samedi 17 décembre 2011

Quatorze minutes

Titre original: Fourteen Minutes
Édition originale : 1978
Mon édition : Inédi, 1982
287 pages

Résumé de l'éditeur :

L'Empress of Ireland disparut si bien de l'histoire qu'après un certain temps, même sa position précise devint incertaine. Elle fut plus tard réétablie par un plongeur indépendant.
Sa roue, sa cloche et son compas sont dans le musée maritime de Rimouski.
L'Empress of Ireland a coulé, à 4 milles du rivage dans 150 pieds d'eau, environ à 7 milles au nord-est de Pointe-au-Père. Il transporta pour la dernière fois 1012 hommes, femmes et enfants. Près de Pointe-au-Père, 88 victimes ont été enterrées dans un petit cimetière sur le bord de la route. Une simple pierre en guise de cénotaphe.
Le Saint-Laurent est encore une grande route de navigation car la Voie maritime conduit les navires au ports intérieurs des Grands Lacs dans le coeur du continent nord-américain. Mais, à part le paquebot de croisière, les grands navires de passagers ne viennent plus sur le fleuve. Au lieu de cela, les gros jets vrombissent au-dessus des têtes lors de leurs voyages vers Montréal et Toronto.
Dans un sens, l'obélisque à Pointe-au-Père marque la fin de l'histoire de l'Empress of Ireland. Pendant plusieurs jours après le désastre, le Saint-Laurent fit couler beaucoup d'encre à propos du paquebot et de son tragique effectif. Mais l'histoire allait tomber dans l'oubli avec l'arrivée de nouveaux événements. Un mois après le désastre, les rédacteurs du monde entier consultaient leurs atlas essayant de localiser une obscure ville marchande balkanique qui s'appelait Sarajevo. Cette ville marquait le début de la première guerre mondiale.

Mon commentaire :

Il y a quelques mois, ma mère rendait visite à sa tante. Alors qu'elle prenait un café avec elle, ses yeux se sont posés sur ce livre. Ma mère connaissait l'intérêt que je porte au naufrage de l'Empress of Ireland au large de Rimouski s'étant produit en 1914, alors elle a interrogé sa tante pour connaître la raison pour laquelle elle avait un tel livre en sa possession (sa tante ne lit pas beaucoup). Ma mère s'est alors fait répondre que c'était son fils qui en avait fait la traduction. Ma mère a demandé à l'emprunter, et c'est comme ça que cette vieille édition d'un livre reparu en 2000 m'est tombée entre les mains.
Comme prévu, j'ai été passionnée par le livre. Les récits de naufrages m'ont toujours fascinée, et celui de l'Empress of Ireland plus particulièrement car la tragédie s'est déroulée tout près de chez moi. J'en savais déjà assez long sur l'histoire, puisque j'ai visité le musée maritime du site de la Pointe-au-Père à quelques reprises depuis que je suis petite. De plus, je suis récemment tombée sur un livre de fiction jeunesse qui se passait dans le cadre de la tragédie de l'Empress.
Malgré tout, j'ai appris des dizaines de choses en lisant Quatorze minutes, car il résulte de longues recherches. J'ai adoré connaître le récit des personnes qui s'en sont sorties vivantes, lire où elles étaient au moment de l'impact et comment elles sont parvenues à sortir sur le pont avant que le bateau ne chavire et ne coule. J'ai aussi aimé connaître dans les détails les hypothèses qu'ont fait les avocats et les juges lors de la commission d'enquête quant aux événements qui ont mené à l'impact entre l'Empress of Ireland et le Storstad, le charbonnier norvégien. Je ne connaissais pas toute l'histoire. Je croyais naïvement que seul le brouillard avait causé l'accident.
Si vous n'avez pas peur des détails techniques et que comme moi vous êtes fascinés par les grandes tragédies maritimes, je ne saurais trop vous conseiller de lire ce livre (et de visiter le site maritime de la Pointe-au-Père si vous passez à Rimouski). De plus, ne vous en faire pour la traduction. Je peux sans doute sembler partiale, mais franchement elle n'est pas si mauvaise que ne le prétend lesmots sur Babelio. D'accord, ce n'est peut-être pas la traduction du siècle, mais elle rend parfaitement les détails techniques ainsi que l'histoire. Le livre n'avait pas non plus la prétention de faire de la petite prose fleurie. Ici, le contenu compte définitivement plus que le contenant, alors je vous encourage fortement à faire la découverte de ce livre !


5/26

vendredi 2 décembre 2011

Des souris et des hommes

Titre original : Of Mice and Men
Mon édition : Gallimard, 2005
Collection : Folio
Première parution en V.O. : 1937
175 pages

Quatrième de couverture :

Lennie serra les doigts, se cramponna aux cheveux.
- Lâche-moi, cria-t-elle. Mais lâche-moi donc. Lennie était affolé. Son visage se contractait. Elle se mit à hurler et, de l'autre main, il lui couvrit la bouche et le nez.
- Non, j' vous en prie, supplia-t-il. Oh, j' vous en prie, ne faites pas ça. George se fâcherait.
Elle se débattait vigoureusement sous ses mains...
- Oh, je vous en prie, ne faites pas ça, supplia-t-il. George va dire que j'ai encore fait quelque chose de mal. Il m' laissera pas soigner les lapins.

Mon commentaire :


J'ai lu ce livre pour la première fois lorsque j'étais en secondaire 5. D'abord peu convaincue suite aux choix précédents de mon enseignante de français (entre autres l'Alchimiste que j'avais détesté), j'avais vite totalement été embarquée par l'histoire et curieuse de connaître le sort de George et de ce gros nounours qu'est Lennie. En effet, je ne voyais pas où une telle histoire pouvait mener. Je m'étais laissée bercer par la ces personnages pour lesquels j'éprouvais la plus grande sympathie jusqu'à ce que j'anticipe une fin malheureuse. Je me rappelle avoir été si choquée que j'aurais voulu fermer le livre et partir en courant. J'espérais tant pour George et Lennie ! Je voulais tellement leur bonheur ! Bref, cette lecture a été très forte et étais restée imprégnée dans ma mémoire comme peu de romans l'ont fait.
Le Baby-challenge classiques de Livr@ddict m'a donné l'occasion de relire ce tout petit bijou. Comme la dernière fois, je l'ai dévoré, adoré et détesté. Steinbeck est cruel, mais il sait peindre le portrait des travailleurs de son époque comme pas un.
Ce roman, très court et principalement constitué de dialogues, se lit en un rien de temps. C'est un classique américain abordable et prenant. Probablement la meilleure sélection qu'aurait pu faire mon enseignante de français. Merci, Joane, de m'avoir fait découvrir ce superbe roman !


jeudi 1 décembre 2011

Ajouts à ma PAL (Novembre 2011)

Comme toujours lorsque je suis très occupée, j'achète beaucoup plus que je ne lis. En plus, ce mois-ci se tenait le salon du livre de ma ville où j'ai bien entendu dépensé beaucoup d'argent !
Alors j'ai acheté :

  • Dugas, Brigitte : La grammaire de la phrase en 3D
  • Fforde, Jasper : L'affaire Jane Eyre
  • Langlois, Valérie : Culloden, la fin des clans
  • Lep, Pierre : Le français en 2020
  • McCall Smith, Alexander : Mma Ramotswe détective
  • Simard, Matthieu : Douce moitié
  • Tarradas Agea, David : Les 800 expressions pour tout dire en espagnol
J'ai la terrible impression d'en oublier, mais bon tant pis si c'est le cas !

Bilan du mois de novembre

Ce mois-ci, j'ai :

  • Lu 4 livres, dont 3 (gros) jeunesse ;
  • Lu 1661 pages
  • Lu 3 fictions et 1 non-fiction
  • Lu 3 livres de ma PAL
  • Terminé un challenge, le challenge jeunesse
  • Participé à ma première lecture commune avec les trois tomes de À la croisée des mondes sur Livr@ddict.
  • Réussi à m'inscrire à aucun nouveau challenge ! Yé !
Liste des livres lus au cours du mois de novembre :
    L'inceste dévoilé- Jocelyne Boulanger
    À la croisée des mondes, tome 1 : Les royaumes du Nord- Philip Pullman
    À la croisée des mondes, tome 1 : Les royaumes du Nord- Philip Pullman
À la croisée des mondes, tome 1 : Les royaumes du Nord- Philip Pullman
À la croisée des mondes, tome 2 : La tour des anges- Philip Pullman
À la croisée des mondes, tome 3 : Le miroir d'ambre- Philip Pullman

Pour ma première lecture commune :
 
  • À la croisée des mondes, tome 1 : Les royaumes du Nord- Philip Pullman
  • À la croisée des mondes, tome 2 : La tour des anges- Philip Pullman
  • À la croisée des mondes, tome 3 : Le miroir d'ambre- Philip Pullman

À la croisée des mondes, tome 3 : Le miroir d'ambre

Âge : À partir de 11 ans environ

Titre original : The Subtle Knife
Éditions Folio Junior, 2002
Première édition en V.O. : 2000
Première édition en français : 2001
596 pages

Résumé de l'éditeur :

Lyra, l'héroïne des Royaumes du Nord et de la Tour des Anges, est retenue prisonnière par sa mère, Mme Coulter, qui pour mieux s'assurer de sa docilité, l'a plongée dans un sommeil artificiel. Will, le compagnon de Lyra, armé du poignard subtil, s'est lancé à sa recherche, escorté de deux anges, Balthamos et Baruch.
Avec leur aide, il parviendra à délivrer son amie. Mais, à son réveil, Lyra lui annonce qu'une mission encore plus périlleuse, presque désespérée, les attend : ils doivent descendre dans le monde des morts...

Mon commentaire :

J'ai terminé le deuxième tome de la série À la croisée des mondes sur une note très positive. J'étais dans un état d'admiration totale de l'oeuvre de Philip Pullman. Pourtant, je ne lui faisais pas encore entièrement confiance. J'avais encore peur d'être déçue ou de me lasser de l'histoire en lisant le dernier tome, beaucoup plus étoffé que les deux autres. J'ai quand même commencé tout de suite le dernier tome, puisque je lis la série pour une lecture commune sur Livr@ddict. Et rapidement, avant même le quart du dernier tome, j'ai laissé mes soupçons de côté. L'oeuvre de Pullman est belle et bien magistrale, et il n'avait clairement pas l'intention de nous laisser sombrer dans l'ennui.
En effet, dans ce dernier volet de la trilogie, un événement n'attend pas l'autre. Une surprise n'attend pas l'autre non plus. Suite aux deux premiers volets, j'avais aussi de nombreuses interrogations qui ont toutes été répondues dans les derniers chapitres. Notamment, j'étais réellement curieuse de connaître l'aspect final du daemon de Lyra. Ce n'est peut-être qu'un infime détail, mais depuis les tout débuts de la série je me questionnais à ce sujet et je craignais que l'auteur n'omette de répondre à cette question. Mais non ! Pullman n'a rien oublié, rien du tout !
De plus, au cours de ma lecture du troisième tome, mon coeur a battu encore plus rapidement que dans les deux premiers tomes, au rythme de l'action et du suspense omniprésents. Vers les trois quarts de l'histoire, à la fin de chaque chapitre je me disais que l'histoire aurait pu s'arrêter là et que j'aurais été satisfaite. Je me demandais toujours ce qu'il pouvait bien y avoir à ajouter. Et à chaque chapitre, j'étais toujours surprise de constater à quel point au contraire tant de choses restaient encore à dire, et des choses qui n'étaient pas superflues en plus !
Franchement, j'ai été éblouie par la qualité de Le miroir d'ambre. À la croisée des mondes est une trilogie qui, même si elle est classée jeunesse, fait et fera les délices de plusieurs adultes.

J'ai effectué la lecture des trois tomes de à la croisée des mondes dans le cadre d'une lecture commune sur Livr@ddict que vous trouverez en cliquant sur ce lien.

À la croisée des mondes, tome 2 : La tour des anges

Âge : À partir de 11 ans environ
Titre original : The Subtle Knife
Éditions Folio Junior, 2000
Première édition en V.O. : 1997
Première édition en français : 1998
404 pages

Résumé de l'éditeur :

Le jeune Will, à la recherche de son père disparu depuis de longues années, est persuadé d'avoir tué un homme. Dans sa fuite, il franchit une brèche presque invisible qui lui permet de passer dans un monde parallèle. Là, à Cittàgazze, la ville au-delà de l'Aurore, il rencontre Lyra. Ensemble, les deux enfants devront lutter contre les forces obscures du mal et, pour accomplir leur quête, pénétrer dans la mystérieuse tour des Anges.

Mon commentaire :

Je suis récemment tombée sur une critique de ce tome de À la croisée des mondes dans laquelle le lecteur mentionnait avoir beaucoup moins aimé ce tome-ci que le précédent. J'ai été assez étonnée, car moi je pense tout le contraire ! Ce tome-ci est, à mon avis bien entendu, encore bien meilleur que le premier. Pourquoi ?
Et bien premièrement, j'ai beaucoup apprécié le fait qu'on mélange notre monde aux deux autres que l'on découvre dans le premier et dans le deuxième tome. Cela apporte un petit côté cocasse lorsque Will et Lyra se rencontrent et constatent leurs différences. De plus, d'une manière ou d'une autre, le fait qu'on ajoute notre monde à l'histoire rend étrangement l'histoire plus réaliste, plus concevable. Cela nous donne aussi quelques repères connus qui donnent un petit répit à notre esprit. On a beau aimer le côté fantastique de l'histoire, ça fait aussi du bien de laisser notre imagination se reposer un tout petit peu !
Deuxièmement, j'ai adoré le personnage de Will qui fait son apparition dans ce tome. C'est un petit garçon courageux de notre monde qui est prêt à tout pour protéger sa mère qui est un peu anormale. En effet, celle-ci vit un peu trop dans son monde depuis que le père de Will a disparu lors d'une expédition dans le Nord.
Et comme lors du premier tome, j'ai énormément apprécié l'imagination de Philip Pullman. Cette fois-ci, j'ai adoré l'idée des Spectres qui se nourrissent de l'âme des adultes et qui dédaignent celles des enfants qu'ils jugent trop immatures. L'idée d'un monde sans adultes m'a paru tout à fait inconcevable et a piqué ma curiosité tout au long de l'histoire. Et que dire de l'idée du couteau subtil, qui peut couper n'importe quelle matière, même l'air et la matière qui se trouve entre les différents mondes ? La scène où Will et Lyra utilisent ce couteau pour récupérer l'aléthiomètre que Sir James leur a volé est d'ailleurs très réussie. Une imagination sans bornes, je vous dis. J'ai rarement tant embarqué dans une histoire fantastique.
Malheureusement, j'ai tout de même quelques points d'interrogations qui demeurent sans réponse. Entre autres, on sait que Will est recherché par la police de son monde pour avoir tué un homme chez lui. Mais comment l'homme qui a été témoin de l'accident a-t-il expliqué sa présence chez Will ? En effet, les deux hommes étaient là pour voler des lettres à la mère de Will... Je trouve curieux que l'on ait laissé la question en suspens sans avoir tenté d'y répondre d'une manière ou d'une autre. Et c'est dommage, parce que cela nuit à la crédibilité du roman qui pourtant se tenait d'un bout à l'autre. Il faut dire que je n'ai pas non plus compris qui étaient les Moscovites qui se sont attaqués à Lee Scoresby et son ballon. Je ressors donc de cette lecture avec quelques questionnements, mais ceux-ci sont toutefois loin de m'empêcher de vouloir commencer immédiatement le dernier tome !


À la croisée des mondes, tome 1 : Les royaumes du nord


Âge : à partir de 11 ans environ
Titre original : Northern Lights
Éditions Folio junior, 2000
Première édition en V.O : 1995
Première édition en français : 1998
482 pages

Résumé de l'éditeur :

Pourquoi la jeune Lyra, élevée dans l'atmosphère confinée d'une prestigieuse université anglaise, est-elle l'objet de tant d'attentions ? De quelle mystérieuse mission est-elle investie ? Lorsque son meilleur ami, Roger, disparaît, victime des ravisseurs d'enfants qui opèrent dans tout le pays, elle n'hésite pas à se lancer sur ses traces. Un voyage vers le Grand Nord, périlleux et exaltant, qui lui apportera la révélation de ses extraordinaires pouvoirs et la conduira à la frontière d'un autre monde.


Mon commentaire :

J'aime plus ou moins la quatrième de couverture de mon édition. Elle est semi-mensongère et en plus elle en dit un peu trop. Mais bon. Comme je me sens d'une paresse extrême ce soir et que de toute façon, tout le monde ou presque semble avoir lu cette saga il y a des années, je ne vendrai pas trop trop le punch.  Et puis, si jamais vous ne l'avez pas encore lu et que vous m'en voulez, ne vous inquiétez pas, vous ne vous en rappelerez plus lorsque finalement vous le lirez.
Ce livre, ainsi que le second tome de la série, m'ont été offert par ma marraine alors que je sortais du primaire. À l'époque, la série venait de sortir en français et elle faisait un tabac auprès des jeunes. Malheureusement, à ce moment-là de ma vie, j'étais plutôt fermée à la littérature fantastique. Donc, quand j'ai lu Les royaumes du nord à ce moment-là, le roman m'a semblé difficile à aborder et j'ai abandonné après la lecture de ce premier tome. C'est curieux quand je pense à ce qu'il me restait avant de l'avoir relu. Le tout premier chapitre, alors que Lyra se trouve enfermée dans un placard et assiste par hasard à une rencontre déterminante, et l'idée vague que la petite fille allait voyager d'un monde parallèle à l'autre.
Et pourtant, maintenant que je l'ai relu, je me demande si je n'avais pas lu le tome 2 finalement ! Parce que tout au long de ma lecture sauf au tout début (et à la toute fin), rien ne me donnait une impression de déjà vu. En tout cas, on verra bien après avoir lu le deuxième tome... Peut-être que j'ai lu les deux, ou peut-être même que j'ai juste lu le deuxième, qui sait ?
Trève de blabla, fini le suspense : cette fois-ci, j'ai adoré. Peut-être étais-je paradoxalement trop jeune (c'est quand même de la littérature jeunesse...) quand je l'ai lu pour la première fois, car cette fois-ci l'univers dans lequel évolue la petite Lyra m'a totalement séduite.
Les daemons, des animaux qui accompagnent et qui sont liés à leur humain de telle façon qu'ils puissent lire dans la pensée de l'autre, qu'ils ne puissent pas vivre l'un sans l'autre, et qui se métamorphosent constamment jusqu'à l'âge adulte, c'est une idée géniale.
L'aléthiomètre aussi est une formidable idée, avec ses milliers de façon de l'interpréter. Quand on lui pose une question, il dit toujours la vérité, mais comment l'interpréter, comment être sûr de bien déchiffrer le message qu'il envoie ?
La Poussière, les mondes parallèles, les Aurores, les sorcières volant sur des branches de sapin, les ours en armures et les Tartares... Quelle imagination débordante que celle de Philip Pullman ! Une imagination qui rappelle celle aussi extraordinaire de J.K Rowling. Leurs deux univers ont beau être bien différents, ils sont tout les deux magnifiquement réussis et originaux !
Ainsi, même si il me semble qu'au final Les royaumes du Nord ne sert qu'à installer l'intrigue pour les deux prochains tomes, j'ai été complètement charmée par ce premier tome de la saga À la croisée des mondes. À ceux qui comme moi n'auraient toujours pas découvert cette saga, ne tardez plus !
À très bientôt pour la suite !

4/26

23/100


10/10
Un autre challenge réussi !

lundi 28 novembre 2011

L'inceste dévoilé

Éditions Stanké
Collection parcours
Année d'édition : 1990
179 pages

Résumé de l'éditeur :

Les petites filles appartiennent-elles aux hommes qui ont abusé d'elles ? Peuvent-elles un jour se libérer de la honte et de la culpabilité que laisse l'inceste ?
Oui, la petite Jocelyne peut dénoncer enfin devant le monde qu'elle n'a pas été une petite vicieuse, une femme folle, une névrosée, une mauvaise mère, mais plutôt une enfant blessée, abusée, salie et rejetée.
Maintenant, cette partie isolée se lève et hurle un NON monumental qui rompt la trame tragique de sa vie et de sa filiation contaminée. La guérison osée de Jocelyne et son courage à la vivre entraînent toutes les victimes à la suivre...

Mon commentaire :

Toujours à la recherche d'une étude de cas sur l'inceste, je suis tombée sur ce livre à la bibliothèque de l'université. C'est une Montréalaise qui nous livre le récit de sa vie en toute honnêteté sous forme d'une lettre adressée à son oncle décédé qui a abusé d'elle pendant toute son enfance et son adolescence. Récit difficile, certainement, mais tellement émouvant ! Je suis toujours touchée de lire ces récits de femmes abusées qui ont fait appel à leurs dernières forces, au minuscule restant d'estime d'elles-même pour dénoncer leur agresseur et pour s'en sortir.
Ici, Jocelyne Boulanger ne se contente pourtant pas de raconter les délits de son oncle. Elle raconte toute sa vie et les répercussions graves qu'ont eus les abus sexuels commis par son oncle Roger. Toute sa vie ou presque, elle a du consommer des Valium pour calmer son angoisse et ses crises de panique. Il y a des périodes de sa vie dont elle ne se rappelle presque rien, tellement elle a été traumatisée. Sa famille s'est toujours liguée contre elle afin de protéger leur Roger chéri. C'était elle, la névrosée ! Et pour son plus grand malheur, tous les hommes avec lesquels elle a vécu étaient soit alcooliques, joueurs compulsifs, manipulateurs ou violents. Ou les quatre en même temps. Elle a eu de l'un de ces hommes une petite fille qu'elle a chéri et qu'elle a protégé comme elle le pouvait. Et puis un jour, elle est tombée sur un livre qui disait que les femmes abusées tendaient à choisir des hommes qui eux aussi étaient abuseurs d'enfants. Ce livre l'a complètement secouée, et il a été l'élément déclencheur qui a fait en sorte qu'elle a voulu retrouver son estime d'elle-même et sauver sa fille du calvaire qu'elle et sa mère avaient vécu avant elle.
L'inceste dévoilé est un livre bouleversant, qui se compare à Quand j'avais douze ans de Natalie Schweighoffer par tout le ressentiment et toute la volonté qui s'en dégage.
11e contribution

mardi 1 novembre 2011

Abonnement à deux magazines !

Oui, j'ai craqué le mois dernier pour deux magazines auxquels je souhaitais m'abonner depuis bien longtemps :

  1. Lurelu, une superbe revue sur la littérature jeunesse au Québec
  2. Québec français, un magazine sur la culture, la littérature et la pédagogie (tout pour me plaire !)
Bien entendu, même si j'ai reçu le premier numéro de chaque revue, je ne les toujours pas ouvertes, par manque de temps ! Noël, arrive !

Ajouts à ma PAL (Septembre et octobre 2011)

Encore une fois, pardonnez-moi de ne pas mettre les couvertures, pour moi c'est plus rapide de taper les titres !
Donc, au cours des deux derniers mois, les livres qui se sont ajoutés à ma pile à lire sont les suivants (certains n'en font déjà plus partie) :

  • Coelho, Paulo - Aleph (Merci à Flammarion et à Karine de Ivy-agency)
  • Fleury, Jean-Louis - Les marionnettistes, tome 1 : bois de justice
  • Gagnon, André - Démystifier les maladies mentales, les troubles de l'enfance et de l'adolescence (En cours)
  • Giasson, Jocelyne - La lecture, apprentissage et difficultés (En cours)
  • Kampusch, Natascha - 3096 jours
  • Laurin, Jacques - Les aventures de Mister Jack en Asie (Merci à Babelio et à Ulysse).
  • Mazetti, Katarina- Le mec de la tombe d'à côté (reçu gratuitement avec mon abonnement à la revue Québec français !)
  • Saint-Laurent, Marthe - «Bitcher» et intimider à l'école, c'est assez (Merci à Babelio et à Béliveau éditeur)
  • St-Pierre, Marie-Catherine et al - Difficultés de lecture et d'écriture (En cours)

Bilan du mois d'octobre

Alors, ce mois-ci, un mois assez tranquille côté lectures, explicable par les travaux universitaires qui m'accaparent de plus en plus et par le travail qui me cédule de plus en plus de quarts de travail (C'est comme ça ! Quand Noël commence à approcher, on voit le nombre d'appels à l'assistance-annuaire augmenter de façon exponentielle !).

Donc, ce mois-ci, j'ai :

  • lu 6 livres, dont 0 livres jeunesse ;
  • lu 1393 pages
  • lu 3 fictions et 3 non-fictions ;
  • lu trois livres dans le cadre de partenariats : Aleph, de Paulo Coelho avec Flammarion ainsi que Les aventures de Mister Jack en Asie et «Bitcher» et intimider à l'école, c'est assez de Marthe Saint-Laurent pour Masse Critique Québec de Babelio ;
  • terminé un challenge, le Baby-challenge classiques de Livr@ddict
  • décidé de participer à un nouveau challenge, celui de Karine :) sur les Gilmore Girls, ma série fétiche d'adolescence !
Liste des livres lus au cours du mois d'octobre :


Nana- Émile Zola
Hamlet- William Shakespeare



Les aventures de Mister Jack en Asie- Jacques Laurin
« Bitcher » et intimider à l'école, c'est assez- Marthe Saint-Laurent


Hamlet- William Shakespeare



Nana- Émile Zola

Les aventures de Mister Jack en Asie- Jacques Laurin

Hors-challenge :

Aleph- Paulo Coelho
L'inceste- Hélène Parat

Donc, un bilan positif côté nombre de pages, mais côté plaisir de lecture, rien ne m'a totalement emballée dans les fictions. J'ai toutefois découvert un petit bijou en «Bitcher» et intimider, c'est assez !, ce à quoi je ne m'attendais pas du tout !
Le mois prochain, j'espère avoir l'occasion de retomber un peu plus dans les romans, qui sont mes lectures de prédilection ! Je devrais aussi arriver à terminer mon dernier challenge pour 2011, le challenge jeunesse. Le bilan du mois de novembre risque toutefois d'être mince, car les semaines qui s'annoncent ne seront pas de tout repos !
Bon mois de novembre à tous et toutes !

lundi 31 octobre 2011

Hamlet


Mon édition : Flammarion
Collection : GF
Contenu : Richard III, Roméo et Juliette et Hamlet
Première édition d'Hamlet : 1603
Première édition de ce recueil : 1979
Année de parution du recueil : ???
373 pages

Résumé (pris sur Babelio) :

Pour mener à bien sa vengeance sans éveiller les soupçons, Hamlet feint la folie. Lorsque le fantôme de son père lui révèle que Claudius, souverain actuel et frère du défunt roi, est le meurtrier de celui-ci, on s'attend à une stratégie ingénieuse, d'autant que le prince semble plein de courage, d'insolence et d'esprit. Or, durant quatre actes, il ne commet qu'un seul meurtre, conséquence d'une erreur de perception. À la fin de la pièce, il venge son père, mais in extremis. Hamlet est une tragédie intérieure, presque intime, dont le rythme est motivé par les hésitations du héros qui donnent lieu à des scènes superbes de grandeur pathétique, car elles disent l'aspiration de l'homme à la liberté et au repos, malgré l'enfermement obsessionnel auquel l'existence le condamne. Tragédie du doute, voyage dans un esprit qui ne rêve que d'immatérialité mais ne parvient pas à prendre son envol, Hamlet, pièce mélancolique, nous invite à un saut existentiel.

Mon commentaire :

Que j'en ai pris du temps avant de la finir, cette pièce de théâtre ! Mais rassurez-vous, ce n'est pas que je ne l'ai pas du tout appréciée. J'avais déjà commencé les premières pages lorsque j'ai reçu trois livres en partenariat à lire et à commenter d'une part, et d'autre part, j'étais très occupée à la fois par mes travaux et mes lectures universitaires.
Voici donc ce qui explique que j'ai mis plus d'un mois avant de terminer la pièce de théâtre. Verdict ? Je me suis passablement ennuyée jusqu'à l'acte V, mais j'ai trouvé que le dénouement était digne de toutes les tragédies shakespeariennes que j'ai lues jusqu'à ce jour. En effet, je m'attendais à un fin malheureuse, mais il est toujours surprenant de voir à quel point tout vire mal dans un court laps de temps avec Shakespeare. Et c'est en grande partie ce que j'aime chez lui. Tout semble plus ou moins au beau fixe jusqu'à ce qu'arrive en catastrophe le dénouement mortel. Et même si on s'y attend, on est toujours ébloui !
Sinon, ce n'est pas mon Shakespeare préféré. Mais il faisait partie de ma PAL depuis mes années de cégep et j'avais bien hâte de découvrir cette oeuvre qui, avec Lady Mac Beth et Roméo et Juliette, est connue de tous. En plus, ce livre me permet d'apporter une contribution à deux challenges, et même d'en clore un ! N'est-ce pas merveilleux ?

Autres pièces que j'ai lues de Shakespeare :

Lady Mac Beth
Le songe d'une nuit d'été
Othello
Roméo et Juliette

1/3



20/20

dimanche 30 octobre 2011

L'inceste


Maison d'édition : Presses universitaires de France
Collection : Que sais-je ?
Année d'édition : 2004
126 pages

Quatrième de couverture :

Le crime de l'inceste est si insupportable qu'il en devient difficile à penser. Il y a horreur intime, destructrice, éprouvée par la victime. N'y a-t-il pas aussi, entre horreur et fascination, la confusion ressentie par la société toute entière face aux transgressions d'un interdit fondateur ?
En croisant les approches juridique, anthropologique et psychanalytique, cet ouvrage explore ce que ce mot recouvre, ce que l'acte met en jeu. Il propose de décliner le terme au pluriel, afin de ne pas assimiler fantasmes inconscients et actes criminels, afin de ne pas confondre les relations symboliques associées à l'inceste et des actes sexuels commis à l'encontre d'enfants par leurs proches parents.

Mon commentaire :

Mais pourquoi ce livre, me demanderez-vous ? Et bien, parce que j'ai été forcée. Forcée par un travail universitaire qui me rebute complètement et dont je suis loin d'être sortie. Figurez vous donc que le sujet nous a été imposé, et que la bibliothèque de l'université n'avait rien à nous proposer sur l'inceste a part ce petit livre. Et qu'alors qu'on doit miser sur l'intervention auprès des victimes d'inceste pour notre travail, tout ce que j'ai pu lire dans ce livre, ce sont des pseudo-théories psychanalytiques et freudiennes. Pardonnez-moi mon opinion un peu crue, mais Freud, je n'ai jamais pu le sentir, lui et ses théories. Non pas que je nie toutes ses théories en bloc, mais je trouve que l'on accorde beaucoup de crédit aux théories d'un seul et unique homme, théories que, de surcroît, on ne peut pas vérifier scientifiquement.
Bref, un sujet rebutant et une façon de l'aborder tout ce qu'il y a de plus flou et de plus théorique ! Tous les ingrédients étaient réunis pour que je déteste. Et c'est mission accomplie, car rarement un livre ne m'a fait plus (pardonnez l'expression) chier. Heureusement que j'aime la lecture inconditionnellement, car ce livre m'aurait fait fuir à une vitesse surhumaine !
A éviter absolument à moins d'obligation.
Avouez que vous ne m'avez jamais trouvée aussi crue dans mes critiques !

P.S Oh et, après 127 pages de blabla, je n'ai toujours pas bien saisi pourquoi l'auteure tient absolument à mettre un « s » à inceste...

dimanche 23 octobre 2011

«Bitcher» et intimider à l'école c'est assez

Béliveau éditeur
Paru en 2011
174 pages

Quatrième de couverture :

L'intimidation à l'école, c'est l'affaire de tous!
Pour élèves, enseignants et parents. Enfin un guide complet rempli de témoignages, de conseils, de signes avant-coureurs et, surtout, de pistes de solutions qui permettent souvent d'éviter des traumatismes que l'élève pourrait traîner toute sa vie.
Pour l'élève: Tu trouveras des solutions et tu apprendras à te sortir de situations où tu te sens menacé et démoli. Tu seras également en mesure de désamorcer la méchanceté autour de toi.
Pour l'enseignant: Vous devez intervenir rapidement, soit en utilisant les ressources disponibles à l'école ou à l'extérieur de l'école, soit en travaillant en étroite collaboration avec les parents.
Pour le parent: Quelques conseils afin de vous aider à détecter que votre enfant a de sérieux problèmes à l'école. Quels sont les signes avant-coureurs? Quoi faire pour établir une communication empathique et non un jugement afin de l'aider?
Il faut que l'agression psychologique cesse... élèves, enseignants et parents, vous ferez une différence, à vous d'agir !

Mon commentaire :

C'est un petit bijou que ce livre qui parle de l'intimidation à l'école. On y aborde l'intimidation et le « bitchage » de manière franche, sans détours, et surtout sans minimiser le problème. En effet, combien de gens ont été si bien  « écoeurés » pendant leur enfance et leur adolescence qu'ils ont perdu toute confiance et toute estime d'eux-mêmes ? Combien de personnes ont-elles été de ces personnes qui font de l'intimidation sans franchement penser aux conséquences de leurs actes et de leurs paroles ? Et surtout, combien de personnes n'ont-elles pas été témoin au moins une fois dans leur vie d'intimidation sans dire un mot ? L'auteure le dit franchement : l'intimidation détruit des vies. Il faut s'insurger contre de telles pratiques, même si on a parfois tendance à croire que ce n'est pas grave et que cela va passer avec l'âge.
C'est donc le message principal que lance madame Saint-Laurent dans son livre « Bitcher » et intimider à l'école c'est assez. Malheureusement, je crains que, comme souvent lorsqu'il est question de conscientiser la population, le message n'ira pas nécessairement toucher les personnes concernées, soit les agresseurs, et j'entends ici ceux qui éprouvent du plaisir à descendre les autres pour se remonter eux-mêmes, et ceux qui encouragent les autres à intimider, à « bitcher » ou à taxer certains enfants et adolescents.
J'apporte cette précision car, à mon avis, nous avons tous été à un moment donné une victime, un agresseur et un témoin. Je l'avoue, j'ai été dans ces trois situations. J'ai été victime d'intimidation au début de mon adolescence, mais j'ai encore plus été souvent un témoin, un témoin touché, peiné, mais passif. Bien sûr, dans une telle situation, on ne tient pas à ce que la situation se revire contre nous. Mais Marthe Saint-Laurent nous incite à agir, et elle nous donne plein de pistes de solutions pour le faire. J'ai aussi été, à ma plus grande honte, celle qui intimide. Je me souviens d'une petite fille au début de l'adolescence qui était toute timide et que tout le monde à l'école intimidait. En cours de sciences physique, j'ai été placée avec elle pour les laboratoires et je me rappelle avoir été méchante avec elle. Je le regrette beaucoup aujourd'hui. Je réalise maintenant que c'était une manière de me défendre, de ne pas être moi-même encore plus victime d'intimidation. Vous voyez ? Tout en étant victime j'ai intimidé. N'est-ce-pas horrible ? Et mon cas n'est pas unique. Madame Saint-Laurent mentionne d'ailleurs une étude qui prouve que n'importe qui peut devenir un agresseur ou une victime d'intimidation. Il n'y a pas de profil type, seules les circonstances font en sorte que nous devenons l'un ou l'autre.
Bon, je sens que mon discours devient décousu et que je commence à m'éloigner du livre lui-même, donc j'en reviens au contenu du livre. Ce dernier est séparé en trois parties. La première s'adresse aux élèves (à la fois à ceux qui intimident et à ceux qui sont intimidés), la deuxième s'adresse aux enseignants et la troisième, aux parents.
La partie s'adressant à l'élève fait plus de la moitié du livre et est aussi la partie la plus intéressante et la plus complète à mon avis. Elle est parsemée de nombreux témoignages dont certains m'ont mis les larmes aux yeux. L'auteure a aussi pris de parti de s'adresser à l'élève directement, en écrivant à la deuxième personne du singulier, ce que j'ai trouvé génial. Elle donne plein d'outils aux élèves pour qu'ils s'en sortent et pour rebâtir leur confiance en soi. Elle explique les différents types d'intimidation (« bitchage », taxage, cyberintimidation, etc.) ainsi que les différents types d'agresseurs et de victimes. À plusieurs reprises en lisant cette partie je me suis dit que si j'en ai l'occasion, je réutiliserai les témoignages dans mon enseignement pour sensibiliser les jeunes. Je pense qu'aucun jeune ne pourra rester indifférent. Le seul bémol que j'émettrais à propos de cette partie, c'est qu'elle manque d'attrait visuel. Les jeunes sont attirés par les livres colorés et imagés, c'est connu. Je pense qu'avec un visuel plus intéressant, moins banal, les chances que le livre tombe entre les mains des élèves concernés se serait accrues.
Les deux autres parties sont beaucoup plus courtes, et malheureusement trop peu élaborées à mon avis. Je suis un peu déçue car je m'attendais à avoir des outils aussi concrets que ceux que reçoit l'élève, ce qui n'a pas été le cas. C'est la raison pour laquelle j'ai mis quatre étoiles sur cinq au livre sur Babelio. Parce qu'autrement, ce livre est une perle que l'on se doit de faire découvrir à nos enfants, mais aussi aux enseignants et aux parents afin qu'ils soient sensibilisés au fait que oui, l'intimidation, c'est grave !

En terminant, voici une petite pensée extraite d'un témoignage du livre :
« L'estime de soi, c'est comme un château de cartes, très difficile à monter et si facile à détruire. La deuxième fois qu'on le rebâtit, c'est toujours plus long que la première. »

J'ai critiqué ce livre dans le cadre de l'opération Masse critique Québec.
Merci mille fois à Babelio et à Béliveau éditeur !

10e contribution

mercredi 19 octobre 2011

Les aventures de Mister Jack en Asie

Éditeur : Ulysse
Collection : Mes voyages Ulysse
Année d'édition : 2011
189 pages


Quatrième de couverture :

Ciel sombre, sombre.

Vite le restaurant.
Tuna sandwich.
Bang ! Bang ! Tonnerre !
Pluie ! Pluie ! Tonnerre !
Ça tombe ! Ça tombe !
Ça dure ! Ça dure !
Le patron se lève, tire le cordon d’une cloche et lance :
« C’est la saison des pluies. Il pleut trop. C’est ma tournée ! »
Je prends un whisky Mekong et soda.
J’aime la Thaïlande.

Jacques Laurin, alias Mister Jack, chroniqueur bien connu et auteur de nombreux best-sellers sur la langue française, propose ici un récit de voyage rafraîchissant à la prose vivante, souvent empreinte d’humour, tantôt émouvante, tantôt coquine (voire osée !), mais toujours agréable à lire.
Mister Jack nous fait voyager en Thaïlande, à Taïwan et en Corée du Sud à travers de courts textes, des poèmes ou des pensées qui portent un regard sans complexe et d’une délicieuse candeur sur les petites choses du quotidien.

Mon commentaire :

Plaisante petite surprise que ce recueil de textes dans lequel Jacques Laurin raconte diverses anecdotes de ses voyages en Asie. Rien de bien compliqué, pas de continuité dans les textes, juste une compilation d'observations, d'anecdotes et de poèmes sur la Thaïlande, Taïwan et la Corée du Sud.
Même s'ils tiennent en peu de mots, on ressent à travers ces textes toute l'affection qu'a Mister Jack (l'auteur) pour ces pays de l'Asie du Sud-Est.
Comme pour tous les livres qui prennent la forme d'un recueil, j'ai mieux apprécié certains textes que d'autres.  La plupart sont très personnels à l'auteur, mais certains sont, je dirais, plus informatifs. Certains sont comiques, d'autres moins. En fait, j'ai bizarrement eu l'impression parfois de ne pas m'amuser alors que j'aurais dû. Je me suis aussi demandé à quelques reprises si c'étaient les Thaïlandais qui avaient un drôle d'humour, ou s'ils ne se moquaient pas plutôt gentiment de l'auteur. Parce que moi, je ne trouvais pas toujours les anecdotes très drôles. Sans doute suis-je encore trop occidentale ! J'ai quand même souri à de nombreuses reprises, je dois l'admettre...
Si je ne suis pas certaine d'avoir pleinement apprécié l'humour et l'auto-dérision de l'auteur, je suis quand même certaine d'une chose. C'est que Les aventures de Mister Jack en Asie vous feront goûter, sentir et voir l'Asie. Vous aurez envie de prendre l'avion rapido-presto pour aller à la découverte de ces peuples que Jacques Laurin décrit admirablement.

Merci à Babelio et à Ulysse pour ce partenariat !


7/6
Deuxième participation pour le continent asiatique !

9e contribution

Aleph

Titre original : Aleph
Éditions Flammarion
Année d'édition : 2011
311 pages

Résumé de l'éditeur :

Décider. Changer. Se réinventer. Agir. Expérimenter. Réussir. Oser. Rêver. Gagner. Découvrir. Exiger. S engager. Penser. Croire. Grandir. Appartenir. S'éveiller.
Nous avons parfois besoin de retrouver un sens à notre vie, de lui redonner souffle et équilibre. Et si un livre avait le pouvoir de vous faire découvrir un monde nouveau ? Et si, grâce à la magie des mots et d'une histoire, vous commenciez un nouveau chapitre de votre vie ?Aleph est ce livre. Aleph est un voyage qui pourrait bien changer votre existence.

Mon résumé :

Arrivé à une certaine étape de sa vie, l'auteur a éprouvé une sorte de malaise, d'insatisfaction par rapport à sa vie. Il s'est mis à sentir qu'il ne s'était pas pleinement réalisé dans cette incarnation. Dans une nouvelle tentative de partir à la découverte de lui-même, Paulo Coelho a décidé de rencontrer ses lecteurs et de faire une grande tournée de séances d'autographes. Il a entre autres décidé de traverser la Russie à bord du Transsibérien, où il a fait la rencontre d'Hilal, une jeune fille de 21 ans avec qui il ressent un lien peu commun. Il découvre alors en pénétrant par hasard dans l'Aleph, le lieu où tous les mondes parallèles se rejoignent, qu'ils se sont aimés dans le passé, mais que Paulo a trahi Hilal d'une façon atroce. Il tente alors de prouver à Hilal tout son amour et d'obtenir son pardon pour surmonter son sentiment de malaise.

Mon commentaire :

Lorsque Karine d'Ivy-agency m'a proposé ce partenariat avec Flammarion, je n'ai tout d'abord pas répondu, car je doutais fortement qu'un Paulo Coelho puisse me plaire. Ayant lu (et détesté) l'Alchimiste il y a quelques années, et étant donné que ce dernier titre est l'oeuvre la plus connue et la plus appréciée de l'auteur, je me disais que de lire un livre qui n'allait sans doute pas me plaire quand tant d'autres livres m'attendaient n'était pas une très bonne idée. Puis, Karine m'a relancé la proposition et j'ai cédé. Je n'ai pas eu encore des tonnes d'offres de partenariats, et l'idée d'éventuellement recevoir plusieurs livres gratuitement en échange d'une critique me paraît alléchant !
Bon, vous aurez compris, Aleph partait à -200 avant même que je le recoive. Alors, forcément, je ne pouvais être surprise que dans le bon sens. En effet, j'ai trouvé ce roman meilleur que l'Alchimiste. Mais ceci est une opinion entièrement personnelle, que je sais ne pas partager avec la plupart d'entre celles qui ont déjà lu les deux romans. Maintenant, pourquoi ai-je préféré Aleph à l'Alchimiste ? J'en ai franchement aucune espèce d'idée. Peut-être ai-je simplement vieilli depuis l'époque où j'ai lu l'Alchimiste. Même si les trucs de spiritualité et d'ésotérisme ne sont toujours franchement pas ma tasse de thé, je me sens maintenant plus ouverte à certaines formes de littérature auxquelles je ne touchais pas du tout lorsque j'étais au secondaire. Enfin. Ce n'est qu'une hypothèse.
Mais revenons-en à Aleph. Même si j'ai mieux aimé ce roman-ci de Paulo Coelho, cela ne signifie pas forcément que je suis enthousiaste. Disons que je suis demeurée assez impassible devant le parcours spirituel de l'auteur. J'avais du mal à distinguer le vrai du faux, et ce en quoi l'auteur croyait vraiment de ce qu'il écrivait pour épater la galerie. Plusieurs éléments de la façon de penser de Coelho sont demeurés de réels mystères pour moi du début jusqu'à la fin. Je l'ai trouvé fantasque et bizarre (il fallait s'y attendre), mais j'ai toutefois relevé de nombreuses citations qui incitaient à la réflexion. Je pense que sans totalement embarquer dans la démarche farfelue de Coelho, on peut retirer de ce livre quelques pistes de réflexion intéressantes. Nul besoin de croire aux incarnations et aux chamans pour cela. Il faut seulement se forcer pour ouvrir son esprit un tout petit peu pour recevoir ces quelques paroles de sagesse :
« Le « temps » ne passe pas. L'être humain a beaucoup de mal à se concentrer sur le présent ; il pense toujours à ce qu'il fait, à la façon dont il aurait pu mieux faire, aux conséquences de ses actes, à la raison pour laquelle il n'a pas agi comme il l'aurait dû. Ou alors il se fait du souci pour l'avenir, se demande ce qu'il va faire le lendemain, quelles sont les mesures à prendre, quel danger le guette au coin de la rue, comment éviter ce qu'il ne désire pas et comment obtenir ce dont il a rêvé. »

« Ce n'est pas la peine d'expliquer que dans la vengeance, le maximum qui puisse nous arriver est de nous mettre à égalité avec nos ennemis, alors que dans le pardon nous montrons plus de sagesse et d'intelligence. »

«Vivre c'est expérimenter, et non penser au sens de la vie. »

ou encore :

« Nous avons toujours tendance à valoriser ce qui vient de loin, sans jamais reconnaître toute la beauté qui nous entoure. »

Aleph sort en librairie le 25 octobre.

Les avis de : Neph, Esmeraldae , Mango et sur À propos de livres. Merci à Karine de Ivy-agency et à Flammarion !