Éditions : Gallimard, 2002
Première parution : 1950
Collection : Folio
438 pages
Quatrième de couverture :
De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d'en face, BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noires pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée.
Mon commentaire :
Voilà un livre qui m'a donné froid dans le dos ! Le monde futuriste (maintenant passé) de George Orwell est horrible. Les gens sont surveillés, leur liberté est entravée et leur autonomie est nulle. À vrai dire, les employés du Parti sont si aliénés qu'ils ne peuvent plus penser par eux-même. Ils sont surveillés dans leurs moindres faits et gestes, et la moindre pensée négative envers le parti ou même le moindre doute envers la façon dont est dirigé l'Océania (un grand territoire comprenant entre autres les Amériques et la Grande-Bretagne) risque de mettre celui qui contrevient dans l'embarras. Rien n'arrête Big Brother. Il est prêt à tout pour garder le pouvoir, même à torturer ceux qui se rendent compte que vivre comme ils vivent, ce n'est pas normal. Toutes les traces du passé sont effacées, une nouvelle langue est même instaurée pour éliminer tous les mots qui permettaient autrefois de penser et de réfléchir. La liberté ? Cela n'existe plus, alors comment savoir que cela existe ?
Si 1984 est si troublant, c'est parce qu'il paraît tellement réaliste ! Orwell a pensé à tout afin que le monde qu'il imagine paraisse possible et même probable dans le futur. J'ai eu beaucoup de sympathie pour personnage de Winston qui se rend compte que quelque chose n'est pas normal et qui décide de se battre malgré tous les dangers que cela représente. À vrai dire, cela m'a dépassé que les autres soient si totalement du côté de Big Brother. Mais qui sait, si cela arrivait pour vrai, ça ne serait peut-être pas du tout différent.
La novlangue inventée par l'auteur est tout à fait géniale ! Non pas que j'aurais voulu qu'une telle langue existe (jamais de la vie), mais la réflexion qu'il y a derrière l'invention de cette langue est vraiment très forte. Orwell nous prouve hors de tout doute à quel point le langage est important pour l'être humain, à quel point la variété du vocabulaire que nous possédons peut nous être utile pour exprimer précisément ce que nous pensons. Chapeau aussi à la traductrice Amélie Audiberti qui a traduit avec brio l'appendice qui décrit la novlangue. Cela a dû être tout un défi !
En résumé, 1984 est un classique de la science-fiction que j'ai longuement tardé à lire mais que je ne regrette vraiment pas d'avoir lu ! Je ne saurais vraiment pas dire lequel de La ferme des animaux ou de 1984 est le plus génial. À votre avis ?
1984 me permet d'ajouter une participation à 4 challenges différents ! Un record, je pense bien !
26/100
15/26
3/3
3/11











































