samedi 6 juin 2015

L'accro du shopping dit oui

Titre original : Shopaholic Ties the Knot
Éditions : Belfond, 2004
Paru en anglais : 2002
435 pages

Quatrième de couverture :

Dernier volet d'une trilogie désopilante, L'accro du shopping dit oui marque le retour de Becky, cette fois-ci bien décidée à faire du plus beau jour de sa vie un événement inoubliable.

Faisant fi des mauvaises langues qui lui prédisent l'enfer auprès d'une dépensière pathologique, Luke vient de demander Becky en mariage. Pour une accro du shopping,  c'est la consécration... ou le début du cauchemar.

Car Becky va très vite se retrouver dans une drôle de situation. Doit-elle se marier dans la maison de ses parents au cœur de la campagne anglaise, et pousser le devoir filial jusqu'à porter la robe de sa mère, celle qui la fait ressembler à un feuilleté à la viande ? Ou se soumettre aux exigences de sa très chic belle-mère : liste de mariage glamourissime, somptueuse cérémonie au Plaza et immersion dans la crème du gratin new-yorkais?
Cruel dilemme, mais impossible n'est pas Becky...

Mon commentaire :

Je ne vous cacherai pas que ce tome-ci m'est tombé sur les nerfs. Déjà que les histoires de mariages ne sont pas ma tasse de thé et que je suis loin d'être une fan de magasinage, il fallait en plus que les traits que je déteste plus de Becky Bloomwood (le personnage principal de l'histoire) ressortent davantage que dans les tomes précédents ! Son égoïsme et son évitement prennent des proportions gargantuesques qui ont fait que j'avais le goût de la secouer ou de lui mettre mon pied dans le derrière !
En fait, j'ai bien failli laisser le livre. C'est bien juste parce que je voulais voir comment elle se sortirait du pétrin que je l'ai lu au complet. Et encore, je l'ai lu en diagonale.
Bref, ce troisième tome de la saga est une grosse déception à côté des deux premiers. Il aura au moins eu le mérite de ne pas me tomber des mains à une époque de l'année où ma fatigue est à son comble (ce qui s'explique sans doute par l'agacement que j'avais envers Becky) et où la plupart des livres ne retiennent pas mon attention.
Je laisserai la chance au coureur et lirai tout de même la suite, histoire de voir si la saga reprend sa fraîcheur de départ ou continue de pourrir ! À suivre...

dimanche 31 mai 2015

Bilan de lecture mai 2015

Ce mois-ci, j'ai lu :

2 livres
1067 pages
2 romans

Un roman historique :

Deux sœurs pour un roi- Philippa Gregory

Un thriller psychologique :

Absences- Alice Laplante

Absences

Titre original : Turn of Mind
Éditeur : Robert Laffond, 2011
407 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Atteinte de la maladie d'Alzheimer, elle est suspectée de meurtre.
Ne peut-elle ou ne veut-elle pas se souvenir de ce qui s'est passé ?
 
Amanda O'Toole, soixante-quinze ans, a été retrouvée morte à son domicile, les quatre doigts de la main droite minutieusement amputés. Bien que Jennifer White, sa voisine, soit sa meilleure amie, c'est sur elle que se portent tous les soupçons : elle s'est disputé avec Amanda peu avant sa mort et son passé de chirurgien orthopédiste la désigne comme l'auteur de ce meurtre.
 
Mais Jennifer est atteinte de la maladie d'Alzheimer et ne sait pas elle-même si elle est coupable. Du brouillard de sa conscience tour à tour lucide et confuse émerge le récit du drame et les figures de tous ceux qui y sont mêlés: sa fille, Fiona, et son fils, Mark, ambigu comme son père, Amanda, bien sûr, ou encore Magdalena, la garde-malade dévouée mais qui a enfoui certains secrets, elle aussi.
 
Est-ce Jennifer qui a tué Amanda et lui a ainsi mutilé la main ? Pour quelle raison ? Finira-t-elle par retrouver dans sa mémoire malade des révélations sur ce crime ? Avec une personnalité aussi imprévisible et tourmentée, la vérité ne peut être simple.
 
Mon commentaire :
 
Comme je suis heureuse quand je découvre comme ça, totalement par hasard, un roman différent, original et bien maîtrisé !
 
Ce roman ne ressemble à aucun autre. Il est narré par le docteur Jennifer White, ex chirurgienne-orthopédiste spécialiste de la main, retraitée depuis qu'elle sait qu'elle souffre d'Alzheimer. Dès le début de l'histoire, Jennifer a de gros trous de mémoire. Au fur et mesure que l'histoire avance, la maladie progresse et la narration devient de plus en plus décousue, de plus en plus ambiguë et exigeante pour le lecteur.
 
L'intérêt de l'histoire ne réside donc pas dans la résolution du meurtre de la meilleure amie de Jennifer, mais plutôt dans la découverte de ce que peut être la maladie d'Alzheimer de l'intérieur. J'ai été fascinée par la capacité de l'auteure de se mettre dans la peau d'une telle personne.
 
Mon seul bémol concerne le meurtre lui-même. J'en ai deviné l'issue dès la fin de la première partie de l'histoire. Mais peu importe, puisque, comme je l'ai expliqué, l'intérêt est ailleurs !
Une belle découverte à ajouter à vos listes de livres à lire.

Deux soeurs pour un roi

Titre original : The Other Boleyn Girl
Éditeur : Archipoche, 2001
660 pages

Quatrième de couverture :

«Je serai sombre, française, à la mode et difficile ; vous serez douce, ouverte, anglaise et belle. Quelle paire nous formerons ! Quel homme pourrait nous résister ?» Tels sont les premiers mots prononcés par Anne Boleyn à l'endroit de sa soeur Marie quand elle la rejoint, en 1522, à la cour d'Angleterre.

Introduite au palais de Westminster, à l'âge de 14 ans, Marie Boleyn séduit le roi Henri VIII auquel elle donnera deux enfants. D'abord éblouie par le souverain, elle comprend qu'elle sert d'appât au milieu des complots dynastiques. Quand l'intérêt du roi pour elle s'émousse, Anne est chargée de le séduire à son tour.

Désir, haine, ambitions, trahisons... Se déroulant sur quinze ans, cette fresque historique, racontée à la première personne par Marie Boleyn, dépeint les rivalités au sein de la dynastie des Tudor. Une histoire tragique : Anne, deuxième épouse de Henri VIII et mère de la future reine Elisabeth I, connaîtra un destin funeste...
 
Mon commentaire :
 
J'ai toujours pensé que les histoires de royauté ne m'intéresseraient pas. Je préférais les romans sur l'histoire du peuple, sur monsieur-madame tout le monde et leurs conditions de vie. C'était avant que je découvre la série Les Tudors, qui m'a convaincu qu'il y avait définitivement quelque chose d'intrigant dans la vie des reines et des rois de l'époque médiévale. Lorsque j'ai fini la série sur la vie de Henri VIII, je me suis empressée d'emprunter le livre de Philippa Gregory sur la vie de Marie et d'Anne Boleyn, tous deux des personnages fascinants de l'histoire d'Angleterre.
Même si j'ai peu appris (puisque j'avais déjà vu et lu beaucoup sur le sujet), j'ai été fascinée par cette histoire. Il y a des longueurs, mais je pense que toute personne intéressée par l'histoire peut y trouver son compte. Je suis maintenant vendue Philippa Gregory et veut en découvrir plus sur d'autres personnages de l'histoire d'Angleterre. Sans compter que maintenant, je veux aussi en lire plus sur la royauté française et autres !

samedi 9 mai 2015

Bilan avril 2015

Voici, avec quelques jours de retard, mon bilan de lecture du mois d'avril :

J'ai lu 20 livres
Pour un total de.. seulement 1461 pages (beaucoup de livres jeunesse)
18 fictions, 2 non fiction
17 livres jeunesse


Parmi les livres jeunesse, 14 livres de la collection Monsieur Madame de Roger Hargreaves, que je ne critiquerai pas ici. Toutefois, si vous désirez voir ce que j'en ai pensé, je vous invite à consulter mon profil Babelio, sous le pseudonyme «iarsenea».


  • La folle journée de madame Sage
  • M. Étourdi
  • Mme Vedette
  • Mme Canaille plus canaille que jamais
  • M. à l'envers veut changer d'air
  • M. Bruit
  • Mme Catastrophe reine du bricolage
  • M.Grand
  • M. Heureux et le magicien
  • Mme Beauté et la princesse
  • Mme Tête-en-l'Air sème la pagille
  • Mme Boulot
  • M. Sale salit tout sur son passage
  • M. Glouton

Même chose en ce qui concerne les trois autres livres jeunesse le mois dernier :

  • Les mystères de Félicio- Annie Villeneuve
  • David et le précipice- François Gravel
  • La sorcière du bout du lac- Johanne Mercier
Le roman :

  • Nos étoiles contraires- John Green
Les livres de non fiction :

  • 100 idées pour venir en aide aux élèves «dysorthographiques»- Monique Touzin
  • Au bonheur de lire comment donner le goût de lire à son enfant de 0 à 8 ans- Dominique Demers

samedi 25 avril 2015

100 idées pour venir en aide aux élèves "dysorthographiques"

Sous-titre : Être "mauvais en orthographe" est souvent la manifestation d'une dyslexie
Éditions : Tom Pousse 2014
179 pages

Quatrième de couverture :

Ce livre explique non seulement pourquoi l'acquisition de l'orthographe, particulièrement ardue en français, est si difficile pour tous, mais aussi pourquoi certains enfants dits «dysorthographiques» éprouvent une difficulté persistante à automatiser les processus et mémoriser les formes orthographiques correctes, malgré une intelligence normale.
Trouble spécifique des apprentissages, la dysorthographie est en effet intimement liée à une dyslexie : toutes deux témoignent des mêmes déficits primaires dans la discrimination phonologique, c'est-à-dire l'analyse sonore des mots, indispensable pour maîtriser leur transcription.
Ainsi, la dysorthographie constitue souvent un aspect d'une dyslexie, et les deux troubles nécessitent une rééducation simultanée.

100 idées pour comprendre que l'enfant « dysorthographique », impuissant face à ses difficultés est un enfant en grande souffrance dans un contexte scolaire.

100 idées pour mieux comprendre ce trouble, le diagnostiquer et faire une analyse précise des difficultés éprouvées par l'enfant.

100 idées pour mettre en œuvre une rééducation efficace.

100 pour mettre en place les adaptations nécessaires.

Mon commentaire :

Précision importante d'entrée de jeu : le titre est mensonger. En achetant ce livre sur Internet, je pensais qu'il allait m'outiller en tant qu'orthopédagogue à réaliser une rééducation auprès d'un enfant dysorthographique. C'est vrai en partie, car on lance bien quelques pistes pour la rééducation, mais la majorité du bouquin essaie plutôt d'expliquer pourquoi l'apprentissage de l'orthographe du français est si difficile,  qu'est-ce que vivent les enfants dysorthographiques et quels sont les outils et les ressources qui existent pour eux (en France). De ce point de vue, ce livre constitue donc une grosse déception.
Cependant, j'ai beaucoup aimé cette lecture, qui bien qu'elle ne m'a appris que peu de choses, constitue un très bon résumé pour qui ne s'y connaît pas. Tout y est bien vulgarisé, ce qui en fait le livre idéal pour accompagner les parents d'un enfant nouvellement diagnostiqué qui voudrait en savoir plus sur ce que vit son enfant et ce qu'il peut faire pour lui.
Par conséquent, je garde précieusement ce livre, dans l'éventualité où je pourrais le prêter à un parent désireux de mieux aider son enfant.
De nombreux autres livres existent dans la collection pour d'autres troubles de l'apprentissage tels que la dyslexie, la dyscalculie, la dysphasie ou encore la dyspraxie. À découvrir.

Nos étoiles contraires

Titre original : The Fault in Our Stars
Éditions : Nathan, 2012
331 pages


Résumé (pris sur Babelio) :

Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l'évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C'est là qu'elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d'Hazel, qui a peur de s'impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d'amour commence... les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.
 
Mon commentaire :
 
Je commence d'emblée en disant que je regrette d'avoir vu le film avant de lire le livre. Je fais habituellement la démarche contraire, et cette lecture me prouve que je préfère définitivement lire un livre avant de voir le film.
Alors que j'avais adoré le film, j'ai trouvé le livre un peu plat, sûrement parce que je savais d'avance tout ce qu'il allait se produire. Il faut dire que le film est très fidèle au livre. L'histoire est aussi belle et l'écriture est fluide, ne demandant aucun effort particulier. D'habitude, ces conditions sont suffisantes pour rendre ma lecture captivante. Dommage. Ne faites surtout pas la même erreur que moi, lisez le livre avant ! Je suis certaine que mon expérience aurait été complètement différente.

dimanche 12 avril 2015

Au bonheur de lire Comment donner le goût de lire à son enfant de 0 à 8 ans

Éditions : Québec Amérique, 2009
Collection : Dossiers et documents
263 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Tous les parents souhaiteraient que leurs enfants aiment lire. Pourtant, la moitié des Québécois ne lisent jamais ou presque jamais. Comment se fait-il que nous continuions à produire autant de non-lecteurs et de lecteurs récalcitrants ? Et surtout, que pouvons-nous faire pour renverser la vapeur et offrir à nos enfants tout ce dont ils ont besoin pour découvrir le bonheur de la lecture ?
Dominique Demers révèle ici des vérités toutes simples qu’elle a découvertes au fil des ans. Elle nous apprend que transmettre le goût de lire à un enfant n’est ni coûteux, ni très compliqué. Il faut d’abord y croire, puis modifier des habitudes, changer des attitudes, intégrer la lecture à notre quotidien et suivre quelques pistes utiles.
AVEC DIX MINUTES PAR JOUR, À PEINE PLUS D'UNE HEURE PAR SEMAINE, ON PEUT Y ARRIVER !
Des secrets précieux, des méthodes infaillibles et des coups de cœur, le tout parsemé d'anecdotes drôles ou touchantes, voilà ce qu'offre Dominique Demers dans cet ouvrage qui sera utile à tous ceux qui ont à cœur le bonheur de lire des enfants.
 
Mon commentaire :
 
Lors de ma visite du salon du livre l'an dernier, j'avais un budget très limité. Je souhaitais donc acheter un livre dont je savais qu'il allait me passionner et, si possible, que j'aurais le goût de lire plus d'une fois.
Une collègue de travail m'a fortement conseillé d'acheter ce livre, qu'elle considérait comme un coup de cœur majeur. Elle m'a même dit qu'elle ne savait pas ce qui la retenait de ne pas l'acheter pour pouvoir le relire. Cela a achevé de me convaincre, même si j'avais des inquiétudes par rapport au sous-titre... N'étant pas mère, je me demandais si les suggestions me seraient aussi utiles en tant qu'enseignante. Je l'ai tout de même acheté, et je ne le regrette pas.
Finalement, le livre s'adresse vraiment aux parents, davantage qu'aux enseignants, mais plusieurs conseils qui valent pour les parents valent aussi pour les enseignants qui désirent transmettre à leurs élèves le goût de la lecture. De plus, le livre regorge de suggestions de livres jeunesse à faire découvrir aux petits. Certains sont des classiques, d'autres sont beaucoup plus inattendus et donnent le goût de sortir son portefeuille pour se les procurer tous.
La passion de Dominique Demers pour la littérature jeunesse se ressent fortement au travers de tout le livre. J'ai été accrochée par ce livre comme je l'aurais été par un roman passionnant. Vraiment, c'est un livre à lire par tous les parents. C'est un livre à offrir et à prêter sans hésiter. C'est d'ailleurs ce que je compte faire : le prêter à certains parents de mes enfants en difficulté. Qui sait, peut-être auront-ils envie de donner le goût de lire à leur enfant, eux aussi ?