jeudi 12 mars 2009

Les combustibles

This play by Amélie Nothomb has unfortunately not been translated. Most of her novels have been translated though. Don't hesitate to discover that uncommun author !
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Quiconque a déjà lu Amélie Nothomb sait que ses livres sont totalement inclassables. Ça n'augure rien de bon, n'est-ce-pas ? Cependant, à chaque fois que je me suis plongée dans l'un de ses romans, j'ai eu beaucoup de plaisir !
Vous ne verrez aucun autre message blog sur cette auteure, car je n'ai lu aucun de ses romans depuis 2007. Je n'avais pas encore découvert l'univers des blogues à cette époque. Cependant, je peux vous dire que celui que j'ai le plus aimé jusqu'à maintenant est «Mercure». Quel talent et quel génie ! Je n'en revenais tout simplement pas.
Cette fois-ci, j'ai choisi de lire les Combustibles parce que c'est très très court. C'était en plein ce dont j'avais besoin pour décrocher de l'université sans trop me sentir coupable. C'est vraiment très court: 89 pages. Mais 89 pages de pur délice. Du moins, à mon avis.
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La ville est assiégée. Dans l'appartement du Professeur, où se sont réfugiés son assistant et Marina, l'étudiante, un seul combustible permet de lutter contre le froid: les livres...
Tout le monde a répondu une fois dans sa vie à la question: quel livre emporteriez-vous sur une île déserte ? Dans ce huis-clos cerné par les bombes et les tirs des snipers, l'étincelante romancière du Sabotage Amoureux pose à ses personnages une question autrement perverse: quel livre, quelle phrase de quel livre vaut qu'on lui sacrifie un instant, un seul instant de chaleur physique ?
Humour, ironie et désespoir s'entretissent subtilement dans cette parabole aux résonances singulièrement actuelles.

mercredi 11 mars 2009

À tombeau ouvert

«Tempe fonce tête baissée dans une nouvelle enquête qui la conduit en Israël. Ce qu'elle découvre la place au coeur d'une immense controverse qui pourrait bien mener à la réécriture de 2000 ans d'histoire religieuse.»
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Ce roman de Kathy Reichs est très différent de ceux que j'ai lus précédemment. Les aspects religieux et archéologique prennent plus de place que l'enquête policière. Le suspense est également moins présent, quoiqu'il y ait quand même de l'action vers la fin.
La religion n'étant pas très intéressante pour moi, je croyais que je n'allais pas aimer «À tombeau ouvert». Je me suis bien trompée. Ça m'a pris plus de temps avant de m'intéresser à l'histoire, mais vers la fin elle me passionnait. Comme de quoi il ne faut pas s'arrêter à nos préjugés.
Si vous n'avez pas reçu votre baptême de Kathy Reichs encore et que vous souhaitez commencer à la lire, je ne vous suggère toutefois pas de débuter avec celui-ci. Il est très intéressant, mais pas représentatif de ses autres livres. Commencez par le premier tome, «Déjà Dead», ou alors par «Voyage Fatal», qui est mon préféré jusqu'à maintenant (avec «Meutres à la carte»).
 

samedi 28 février 2009

Meurtres à la carte

Montréal, rue Sainte-Catherine. Sous-sol d'une pizzeria. On gèle. Des rats courent dans tous les sens. Trois squelettes, vraisemblablement des jeunes femmes. À quand remonte leur mort ? Comment ont-ils pu se trouver là ?

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Ce roman de Kathy Reichs est l'un des meilleurs parmi ceux que j'ai lus jusqu'à maintenant. J'ai adoré. L'énigme de la mort de ces jeunes femmes. L'identification des corps. Le mystère des agissements de Ryan. Le drame derrière la mort des trois femmes. L'ensemble en fait une histoire dont il est difficile de décrocher avant d'avoir terminé.

dimanche 15 février 2009

L'abandon de la mésange

«Le dernier volet de la trilogie Les Filles de Caleb nous transporte à l'hiver 1958, alors que Blanche franchit le cap de la cinquantaine, entourée de ses deux filles, Élise et Micheline.
Avec elles, nous traversons les trépidantes années soixante, puis les turbulentes années soixante-dix, pour suivre leur destinée jusqu'en 1992.
Si la «mésange» qu'est Élise vit à Montréal avec sa mère et sa soeur, c'est de campagne que rêve cette citadine. Un séjour chez des amis fermiers de son père, les Vandersmissen, pourrait bien lui permettre de réaliser son idéal, sans compter que là-bas, dans cette maison au joli balcon fleuri, l'attend le plus beau garçon qu'elle ait jamais vu...
Des scènes inoubliables, une écriture pleine de sensualité et des dialogues colorés, voilà ce que la romancière Arlette Cousture offre à ses lecteurs dans ce dernier volet très attendu.»
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J'ai été un peu déçue de ce dernier tome des Filles de Caleb, mais je m'en attendais un peu. L'époque elle-même est moins intéressante pour moi, parce qu'elle ressemble plus à ce que l'on connaît aujourd'hui.
On ne parle plus d'Émilie, puisqu'elle est morte, et cela me peine beaucoup. Depuis le tout début de la trilogie, Émilie est mon personnage préféré. Le fait qu'elle n'y soit pas ampute rend la lecture plus fade. Les nouveaux personnages sont moins travaillés, quoique attachants (exceptés Côme et Conrad que j'ai tous deux détestés).
L'histoire est somme toute très belle, et je l'aurais adorée si je n'avais pas espéré qu'elle serait à la hauteur des deux premiers tomes.
Bref, une très belle lecture, mais qui n'était pas nécessaire pour clore la série.

jeudi 29 janvier 2009

Les Filles de Caleb- Le cri de l'oie blanche

«Dans ce deuxième volet de la trilogie Les filles de Caleb, c'est la fille d'Émilie, Blanche Pronovost, qui nous entraîne sur les chemins aventureux de sa vie.
Blanche rêve de médecine et si elle vient à Montréal au début des années trente afin d'y suivre un cours d'infirmière, c'est toutefois en Abitibi qu'elle ira pratiquer le métier qui la passionne.
À La Sarre, dans son dispensaire "confortable et sans richesse", elle sera appelée à relever les défis les plus inattendus, parmi une population durement éprouvée. Dans la froideur de l'hiver abitibien, Blanche croisera un sourire irrésistible qui lui donnera à penser que "son hiver venait de fondre". C'est celui d'un Franco-Manitobain au sens de l'humour irrésistible, Clovis Lauzé...»
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Franchement, le deuxième tome de la trilogie des Filles de Caleb est tout aussi intéressant que le premier. On se surprend à se passionner pour le parcours inhabituel de cette jeune fille qu'est Blanche Pronovost. On admire son courage et sa ténacité à une époque où le mariage ne pouvait aller de pair avec un un emploi pour les femmes. On rêve même de pratiquer la médecine dans les contrées les plus éloignées, malgré les nombreux moustiques !
Un roman fort passionnant. Mais, à mon avis, moins émouvant que le premier tome.
Admettons-le, voir vieillir les personnages principaux du premier tome est difficile, à la limite cruel. Émilie, qui était une jeune fille brillante et pleine d'énergie, devient une grosse femme qui s'ennuie, qui vieillit et qui voit partir ses enfants un à un. Ovila, lui aussi vieillit, avec sa jambe en mauvais état et ses remords, son amertume. Les enfants vieillissent, la santé de Paul de détériore...
Il y a toutefois beaucoup de moments de joie aussi. Ce qui fait des Filles de Caleb un roman riche en émotions de toutes sortes. Je vous garantis qu'il est impossible de lire ce roman sans avoir au moins quelques petits pincements de coeur !

mardi 20 janvier 2009

La saga de l'île Verte- La quête de l'enfant-Lumière

«Sur Érin, l'île Verte d'il y a plus de deux mille ans, la nature a été corrompue par les forces des Ténèbres. Si Avana, l'enfant-Lumière, a réussi a pousser les Ulates et les Connaughtas à unir leurs forces, elle doit maintenant rejoindre son ami de coeur, Emroth, et Ranthor le Highlander, chargés de rassembler les quatre éléments: l'eau, le feu, l'air et la terre. Puis ils partiront à la recherche de la dernière Essence originelle. Mais le chemin sera long, puisque l'enfant-Lumière devra se confronter à son Ombre...
L'invasion des armées des Ténèbres s'annonce. Les magiciens reviendront-ils à temps avec le disque des Éléments ? Avana parviendra-t-elle à vaincre ses peurs pour enfin ascensionner au royaume de la Lumière ?
Riche en aventures et en rebondissements, ce dernier livre de la trilogie met en scène un combast final entre la Lumière et les Ténèbres où se joue l'avenir du peuple de la terre d'Érin.»
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Ce tome est définitivement meilleur que le deuxième, mais j'hésite à le qualifier comme étant le meilleur des trois. La finale est très réussie, mais on ne peut pas dire qu'avant les trente dernières pages il y a beaucoup de nouveau. C'est la suite du deuxième, qui est répétitif. Non, somme toute, mon préféré demeure le premier où on prend plaisir à découvrir un univers différent du nôtre. Mais c'est une question de goût.
C'est tout de même une saga très réussie, qui, malgré qu'elle suive la mode des séries fantastiques, a su se distinguer par son originalité.

vendredi 16 janvier 2009

La saga de l'île Verte- L'épreuve des chevaliers

«Sur la terre d'Érin, Emroth poursuit la quête du disque des Éléments en compagnie des Élémentalistes, tandis qu'Avana, l'enfant-Lumière, revient du royaume des dieux. Dans l'En-deçà, le Grand Seigneur Zha'hor, malgré la mort des seigneurs Fomorès, ne s'avoue pas vaincu; il enveloppe le royaume des hommes d'un brouillard des Ténèbres, qui obscurcit leur esprit et les pousse à s'entretuer.
Investie d'une importante mission, la fille du dieu-Lumière tente de convaincre les deux peuples de l'île Verte de s'unir pour combattre côte à côte les puissances des Ténèbres. Face à la menace d'une union des Ulates et des Connaughtas, Zha'hor ouvre les portails qui séparent les mondes et envoie ses armées sanguinaires sur les deux capitales. Les chevaliers de Conor et de Maeve paviendront-ils à temps à oublier le passé et à unir leurs forces ?
Ce deuxième tome de la saga de l'île Verte transporte le lecteur dans un univers où la Lumière cède peu à peu la place aux Ténèbres, mais où l'espoir demeure.»

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Encore un bon livre, une bonne suite. J'ai quand même moins aimé que le premier tome. L'histoire devient très noire et assez répétitive. Je vais quand même donner une chance au dernier tome de la trilogie pour voir !

dimanche 11 janvier 2009

La saga de l'île Verte - La prophétie d'Amorgen

Il y a quelques mois de ça, je fouillais sur la base de données de la bibliothèque municipale à la recherche de nouveaux titres à lire. Il y a quatre ou cinq ans, j'ai lu «Marie de la mer» d'Annie Lavigne, que j'avais vraiment adoré. Ça se passait en Gaspésie, c'était un roman d'époque et d'amour. Quand j'ai vu sur le site qu'il y avait d'autres titres de cette auteure, je me suis empressée de les noter.
Il y a deux semaines, j'ai décidé de les lire. La Saga de l'île Verte, ça ne pouvait que se passer sur l'Île verte dans le Bas St-Laurent. J'imaginais une belle histoire d'amour à la saveur de l'été sur une île isolée... Quelle ne fût pas ma surprise de constater que 1-C'étaient des romans jeunesse, 2- C'étaient des romans fantastiques et que 3-Cela ne se passait pas sur notre île verte il y a une centaine d'années, mais sur une île d'Irlande il y a deux mille ans...
Même si ce fût une grosse déception, j'ai quand même décider de les prendre au cas où...
Je viens de terminer le premier tome, que j'ai bien aimé. Je suis surprise d'ailleurs... Je commence le deuxième dès aujourd'hui. Je préfère toujours «Marie de la Mer», mais quelle agréable surprise que cette saga ! En voici la quatrième de couverture:
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«Il y a plus de deux mille ans, Amorgen, le grand devin de l'île Verte, eut la vision d'un terrible danger. Les seigneurs Fomorés, des êtres maléfiques habitant les profondeurs de l'En-deçà, se préparaient à envahir les terres des Ulates et des Connaughtas, les deux peuples de l'île. Pour ce faire, ils avaient besoin du sang d'une enfant mi-déesse, mi-mortelle, afin d'ouvrir les portails qui les séparaient de l'autre monde. Patients, ils savaient que le jour viendrait où Avana, l'enfant-Lumière, se tournerait du côté sombre.
Pour sauver son peuple et délivrer l'enfant-Lumière du Grand Seigneur Zha'hor, Emroth apprend les secrets de la magie et entreprend avec les Élémentalistes la quête du disque des Éléments qui le conduira aux quatre coins de l'île. Digne des meilleurs romans d'aventure, ce passionnant récit mêle avec bonheur et ingéniosité la mythologie celtique, l'histoire, la magie et le fantastique.»
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En toute honnêteté, jamais je n'aurais cru Annie Lavigne dotée d'un talent pour l'écriture fantastique. Je me suis bien trompée. Elle a réussi à me faire croire à univers pourtant très invraisemblable. J'ai réussi à apprécier.
Même si la Saga de l'île Verte est classée dans la section jeunesse de la bibliothèque, elle ne s'adresse pas aux jeunes en bas de 14 ans. L'écriture est parfois complexe, et il y a des passages qui sont à la fois violents et érotiques, voire presque pornographiques. Voilà pourquoi je met en doute son classement, mais bon... Tout ça pour vous dire qu'il ne faut pas trop se fier au classement des livres. On dit livres jeunesse, mais en réalité, ils auraient très bien pu se retrouver sur les tablettes des livres de la section adulte de la bibliothèque.

vendredi 9 janvier 2009

Taxi pour la liberté

«Pour Taylin, dix-neuf ans, la vie à Konak, petit village au sud-ouest d'Istanbul, est insupportable. C'est en Allemagne qu'elle a vécu son enfance et son adolescence. La décision de son père de revenir en Turquie à quelques jours du déclenchement de la guerre du Golfe s'avère pour la jeune fille, qui se fait appeler Greta, une véritable catastrophe. Taylin décide de fuir. L'accompagne dans son exil un apatride comme elle, Mohammed, un Yéménite de quarante-sept ans. Il incarne pour elle la liberté. Elle est pour lui la renaissance de l'amour.
La quête de ce couple peu commun, l'Europe en pleine mutation qui les accueille et les rejette tout à la fois, l'aventure humaine que ces héros contemporains partagent avec des millions d'hommes et de femmes à qui le XXe siècle avait promis un nom, une maison et une terre, les désillusions qui viendront à bout de leur solidarité, voilà qui fait de Taxi pour la liberté un roman dérangeant dont l'histoire nous entraîne d'Istanbul à Berlin, de Sanaa à Budapest, de Bucarest à Hambourg, de Montréal à Miami...»
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L'été dernier, j'ai lu Catalina, de Gilles Gougeon, qui s'était révélé pour moi un véritable coup de coeur. J'espérais ne pas être déçu par ce roman, qui est son premier. «Taxi pour la liberté» est un très bon roman aussi. Il permet de mieux comprendre la situation des expatriés et des immigrants. On voit aussi le Québec comme le voit un immigrant qui arrive, ce qui est très intéressant.
J'ai beaucoup aimé l'histoire, même si, tout compte fait, ça n'a pas été un coup de coeur. J'avais parfois l'impression que ça se répétait trop, que ça n'avançait pas vite. Si vous avez quelques heures, ça vaut quand même la peine d'être lu, ça se lit très rapidement et l'écriture est légère.
Malheureusement, j'ai trouvé la fin un peu bâclée. Je ne sais pas si ce n'est que mon impression à moi, mais j'ai trouvé que cela se terminait très abruptement. On a encore l'impression d'être dans l'action, on attend toujours les réponses à certaines questions et tout à coup: paf, c'est terminé. Comme si l'auteur s'était tanné tout d'un coup de son roman et qu'il avait voulu en finir au plus vite.
En bref, un bon moment de lecture, mais rien d'inoubliable.

lundi 29 décembre 2008

La femme sans frontières

«Qui n'est pas stupéfait d'apprendre que la plupart des compagnes des grands terroristes sont des jeunes femmes venant de milieux très bourgeois ?
Jeunes femmes qui se transforment brusquement en "femmes sans frontières", entrent dans des bandes organisées de gangsters chevronnés, dont elles deviennent les égéries.
C'est le cas de Mad, la parfaite secrétaire de direction qui devient la maîtresse de Fred, un terroriste avide de détruire une société capitaliste qu'il méprise.
C'est ici un surprenant roman vécu par un couple infernal et dont les rebondissements se succèdent de page en page, depuis l'attaque d'un bureau de poste jusqu'à l'enlèvement d'un milliardaire, en passant par une série de vols de voitures et d'attentats spectaculaires uniquement commis pour répandre la terreur.
Mais qui a jamais pu réussir à lutter avec efficacité contre les méfaits d'un amour fou si celui-ci -ce qui est le cas pour l'héroïne de cette aventure- est d'une absolue sincérité ? Même la police la plus subtile, représentée dans ce récit par l'étonnant commissaire Belin, ne peut y arriver.
Finalement, ce sera le destin qui règlera son compte à chacun...»
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Si on ne tient pas compte de l'improbabilité de certains événements de ce roman (entres autres qu'un policier ne veuille pas arrêter une femme après que celle-ci ait avoué avoir tué son amant, et qu'une femme soit à ce point amoureuse qu'elle se lance dans des actes terroristes malgré ses bonnes valeurs), «La femme sans frontières» est un assez bon roman. Certes, il n'a pas très bien vieilli (le vouevoiement des personnages et leur langage est assez différent de celui d'aujourd'hui), mais l'histoire demeure bonne ainsi que son dénouement.

Notre Afrique

«Dans Mon Afrique, Lucie Pagé racontait ses dix années passées en Afrique du Sud. Il y était question de la situation politique post-apartheid, des conditions de vie des Noirs, de son travail et de sa vie amoureuse avec Jay Naidoo, un charismatique syndicaliste sud-africain, avec qui elle a eu deux enfants et trois mariages !
En terminant sa rédaction avec: "Cette histoire est loin d'être finie...", Lucie ne se doutait pas que les lectrices et lecteurs seraient nombreux à réclamer une suite, pour toutes sortes de raisons. Un couple intercontinental mixte est-il viable ? Comment élève-t-on des enfants sur deux continents ? Qu'advient-il de Nelson Mandela depuis 1999 ? L'apartheid est-il bel et bien révolu ? La condition de vie des femmes en Afrique s'est-elle améliorée ? Qu'en est-il de la violence, du crime, mais aussi de la musique, de l'art et de la beauté des différentes cultures ? Sur le chemin de la vérité, de la réconciliation et de la paix, où en est l'Afrique du Sud, une douzaine d'années après les premières élections multiraciales et démocratiques de l'histoire du pays ?
Notre Afrique contient toutes les réponses à ces questions. En outre, grâce à son inestimable expérience sur le terrain, Lucie Pagé porte un regard juste sur la place du continent africain dans le monde et dans le courant de la mondialisation, et sur le rôle de l'Afrique du Sud dans la direction que prendra le continent tout entier. Son récit reprend donc en 1999...»
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Cette suite de «Mon Afrique» est aussi excellente. Même si les deux tomes racontent la vie personnelle du couple en même temps que l'histoire de l'Afrique du Sud, «Notre Afrique» met plus l'accent sur l'Afrique que sur l'histoire d'amour. Dans «Mon Afrique», on vivait la libération de l'Afrique du Sud à travers la vie de Lucie Pagé. Dans la suite, on voit plus l'histoire à travers les yeux de la journaliste. Ce qui n'est pas moins intéressant, mais cependant différent. Lire la suite répond donc à plusieurs questions, mais il n'est pas absolument nécessaire de la lire non plus.

Mon Afrique

«Reporter, femme amoureuse et mère, Lucie Pagé nous ouvre les pages de sa vie pour nous transporter en Afrique du Sud, au cours de la décennie 1990. Tandis que Nelson Mandela rallie les forces qui briseront le joug de l'apartheid, une journaliste québécoise et un syndicaliste sud-africain, Jay Naidoo, choisissent de s'aimer. Mon Afrique raconte cette double chronique: la libération d'un pays, et la victoire d'un amour qu'on aurait dit impossible.
Si l'Afrique de Nelson Mandela est balayée par des vagues de violence, la vie de Lucie et de Jay est malmenée par la douleur de l'exil- Lucie a laissé un fils en Amérique-, le poids des différences- elle est blanche et reporter, il est noir et «né avec une mission», leur couple est l'incarnation d'un ordre nouveau encore à naître- et par l'incessant duel qui oppose amour et devoir.
Les mots de Lucie Pagé dépeignent avec une rare authenticité ces années exceptionnelles de l'histoire contemporaine. Ils nous plongent aussi au coeur d'une aventure qui s'écrit au féminin, et qui est loin d'être finie...»
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Ce livre fait définitivement partie de mes coups de coeur de l'année. J'ai adoré découvrir l'Afrique du Sud par les yeux d'une québécoise. J'en ai appris beaucoup, en même temps que j'ai été touchée par les conflits du coeur de cette brave femme qui a dû prendre de terribles décisions au cours de sa vie.
J'ai aussi beaucoup aimé la façon dont le livre est séparé, en très courts chapitres qui traitent tous de quelque chose de différent. En même temps, on sent la continuité dans le temps. Bref, je n'ai aucun reproche à faire à cet excellent livre. Je le recommande à tous et à toutes !

Coups de coeur 2008

  • Mon Afrique Lucie Pagé
  • L'adversaire Emmanuel Carrère
  • Scrapbook- Nadine Bismuth
  • La locataire- Penelope Evans
  • Si c'est un homme- Primo Levi
  • La dame à la licorne -Tracy Chevalier
  • Carrefour Sanglant - Caroline Carver
  • Catalina-Gilles Gougeon
  • L'enfant dormira peut-être -Philippa Gregory
  • J'avais douze ans... -Natalie Schweighoffer
  • Le pouvoir d'exécuter - David G.Baldacci

Autres coups de coeurs des années passées

  • Degré de culpabilité (Degree of Guilt)-Richard North Patterson
  • La jeune fille à la perle (Girl with a Pearl Earring)-Tracy Chevalier
  • Papillon-Henri Charrière
  • Orgueil et préjugés (Pride and Prejudice)-Jane Austen
  • L'impure (The Impure)-Guy des Cars
  • La petite maison dans la prairie (Little House on the Prairie)-Laura Ingalls Walder
  • L'été de nos seize ans (That Childhood Country)-Deirdre Purcell
  • La fin de l'automne (Francey)-Deirdre Purcell
  • Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban (Harry Potter and the prisonner of Azkaban)-J.K Rowling
  • Harry Potter et la coupe de feu (Harry Potter and the Goblet of Fire)-J.K Rowling
  • Dix petits nègres (Ten Little Niggers)-Agatha Christie
  • Des souris et des hommes (Of Mice and Men)- John Steinbeck
  • Jeanne, fille du Roy (The King's Daughter)-Suzanne Martel
  • Le journal de Bridget Jones (Bridget Jones's Diary)-Helen Fielding
  • L'âge de la raison (Bridget Jones: The Edge of Reason)-Helen Fielding
  • Un noeud dans le coeur-Elisa T.
  • Les filles de Caleb le chant du Coq-Arlette Cousture
  • Les filles de Caleb le cri de l'Oie Blanche-Arlette Cousture
  • Le ciel croule (The Sky is Falling)-Kit Pearson
  • Au clair de l'amour (Looking at the Moon)-Kit Pearson
  • Le chant de la lumière (The Lights Go On Again)-Kit Pearson
  • Émilie de la Nouvelle Lune (Emily of the New Moon)-Lucy Maud Montgomery
  • Anne, la maison aux pignons verts (Anne of Green Gables)

Coups de coeur 2007

  • Les Quatre Saisons de Violetta- Chrystine Brouillet
  • En toute confiance (To Trust a Stranger)-Karen Robards
  • Ne compte pas les heures (The First Time)-Joy Fielding
  • Ensemble, c'est tout (Hunting and Gathering)-Anna Gavalda
  • Le Crime de l'Orient-Express (Murder in the Orient-Express)-Agatha Christie
  • Alexandra-Hélène Gagnon
  • Tatiana (The Bronze Horseman)-Paullina Simons
  • Tatiana & Alexandre (Tatiana and Alexander)-Paullina Simons
  • La Brute-Guy des Cars
  • Le Passager-Patrick Sénécal

Coups de coeur 2006

  • Fais-moi un bébé (The Baby Trail)-Sinéad Moriarty
  • Carnets de naufrage-Guillaume Vigneault
  • Chercher le vent-Guillaume Vigneault
  • Sur le Seuil-Patrick Sénécal
  • La chasse est ouverte (Open Season)-Linda Howard
  • La vierge en bleue (The Virgin Blue)-Tracy Chevalier
  • Corps et Âme (Body and Soul)-Marcelle Bernstein
  • À chacun son destin-Hélène Gagnon
  • Héritiers de la passion-Hélène Gagnon
  • La Prisonnière-Malika Oufkin et Michèle Fitoussi
  • Mister Perfect (Mister Perfect)-Linda Howard
  • Pilgrim (Pilgrim)-Timothy Findley
  • Coup Tordu (At All Costs)-John Gilstrap

Coups de coeur 2005

  • Seabiscuit (Seabiscuit: An American Legend)-Laura Hillenbrand
  • Le Zubial -Alexandre Jardin
  • Mes amours au paradis-Marie-Christine Vincent
  • Gueule d'ange-Jacques Bissonnette
  • La bicyclette bleue-Régine Deforges
  • 101, avenue Henri Martin-Régine Deforges
  • Le diable en rit encore-Régine Deforges
  • Geisha (Memoirs of a Geisha)-Arthur Golden
  • Et si c'était vrai... -Marc Lévy

Coups de coeur 2004

  • Le pacte du silence - Marcelle Bernstein
  • Le Parfum-Patrick Süskind
  • Un hiver de tourmente-Dominique Demers
  • Marie de la mer- Annie Lavigne
  • Le violon cassé-Johnny Subrock
  • Le roman de Sara-Anique Poitras
  • Déjà Dead-Kathy Reichs
  • Les pages de notre amour-Nicholas Evans
  • Mercure-Amélie Nothomb

Extrait de Où es-tu ?

Voici un extrait de "Où es-tu ?" de Marc Lévy que j'ai beaucoup aimé.
L'extrait se passe quelques jours après l'arrivée de Lisa, petite Hondurienne de 8 ans, dans la maison de Phillip et Mary aux États-Unis.
"Tournant son visage vers la fenêtre, elle (Mary) se sentit cernée par la tristesse du ciel dans cet après-midi morne et silencieux. Lisa leva la tête et surprit le chagrin qui coulait sur les joues de Mary. Elle la scruta ainsi quelques instants et la colère qui l'envahit vint déformer son visage de petite-fille. Elle sauta aussitôt de la chaise où elle était perchée et se dirigea d'un pas déterminé vers le réfrigérateur qu'elle ouvrit brusquement. Elle prit des oeufs, une bouteille de lait et claqua le battant. Elle s'empara d'un bol dans lequel elle commença à fouetter son mélange avec une vigueur qui étonna Mary. Elle ajouta de la même façon et sans aucune hésitation, sucre, farine, et autres ingrédients qu'elle saisissait un à un sur les étagères.
-Qu'est-ce-que tu fais ?
L'enfant fixa Mary droit dans les yeux, sa lèvre inférieure tremblait.
-Dans mon pays il pleut, mais pas des pluies comme ici, des vraies, qui tombent pendant tellement de jours qu'on ne peut plus les compter. Et la pluie chez nous, elle est si forte qu'elle finit toujours par trouver son chemin pour entrer sous ton toit, et elle coule à l'intérieur de ta maison. Elle est intelligente la pluie, c'est maman qui me l'a dit, toi tu ne le sais pas, mais il lui en faut plus, toujours plus.
La colère de l'enfant grandissait à chaque mot. Elle alluma le gaz et y fit chauffer une poêle. Elle continua, interrompue seulement d'un soubresaut.
-Alors, elle cherche comment aller plus loin, et si tu ne fais pas très attention, elle se glisse dans ta tête pour te noyer, et quand elle a réussi, elle s'enfuit par tes yeux pour aller noyer quelqu'und'autre. Ne mens pas, je l'ai vue la pluie dans tes yeux, tu as eu beau essayer de la retenir en toi, c'était trop tard, tu l'as laissée entrer, tu as perdu !
Et tout en poursuivant son monologue, de rage, elle déposa sa pâte et la regarda dorer sur le feu.
-Elle est dangereuse cette pluie-là, parce que dans ta tête, elle enlève des bouts du cerveau, tu finis par renoncer et c'est comme ça que tu meurs. Je le sais bien que c'est vrai, je les ai vus les gens qui chez moi sont morts parce qu'ils ont abandonné, c'est Enrique qui les transporte ensuite dans sa charette. Maman, pour nous protéger de la pluie, pour nous empêcher de nous faire du mal, elle a un secret...
Et de toutes ses forces réunies en un geste soudain elle fit virvolter la crêpe en l'air. Dorée, elle tournoya sur elle-même, s'élevant lentement jusqu'à venir se coller au plafond, juste au-dessus de Lisa qui la montra du doigt. Le bras aussi tendu que la corde d'un arc prête à rompre,elle hurla à Mary:
-C'est le secret de maman, elle faisait des soleils sous le toit. Regarde, dit-elle en pointant de toutes ses forces la crêpe collée au plafond, mais regarde ! Tu vois le soleil ?
Et sans attendre de réponse elle en fit revenir une nouvelle qu'elle envoya aussitôt rejoindre la première. Mary ne savait pas comment réagir. À chaque crêpe qui prenait son envol, la petite fille dressait fièrement son index en l'air et criait:
-Tu les vois les soleils, alors tu ne dois plus pleurer maintenant !» (p.193-195)
J'ai adoré la façon de penser de la petite-fille ! Qu'en pensez-vous ?

Extraits de : Crimes et Voluptés

Voici quelques extraits du livre «Crimes et Voluptés» afin de vous donner une idée du genre d'humour.
«Aussi, quand je fus invitée, début septembre, à passer un weekend thalasso aux frais de la princesse à l'hôtel Cedar Inn de Warren, dans le Massachussetts, je sautai sur l'occasion. Croyez-moi, je ne m'attendais pas à y rencontrer grand monde, en dehors de quelques riches toupies en jog pastel, le fessier large comme une avenue, persuadées que des tartines de beurre de karité suffiraient à atomiser leur cellulite.»
Après la découverte du corps, Bailey doit se rendre au commissariat de la police pour faire sa déposition:«Comment vous-sentez-vous ? s'enquit-il. Vous avez eu une dure soirée hier. À ma grande surprise, à ma grande horreur aussi, je me sentis rougir. -Ça va, lui assurai-je. Merci. J'avoue que ça a été un grand choc. Je suis venue ici en espérant profiter des bienfaits et des joies de la réfléxothérapie, et voilà qu'avant de comprendre ce qui m'arrive je me retrouve à faire du bouche à bouche à une momie.»
«T'es carrément tombée sur la tête, ma pauvre fille ! soupirai-je en tournant la clé dans le contact. C'est vrai, qu'est-ce qui me prenait de craquer pour un flicard de province, même fringué comme un play-boy? Un flic, passe encore, mais sérieux comme un pape, et sans le moindre sens de l'humour, cherchez l'erreur. Voilà ce qui arrive quand on fait ceinture pendant des mois côté câlins. Un péquin que vous ne connaissez ni d'Ève ni d'Adam croise votre chemin, et vous voilà en une seconde à vous mordre les doigts pour ne pas vous jeter sur lui et déchirer à belles dents son caleçon Snoopy.»

Extrait de: «Le dernier restaurant avant la fin du monde»

Afin de vous montrer de quel genre d'humour il s'agit dans «Le guide du Voyageur Galactique», j'ai pensé vous mettre un extrait du second tome, «Le dernier restaurant avant la fin du monde». Cette fois-ci, je n'essaierai pas de traduire, c'est peine perdue d'avance ! D'ailleurs, je tire mon chapeau à tous les traducteurs de cette saga !
Afin de vous mettre dans le contexte, le Guide du voyageur galactique est en fait un espèce de guide touristique des voyageurs de l'espace. L'extrait que j'en met est en fait le glossaire que l'on qualifie de «complet et parfois exact».
L'Univers: Quelques informations pour vous y faciliter la vie.
1- SUPERFICIE: Infinie.
Le Guide du voyageur galactique offre cette définition du mot «infini»:
Infini: Plus grand que ce que l'on peut trouver de plus grand, et encore. Bien plus grand, même. Pour tout dire: Vraiment incroyablement immense, d'une taille totalement ahurissante. L'infinité est tout bonnement si énorme qu'en comparaison, l'énormité paraît franchement riquiqui. Gigantestesque multiplié par colossal multiplié par vertigineusement vaste: tel est le genre de concept que nous essayons d'évoquer ici.
2-IMPORTATIONS: Néant.
(Il est impossible d'importer des objets dans un territoire infini, faute d'une zone extérieure d'où faire provenir les susdites importations.
3-EXPORTATIONS: Néant.
(Voir importations).
4-POPULATION: Néant.
(On sait qu'il existe un nombre infini de mondes, tout simplement parce qu'il existe une quantité d'espace infinie pour les loger. Tous, toutefois, ne sont pas habités. Par conséquent, il doit exister un nombre fini de mondes habités. Un nombre fini divisé par l'infini est si près de zéro que ça compte pour du beurre, si bien que la population moyenne de toutes les planètes de l'Univers peut donc être considérée comme égale à zéro. D'où il découle que la population totale de tout l'Univers est aussi égale à zéro et donc que tout individu que vous seriez susceptible de croiser de temps à autre ne saurait être que le fruit d'une imagination dérangée.)
5-UNITÉ MONÉTAIRE: Néant.
En fait, trois monnaies librement convertibles ont régulièrement cours dans la Galaxie, mais aucune vraiment ne compte: le dollar altaïrien s'est récemment effondré, le grain de Pobble Flaninien ne s'échange que contre d'autres grains de Pobble Flaninien, quant au Piou Triganique Ningi, il pose des problèmes bien spécifiques: certes, son cours actuel de neuf Ningi contre un Piou n'est en soi par sorcier, mais comme le Ningi est une pièce triangulaire en caoutchouc de onze mille kilomètres d'arête, personne encore n'a pu en amasser suffisament pour posséder un seul Piou. Les Ningi ne sont pas négociables, les Galactibanques refusant de manipuler des petites coupures. De l'ensemble de ces prémisses, on peut déduire aisément que les Galactibanques sont également le produit d'une imagination dérangée.
6-ART: Néant.
(L'art a pour fonction d'être le miroir où se réflète la nature, et aucun miroir n'est de taille suffisante, voir Paragraphe 1.)
7-SEXE: Néant.
Bon, pour dire vrai, il y a pas mal de sexe- essentiellement à cause de l'absence totale d'argent, de commerce, de banque, d'art et autres activités susceptibles de tenir occupés tous ces inexistants habitants de l'Univers. Inutile toutefois de s'embarquer dans une longue discussion sur le sujet, tant il peut être effroyablement compliqué. Pour de plus amples informations, on se reportera de préférence aux chapitres sept, neuf, dix, onze, quatorze, seize, dix-sept, dix-neuf, vingt et un, soixante-neuf et quatre-vingt-quatorze inclus du présent Guide- en fait on pourra fructueusement consulter la majeure partie du reste de cet ouvrage.
Débile, non ?

Laissez entrer les idiots

«Kamran Nazeer est autiste. En 1982, à l'âge de quatre ans, il entre dans une petite école primaire spécialisée new-yorkaise en compagnie d'autres enfants autistes.
20 ans plus tard, alors qu'il s'est forgé une vie presque "normale", il part à la recherche de ses copains d'enfance.
Il retrouve quatre d'entre eux, ceux qui s'étaient surnommés "les idiots", quatre autistes aux vies surprenantes, déconcertantes, différentes.
André, Randall, Elisabeth et Craig: un informaticien qui communique ses émotions par le biais de marionnettes; un coursier qui aime garder les yeux fermés à vélo; une pianiste surdouée; un rédacteur de discours incapable de croiser un regard.Quatre vies et autant de parcours étonnants depuis l'école jusqu'à aujourd'hui.
Laissez entrer les idiots est un témoignage authentique, captivant et attachant.»

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J'ai complètement adoré ce livre, il vous permet de voir l'autisme d'un autre oeil, ou alors de le mieux le comprendre. Car celui qui en parle le vit quotidiennement. Voilà un livre qui vaut la peine d'être lu ! En plus, il n'est pas long à lire du tout !

Amos Daragon, la clé de Braha

«Que se-passe-t-il donc chez les Dieux ? Seraient-ils tentés de se servir d'Amos Daragon pour accomplir leurs funestes desseins? Au lendemain d'une épopée qui lui a permis de ramener la paix dans le royaume, maintenant gouverné par son ami Junos, Amos Daragon se voit investi d'une autre mission, pour le moins obscure. La visite inattendue d'une énigmatique jeune fille bouleversera ainsi le cours du destin du jeune porteur de masques et de ses compagnons. Cette nouvelle aventure le mènera jusqu'à Braha, la cité des morts. C'est au prix de sa vie qu'Amos Daragon pourra parvenir à ce lieu étrange, inacessible aux vivants. Commence alors une longue et difficile quête de la mystérieuse clé de Braha, au cours de laquelle l'intelligence et la ruse seront les seules armes de notre héros. Amos Daragon regagnera-t-il jamais le monde des vivants ? Si oui, parviendra-t-il à en rétablir l'équilibre ?»

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J'ai bien aimé ce second tome d'Amos Daragon. La ruse du héros, et son aptitude à trouver les réponses aux devinettes est tout à fait étonnante ! J'avoue que j'essaie de les trouver, mais que je ne trouve pas les réponses. Elles sont pourtant le plus souvent bien simples ! J'ai un peu moins accroché sur l'histoire, cependant. Mais j'ai quand même eu beaucoup de plaisir !

Ils dansent dans la tempête

«Marie-Lune habite maintenant à Montréal, loin du lac et des sapins. À peine se remet-elle des drames de l'adolescence que de nouvelles tempêtes se déchaînent. Désespérée, Marie-Lune veut revoir la forêt où elle a grandi. En pleine nuit, sous un ciel d'orage, elle y fera une étrange rencontre qui changera le cours de son existence. Dans cette suite du roman "Les grands sapins ne meurent pas", l'héroïne vit une aventure extraordinaire et boulversante.»

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J'avais lu plusieurs critiques sur ce livre de personnes qui se disaient déçues de la suite de la saga de Marie-Lune. Je ne suis pas d'accord avec ces personnes. Oui, c'était moins mouvementé, mais c'était aussi dans la suite logique des choses. Les grands bouleversements de l'adolescence ne prennent-ils pas une signification différente lorsqu'on arrive à l'âge adulte ? Donc, non, je n'ai pas été déçue. C'était différent, voilà tout. Et aussi, avouons-le, pas très crédible. En effet, se promener dans le bois et paf ! tomber sur une communauté de religieuses cloîtrées, ça n'arrive pas à tous les jours. Mais allez, le cerveau est modelable, il peut bien s'habituer à cette idée saugrenue ! Une chose demeurait bien présente, toutefois, c'est l'écriture touchante et inimitable de Dominique Demers. Elle est sans pareille. Qui d'autre peut faire lire avec tant d'intérêt des images quasi poétiques à des jeunes ? Je vous mets au défi de me trouver des noms !
Bon, allez ! Assez discuté. Je suis en pleine crise de panique parce que je manque de temps pour faire tous mes travaux, et qu'est-ce que je fais ? Je lis deux livres en trois jours. Bravo Isa !

L'adversaire


«Le 9 janvier 1993, Jean-Claude Romand a tué sa femme, ses enfants, ses parents, puis tenté, mais en vain, de se tuer lui-même. L'enquête a révélé qu'il n'était pas médecin comme il le prétendait et, chose plus difficile encore à croire, qu'il n'était rien d'autre. Il mentait depuis dix-huit ans, et ce mensonge ne recouvrait rien. Près d'être découvert, il a préféré supprimer ceux dont il ne pouvait supporter le regard. Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.»
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Oh la la... Ce roman est tout à fait troublant. Il raconte un fait vécu. Hé oui ! Le résumé que vous venez de lire, il raconte un fait vecu. Déjà là, c'est totalement troublant, avouez. Comment un homme qui aime sa femme, ses enfants, ses parents, peut-il en venir à tuer sa famille ? Comment peut-il mener, pendant des années, une double vie et faire en sorte que tous, sans exception, le croient ?
L'auteur a assisté au procès de cet homme. Il raconte le procès, mais comme lui l'a vu. Il n'essaie pas de raconter qu'est-ce qu'il s'est passé. Il tente de comprendre pourquoi Romand a fait ça, et pourquoi, malgré toute l'horreur des gestes qu'il a posés, on éprouve quand même de la compassion pour lui.

Amos Daragon, porteur de masques

Si on m'avait dit il y a quelques semaines que j'aimerais les livres Amos Daragon, j'aurais sûrement pas cru ceux qui me l'auraient dit. J'aurais même sans doute rit d'eux. C'est un peu comme avec Harry Potter. Je m'étais dit au début: «c'est bébé, des sorciers, et de toute façon, je ne crois pas au fantastique.» Pourtant, dès les premières pages de Harry Potter à l'école des sorciers, je m'étais laissée prendre au jeu.
C'est encore une fois dans le cadre de la création de mon site Internet que je me suis imposée de lire Amos Daragon, le porteur de masques. Juste histoire d'essayer d'aller voir ce qui plaisait tant aux jeunes. Je n'avais, mais pas du tout l'intention de lire la série au complet. Maintenant, je crois que ça se pourrait. J'ai du moins l'intention de lire le second tome. On verra ensuite. Parce que des tomes, il y en a beaucoup, dans la série Amos Daragon !

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Voici donc le résumé du premier tome de cette populaire série:
«Amos Daragon, un brillant garçon de douze ans, devient malgré lui le premier élu de la nouvelle génération des porteurs de masques. Instauré par la Dame Blanche, déesse suprême, ce culte modifiera sa destinée et celle de ses parents. Sa dangereuse mission consiste à rétablir l'équilibre du monde, menacé par la guerre sans merci que se livrent les dieux du bien et du mal. Grâce à ses pouvoirs sur les éléments et aidé de Béorf Bromanson, un jeune garçon de la race béorites capable de se transformer en ours, Amos parcourt des contrées étranges peuplées de créatures légendaires, à la recherche des masques de pouvoir. Cette épopée mythologique est un plongeon tête première dans la fantaisie, la magie et l'imagination.»
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Vous voyez, à partir du résumé, il n'y a rien qui puisse convaincre une fille telle que moi à lire ces romans. Premièrement, ils sont destinés aux plus jeunes, et deuxièmement, quand même plus aux garçons qu'aux filles on se l'avouera. Pourtant, j'ai complètement été séduite par les personnages, tout particulièrement par ceux d'Amos, de Béorf et de Junos. Amos, le personnage principal, est doté d'une vivacité d'esprit incroyable. C'est vraiment amusant à lire, je vous assure. Et je n'ai pas honte de le dire: OUI, J'AIME LIRE DES ROMANS JEUNESSE !

Scrapbook

Cet après-midi, j'étais supposée travailler dans mes affaires d'université. Seulement, je me suis accordé «une petite heure de lecture» ce midi. Petite heure qui s'est terminé par un après-midi complet ! En fait, petite heure qui s'est terminé à l'instant même. J'ai tellement accroché à ce roman là que j'ai pas pu le lâcher. Maintenant qu'il est terminé, je me dit, tant qu'à avoir «perdu» tant de temps, perdons-en encore plus longtemps en en parlant tout de suite sur mon blogue ! Hé hé... Après ça, promis juré, je retourne à mes sacro-saintes démarches didactiques... Après avoir pris mon bain. Et en sortant du bain... Je vais probablement juste feeler pour aller me coucher, mais ça on verra tantôt.
Pour faire changement, je ne vais pas copier le résumé du livre, je vais recopier un passage du livre qui a mon avis résume mille fois l'univers cocasse dans lequel vous serez plongé en lisant «scrapbook».«Dans le scrapbook d'Annie Brière, tout le monde mènerait donc sa vie de façon fort imparfaite. Au sein de cette galerie humaine tissée de confusion, les actrices ratées coucheraient avec les producteurs dans l'espoir de lancer leur carrière; les producteurs s'amouracheraient des actrices ratées, ou bien ils frauderaient les institutions, mais quoi qu'il en soit, ils termineraient leur course sous les cocotiers; les correcteurs d'épreuves briseraient les coeurs des jeunes romancières, puis ils leur reviendraient, mais trop tard; les jeunes romancières répondraient à des appels cochons pour récupérer leur correcteur d'épreuves, tout ça pour aboutir dans le loft des créatifs publicitaires; [...]; les journalistes sportifs n'auraient d'yeux que pour les pancartes de stationnement, [...], les avocates abandonneraient leur carrière pour conseiller aux gens le sens dans lequel orienter leur lave-vaisselle, [...] oui, tout cela se mélangerait dans un seul et même bouillon existentiel, et que sais-je encore?»
J'en ai sauté des bouts, car évidemment, je ne veux pas vous voler tout le punch ! Ce roman est génial, car sous son apparence légère et humoristique, se trouve un contenu qui porte à réfléchir. Bref, pour moi, c'est la version Québécoise de Bridget Jones, mais avec une morale derrière !

De moche à cool

Je viens de découvrir grâce à Line et à Catherine de mon programme des livres jeunesse super pour les jeunes filles. J'imagine que bien des mamans de jeune filles connaissent déjà la collection limonade, publiée par les éditions boomerang.
Après le blogue, c'est un site Internet qu'on doit créer pour notre cours d'informatique. Toujours en lien avec l'éducation. Moi et Catherine, nous avons décidé de traiter de la littérature jeunesse. Voilà pourquoi j'ai lu «De moche à cool».
Je suis super enthousiaste. Vous imaginez pas comment j'aurais aimé lire des livres comme ça quand j'étais jeune. Richard Petit, l'auteur de la série, s'est donné comme mission de donner le goût de la lecture aux jeunes. Je crois qu'il a bien réussi. Toutes ces couleurs, ces expressions, cette originalité ! C'est fou !
Je vous explique le concept. Vous avez, d'un côté, une histoire contée par Zoé. De l'autre côté, la même histoire est contée, mais par 4-Trine. Quand l'écriture est en noir, c'est que les deux amies vivent la même chose. Lorsque l'écriture est violette, c'est que c'est soit 4-Trine, soit Zoé qui parle, selon le côté du livre que vous lisez. Vous pouvez à partir de ce moment là aller à la même page, mais de l'autre côté, pour voir ce que l'autre amie fait, ou pense. Génial, non ?
Si vous voyiiez toutes ces couleurs, à travers les pages de ces romans, vous comprendriez sans peine pourquoi la collection limonade fait fureur auprès des jeunes filles en ce moment !

Voleurs de plage


«Rien n'a changé depuis des siècles sur la petite île du Devin, au large de Noirmoutier. Il y a les villageois de la Houssinière et ceux des Salants, à l'autre bout de l'île: deux communautés rivales où les haines ont la vie longue.Lorsque Madeleine revient, après dix ans d'absence, son village est à la dérive et son univers menacé. Mais, avec l'aide d'un nouveau venu, elle entreprend de sauver les Salants. Contre ses proches. Au prix de tragédies intimes.»



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Voici un roman qui a tout d'un roman tranquille. Une île calme où rien ne change. Le vent, la mer. Qu'est-ce qui pourrait bien arriver dans un décor pareil ? Au début, effectivement, rien ne nous indique qu'il va se passer quoi que ce soit dans le roman. On se demande même si ça vaut la peine de continuer. En toute honnêteté, si ce livre ne m'avait pas été recommandé, je ne suis pas certaine que j'aurais continué à le lire. Mais ça vallait la peine. Vraiment. La fin est très inattendue. Parce que tout le long du roman, l'ambiance est relax. Il n'y a vraiment rien, je vous jure, rien qui ne vous permet de penser qu'il pourrait y avoir de l'action. J'ai vraiment beaucoup aimé. Merci Vesna ! Cela me prouve définitivement que ça vaut quelques fois la peine de persévérer dans nos lectures.

La locataire



Vous aimez les romans qui sortent de l'ordinaire, mais qui en plus de ça vont susciter chez vous toutes sortes d'émotions contradictoires, mais tout aussi intenses les unes que les autres ? Eh bien, lisez «la locataire» de Penelope Evans et vous ne serez pas déçus une seconde, c'est moi qui vous le dit !
«Larry Mann, vieil homme solitaire vivant dans la morosité au dernier étage d'une maison délabrée du nord de Londres, voue au sexe féminin une haine farouche depuis que sa femme et sa fille l'ont abandonné. Il confie son obsession pour Amanda, jeune et pâle étudiante qui vient juste d'emménager juste au-dessous de chez lui. Elle est douce, si réservée et compatissante, si différente de toutes les autres: un modèle de pureté ! Son existence s'organise désormais autour de cette jeune fille qui occupe toutes ses pensées: il est aux petits soins avec elle, la couvre de présents, lui prépare ses repas, met de l'ordre chez elle en son absence. Cette femme-enfant innocente n'est-elle pas l'âme soeur qu'il a toujours recherchée ? Apitoyée pas Larry, Amanda se laisse prendre peu à peu dans la toile qu'il tisse autour d'elle. Chaque geste de générosité compatissante est interprété pas lui comme un témoignage d'affection réciproque. Comment ne se sentirait-il pas autorisé à observer furtivement ses va-et-vient, à s'insinuer progressivement dans sa vie privée, à envahir chaque jour davantage son intimité, agençant méthodiquement sa psychose ? À travers le monologue de Larry, la montée de la tension psychologique est inexorable, brillament ponctuée de superbes traits d'humour noir. Le lecteur partage le malaise de la proie, puis son inquiétude, enfin son angoisse et bientôt son effroi... jusqu'au dénouement.»
Tout au long de l'histoire, le personnage de Larry m'a fascinée. Il est si pathétique, si haïssable, mais en même temps il fait tellement pitié ! Et pauvre Mandy, prise dans le piège de Larry. Malgré l'aveuglement du vieil homme, et malgré que l'histoire soit contée par lui, on voit bien à quel point Mandy n'est pas bien. On voit bien que tout ce qu'elle ressent pour Larry, c'est de la pitié, pas de l'affection. C'est mon premier Penelope Evans, mais si tous ses bouquins sont comme celui-là, je peux vous dire que cette femme est un réel génie !