lundi 28 mai 2012

1984

Titre original : Nighteen Eighty Four
Éditions : Gallimard, 2002
Première parution : 1950
Collection : Folio
438 pages

Quatrième de couverture :

De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d'en face, BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noires pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée.

Mon commentaire :

Voilà un livre qui m'a donné froid dans le dos ! Le monde futuriste (maintenant passé) de George Orwell est horrible. Les gens sont surveillés, leur liberté est entravée et leur autonomie est nulle. À vrai dire, les employés du Parti sont si aliénés qu'ils ne peuvent plus penser par eux-même. Ils sont surveillés dans leurs moindres faits et gestes, et la moindre pensée négative envers le parti ou même le moindre doute envers la façon dont est dirigé l'Océania (un grand territoire comprenant entre autres les Amériques et la Grande-Bretagne) risque de mettre celui qui contrevient dans l'embarras. Rien n'arrête Big Brother. Il est prêt à tout pour garder le pouvoir, même à torturer ceux qui se rendent compte que vivre comme ils vivent, ce n'est pas normal. Toutes les traces du passé sont effacées, une nouvelle langue est même instaurée pour éliminer tous les mots qui permettaient autrefois de penser et de réfléchir. La liberté ? Cela n'existe plus, alors comment savoir que cela existe ?
Si 1984 est si troublant, c'est parce qu'il paraît tellement réaliste ! Orwell a pensé à tout afin que le monde qu'il imagine paraisse possible et même probable dans le futur. J'ai eu beaucoup de sympathie pour personnage de Winston qui se rend compte que quelque chose n'est pas normal et qui décide de se battre malgré tous les dangers que cela représente. À vrai dire, cela m'a dépassé que les autres soient si totalement du côté de Big Brother. Mais qui sait, si cela arrivait pour vrai, ça ne serait peut-être pas du tout différent.
La novlangue inventée par l'auteur est tout à fait géniale ! Non pas que j'aurais voulu qu'une telle langue existe (jamais de la vie), mais la réflexion qu'il y a derrière l'invention de cette langue est vraiment très forte. Orwell nous prouve hors de tout doute à quel point le langage est important pour l'être humain, à quel point la variété du vocabulaire que nous possédons peut nous être utile pour exprimer précisément ce que nous pensons. Chapeau aussi à la traductrice Amélie Audiberti qui a traduit avec brio l'appendice qui décrit la novlangue. Cela a dû être tout un défi !
En résumé, 1984 est un classique de la science-fiction que j'ai longuement tardé à lire mais que je ne regrette vraiment pas d'avoir lu ! Je ne saurais vraiment pas dire lequel de La ferme des animaux ou de 1984 est le plus génial. À votre avis ?

1984 me permet d'ajouter une participation à 4 challenges différents ! Un record, je pense bien ! 

26/100

15/26

3/3

3/11

dimanche 20 mai 2012

Le fléau, partie 3

Titre original : The stand
Première parution : 1978
Mon édition : J'ai lu, 1991
510 pages

Quatrième de couverture :

Les rêves ne sont que des rêves... bons ou mauvais. Mais la réalité est là. A l'est des Rocheuses, mère Abigaël est entrée dans leur vie après avoir vécu dans leurs rêves. Elle seule peut les convaincre. Partir ! Il faut partir. Pour détruire le Prince noir et anéantir ses pouvoirs. Stu accepte le défi. Larry est prêt à l'affrontement...

Il a lieu à Las Vegas. Cibola ! Cité légendaire où Randall Flagg attend. Son sourire dans la nuit comme la flamme d'une large tempête. Cibola ! Tam-tam boum... Le grand maître de SON artillerie ne rêve que d'incendies... Napalm, kérosène et éclair blanc... Fou à lier, la Poubelle ! Pourtant, avec sa main en griffe de Quasimodo, il fait pencher le fléau de la balance... Après le Grand Voyage, la Grand Feu d'artifice ?

Mon commentaire :

J'aurai donc tenu jusqu'à la fin (je n'en doutais pas) du Fléau. Plus de 1500 pages en tout pour une seule histoire. Il faut le faire.
Dans ce troisième livre, l'action commence réellement. Mère Abigaël envoie des hommes en mission à l'Ouest dans le but de livrer une guerre à l'Homme Noir et à la société qu'il tente de bâtir. Les hommes rencontrent de nombreuses difficultés sur leur route, et ils ne sont pas au bout de leurs peines une fois rendus à Las Vegas, ville où Flagg a établi son quartier général. Comme je m'en doutais depuis longtemps, ça tourne mal pour plusieurs personnages. Mais certains s'en sortent aussi.
J'avais très hâte de voir où King s'en allait avec son histoire, et aussi comment il pourrait la conclure. Je dois avouer que je ne suis pas tout à fait satisfaite, mais il s'en est très bien sorti étant donné le bourbier dans lequel il s'était enfoncé.
J'ai lu assez rapidement ces 500 dernières pages de l'histoire, car enfin je sentais que ça ne tournait plus en rond. Je ne regrette aucunement d'avoir patienté jusque-là, ça en valait la peine.
J'ai bien envie maintenant de me lancer dans d'autres oeuvres du maître de l'horreur. Mais pas tout de suite, en ce moment j'ai besoin de lire quelque chose de complètement différent ! Après 1500 pages, ce n'est pas si étonnant, après tout !


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lundi 14 mai 2012

Connais-tu Samuel de Champlain ?

Âge : 8 à 12 ans
Illustrations et bulles : Pierre Berthiaume
Éditions Michel Quintin, 2011
Collection : Connais-tu ?
63 pages

Quatrième de couverture :

Connais-tu Samuel de Champlain...
  • Ce grand explorateur qu'on a surnommé le « père de la Nouvelle-France » ?
  • Ce découvreur tenace et curieux, fasciné et respecté par les Amérindiens ?
  • Le fondateur de la ville de Québec ?
  • Ce navigateur et cartographe de talent qui a laissé des écrits et des dessins captivants ?
Mon commentaire :

La littérature jeunesse québécoise recèle de nombreux trésors, et je viens encore d'en découvrir un nouveau avec la collection Connais-tu ? des éditions Michel Quintin. Ça fait longtemps que je vois les livres de cette collection sur les étagères des librairies, et ils m'ont toujours tentée, mais je m'étais retenue jusqu'à ce que je reçoive un certificat cadeau dans une librairie de la part de mon enseignante associée et son éducatrice lors de mon départ de stage. Comme je ne voulais pas dépenser mon argent dans de la littérature sans rapport avec l'éducation et les enfants, j'ai décidé d'utiliser l'argent afin d'acheter des livres éducatifs, dont celui-ci.
Ce livre saura satisfaire les enfants les plus curieux, car il fournit toutes les informations essentielles sur la vie de Samuel de Champlain, avec, en bonus, une bande dessinée humoristique. Bon, les enfants ne comprendront peut-être pas toutes les allusions contenues dans cette bande dessinée, mais ils apprécieront sans doute ce côté plus léger, plus humoristique. Ma seule petite déception par rapport à ce livre est que les illustrations soient en noir et blanc. Cela aurait encore apporté un plus à l'histoire que la bande dessinée soit colorée. Car les dessins de Pierre Berthiaume ont des traits bien nets, qui seraient bien plus jolis une fois colorés. Mais ce n'est qu'un détail. J'ai bien hâte de lire les autres livres de la collection, notamment celui sur Maurice Richard !

La main

Nouvelle tirée de : Contes réalistes et contes fantastiques de Guy de Maupassant
Maison d'édition : Beauchemin
Collection : Parcours d'une oeuvre
8 pages

Mon commentaire :

Cette nouvelle est tirée d'un recueil que j'avais dû acheter pour un cours de français au cégep. Nous n'avions lu que les nouvelles réalistes du livre, soit Boule de Suif et la Parure, deux nouvelles que j'ai d'ailleurs relues dans le temps des fêtes et que j'ai commentées sur ce blog. La partie des contes fantastiques contient également deux nouvelles. La plus connue est Le Horla, que j'ai lu il y a plusieurs années et que je compte relire prochainement. La deuxième est une très courte nouvelle intitulée La main.
En gros, La main, c'est l'histoire d'un juge qui raconte à des femmes abusant du mot surnaturel un événement étrange dont il a été témoin quand il était plus jeune. C'était à l'époque où il vivait en Corse. Un Anglais étrange et sauvage s'était nouvellement installé dans la région. Il suscitait la curiosité, car on ne le voyait jamais en ville. Il semblait ne jamais sortir de chez lui, sauf pour les excursions de chasse. Un jour, le juge a eu l'occasion de l'aborder et il a été invité dans sa maison. C'est alors que le juge a vu quelque chose d'affreux et de bizarre exposé dans la maison. Une main noire et désséchée retenue par des chaînes. Main qui, selon l'Anglais, essayait toujours de s'enfuir...
Je n'en dirai pas plus, car ce serait un crime d'écrire plus de détails sur une si courte nouvelle.
Si je n'ai pas eu de surprise avec cette nouvelle, je peux dire qu'elle ferait une excellente légende de peur à raconter aux jeunes sur le bord d'un feu de camp. Toutefois, comme souvent avec les nouvelles, j'en oublierai rapidement le contenu. C'était beaucoup trop court pour susciter la moindre tension, le moindre questionnement. Je ne suis donc ni déçue, ni enthousiasmée par cette nouvelle.
Tout ce que je peux dire, c'est que jusqu'à maintenant, je préfère les nouvelles réalistes de Guy de Maupassant à celles qui sont fantastiques. Je changerai peut-être d'avis après avoir relu Le Horla, que j'ai lu il y a beaucoup trop longtemps, mais je ne crois pas que ce sera le cas. Enfin, on verra !

Le fléau, partie 2

Titre original : The Stand
Première parution : 1978
Mon édition : J'ai lu, 1990
506 pages

Quatrième de couverture :

L'Homme Noir ! Il est partout dans leurs rêves ! A l'affût ! Comment se soustraire à cet oeil de braise ? Dans son demi-sommeil, Stu Redman crêve de peur. Et Nick aussi, terrorisé par ce corbeau aux yeux noirs bordés d'un demi-cercle de sang.

Dans le tunnel Lincoln, Larry se sait poursuivi. Il court, mais à quoi bon ? IL est derrière lui comme un viseur à infrarouge. Même Nadine LE voit dans la chaleur infernale de la Vallée de la Mort. Le démon ne l'a-t-il pas appelée sa fiancée ?

Face à ce noir Charon, un espoir, peut-être. Mère Abigaël. La plus vieille femme de l'est du Nebraska. Magie, image ou mirage ? Leur seul rempart contre le Promeneur, l'homme sans visage, fléau de Dieu...

Mon commentaire :

Je commence tranquillement à y croire, à cet Homme Noir et à cette mère Abigaël, comme tous me l'avaient prédit. Je me suis remise du fait que le Fléau ne parle pas tant d'une épidémie que de la reconstruction d'un monde et cela m'a permis de mieux apprécier cette deuxième partie de l'histoire.
On sent toutefois que la deuxième partie de l'histoire est une sorte d'accalmie entre l'épidémie de grippe et la guerre que vont se disputer les représentants du bien et du mal dans le dernier tome. Par conséquent, ça ne déborde pas d'action. Les survivants se rassemblent tranquillement dans la ville de Bolder au Colorado, tandis que ceux qui sont attirés par l'Homme Noir se regroupent à Las Vegas. À Bolder, quelques survivants forment un comité qui tente de remettre de l'ordre dans la société qu'ils sont en train de former. On dégage la ville des cadavres, on remorque les voitures qui encombrent les routes, on tente de remettre l'électricité, on instaure une certaine forme de démocratie et de pouvoir. Le gros du travail reste toutefois toujours à faire à la fin du livre.
Je commence à avoir hâte de voir où va nous mener Stephen King avec cette histoire. Même si j'ai trouvé le livre un peu inégal (je dévorais certaines parties alors que je trouvais que d'autres étaient carrément pénibles), j'ai adoré lire comment pourrait se reconstruire le monde après une catastrophe telle que celle imaginée par Stephen King.
Je vous reviens très bientôt avec mon avis sur la troisième partie !


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25/100

samedi 12 mai 2012

Monsieur endormi

Âge : 3 à 12 ans
Éditions : Hachette jeunesse
Collection : Monsieur madame
35 pages

Mon commentaire :

M. Endormi aime dormir. Il vit à Roupillon, un pays très endormi, où les gens se lèvent en après-midi... pour se recoucher presque immédiatement. M. Endormi vivait heureux en dormant jusqu'à ce qu'arrivent messieurs Bien-fait et Vite-fait qui lui ont demandé de faire tout un tas de tâches plus fastidieuses les unes que les autres...
Une autre histoire de la collection monsieur-madame que j'ai beaucoup aimé. La fin est prévisible pour un adulte, mais pas pour un enfant. Et c'est amusant !

Mme en retard rattrape son retard

Âge : de 3 à 12 ans
Édition : Hachette jeunesse
Collection : Monsieur madame
31 pages

Mon commentaire :

Ah ! Les livres de la collection monsieur madame ! Je me rappelle avoir tout lu ceux qui se trouvaient à la bibliothèque de mon école primaire. Je les adorais.
Étrangement, jusqu'à aujourd'hui, je ne me rappelais plus de quel genre d'histoires il s'agissait. Au nombre que j'ai lus, j'aurais dû m'en souvenir... Mais non.
Ce n'est pourtant pas parce que ce n'est pas bon ! Même en renouant avec la collection des années plus tard, j'ai beaucoup aimé ce que j'ai lu.
Madame en retard rattrape son retard raconte comment madame retard a finalement réussi à surmonter son problème de ponctualité. Après avoir manqué toute une aubaine à l'épicerie et être arrivée trop tard à une vente de charité, elle décidé d'aller regarder un film au cinéma...
Je n'en dit pas plus !
Maintenant, j'ai envie de lire la collection au complet !

Petit Futé Jamaïque

Le Petit Futé Jamaïque 2011-2012
Quatrième édition
306 pages

Présentation du pays :

Lorsque l'île apparaît depuis l'avion, mystique et majestueuse, les sommets ensoleillés des Blue Mountains émergent de la brume. (1) Sachez qu'il est déjà trop tard : vous ne quitterez ces lieux qu'à marche forcée. La Jamaïque est un morceau de terre béni sur lequel toutes les plantes de la Création explosent de couleur et de vie. (2) Le temps n'y est battu que par le roulement des vagues, les cris des grenouilles arboricoles et la pulsation des basses dans les colonnes de haut-parleurs. C'est l'île des extrêmes, franche et orgueilleuse, comme ses habitants : les plages y sont les plus belles au monde (3), les montagnes les plus verdoyantes (4), le café le plus savoureux. C'est le pays des églises et celui des rastas. La nation de la cause noire. Le temple originel du raggae. Dans chaque paroisse, les gens ont leur propre caractère, leur propre patois. De Kingston à Port Antonio, entre Negril et Treasure Beach, ces terres anciennement peuplées de pacifiques indiens Arawak réservent des rencontres inopinées et des paysages fabuleux. Mythique pour beaucoup, caricaturée par l'imaginaire collectif (5), la Jamaïque reste pourtant bien mystérieuse pour les Européens. Alors, qu'en est-il ? Bob Marley ? Oui, bien sûr, la légende est bien vivante. Et Usain Bolt, l'homme le plus rapide de la planète est aujourd'hui la fierté de toute l'île. Mais plus loin, « JahMekYa» propose aussi au visiteur tous les fruits du paradis, les sourires d'un peuple aux manières exquises (6) et les mille beautés d'une terre couverte de forêts, de vallons, de cascades, d'anses profondes et de lagons, de falaises, de défilés abrupts, de grottes, de jungles et de tapis de savane (7). Partout ce pays un temps envahi, puis colonisé, ensanglanté et enfin émancipé, fait don de ses inestimables trésors naturels. Il suffit que d'un pas au-dessus de l'Atlantique pour connaître le bonheur éternel de les effleurer.

Mon commentaire :

D'abord, permettez-moi de commenter le texte d'introduction au pays. Les chiffres sont en lien avec les phrases en caractère gras du paragraphe en haut :

1- Si vous arrivez de l'Amérique de Nord et que vous atterrissez à Montego Bay, oubliez les Blue Mountains, vous ne les verrez pas. Même qu'il est probable que vous ne voyez que de l'eau comme cela a été mon cas avant d'atterir (j'ai presque cru que nous allions amerrir, c'est dire !)
2- Que c'est vrai ! Je n'ai vu aucun autre pays aussi vert, aussi coloré. On s'étonne si d'aventure on voit une roche nue. La végétation pousse partout, et il pousse de tout !
3- J'ai déjà vu de plus belles plages, et elles sont assez petites. Mais elles sont tout de même jolies et la Jamaïque a bien d'autres atouts côté nature.
4- Oh que oui ! Les Blue Mountains sont le paradis sur terre !
5- Pas tant que ça. Les Jamaïcains que j'ai rencontrés sont souvent à la hauteur de l'image qu'on s'en fait avant d'y aller.
6- Sourires ? oui. Manières exquises ? Non ! En tout cas, pas si tu ne leur fait pas plaisir. Quand ils ne sont pas contents, ils perdent toutes leurs belles manières, les Jamaïcains !
7- Tout ça est mille fois vrai ! En particulier les cascades, il y en a partout !

Comme vous pouvez le constater, il faut en prendre et en laisser quand on lit un guide touristique. Si la plupart des renseignements que j'y ai lus se sont révélés exacts, j'aurais bien aimé que certains aspects soient mieux documentés. Par exemple, on ne parlait pas du fait que ce n'est pas nécessairement une bonne idée de voyager deux filles ensemble, du fait que les hommes sont tous séducteurs dans l'âme et qu'ils vous disent tout ce que vous voulez entendre... J'ai su par après que c'est un phénomène assez connu en Jamaïque, qu'on appelle Rent-a-Rasta... Parce que nous n'avions pas d'hommes avec nous, les Jamaïcains ont cru qu'ils pouvaient prendre certaines libertés avec nous ! Le guide ne disait pas non plus à quel point les Jamaïcains ont le don de vous embarquer dans des situations où vous n'aurez d'autre choix que de sortir votre argent. Et il ne disait pas à quel point les Jamaïcains des centres touristiques peuvent être agressifs quand vous leur dites « non » ou « plus tard ». Les touristes les ont tellement habitués à être "tippés" qu'ils sont vraiment en colère lorsque nous ne leur donnons rien ou pas assez à leur goût. Ce sont vraiment les aspects négatifs du pays sur lesquels j'aurais aimé être plus renseignée avant le départ.
Mais tout ce qui concerne la beauté du pays est vrai, absolument vrai. J'ai souvent eu envie de me pincer. Depuis que je suis revenue, je ne pense qu'à y revenir, même si quand j'étais là, je ne pensais qu'à revenir ! L'erreur que j'ai faite, c'est d'aller dans un grand centre touristique Ocho Rios. Je suis convaincue que les gens sont beaucoup plus sympathiques hors de Montago Bay, Negril et Ocho Rios, et que la culture jamaïcaine est aussi passionnante qu'elle en a l'air au premier abord. Espérons que je pourrai me «réessayer» un jour !

lundi 30 avril 2012

Ru

Éditions : Libre Expression, 2009
145 pages

Quatrième de couverture :

« Le paradis et l'enfer s'étaient enlacés dans le ventre de notre bateau. Le paradis promettait un tournant dans notre vie, un nouvel avenir, une nouvelle histoire. L'enfer, lui, étalait nos peurs : peur des pirates, peur de mourir de faim, peur de s'intoxiquer avec les biscottes imbibées d'huile à moteur, peur de manquer d'eau, peur de ne plus pouvoir se remettre debout, peur de devoir uriner dans ce pot rouge qui passait d'une main à l'autre, peur que cette tête d'enfant galeuse ne soit contagieuse, peur de ne plus jamais fouler la terre ferme, peur de ne plus revoir le visage de ses parents assis quelque part dans la pénombre au milieu de ces deux cents personnes. »
Ru est le récit d'une réfugiée vietnamienne, une boat people dont les souvenirs deviennent prétexte tantôt à l'amusement, tantôt au recueillement, oscillant entre le tragique et le comique, entre Saigon et Granby, entre le prosaïque et le spirituel, entre les fausses morts et la vraie vie.

Mon commentaire :

Comme le petit ruisseau dont il tire son nom, Ru a sonné comme de la musique à mes oreilles. L'écriture est si colorée, si parfumée et si poétique que je me suis laissée dériver le long de son cours sans aucune difficulté.
L'histoire de cette réfugiée vietnamienne immigrée au Québec est émouvante à la base, mais encore plus que l'histoire, c'est l'écriture qui m'a enchantée. Avec Ru, j'ai compris toute la signification de l'expression lire entre les lignes. J'ai rarement vu un auteur faire naître des images si fortes avec une telle économie de mots. Si j'écrivais des livres, c'est comme Kim Thuy que je voudrais le faire.
Je frôle le coup de coeur. Le seul bémol que j'ai à émettre, c'est que c'est trop court. J'en aurais voulu plus, parce qu'on a beaucoup trop rapidement terminé de le lire.



14/26


Bilan du mois d'avril 2012

En avril, j'ai lu :


5 livres, dont 0 jeunesse
1904 pages
4 fictions, 1 non-fiction

Côté challenges :

L'écume des jours- Boris Vian


La suppléante- Anne Bonhomme
Ru- Kim Thuy

Prenez soin du chien- J.M Erre
L'écume des jours- Boris Vian
Mémoire trouble- Lisa Unger
Le fléau 1- Stephen King
Ru- Kim Thuy

dimanche 29 avril 2012

Le fléau, partie 1

Titre original : The Stand
Édition originale : 1978
Mon édidion : J'ai lu, 1990
510 pages

Quatrième de couverture :

13 juin 1990. 2 heures 37 du matin. Et 16 secondes. Dans le labo, l'horloge passe au rouge. 48 heures plus tard, l'information tombe : Contamination confirmée. Code probable souche 848- AB. Mutation antigène chez Campion. Risque élevé. Mortalité importante. Contagion estimée à 94,4%. Top secret. Dossier bleu. Ça chavire, ça bascule. La Super-Grippe, l'Étrangleuse ou le Grand Voyage commence ses ravages... Une mécanique bien huilée. Des corps sur le bord de la route. Puis des fosses dans les cimetières. Ensuite des fosses communes.
Et enfin des cadavres qu'on balance dans le Pacifique.
De Los Angeles à New-York le fléau se répand, pire que la peste. Mais est-il pire fléau que la peur qui tenaille les rares survivants, tous touchés par le même cauchemar au même instant ? L'image de l'Homme Noir....

Mon commentaire :

À part les Tommyknockers, que je n'ai pas beaucoup aimé et un autre roman de King que j'ai lu alors que j'étais encore trop jeune pour lire des romans pour adultes, je n'ai jamais lu le maître de l'horreur. J'avoue qu'après les Tommyknockers, je n'avais pas vraiment envie de le relire. Mais depuis la fin de mon secondaire, une amie me harcèle pour que je lise le Fléau. Voilà donc pourquoi j'ai emprunté les trois livres à la bibliothèque.
Mon verdict après la première partie : J'ai bien aimé, mais je trouve que ça progresse terriblement lentement et rapidement en même temps. Alors que je croyais que la majorité des trois tomes porterait sur le décès des humains suite au virus, j'ai été étonnée de constater qu'au final, cette partie de l'histoire ne prend qu'une partie du premier tome. Alors pour cela, j'ai trouvé que c'était rapide, et cela m'a un peu déçue. Commence ensuite le récit de la survie de ceux qui ne sont pas morts du virus. Et là, ça stagne. On passe d'un personnage à l'autre, d'un coin à l'autre des États-Unis, mais on a pas l'impression que ça avance véritablement. J'aurais voulu que le rythme soit plus rapide, parce qu'en plus, à partir d'un certain moment, je ne savais plus du tout où King pouvait nous mener. Et j'avoue qu'à la fin de la première partie, je ne le sais toujours pas. Mais je n'ai pas l'intention de m'arrêter là. Il doit bien y avoir une raison pour que le Fléau soit l'une des oeuvres les plus connues et les plus appréciées de King. Et puis, je dois avouer que je commence à m'attacher aux personnages et à me questionner sur ce qu'il va advenir d'eux. Cette histoire d'Homme Noir ne me plaît pas pour le moment, mais j'ai bien hâte de voir où King veut nous amener avec cela. À bientôt donc pour la suite !
 14/26

25/100

mardi 17 avril 2012

Mémoire trouble

Titre original : Black Out
Éditions: Belfond
Collection : Belfond noir
Parution : 2008
Paru en français : 2009
392 pages

Résumé de l'éditeur :

Dans une Floride loin des clichés, entre laissés-pour-compte et privilégiés, la descente aux enfers d'une femme rattrapée par son passé. Atmosphère troublante, suspense psychologique poignant, un roman noir magistral par une Lisa Unger au sommet de son art.
Annie Powers a tout pour être heureuse : un mari aimant, une adorable petite fille, une belle villa dans une banlieue huppée de Floride.
Seule ombre au tableau : les souvenirs obsédants de cette autre vie ou elle s'appelait Ophelia. Sa terreur adolescente face à un beau-père ex-détenu, son attirance aveugle pour le fils de ce meurtrier, leur cavale sanglante et son changement d'identité pour lui échapper...
Une silhouette familière sur la plage, un détective un peu trop curieux, et Annie voit ressurgir par bribes les horreurs qu'elle a vécues...
Comment en finir avec un passé que vous croyiez enterré ? À qui se fier quand votre propre mémoire semble vous trahir ?
Et si le véritable danger venait de ceux en qui vous avez le plus confiance ?

Mon commentaire :

Il y avait bien longtemps que je n'avais pas lu de thriller, et je me rends compte que cela me manquait plus que je ne le croyais. Peut-être cela a-t-il quelque chose à voir avec le fait que j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman, alors que les critiques sur Babelio sont loin d'être enthousiastes. Peut-être n'ai-je pas lu un nombre suffisant de thrillers. Alors qu'il m'apparaît comme un très bon livre, il semble être plutôt dans la moyenne, voire en dessous de la moyenne pour d'autres.
N'empêche que ce qui n'a pas plu aux autres est ce qui au contraire m'a paru le plus réussi dans le roman : la narration. L'histoire peut se séparer en trois parties, qui sont toutes emmêlées dans son déroulement. Oui, cela m'a parfois aussi agacée et dérangée. Et oui, la chronologie est déroutante, mais je pense que c'était voulu de la part de Lisa Unger. Comment en effet mieux dépeindre une femme qui ne distingue plus la fiction de la réalité qu'en entremêlant toutes les époques de sa vie ensemble, de même que le vrai du faux ? Bien sûr que c'est difficile à suivre, mais ce n'est sans doute rien lorsque comparé à une personne qui vit le même problème que la narratrice !
Je trouve que la narration a au contraire rendu l'histoire plus réaliste et mieux réussie. D'autant plus que si l'histoire avait été racontée d'une façon linéaire, j'aurais sans doute baillé aux corneilles ! Après tout, quand on referme le roman, on se rend compte que l'histoire était plutôt simple. Le tout aurait manqué d'action et de mystère s'il avait été présenté autrement. Enfin, c'est mon avis.
La narration a la première personne du singulier m'a par contre parfois un peu agacée, car cela faisait parfois de drôles de tournures. On avait l'impression parfois que Ophélia/Annie nous parlait de l'au-delà, car elle savait des choses qu'elle n'avait pas vu dans la réalité. Cela s'explique toutefois vers la fin, mais bon. Disons que l'explication en question ne m'a pas plu et m'a paru manquer de réalisme. Ou à tout le moins, l'idée n'a pas été assez développée pour qu'elle paraisse réaliste.
Dans l'ensemble, ce roman m'a beaucoup plu, malgré quelques faiblesses. À chaque fois que je pensais que c'était terminé, quelque chose d'autre se produisait pour donner à l'histoire une nouvelle tournure ! C'est ce que j'apprécie le plus des thrillers, quand ils nous amènent toujours plus loin que ce que nous avions prévu. Et puis, un thriller où il était question de santé mentale ne pouvait que m'intéresser, car j'ai toujours été fascinée par tout ce qui touche le domaine de la psychiatrie.



12/26

mercredi 11 avril 2012

L'écume des jours

Mon édition : Le livre de poche, 2010
Première édition : 1947
350 pages

Quatrième de couverture :

Un titre léger et lumineux qui annonce une histoire d'amour drôle ou grinçante, tendre ou grave, fascinante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans. C'est un conte de l'époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, féérique et déchirant. Dans cette oeuvre d'une modernité insolente, livre culte depuis plus de cinquante ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, la mort prend la forme d'un nénuphar, le cauchemar va jusqu'au bout du désespoir. Mais seules deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l'amour absolu et la musique des Noirs américains...

Mon commentaire :

C'est complètement désolée que je vous annonce en bloc que je ne partage pas l'enthousiasme quasi-unanime que suscite l'Écume des jours de Boris Vian. Tout au long de ma lecture, j'ai espéré arriver à comprendre, j'ai espéré ressentir cette admiration que l'auteur semble susciter chez plusieurs d'entre vous, mais je n'ai pas pu. C'est à mon désespoir total que je dois avouer n'y avoir rien compris du tout. Je comprends tout le génie dont a fait preuve Vian en écrivant cette histoire, mais je comprends encore plus que je n'ai pas une culture générale suffisante pour comprendre les allusions qu'il fait, malgré les multiples notes de bas de page et explications.
Si en général j'apprécie le surréalisme et l'absurde dans mes lectures, je n'ai pas su non plus embarquer dans l'univers de l'auteur. J'avais tout simplement un mal de chien à m'imaginer ce qu'il racontait. Souvent, j'ai lu des passages à de nombreuses reprises avant d'abandonner, désespérée. Je n'ai pas pu m'empêcher de me sentir stupide tout au long de ma lecture.
Tant pis. Pour moi, ce fût un rendez-vous manqué. Je compte toutefois donner une seconde chance à l'auteur en lisant J'irai cracher sur vos tombes disons dans les vingt prochaines années ! hihi



11/26

24/100

lundi 9 avril 2012

Prenez soin du chien

 
Première édition : Buchet-Chastel, 2006
Mon édition : Points, 2007
279 pages


Quatrième de couverture :

Rue de la Doulce-Belette, Max Corneloup, auteur de romans-feuilletons, et Eugène Fluche, peintre sur coquilles d'oeuf, habitent en vis-à-vis. Chacun suspecte l'autre de l'épier. La méfiance règne, d'autant plus que le voisinage n'est pas spécialement sain d'esprit. Sans compter les commérages de Mme Ladoux, la gardienne... Quand un cadavre est découvert, c'est unee véritable psychose qui s'installe. Seraient-ils allés trop loin ?

Mon commentaire :

J'ai apporté ce livre en Jamaïque avec moi, de même que La suppléante d'Anne Bonhomme, car j'avais constaté lors de mon dernier voyage en Afrique de l'Ouest que je n'ai pas tendance à lire en voyage lorsque j'apporte des livres trop sérieux. C'est pourquoi, avant de partir, j'ai parcouru ma bibliothèque à la recherche des romans les plus légers et les plus potentiellement drôles que j'avais. Je ne me suis pas trompée dans ma sélection, car pour être drôle, c'est drôle ! Prenez soin du chien est même complètement déjanté ! Le ton et l'absurdité des personnages n'ont pas été sans me rappeler Le guide du voyageur galactique de Douglas Adams, même si les sujets traités diffèrent complètement.
Les personnages sont vraiment fous ! Il n'y en a pas un qui paraisse complètement sain d'esprit, qui n'ait pas d'occupations particulières ou de manies un peu spéciales.
L'histoire elle-même est complètement folle : deux voisins sont convaincus que l'autre l'espionne, ce qui fait que chacun passe de plus en plus de temps devant sa fenêtre à épier l'autre... Puis, ils commencent à se jouer de mauvais coups, sans même véritablement connaître l'autre. Mais si c'était plus compliqué que cela, en vérité ? Je n'en dirai pas plus, de peur de dévoiler le punch, mais ce n'est pas l'envie qui manque !
J'ai trouvé l'idée de ce roman tout à fait géniale. L'histoire n'a rien de commun avec aucun roman, film ou série que j'ai lu/vu/écouté. La lecture de Prenez soin du chien est une expérience tout à fait unique. J'ai bien hâte de voir si tous les romans de Erre sont aussi... surprenants !



10/26


La suppléante

Mon édition : Éditions Stanké, 2010
Collection : 10 sur 10
228 pages

Quatrième de couverture :

Mathilde, abandonnée par son amoureux, perd sa place dans le groupe rock dont elle faisait partie avec lui. Heureusement, une école a besoin de ses services pour remplacer la prof de musique. Convaincue que ce changement de cap l’aidera à oublier son chagrin, Mathilde saute sur l’occasion. Elle met donc toute son énergie à survivre dans cette jungle pédagogique où évoluent des personnages saugrenus aux habitudes particulières. Si elle les observe généralement avec humour, elle ne peut s’empêcher de grincer des dents chaque fois que le directeur lui annonce une nouvelle fonction en lui disant « Ça fait partie de ta tâche », ou lorsqu’elle entend une enseignante tutoyer au pluriel : « Les amis, tu vas aller à ton cours de musique… » Pendant que Mathilde s’adapte à son nouveau travail et tente d’oublier ses frustrations, le destin lui met sous le nez la trahison dont elle est victime : son ancien groupe va lancer un album avec la musique qu’elle a composée ! Révoltée, elle concocte avec sa meilleure amie un plan machiavélique : sa vengeance sera terrible ! Mais si Mathilde retrouve une certaine assurance face à ses plagiaires, elle en manque totalement devant Paul, le séduisant — et marié — père d’un de ses élèves. Un amour impossible, est-ce vraiment ce qu’il lui faut ?

Mon commentaire :

Après la réussite que fût ma lecture de Échecs et maths d'Anne Bonhomme, je me suis promise de ne pas tarder avant de lire le premier roman de l'auteure que je possédais déjà dans ma bibliothèque. Toutefois, les lectrices compulsives comme moi ayant toujours mille et unes lectures urgentes à faire, c'est plus d'un an après que je me suis finalement décidée à ouvrir La suppléante. Je regrette de ne pas l'avoir fait plus tôt, car il y a eu de nombreuses occasions où j'aurais eu besoin d'une lecture sans prise de tête comme celle-là et où je n'en ai pas trouvé à la hauteur de mes attentes.
Non seulement La suppléante est-il à la hauteur de mes attentes en ce qui concerne sa légèreté, mais en plus il me réconcilie avec certains aspects des écoles et du système de l'éducation qui me rebutent et qui me font parfois douter de mon choix de carrière. En effet, en parcourant les écoles pour mes travaux et mes stages, j'ai de plus en plus l'impression que les écoles primaires sont d'abord un lieu où les pies peuvent placoter à leur aise dans le dos des autres enseignants, du directeur, des parents et des élèves. J'ai aussi l'impression que c'est un milieu où les enseignants sont perpétuellement en guerre les uns contre les autres, mais aussi tous ensemble contre «l'autorité». Qu'est-ce que j'aurais aimé lire ce livre pendant mon stage III ! Il m'aurait remonté le moral, car il démontre hors de tout doute qu'on peut vivre des réussites même dans les milieux les plus hostiles, et que l'enseignement est un métier honorable qui mériterait beaucoup plus de reconnaissance.
J'ai aussi bien apprécié la petite histoire d'amour, bien entendu prévisible mais divertissante. J'ai adoré les personnages des enseignants, du directeur et de la secrétaire, qui sont de véritables caricatures de certains « phénomènes » que l'on peut rencontrer dans nos écoles. Mais ce que j'ai surtout aimé, c'est que La suppléante ait du contenu malgré la légèreté de son ton.

Aussi lu de Anne Bonhomme :


dimanche 8 avril 2012

Bilan du mois de mars 2012

Joyeuses Pâques à vous !

J'ai une bonne excuse pour le retard du bilan du mois de mars : je reviens tout juste d'un superbe voyage à la verdoyante et luxuriante île de la Jamaïque ! J'en ai encore des frissons quand je pense aux montagnes et aux cascades que j'ai vues...

Mais tout cela ne m'a pas empêchée de lire pendant ma semaine là-bas. En effet, j'ai profité de deux ou trois après-midi à la plage pour m'adonner à mon loisir préféré ! Ainsi, je vous reviendrai très bientôt avec les billets des deux romans que j'ai lus là-bas. Mais pour l'instant, voici le bilan de mes lectures du mois de mars :

En mars, j'ai lu :

11 livres, dont 8 jeunesse
1320 pages
11 fictions, 0 non-fiction

Côté challenges :

Un orage dans ma tête- Brigitte Marleau
Le dragon à la dent sucrée- Brigitte Marleau
Lolo-Brigitte Marleau
Mon nom, c'est c'est Olivier !- Brigitte Marleau
Le loup est malade- Brigitte Marleau
Les tics d'Émerick- Brigitte Marleau
Fidélie et Annabelle- Brigitte Marleau
Le bedon tout rond- Brigitte Marleau


Farenheit 451- Ray Bradbury

Farenheit 451- Ray Bradbury

Farenheit 451- Ray Bradbury

Hors challenge :

Viol- Joyce Carol Oates
Le rossignol de Val-Jalbert- Marie-Bernadette Dupuy

mercredi 28 mars 2012

Un orage dans ma tête l'épilepsie


Âge : À partir de 6 ans
Illustrations : Brigitte Marleau
Éditions : Boomerang
Collection : Au coeur des différences
24 pages

Quatrième de couverture :

Je m'appelle Mathilde et je suis épileptique.
Ça veut dire que dans ma tête quelquefois, il y a des orages.
C'est comme si j'étais dans la lune, je ne bouge plus.
Mais Adrien, lui quand ça lui arrive, il tombe par terre et tout son corps tremble et saute. Heureusement que j'ai Berger, mon toutou préféré, pour me rassurer.

Mon commentaire :

Une autre belle réussite de Brigitte Marleau, qui explique que les crises d'épilepsie, c'est comme un orage dans la tête de ceux qui en souffrent. La petite Mathilde explique que lorsqu'elle fait des crises d'épilepsie, elle a juste l'air absente. Après, elle est très fatiguée et doit se reposer. Mais elle explique que tous n'ont pas le même type de crises. Son ami Adrien, lui, tombe par tête et c'est tout son corps qui tressaute. Encore une fois, Brigitte Marleau explique avec brio la maladie dont elle a choisi de parler.


Le dragon à la dent sucrée le diabète


Âge : À partir de 6 ans
Illustrateur : Brigitte Marleau
Éditions : Boomerang
Collection : Au coeur des différences
24 pages

Quatrième de couverture :

Je m'appelle Léon. Je joue le rôle d'un dragon dans un spectacle à l'école. Je suis diabétique. Sans l'insuline, le sucre reste dans mon sang. Il faut que je fasse de l'exercice et que je surveille mon alimentation.

À bien y penser... manger un chevalier, ça ne devrait pas être trop sucré !

Mon commentaire :

J'ai un peu moins aimé cet album-ci que les autres de la collection, mais je ne saurais pas trop dire pourquoi. Le diabète est super bien expliqué aux jeunes comme à l'habitude, le petit Léon est très attachant aussi... J'ai l'impression que le fait de ne pas trop voir le rapport du spectacle de Léon avec son diabète a beaucoup nui à mon plaisir. En dépit de ce petit défaut, cet album est tout à fait recommandable si pour une raison ou une autre, vous devez expliquer à des enfants ce qu'est le diabète. Et la série ne pouvait pas être entièrement parfaite, n'est-ce pas ?



mardi 27 mars 2012

Lolo l'autisme

Âge : à partir de 6 ans
Illustrations : Brigitte Marleau
Éditions : Boomerang
Collection : au coeur des différences
24 pages

Quatrième de couverture :

Moi, je m'assois en arrivant à la garderie. Mais Lolo, quand il arrive dans le local, sur la pointe des pieds, il se met à danser. Lolo ne comprend pas les mots... Il faut lui montrer un dessin ou une photo. Mais Lolo, lui aussi, aime les jeux et il me donne la main pour aller jouer avec le train.

Mon commentaire :

Eh oui, ENCORE un livre de la collection au coeur des différences ! Et vous n'avez pas fini d'en entendre parler, car ces albums sont un véritable coup de coeur. Ils sont tous meilleurs les uns que les autres, et ils expliquent tous bien la problématique dont il est question. Ici, Brigitte Marleau nous parle de Laurent, un petit garçon autiste, vu par un petit garçon qui va à la garderie avec lui. Le garçon en question montre bien qu'il ne comprend pas du tout Lolo, mais il l'accepte malgré ses différences et joue même parfois avec lui. Touchant.

mercredi 21 mars 2012

Viol une histoire d'amour

Titre original : Rape A Love Story
Éditions Philippe Rey
177 pages

Résumé de l'éditeur :

Ils étaient cinq. Ivres, camés. L'ordinaire de leurs samedis soir, quoi... Peut-être encore plus excités ce samedi-là, au soir du 4 juillet, la fête nationale. Vers minuit, la belle Tina Maguire a eu le tort de couper court à travers le parc pour rentrer plus vite chez elle avec sa gamine Bethie, 12 ans. Ils l'ont laissée pour morte dans le hangar à bateaux. Une tournante comme on n'ose pas en imaginer. Une abomination à laquelle a assisté, réfugiée derrière un tas de vieux canoës, la petite fille. Qui a pu finalement se traîner jusqu'à la route pour appeler au secours, et a sauvé ainsi sa mère. Sauvé ? Pas des griffes d'avocats de haut vol, ni de l'incompétence des procureurs, ni des propos de certaines bonnes âmes : elle l'a bien cherché... en fait elle l'a cherché tout court. Ça lui pendait au nez... Elle risque désormais de mourir vraiment, Tina. Et Bethie ne peut que prier pour l'intervention miraculeuse d'un ange vengeur. Justement il est là, dans l'ombre. Un flic épris de justice. Épris tout court. Le héros silencieux d'une histoire d'amour peu banale, racontée avec une éblouissante violence par une Joyce Carol Oates à son meilleur.

Mon commentaire :

Viol, une histoire d'amour, est le second livre que je lis de Joyce Carol Oates. Mis à part le fait que les deux histoires se déroulent à Niagara Falls et qu'elles parlent toutes deux de femmes malmenées par la vie, elles n'ont pas grand chose en commun. Les chutes était un roman épais, dense, fouillé et détaillé. Viol, au contraire, est succint. Il va à l'essentiel, et dit tout ce qui doit être dit en peu de mots. Le rythme est rapide, en grande partie en raison des chapitres qui sont pour la plupart très courts.
En dépit de toutes ces différences d'avec Les chutes qui m'avait totalement éblouie, j'ai aussi adoré Viol. Bien sûr, ce n'est pas un sujet réjouissant, mais il est si bien mené !
Une seule chose m'a un peu irritée, c'est la narration au «tu». Quelqu'un s'adresse à la fille de Tina, lui rappelant ce qu'elle a vécu, ce qu'elle a pensé, mais sans qu'on sache vraiment de qui il s'agit. En fait, la « personne » en question ne peut être autre qu'un narrateur omniscient, puisqu'il est au courant de tout ce que pense la jeune fille. C'est pourquoi la narration m'a un peu déconcertée.
Mais mis à part ce détail, j'ai dévoré ce roman de Joyce Carol Oates. Ce deuxième titre que je lis de l'auteure américaine n'est certainement pas le dernier !

mardi 20 mars 2012

Mon nom, c'est c'est Olivier ! Le bégaiement

Âge : À partir de 6 ans
Illustrations : Brigitte Marleau
Éditions : Boomerang
Collection : Au coeur des différences
24 pages

Quatrième de couverture :

Je m'a m'appelle Olivier. Je bé ga gaye. Heureusement, j'ai j'ai un professeur merveilleux ! À la causerie, quand les amis se sont mis à rire, Mathieu a dit : « Les amis, j'ai de la peine et je suis déçu. »

Les amis se sont excusés. Maintenant, les petites causeries ne me causent plus aucun sou souci.

Mon commentaire :

Mon nom c'est c'est Olivier ! raconte l'histoire d'un petit garçon qui fait rire de lui lorsqu'il parle parce qu'il bégaie. Mais Olivier a de la chance, son enseignant est très gentil et dit aux élèves qu'il est très déçu d'eux. Camille, elle a des lunettes pour l'aider à mieux voir, Joss a des broches pour redresser ses dents croches, Mireille a un appareil pour mieux entendre et Joanie prend des pompes pour l'aider à mieux respirer. Olivier, lui, n'a rien pour l'aider à ne pas bégayer. C'est ce que l'enseignant d'Olivier fait comprendre aux autres élèves. Ils ne rient pas des autres élèves, alors pourquoi riraient-ils des difficultés de langage d'Olivier ?
Un album aussi réussi que tous les autres de la collection. Chapeau, madame Marleau !