samedi 20 mars 2010

Ces enfants d'ailleurs- Même les oiseaux se sont tus

Résumé:

«Ces enfants d'ailleurs sont nés à Cracovie en Pologne, dans les années 20. Ils s'appellent Jerzy, Elisabeth et Jan. Leur mère, Zofia, est musicienne et leur Tomasz, professeur d'histoire. Nous faisons leur connaissance en 1939, le jour de la fin des classes, le dernier jour de bonheur. Car désormais pour cette famille, rien ne sera plus comme avant. La paix en Pologne est sérieusement menacée et les bruits de la guerre, Tomasz les entend déjà. Bientôt ces bruits envahissent la ville et le pays. Ils marquent douloureusement la mesure des premiers temps de ce roman, où nous vivons avec les Pawulscy les heures sombres de la Deuxième Guerre mondiale dans une Europe si triste que même les oiseaux se sont tus... Mais bien vite, une autre cadence s'installe alors que nous accompagnons Jan et Elisabeth, puis Jerzy, de l'autre côté de l'Atlantique, au Canada. Tous les trois trouveront tour à tour où semer leurs rêves de bonheur et d'amour. Près d'un grand fleuve, à Montréal et dans les vastes plaines du Manitoba. Mais que récolteront ces "enfants d'ailleurs" ? La vie pour eux ne fait vraiment que commencer...»

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Commentaire:

Ce livre traînait sur mon étagère depuis des lunes... Depuis que je l'ai acheté usagé dans une vente de garage à Caraquet au Nouveau-Brunswick. Ça veut dire depuis août 2006. Ouais.
J'ai tellement été charmée par les Filles de Caleb que je crois que je craignais d'être déçue par un autre roman de la même auteure. Je dois avouer que ça ne me tentait pas beaucoup de le lire, même au moment de l'ouvrir. Si je ne l'avais pas sélectionné dans le cadre de mon challenge ABC, je crois bien qu'il aurait patienté encore quelques années.
Je suis très heureuse de l'avoir sélectionné, finalement, parce que j'ai été autant fascinée et charmée par l'histoire des Pawulscy que par celle d'Émilie Bordeleau. D'une manière différente, il faut le souligner, mais tout aussi impressionnante.
Jerzy forcé de vivre les horreurs de la guerre en solitaire sans savoir ce qu'il est advenu de sa famille, la petite Élisabeth qui se raccroche à son violon pour passer au travers, et le jeune Jan qui pour manger un peu plus, cache des bouts de charbon dans ses grandes chaussures pour les revendre.
Puis, le drame. La famille séparée, errant dans l'Europe de l'Est, sans abri... Et finalement, l'émigration au Canada et la découverte de sa grandeur. Les enfants, alors devenus de jeunes adultes, tentent de se créer une nouvelle vie et de mettre une croix sur leur passé.
Bref, une très belle histoire familiale comme seule Arlette Cousture sait les écrire. Si peu de mots, et pourtant tant d'émotions intenses... À découvrir donc, tant pour les adeptes d'Émilie Bordeleau que pour ceux et celles qui souhaiteraient découvrir un morceau de littérature québécoise.

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Aussi lu de Arlette Cousture:





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lundi 15 mars 2010

Je suis né un jour bleu- À l'intérieur du cerveau extraordinaire d'un savant autiste

Titre original : I Was Born on a Blue Day, Inside the Extraordinary Mind of an Autistic Savant

Résumé :

« Je suis né le 31 janvier 1979. Un mercredi. Je le sais parce que dans mon esprit, le 31 janvier 1979 est bleu. »
Daniel Tammet est un autiste savant aux capacités hors du commun, un génie des nombres. Il a ainsi mémorisé les 22 514 premières décimales de pi, parle sept langues et a appris l'islandais en quatre jours. Pour lui, les nombres sont des formes et des couleurs.
Dans ce témoignage plein d'espoir, il explique comment il a mis toute son énergie pour sortir de ces ténèbres qui l'ont longtemps coupé du monde et comment il a réussi à se socialiser.
Un voyage en couleur qui entrouvre la prison de l'autisme.

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Commentaire :

Ce témoignage de Daniel Tammet a été tout à fait à la hauteur de mes attentes. Je me rappelle le jour où j'ai découvert l'existence de ce savant autiste. J'ai tout de suite été fascinée par le caractère extraordinaire de son cerveau. J'ai regardé ses vidéos sur You Tube à de nombreuses reprises.
Il est tout à fait incroyable qu'un homme avec le syndrome d'Asperger soit capable de trouver les mots précis pour expliquer ce qui se passe sa tête. C'est pourtant ce qu'il fait, et ce, d'un façon tellement vulgarisée qu'on a l'impression de réellement comprendre ce qui se passe dans sa tête. Bien entendu, ce n'est pas le cas, car l'autisme est quelque chose que nous ne pourrons sans doute jamais comprendre totalement.
À tout le moins, le livre de Tammet nous permet de comprendre en quoi il est différent. C'est fascinant, étonnant et mystérieux.
Les émotions aussi sont difficiles à saisir pour quelqu'un qui souffre d'un trouble envahissant du développement. Pourtant, ce témoignage regorge d'émotions et de sensibilité. Je crois que, plus encore que les exploits que l'on vante tant chez cet homme, c'est sa capacité de transmettre son vécu intérieur qui est épatant.
Ne passez donc pas à côté de cette lecture, svp !

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Quelques extraits:
« Aujourd'hui, au moment d'écrire sur mon enfance, je suis frappé par tout ce que mes parents ont fait alors que je ne leur donnais pas grand-chose en retour. Les écouter me raconter mon enfance a été une expérience magique pour moi, qui m'a fait comprendre, rétrospectivement, l'importance du rôle qu'ils ont joué dans la constitution de la personne que je suis devenue. En proie à tous les problèmes que je leur posais, mes pleurs, mes colères, ils m'ont aimé sans conditions, se sacrifiant pour m'aider - petit à petit, jour après jour. Ils sont mes héros. »
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« Je me souviens: je suis debout, tout seul, à l'ombre des arbres qui entourent la cour d'école, regardant les autres enfants qui courent, qui crient, et qui jouent. J'ai dix ans et je sais que je suis différent d'eux, d'une manière que je ne peux exprimer ni comprendre. Les enfants sont bruyants et bougent rapidement, se heurtent et se poussent. Je suis constamment effrayé d'être touché par l'une des balles qui sont fréquemment lancées dans les airs, et c'est l'une des raisons pour laquelle je préfère rester debout dans un coin de la cour, assez loin de mes camarades de classe. Je n'y manque jamais, je le fais à chaque récréation au point que c'est vite devenu une plaisanterie récurrente et qu'il est de notoriété publique que Daniel parle aux arbres et qu'il est bizarre. »
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« Je n'étais jamais volontairement impoli. Je ne comprenais pas que le but de la conversation n'est pas de parler uniquement des choses qui nous intéressent. Je parlais avec force détails jusqu'à être vidé de tout ce que j'avais à dire. Je sentais que j'aurais pu éclater si quelqu'un m'avait interrompu. Il ne m'apparut jamais que le sujet dont je parlais puisse ne pas être intéressant pour mon interlocuteur. Je n'ai jamais non plus remarqué s'il commençait à s'impatienter ou à jeter des regards autour de lui. Je continuais à parler jusqu'à ce que l'on me dise quelque chose du genre : « Il faut que j'y aille, maintenant. » »
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« Je me représentais l'amitié comme un papillon, à la fois beau et fragile, qui s'envolait dans les airs et que toute tentative d'attraper revenait à détruire. »
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D'autres extraits sur Babelio.
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vendredi 12 mars 2010

Chagrin d'école

« Donc, j’étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l’école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n’étais pas le dernier de ma classe, c’est que j’en étais l’avant-dernier. (Champagne !) Fermé à l’arithmétique d’abord, aux mathématiques ensuite, profondément dysorthographique, rétif à la mémorisation des dates et à la localisation des lieux géographiques, inapte à l’apprentissage des langues étrangères, réputé paresseux (leçons non apprises, travail non fait), je rapportais à la maison des résultats pitoyables que ne rachetaient ni la musique, ni le sport, ni d’ailleurs aucune activité parascolaire. » Dans la lignée de Comme un roman, Chagrin d’école est donc un livre qui concerne l’école. Non pas l’école qui change dans la société qui change, mais, «au cœur de cet incessant bouleversement, sur ce qui ne change pas, justement, sur une permanence dont je n’entends jamais parler : la douleur partagée du cancre, des parents et des professeurs, l’interaction de ces chagrins d’école». Daniel Pennac entremêle ainsi souvenirs autobiographiques et réflexions sur la pédagogie et les dysfonctionnements de l’institution scolaire, sur la douleur d’être cancre et la soif d’apprendre, sur le sentiment d’exclusion et l’amour de l’enseignement. Entre humour et tendresse, analyse critique et formules allant droit au but, il offre ici une brillante et savoureuse leçon d’intelligence. Ce Chagrin d’école s’impose déjà comme un livre indispensable.
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Mon premier Pennac. J'ai bien aimé, même s'il est loin de m'avoir procuré tout ce que j'attendais de lui. L'institution ainsi que l'argot français sont omniprésents et n'y connaissant pas grand chose, je me sentais parfois un peu trop perdue pour apprécier pleinement les écrits de Pennac.
Malgré tout, ce livre est truffé de pensées pleines de bon sens, de citations inspirantes et l'amour de l'enseignement y est bel et bien visible. Ma motivation à enseigner aux jeunes en difficulté s'en trouve décuplée !
J'ai tellement entendu parler de Daniel Pennac que je m'attendais presque à être transportée, exaltée. J'ai bien été déçue de ce côté-là, mais je me rassure en me disant que la plupart des admirateurs de cet auteur ont trouvé que Chagrin d'école est le moins bon livre de l'auteur. Je lui accorderai donc une deuxième chance sans aucune hésitation !


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Quelques extraits:

« Nos « mauvais élèves » (élèves réputés sans devenir) ne viennent jamais seuls à l'école. C'est un oignon qui entre dans la classe: quelques couches de chagrin, de peur, d'inquiétude, de rancoeur, de colère, d'envies inassouvies, de renoncement furieux, accumulées sur fond de passé honteux de présent menaçant, de futur condamné. Regardez, les voilà qui arrivent, leur corps en devenir et leur famille dans leur sac à dos. Le cours ne peut vraiment commencer qu'une fois le fardeau posé à terre et l'oignon épluché. »
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« Seulement, pour que la connaissance ait une chance de s'incarner dans le présent d'un cours, il faut cesser d'y brandir le passé comme une honte et l'avenir comme un châtiment.»
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Quand il m'arrive de rencontrer un ancien élève qui se déclare heureux des heures passées dans ma classe, je me dis qu'au même instant, sur un autre trottoir, se promène peut-être celui pour qui j'étais l'éteignoir de service.


Mon passage favori:

« Chaque élève joue de son instrument, ce n'est pas la peine d'aller contre. Le délicat, c'est de bien connaître nos musiciens et de trouver l'harmonie. Une bonne classe, ce n'est pas un régiment qui marche au pas, c'est un orchestre qui travaille la même symphonie. Et si vous avez hérité du petit triangle qui ne sait faire que ting ting, ou de la guimbarde qui ne fait que bloïng, bloïng, le tout est qu'ils le fassent au bon moment, le mieux possible, qu'ils deviennent un excellent triangle, une irréprochable guimbarde, et qu'ils soient fiers de la qualité que leur contribution confère à l'ensemble. Comme le goût de l'harmonie les fait tous progresser, le petit triangle finira lui aussi par connaître la musique, peut-être pas aussi brillament que le premier violon, mais il connaîtra la même musique. »
D'autres extraits sur Babelio.

dimanche 7 mars 2010

Hélène de Champlain- Gracias a Dios

Paris, 1636.
Hélène de Champlain se languit de la Nouvelle-France, contrée lointaine où l'attend son Bien-Aimé. Y retournera-t-elle un jour ? Pourquoi le lieutenant de la colonie tarde-t-il à revenir ? «Vous serez de mon prochain voyage, foi de Champlain !» lui avait-il pourtant promis avant de la quitter.
Et voilà qu'un an plus tard, la France entre en guerre contre l'Espagne. Louis XIII et Richelieu tentent désespérément de sauver le royaume. Tous les hommes en âge de combattre sont mobilisés. Hélène apprend que son fils s'est fait soldat. Les dangers courent les chemins. Qu'importe, Napeshkueu est son nom. Intrépide, elle part à sa recherche tant elle désire le retrouver avant qu'il ne soit trop tard.
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Malgré quelques longueurs et malgré l'emploi abusif de certains mot (vitement, badiner, ...) et expression (foi de Champlain ! foi d'Hélène !) ce troisième et dernier tome de la saga d'Hélène de Champlain est définitivement le meilleur. Il aura vallu la peine de lire ces trois briques de presque 700 pages chacune ne serait-ce que pour lire l'épilogue. Et oui !
Je n'en dis pas plus, au cas où certains d'entre vous seraient tentés...
Gracias a Dios, c'est beaucoup plus que ne le laisse entrevoir le résumé...
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Les tomes de la saga d'Hélène de Champlain
Gracias a Dios

samedi 27 février 2010

Hélène de Champlain- L'érable rouge

«Comme dit le proverbe, ce que femme veut, Dieu le veut ! Et la belle Hélène poursuivra ses rêves d'amour. Avec Ludovic, le pelletier de son coeur, elle soutiendra Champlain. Ensemble, ils feront naître Québec et la colonie souhaitée par le cardinal de Richelieu. Pourtant, entre une France déchirée par les guerres et les famines et une Amérique si difficile à apprivoiser, rien ne sera facile. Courageusement, Hélène se battra, même contre les démons qui l'habitent, car, pour elle, toutes les aventures ne sont-elles pas désirables ?»
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Comme je l'avais prévu, ce deuxième tome de la saga d'Hélène de Champlain m'a plus plus intéressé que le premier. Les histoires d'amour prennent moins de place, en fait juste assez pour que ce soit intéressant (contrairement au premier tome où l'histoire d'amour entre Hélène et Ludovic occupait presque toutes les pages).
Cette fois-ci, plus d'aventures, avec entre autres la grande traversée de l'océan Atlantique, la découverte de la Nouvelle-France ainsi que des peuples amérindiens qui l'habitait. J'adore toutes les histoires qui parlent d'Amérindiens et cette histoire-ci n'aura pas fait exception.
Malheureusement, les affaires commerciales et royales, si je peux le dire ainsi, prennent un peu trop de place à mon goût et ralentissent le "débit" du récit. Mais c'était obligé, puisqu'on parle ici de la femme de Samuel de Champlain !
Bref, l'érable rouge a été une belle découverte pour moi, mais pas autant que je ne m'y attendais. J'imagine que je m'attendais un peu à retrouver l'atmosphère de mon livre fétiche, Jeanne, fille du Roy... J'ai quand même définitivement le goût de découvrir la suite !
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Les tomes de la saga Hélène de Champlain
L'érable rouge

jeudi 18 février 2010

Pas de taches pour une girafe

Le vent du Nord a fait s'envoler les taches de Gilda, qui se sent toute nue sans ses drôles de compagnes. Ses amis lui prêtent, tour à tour, leur pelage mais cela ne lui procure qu'un réconfort passager. La petite girafe est bien triste quand, soudain, elle aperçoit une marque connue sur le dos de son ami Caméléon...
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Nous avons finalement changé d'avis, et pour notre travail en émergence de l'écrit, nous avons choisi ce petit album des éditions Dominique et compagnie. Les illustrations sont réellement magnifiques et le texte, cocasse.
Il raconte l'histoire d'une girafe appelée Gilda qui perd ses taches et qui se sent toute nue sans elles. Elle se met alors à la recherche de ses taches. Sur son chemin, elle rencontre le tigre qui lui passe ses rayures, le léopard qui lui prête ses taches et ses moustaches, le panda qui lui passe se fourrure, des poissons à qui elle emprunte la robe et le zèbre qui lui prête ses rayures. Mais rien ne vaut ses bonnes vieilles taches... Où se cachent-elles ?
Lorsque Gilda rencontre le caméléon, celui-ci lui remet une de ses tâches. Elle retrouve alors toutes les autres dans le pelage de ses amis. Bien heureuse d'avoir retrouvé ses taches, elle invite tous ses amis de la jungle à un grand festin de melon d'eau, son aliment préféré...

Hélène de Champlain- Manchon et dentelle

«Dans une France déchirée par les guerres de Religion qui conduisent à l'assassinat d'Henri IV, Hélène vit ses premiers émois amoureux. La si jolie fille de Nicolas Boullé, secrétaire du Roi de France, court dans la campagne normande à la découverte de son Ludovic, un jeune apprenti pelletier. Le bonheur est là, simple et tranquille. Mais elle apprend tout à coup qu'on la marie à un grand explorateur de l'Amérique, qui a plus de quarante ans... Que fera-t-il ? Que fera-t-elle ?
Attention aux jeux de l'amour ! Ici on pend les amants coupables ! Mais comment résister au beau Ludovic quand la passion la plus sensuelle vous gouverne ? La batailleuse se soumettra apparemment à la loi du père, mais elle n'en fera qu'à sa tête dans un tableau étourdissant.
C'est l'époque où l'Amérique fait rêver plus que jamais l'Europe. Québec n'a que deux ans, mais les fascinantes fourrures de la Nouvelle-France glissent déjà sur les dentelles de la douce France.
Voici une saga de grande qualité, un roman de cape et d'épée mené par une folle d'amour. A suivre ! »
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J'ai toujours eu un faible pour les romans historiques, surtout lorsqu'ils sont romancés. J'adore tout particulièrement ceux qui se passent à l'époque de la Nouvelle-France, alors que les Français commençaient à peupler le Québec.
Ce premier tome de la saga de Nicole Fyfe Martel se passe entièrement en France, mais les voyages du mari d'Hélène, Samuel de Champlain, sont brièvement abordés, ainsi que tous les efforts qu'il a déployés pour faire coloniser la Nouvelle-France. J'ai trouvé cet aspect historique du roman fort intéressant, quoique, j'ai un peu honte de l'admettre, pas autant que la belle histoire d'amour entre Hélène Boullé et Ludovic Ferras.
Au début, cette histoire me tappait légèrement sur les nerfs parce qu'il y avait toujours l'un des deux personnages qui interprétait mal les gestes de l'autre, ce qui aboutissait presque toujours dans des séparations. Puis ils se rencontraient de nouveau et se réaffirmaient leur amour, etc. Comme on dit, trop, c'est comme pas assez. Mais malgré tout, j'ai dévoré cette grosse brique en très peu de temps, si on considère que j'avais très peu de temps pour lire.
J'en suis maintenant au début du deuxième tome, qui, je le pense, m'enthousiasmera encore davantage, car on va raconter la vie de madame de Champlain sur les terres encore sauvages de la Nouvelle-France !

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Les tomes de la saga Hélène de Champlain:
Manchon et dentelle

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lundi 8 février 2010

Une histoire de tout, ou presque...


Posez une question, Bryson y répond dans ce livre clair, synthétique, vivant, qui conjugue avec bonheur science et sourire. Vous y apprendrez sans efforts par quels hasards, traits de génie, intuitions, déductions, expérimentations, débats, les hommes en sont arrivés à connaître le monde tel qu'ils le connaissent aujourd'hui. Tout y est (ou presque) de l'histoire des sciences, de notre planète et de l'univers. Un merveilleux compagnon, dont la lecture devrait être recommandée à tous les collégiens... et à leurs parents !
Ce livre a reçu aux États-Unis, en 2004, le prestigieux prix Aventis du meilleur livre de vulgarisation scientifique et, en 2005, le prix Descartes pour la communication scientifique, qui lui a été décerné par l'Union européenne.
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Ce livre est une pure merveille, à déguster au compte-goutte. Toutes ces questions que nous nous sommes tous posés, mais sans nécessairement chercher les réponses, sont répondues dans ce livre. Et non seulement sont-elles répondues, mais toutes les péripéties qui ont mené à sa réponse sont racontées en détails, le plus souvent de façon humoristique.
Dans Une histoire de tout, ou presque... j'ai rencontré des scientifiques que j'ai adorés, mais encore plus que j'ai détestés et j'ai pleinement réalisé que ceux qui sont récompensés pour leurs «découvertes» sont malheureusement pas toujours ceux qui devraient en recevoir les mérites...
J'ai découvert la Terre avant la vie, la naissance de la vie, les hommes préhistoriques... Les découvertes en astronomie, en géologie, les fossiles... La classification des animaux, des plantes, des champignons, des bactéries... Les tremblements de terre, les éruptions volcaniques... etc, etc.
Quand on y pense, il est bien étonnant que ces 579 pages contiennent autant d'information.
Une histoire de tout, ou presque, est un plaisir dont vous ne devez surtout pas vous priver. Je suis prête à parier que ce livre saura plaire même à ceux qui n'ont pas un intérêt marqué pour la science...
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Quelques extraits:
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Vous avez non seulement été assez verni pour appartenir depuis des temps immémoriaux à une ligne d'évolution favorisée, mais vous avez eu également une chance insolente - voire miraculeuse - dans vos ancêtres personnels. Considérez que pendant 3,8 milliards d'années, soit une période plus ancienne que les montagnes, les fleuves et les océans de la Terre, chacun de vos ancêtres des deux côtés a été assez séduisant pour trouver un(e) partenaire, assez solide pour se reproduire, et assez béni du destin pour avoir le temps de le faire. Aucun de vos ancêtres pertinent ne s'est fait écrabouiller, dévorer, noyer, affamer, aplatir, égorger, blesser mortellement- en bref n'a été détourné d'une façon quelconque de sa quête vitale consistant à déverser au bon moment une petite charge de matériel génétique dans le bon partenaire, afin de perpétuer la seule séquence possible de combinaisons héréditaires qui allait finalement devenir, d'une façon aussi brève que stupéfiante, vous.
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Vous risquez de comprendre tout aussi vite que nos cartes du système solaire n'ont jamais été à l'échelle- loin s'en faut. Les cartes de l'espace montrent en général les planètes tournant l'une derrière l'autre à des intervalles assez voisins- les géantes à l'extérieur se font même de l'ombre sur de nombreuses illustrations-, mais c'est une ruse nécessaire pour les faire tenir sur une seule et même feuille de papier. En fait, Neptune ne se trouve pas juste derrière Jupiter, elle est située bien au-delà- cinq fois plus loin de Jupiter que celle-ci ne l'est de nous, si lointaine qu'elle ne capte que 3% de la lumière solaire que reçoit Jupiter.En fait les distances sont telles qu'il est impossible dans la pratique de représenter le système solaire à l'échelle. Même en ajoutant des dizaines de feuilles pliées à votre manuel, vous seriez encore loin du compte. Sur une carte à une échelle réduisant la Terre au diamètre d'un petit pois, Jupiter se trouverait encore à plus de 300 mètres de votre livre, et Pluton à 2 km (et de la taille d'une bactérie, de sorte qu'elle serait invisible de tout façon). À la même échelle, Proxima du Centaure, l'étoile la plus proche de nous, se trouverait encore à environ 15 000 km de là. Même en rétrécissant le tout jusqu'à ce que Jupiter soit aussi petite que le point qui termine cette phrase et Pluton pas plus grosse qu'une molécule, celle-ci serait encore éloignée d'une dizaine de mètres.
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Mais le tremblement de terre le plus dévastateur jamais enregistré dans l'Histoire fut celui qui détruisit Lisbonne le jour de la Toussaint 1755. Peu avant dix heures du matin, la ville fut saisie d'un mouvement de tangage, aujourd'hui estimé d'une magnitude de 9, qui la secoua férocement pendant sept bonnes minutes. La force convulsive était telle que l'eau se retira brutalement du port de la ville et revint sous forme d'une vague de 15 mètres de haut. Quand le séisme cessa, les survivants eurent trois minutes pour récupérer avant le second choc, une réplique à peine moins puissante que la première secousse. Une troisième et dernière réplique survint deux heures plus tard. À la fin de la journée, il y avait soixante mille morts et la ville était réduite à un tas de pierres. À titre de comparaison, le tremblement de terre de San Francisco de 1906 faisait 7,8 sur l'échelle de Richter et il dura moins de trente secondes.
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Les propriétés de ces éléments peuvent devenir plus curieuses encore quand ils sont combinés. L'oxygène et l'hydrogène, par exemple, sont deux des éléments les plus combustibles, mais assemblez-les et vous obtenez de l'eau, qui est incombustible. Plus curieuse encore, la combinaison du sodium, l'un des éléments les plus instables, et du chlore, l'un des plus toxiques. Faites tomber un peu de sodium pur dans de l'eau ordinaire et il explosera avec une force suffisante pour vous tuer. Le chlore est encore plus dangereux. S'il est utile à de faibles concentrations pour tuer les micro-organismes (c'est le chlore que l'on sent dans l'eau de Javel), en grands volumes, il est mortel. Le chlore était l'élément de choix des gaz asphyxiants de la Première Guerre mondiale- le gaz moutarde, notamment. Et comme en attestent les yeux rouges des nageurs, le corps de l'humain ne l'apprécie guère, même sous une forme extrêmement diluée. Mais assemblez ces deux dangers publics, et qu'obtenez-vous ? Du chlorure de sodium- le sel de table ordinaire.
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Vous dormiriez peut-être moins bien si vous aviez conscience que votre matelas abrite environ 2 millions d'acariens microscopiques qui viennent dans votre sommeil se régaler de vos fluides sébacés et de ces délicieux fragments de peau bien croustillants que vous abandonnez en dormant. Votre oreiller à lui seul peut en abriter 40 000. (Pour eux, votre tête n'est qu'une énorme sucette.) Et ne croyez pas tout changer avec une taie d'oreiller propre: pour les animaux de la taille des acariens, la trame du tissu humain le plus ferme est comme le gréement d'un navire. Si votre oreiller a six ans (ce qui semble être l'âge moyen d'un oreiller), on a estimé d'un dixième de son poids sera constitué « de peau morte, d'acariens vivants, d'acariens morts et de crottes d'acariens », pour citer l'homme qui a effectué le calcul, le Dr. John Maunder du British Medical Entomology Center. (Mais au moins, ce sont vos acariens. Pensez à ce qui se blottit contre vous chaque fois que vous vous allongez sur un lit de motel).
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L'ADN n'a qu'une seule raison d'être : créer davantage d'ADN. Et vous en avez beaucoup en vous - environ 2 mètres compressés dans presque chacune de vos cellules. Chaque brin d'ADN comporte 3,2 milliards de lettres d'encodage, assez pour offrir 10 à la 3 480 000 000 combinaisons possibles, « garanties uniques selon toutes les probabilités » selon Christian De Duve. Cela fait beaucoup de possibilités, 1 suivi de plus de 3 milliards de zéros. « Il faudrait plus de 5000 livres de taille moyenne pour imprimer ce seul chiffre », précise De Duve. Regardez-vous dans la glace et réfléchissez au fait que vous contenez 10 milliards de millions de cellules, dont la plupart contiennent 2 mètres d'ADN fortement compacté : vous commencerez à saisir combien vous trimballez de ce truc avec vous. Si tout votre ADN était tissé en un seul fil ténu, il serait assez long pour relier la Terre à la Lune non pas une fois, mais des milliers de fois.
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De nombreux autres extraits se trouvent sur Babelio.
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Autre livre de Bill Bryson que j'ai lu
American Rigolos: Chroniques d'un grand pays
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mercredi 3 février 2010

À taaable !

«À taaable !» nous présente un jeune garçon qui aime bien manger tout ce qui n'est pas bon pour la santé: «les croustilles, la glace à la vanille et les boissons qui pétillent». Pourtant, sa mère insiste pour qu'il mange les aliments qu'il déteste: les oeufs, le fromage bleu et le pot-au-feu. Alors, dans une tentative de concilier les aliments santé avec les aliments qu'il aime, il se lancera dans la confection de recettes pour le moins... particulières. On avise d'ailleurs les lecteurs en guise de préface que «les plats proposés peuvent faire frémir les papilles. Dégustation à vos risques !»
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J'ai ADORÉ ce petit album qui nous présente les aliments bons au goût et les aliments bons pour la santé. Le tout est présenté sous forme de rimes qui rendent sa lecture amusante, tant pour le lecteur que pour l'enfant qui l'écoute. Les images sont jolies et colorées, et les grimaces de l'enfant, très convaincantes.
J'ai tellement aimé cet album que j'ai décidé de l'utiliser pour notre projet en émergence de l'écrit. Nous allons travailler avec deux élèves du préscolaire avec cet album. Nous allons fabriquer un jeu et permettre aux enfants de se créer leurs propres recettes. De plus, comme on doit en arriver à les mettre en situation d'écriture (même s'ils ne savent pas écrire) on a pensé, ma coéquipière et moi, qu'on pourrait leur faire faire écrire leurs recettes ! Je suis super enthousiaste et j'ai bien hâte de faire ce travail !
(Pour ceux et celles qui se questionneraient sur la pertinence d'une tâche d'écriture chez des élèves d'âge préscolaire, voici la raison d'une telle tâche: elle nous permettra de situer le niveau de l'émergence de l'écrit chez l'enfant).

Abricadabrac !

Simon, en revenant de l'école, rencontre un chien pas comme les autres. En effet, Balthazar est magicien. Au cours d'une nuit où Simon et Balthazar dorment sous la tente, ce dernier se fait voler sa baguette magique par un chien qui sèmera la pagaille autour de lui, transformant tous les animaux. Ainsi, le lendemain, les deux compagnons rencontreront sur leur route un mouton-girafe, un canard-hippopotame et un cochon-lion. Tous ensemble, ils se metteront à la poursuite du dangereux criminel et le puniront.
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Lorsque cet album a atteri dans mes mains, j'ai vite été séduite par son format et sa couverture assez particulière. Pourtant, sa lecture a été une réelle déception pour moi. Les images qui pourtant m'avaient plu sur la couverture me semblaient criardes et la police de caractère m'a semblé banale. De plus, j'espérais une fin foudroyante, mais elle a été prévisible et ennuyante. Bref, ce n'est pas du tout le meilleur album de jeunesse que j'aie lu jusqu'à présent.

Myope comme une taupe

«Myope comme une taupe», conçu par Michel Luppens et illustré par Roxane Paradis, est un album jeunesse pour les 3 à 8 ans.
On y fait le constat que les humains ont tendance à se comparer aux êtres humains. Le livre s'appuie sur les nombreuses expressions françaises qui contiennent un nom d'animal, par exemple: fort comme un boeuf, têtu comme une mule, bête comme une oie ou encore gai comme un pinson.
C'est donc une excellente façon pour les jeunes enfants d'enrichir leur répertoire d'expressions, et les images, fort colorées et attrayantes par ailleurs, permettent aux enfants de deviner de quel animal il s'agit- à condition toutefois qu'ils connaissent les taupes, les mules et les carpes...
Voilà donc ce que je trouve un peu dommage: seuls les enfants les plus instruits et vifs d'esprit comprendront le petit jeu de la fin. Ce n'est certainement pas un enfant de trois ans qui le comprendra !

jeudi 14 janvier 2010

Le troisième mensonge

-On m'appelle Claus T. Est-ce mon nom ? Dès l'enfance, j'ai appris à mentir. Dans ce centre de rééducation où je me remettais lentement d'une étrange maladie, on me mentait et je mentais déjà. J'ai menti encore quand j'ai franchi la frontière de mon pays natal. Puis j'ai menti dans mes livres. Bien des années plus tard, je franchis la frontière dans l'autre sens. Je veux retrouver mon frère, un frère qui n'existe peut-être pas. Mentirai-je une dernière fois ?
- Je m'appelle Klaus T. Mais personne ne me connaît sous ce nom-là. Depuis que mon frère jumeau a disparu, il y a cinquante ans de cela, ma vie n'a plus beaucoup de sens. J'ai longtemps attendu son retour. S'il revenait aujourd'hui, je serais pourtant obligé de lui mentir.
Après les horreurs de la guerre (Le Grand Cahier) et les années noires d'un régime de plomb (La Preuve), le temps serait-il venu d'ouvrir les yeux sur la vérité ? Mais la vérité ne serait alors qu'un mensonge de plus car «un livre, si triste soit-il, ne peut être aussi triste qu'une vie».
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Voilà une conclusion à la hauteur des deux tomes précédents ! On est un peu mêlés au début (et pour cause !) mais les morceaux de casse-tête s'imbriquent tranquillement les uns dans les autres, et on ne cesse de se dire «mais oui ! bien sûr !». Tous les questionnements que nous a laissé le deuxième tome sont donc résolus. Cependant, quelques questions demeurent à la fin. Mais je pense que c'est pour le bien du roman !
En bref, j'ai tout autant apprécié le troisième tome que les deux précédents. Voilà une trilogie que je recommande à tous. Mais si vous décidez de vous lancer dans sa lecture, préparez vos p'tits coeurs !
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Les livres
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Le troisième mensonge / The third lie

mercredi 13 janvier 2010

La preuve

«Avec Le Grand Cahier nous étions dans un pays en guerre où deux enfants, des jumeaux, apprenaient à survivre en usant toutes les ressources du mal et de la cruauté. Puis les jumeaux se séparaient, l’un d’eux franchissant la frontière, laissant l’autre en son pays pacifié mais dominé par son régime autoritaire. Seul, désormais privé d’une partie de lui-même, Lucas, celui resté, semble vouloir se consacrer au bien. Il recueille Yasmine et adopte son fils Mathias, porte sa pitance au curé du village, tente de consoler Clara dont le mari fut pendu pour ‘‘trahison’’, écoute avec attention la confession de Victor, le libraire qui rêve d’écrire un livre ... Et si c’était pire ? Le propre d’un système totalitaire n’est-il pas de pervertir à la base tout élan de générosité ? Ce que découvrira Claus, le jumeau exilé de retour sur les lieux de ses premiers forfaits, sera plus terrible encore : qu’il n’y a pas de générosité sans crime, et qu’on est toujours deux, même quand on est seul.
Au-delà de la fable, l’auteur pousuit ici son exploration impitoyable d’une mémoire si longtemps divisée, à l’image de l’Europe, et nous livre une belle méditation désespérée sur la littérature.»
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Dans cette suite de le Grand Cahier, on ne retrouve que très peu d'éléments communs avec le premier tome. Il y a beaucoup moins de bizarreries, de détails que j'aurais préféré ne pas avoir. Jusqu'à l'écriture qui est complètement différente ! Alors que le Grand Cahier était écrit à la première personne du pluriel et était d'un style plutôt enfantin, la Preuve est écrite à la troisième personne du singulier, avec un narrateur omniscient. Alors que dans le premier tome, les deux jumeaux étaient traités comme étant une seule et même entité, leur séparation nous force maintenant à les considérer comme deux entités distinctes.
Expliquez-moi donc pourquoi, puisque tout est différent j'ai été aussi morbidement fascinée par l'histoire ? Je n'y comprends absolument rien !
J'ai dévoré ce roman en une seule soirée, de la première à la dernière page. Le dénouement nous questionne et nous étonne énormément. C'est au prix d'un énorme effort que j'ai fermé la lumière pour la nuit après avoir terminé ce tome.
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Les livres :
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La preuve / The Proof

Edmond et Amandine

Voici un album qui m'a été présenté dans le cadre d'un cours sur l'émergence de la lecture et de l'écriture aujourd'hui. J'ai eu un véritable coup de coeur pour ce raton-laveur qui tombe en amour avec une souris analphabète !
Je copie ici le résumé qu'en fait Petit Monde.com, qui est, soit dit en passant, un incontournable pour tous les parents et les éducateurs de ce monde !
«Edmond, le raton, est amoureux. Il lit des histoires d’amour, de princesses, de princes et de duels. Il rêve tous les soirs de la belle Amandine. Pour elle, il irait au bout du monde. En faisant ses devoirs, il multiplie même les Amandines. Un grand romantique ce petit raton! Puis, un jour il décide de lui avouer son amour infini. Il lui écrit un mot doux et lui apporte un chocolat. Amandine ne prend que le délicieux présent. Il recommence une autre fois. Amandine ne s’intéresse pas au message. Elle lui apprend qu’elle ne sait pas lire. Edmond se transforme illico en professeur. En échange de quelques sucreries, il apprend à Amandine à tracer des lettres. Un jour, son amoureuse pourra enfin, à son tour, lui écrire les mots qu’Edmond attend depuis des lunes: Je vous aime!»
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Cet album est tout à fait délicieux. Les images sont sublimes et amusantes, le vocubulaire est riche et le ton, comique et mignon. Voilà un album que je n'hésite aucunement à recommander aux parents de jeunes enfants !

Trois bonnes résolutions que je ne tiendrai pas en 2010

J'ai été taguée par TINUSIA
Pardonnez-moi, mais je ne taguerai personne après y avoir répondu. Je ne vois pas qui je pourrais taguer !
Donc, voilà les trois résolutions que je ne tiendrai certainement pas cette année:

1- Ne pas lire quand j'ai des travaux et des lectures à faire pour l'université.

2- Pareillement, ne pas perdre mon temps sur Internet (et donc à flâner sur les blogues et sur Babelio) quand j'ai des choses à terminer pour l'université. C'est très mal parti, parce qu'alors même que je répond à ce tag, j'ai plusieurs lectures d'université qui m'attendent !

3-Limiter mes achats de livres. Comme plusieurs autres blogueuses, j'achète les livres compulsivement. J'en ai que très peu lus, car j'ai toujours des livres de bibliothèque à lire et très peu de temps pour lire !

Ceux et celles qui visitent mon blogue et qui n'ont pas répondu à ce tag sont cordialement invités à le faire !

lundi 11 janvier 2010

Le grand cahier

«Dans la Grande Ville qu’occupent les Armées étrangères, la disette menace. Une mère conduit donc ses enfants à la campagne, chez leur grand-mère. Analphabète, avare, méchante et même meurtrière, celle-ci mène la vie dure aux jumeaux. Loin de se laisser abattre, ceux-ci apprennent seuls les lois de la vie, de l’écriture et de la cruauté. Abandonnés à eux-mêmes, dénués du moindre sens moral, ils s’appliquent à dresser, chaque jour, dans un grand cahier, le bilan de leurs progrès et la liste de leurs forfaits.
Le Grand Cahier nous livre une fable incisive sur les malheurs de la guerre et du totalitarisme, mais aussi un véritable roman d’apprentissage dominé par l’humour noir.»
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Le Grand Cahier est un livre dérangeant, horrible, original, unique et sans commune mesure avec aucun livre que j'ai lu jusqu'à présent. Pourtant, il est aussi comme une véritable drogue. Je n'arrivais plus à arrêter de lire, même si je savais qu'à chaque page je risquerais d'être dégoûtée. Il y a certains détails que je n'aurais pas voulu savoir, des bouts de l'histoire que j'aurais préféré ne pas lire. Pourtant, dès que j'en ai terminé la lecture, je me suis précipitée à la bibliothèque pour emprunter les tomes suivants... Allez donc savoir pourquoi. Je suis troublée. Mais je veux à tout prix lire la suite.
Les chapitres sont très courts, et écrits à la première personne du pluriel. Il s'agit en fait du grand cahier dans lequel les jumeaux racontent leurs méfaits. Ceux-ci, pourtant très jeunes, écrivent de façon très objective. Ils n'écrivent que des observations, sans jamais y apporter le moindre jugement. Je crois que c'est ce qui rend le roman si troublant. On a l'impression que les enfants que sont ces jumeaux sont froids, cruels, et qu'ils n'éprouvent aucun sentiment. Il doit y avoir un côté sombre de moi-même que je ne connais pas pour vouloir continuer à lire de telles horreurs... Je suis sans mots.
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Voici un extrait qui vous donne un aperçu des règles d'écriture objectives des jumeaux:
Pour décider si c'est «Bien» ou «Pas bien», nous avons une règle très simple: la composition doit être vraie. Nous devons décrire ce qui est, ce que nous voyons, ce que nous entendons, ce que nous faisons.
Par exemple, il est interdit d'écrire: «Grand-Mère ressemble à une sorcière»; mais il est permis d'écrire: «Les gens appellent Grand-Mère la Sorcière.»
Il est interdit d'écrire: «La Petite Ville est belle», car la Petite Ville peut être belle pour nous et laide pour quelqu'un d'autre.
De même, si nous écrivons: «L'ordonnance est gentil», cela n'est pas une vérité, parce que l'ordonnance est peut-être capable de méchancetés que nous ignorons. Nous écrirons simplement «L'ordonnance nous donne des couvertures».
Nous écrivons: «Nous mangeons beaucoup de noix», et non pas: «Nous aimons les noix», car le mot «aimer» n'est pas un mot sûr, il manque de précision et d'objectivité. «Aimer les noix» et «aimer notre Mère», cela ne peut pas vouloir dire la même chose. La première formule désigne un goût agréable dans la bouche, et la deuxième un sentiment.
Les mots qui définissent les sentiments sont très vagues; il vaut mieux éviter leur emploi et s'en tenir à la description des objets, des êtres humains et de soi-même, c'est-à-dire la description fidèle des faits.
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Les livres de la trilogie / The trilogy's books:
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Lu dans le cadre de 

dimanche 10 janvier 2010

Le syndrome du Titanic

«Les jours du monde tel que nous le connaissons sont comptés. Comme les passagers du Titanic, nous fonçons dans la nuit noire en dansant et en riant, avec l'égoïsme et l'arrogance de ceux qui sont convaincus d'être "maîtres d'eux-mêmes comme de l'univers".
Et pourtant, les signes annonciateurs du naufrage s'accumulent : dérèglements climatiques en série, pollution omniprésente, extinction exponentielle d'espèces animales et végétales, pillage anarchique des ressources, multiplication des crises sanitaires. Nous nous comportons comme si nous étions seuls au monde et la dernière génération d'hommes à occuper cette Terre : après nous, le déluge...
Nicolas Hulot a parcouru notre planète sous toutes les latitudes. Nul ne le sait mieux que lui : c'est un espace exigu, aux équilibres précaires. Ce livre est un ultime cri d'alerte qu'il lance plutôt que de céder au désespoir : si nous tous, riches comme pauvres, ne modifions pas immédiatement notre comportement pour faire "mieux avec moins" et mettre l'écologie au centre de nos décisions individuelles et collectives, nous sombrerons inéluctablement. »
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Lire un tel livre, ça nous ouvre les yeux. Toutes ces choses que l'on sait mais qu'on tente d'ignorer, le réchauffement de la planète, l'épuisement des ressources naturelles, la surconsommation, la surexploitation des ressources de la mer, etc. sont dites et répétées de manière si convaincante qu'on finit par y croire, même si l'on se sent malheureusement toujours aussi impuissants. Du moins, JE me sens impuissante. J'espère que la lecture de ce livre n'a pas cet effet sur tout le monde. En tout cas, ce qui est certain, c'est que maintenant plus que jamais je souhaite apporter ma contribution. Je ne me considère pas du tout comme une écolo, mais je suis une amoureuse de la nature, et je ne veux pas voir cette nature perdue. La première chose que je vais faire, c'est de diminuer la quantité et la température de l'eau de mon bain ! C'est mon grand défaut, et je dois y remédier. Et vous, quelle petite action pourriez-vous faire pour limiter les dégâts ?
L'écriture de Nicolas Hulot est magnifique. Il a beaucoup de vocabulaire et de toute évidence, il est très cultivé. Il est agréable de lire les nombreuses citations qu'il a sélectionnées pour appuyer son argumentation. Il m'a même donné le goût de lire Hubert Reeves !
J'ai moins aimé la partie politique du livre. Mais elle était sans doute nécessaire. En lisant le syndrome du Titanic, vous découvrirez aussi en partie le riche contenu des voyages de son auteur.
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J'ai copié de nombreux extraits du livre sur Babelio, que vous pouvez lire ici. En attendant, vous pouvez parcourir ceux-ci:
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Syndrome du Titanic: c'était le plus beau paquebot du monde, le fleuron de la technique, l'oeuvre parfaite en laquelle se conjugaient beauté, confort et sécurité. Au point qu'on l'avait qualifié, avant même sa mise à l'eau, d'insubmersible. Ses fameuses cloisons étanches, merveilles de l'architecture navale la plus avancée, empêcheraient l'eau d'envahir l'ensemble de la coque si par malheur une brèche devait survenir- mais vraiment par malheur, car nul ne devait douter que toutes les précautions avaient été prises. Cela ne l'a pas empêché d'heurter un iceberg et de sombrer en quelques heures.Ainsi notre société se précipite-t-elle vers la catastrophe. Les cloisons étanches entre l'économique et l'écologique, la consommation et le gâchis ? Qu'un accroc un peu plus dir que les autres survienne, et elles voleront en éclats.
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«Nous avons pu filmer des ours blancs, ces plus grands carnassiers terrestres, errant à bout de souffle sur la glace de l'inlandsis. L'été trop long avait usé leurs ultimes forces, et ils attendaient que le froid revienne pour que la mer se forme en banquise et qu'ils puissent enfin remonter vers le nord à la recherche de nourriture sous la température qui leur convient, -30 degrés. Faim oblige, nous les avons vu perdre leurs dernières forces en se risquant sur une banquise encore fragile qui craquait sous leurs pas et les obligeait à une progression difficile, entre nage et marche, où ils achevaient de s'épuiser. Malgré les efforts des femelles pour protéger leur progéniture, les mâles n'ont d'autre issue que de dévorer les petits des autres pour survivre. Ainsi, en quelques années, ces seigneurs de la glace ont perdu des repères vieux de 300 000 ans.»
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« En 2000, vingt-deux personnes cumulaient à elles seules un revenu équivalent à celui de la moitié de la population terrestre... »
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«Petit problème en forme d'épreuve du certificat d'études primaires: sachant qu'il faut cinq kilos de poissons pour obtenir un kilo de farines, et qu'il faut cinq kilos de farines pour engraisser un saumon moyen, quelle quantité de poissons faut-il pêcher pour nourrir un saumon moyen ? Réponse: vingt-cinq kilos. »
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«Le XXe siècle a réussi de tels prodiges que beaucoup ont pu croire à la réalisation du rêve prométhéen: alors que la population mondiale triplait, les chiffres de l'économie mondiale étaient multipliés par vingt, la consommation des combustibles fossiles par trente, la production industrielle par cinquante. Et les quatre cinquièmes de cette augmentation se sont produits après 1950. »
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«Si l'humanité entière se comportait comme les pays du Nord, il faudrait deux planètes supplémentaires pour faire face à nos besoins. »

mercredi 6 janvier 2010

La clinique du docteur H.


«Mary Higgins Clark est le maître incontesté du suspense dissimulé derrière la façade ordinaire de la vie de tous les jours. Depuis le triomphe de son best seller, La Nuit du renard, aucun roman n'a su emporter le lecteur avec autant de force dans un monde de terreur soudaine.
L'héroïne, Katie DeMaio, est une jeune, séduisante et brillante adjointe au procureur dans une petite ville du New Jersey. Un accident de voiture mineur la conduit à la clinique Westlake où elle aperçoit - ou croit apercevoir - au milieu de la nuit, une silhouette familière transportant un corps de femme inanimée dans une voiture.
Lorsque la femme est retrouvée le lendemain morte dans son lit, prétendument victime d'un suicide, Katie décide de découvrir la vérité, et met très vite au jour les scandales et les peurs enfouis dans la vie de personnages en apparence parfaitement équilibrés et respectables. Parmi ceux-ci : le Dr Edgar Highley, un grand gynécologue qui semble capable d'accomplir des miracles sur certaines de ses patientes, et dont la froideur distante cache peut-être autre chose que son intérêt pour les problèmes de maternité...»
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Après «La nuit du renard», qui m'avait fortement impressionnée, j'ai été légèrement déçue par « La clinique du docteur H.» Non pas que ce livre ne soit pas bon. Au contraire, c'est un très bon suspense. Mais je n'ai pas ressenti un centième de l'angoisse que j'ai ressentie avec «La nuit du renard». Néanmoins, je constate que j'ai un faible pour les premiers romans de cette auteure. Les livres qu'elle a écrit plus tard et que j'ai lus m'ont beaucoup moins plus que celui-ci.
En fait, le seul reproche que je fais à ce roman, c'est qu'il y a des coïncidences un peu poussées. Ça m'a beaucoup agacée. Mais l'histoire est très bonne et très prenante. C'est finalement une lecture divertissante, comme tous les autres livres de Mary Higgins Clark !
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Autres livres de Mary Higgins Clark que j'ai lus



La nuit du renard / A Stranger is Watching

mardi 5 janvier 2010

Mes livres pour le challenge ABC 2010

Comme il y a une première à tout, j'ai décidé que pour 2010, j'allais participer à un challenge de lecture. Comme il y a tant de livres dans ma bibliothèque qui attendent sagement d'être lus, mais qui ne le sont jamais parce que j'emprunte des livres à la bibliothèque, j'ai pensé que de participer au Challenge ABC me permettrait sans doute d'en lire au moins quelques-uns...
Le challenge consiste donc à lire, durant l'année, un livre pour chaque lettre de l'alphabet. Donc, un livre dont le nom de famille de l'auteur commence par A, un livre dont le nom de famille de l'auteur commence par B, etc.
Voici donc la liste des 26 livres que j'espère pouvoir lire cette année, accompagnés de quelques commentaires.

A Jean M. Auel- Les enfants de la Terre (LAL) : Ce titre est dans ma liste à lire depuis des années ! Lu: 27 juin

B Bill Bryson- Une histoire de tout, ou presque... (PAL) Je l'ai reçu en cadeau en décembre, un peu avant Noël. J'ai très, très hâte de le lire, car j'ai adoré American Rigolos du même auteur. Lu: 8 février

C Arlette Cousture- Ces enfants d'ailleurs (PAL) J'ai acheté le premier tome dans une vente de garage du Nouveau-Brunswick en 2006... Il est à peu près temps que je le lise ! Et puis, si c'est aussi bon que les Filles de Caleb, je devrais aimer cela ! Lu: 19 mars

D Marcel Dubé- Au retour des oies blanches (PAL) J'ai acheté cette courte pièce de théâtre à 1$ dans une librairie de livres usagés il y a quelques années. Je venais de lire Un simple soldat du même auteur, que j'avais beaucoup aimé, mais depuis que j'ai cette pièce, je n'ai jamais le goût de la lire. Ça sera fait grâce au challenge ! Lu: 16 avril

E Nicholas Evans- Le coeur des flammes (PAL) Ce livre là aussi, je l'ai depuis quelques années. J'ai bien aimé tous les livres que j'ai lu de Nicholas Evans, mais l'occasion ne s'est pas encore présentée de lire ce livre-ci. Lu : 14 novembre

F Nicole Fyfe Martel- Hélène de Champlain (PAL) J'ai les deux premiers tomes qui patientent depuis 3 ou 4 ans déjà dans ma bibliothèque. Je suis toujours tentée de les lire, mais comme il s'agit de trois assez gros livres, j'ai peur de négliger mes travaux scolaires... Donc je les lirai cet été, sans doute ! Lu: 15 février

G Diana Gabaldon- Cercle de pierre: Le chardon et le tartan (LAL) Comme j'ai peur de ne pas réussir ce challenge avant la fin de l'année, j'ai décidé d'utiliser un titre que j'ai lu et qui ne faisait pas partie de ma liste pour alléger un peu le tout ! J'ai donc remplacé La firme, de John Grisham, pour le chardon et le tartan, de Diana Gabaldon. Lu: 6 mai .
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H Nancy Huston- L'empreinte de l'ange (LAL) J'avais beaucoup apprécié le style de Nancy Huston dans Lignes de Faille. J'ai le goût de renouveler l'expérience avec l'empreinte de l'ange. Lu: 19 avril

I John Irving- L'hôtel New-Hampshire (PAL) Encore un livre usagé que j'ai acheté il y a plusieurs années déjà ! Il n'y a même pas de résumé derrière... Alors il ne me tentait pas, mais il paraît que John Irving est un très bon auteur. Il me tarde de le découvrir ! Lu: 9 septembre

J Brenda Jagger- Les chemins de la maison haute (PAL) Deux autres livres usagés achetés pour 1$ achetés probablement la même année que L'hôtel New-Hampshire. J'espère qu'ils seront bons... Lu: 15 juillet

K Agotha Kristof- Le grand cahier (PAL) J'ai ce livre depuis à peu près deux ans. J'ai vraiment hâte de lire Agotha Kristof. Les critiques que j'ai lues étaient le plus souvent très positives ! (Lu: 11 janvier 2010)

L Dennis Lehane- Mystic River (PAL) Un livre que j'ai en version originale, depuis... vous l'avez deviné: longtemps. Dennis Lehane est un autre auteur que j'ai le goût de découvrir depuis plusieurs années déjà. J'ai hâte de voir ! Lu: 9 juin 2010

M Henning Mankell- Avant le gel (PAL) Henning Mankell... Cet auteur suédois a beaucoup de succès par les temps qui courent. Il mérite sûrement la peine d'être lu. J'ai récemment acheté Avant le gel. Ce challenge est l'occasion rêvée pour lire ce livre ! Lu: 14 juin 2010

N Amélie Nothomb- Stupeurs et tremblements (LAL) Amélie Nothomb... Une auteure avec laquelle je suis toujours assurée d'avoir du plaisir... même si ce qu'elle écrit est le plus souvent macabre. Stupeurs et tremblements est l'un des nombreux livres qu'elle a écrits que je souhaite lire. Lu: 6 juillet

O George Orwell- La ferme des animaux (PAL) J'ai acheté ce livre usagé l'été passé. Depuis le temps que tout le monde en parle, il serait temps que je le lise ! Lu: 5 juillet

P Daniel Pennac- Chagrin d'école (PAL) Aussi acheté l'été dernier, mais cette fois, je l'ai acheté neuf. Je n'ai rien lu encore de Daniel Pennac, mais Chagrin d'école me tente beaucoup. Lu: 12 mars

Q Yan Quéffélec- Les noces barbares (LAL) Pas facile de trouver un auteur dont le nom commence par un Q ! Ce titre était le seul dans ma LAL avec un auteur commencant par cette lettre. Lu: 18 juillet

R Ann Rule- Un tueur si proche (LAL) J'ai récemment découvert Ann Rule avec on a tué mes enfants, une histoire basée sur un fait vécu. J'ai adoré ce livre, et j'ai très, très hâte de découvrir les autres livres qu'elle a écrits ! Lu: 1er mai

S Patrick Sénécal- Hell.com (PAL) Reçu à Noël. Patrick Sénécal est un auteur que je ne manque jamais de lire. C'est notre Stephen King à nous et je l'adore ! Lu: 10 avril

T Daniel Tammet- Je suis né un jour de bleu (PAL) Vous connaissez mon intérêt pour les mystères de l'autisme... Vous ne vous étonnerez donc pas que je veuille lire ce livre écrit par un Asperger dont le génie est absolument insaisissable ! Lu: 15 mars

U John Updike- Dans la splendeur des lis (LAL) U est une lettre encore plus difficile que le Q ! J'avais l'intention de lire contes de pluie et de lune de Akinari Ueda, mais comme ce livre n'est pas disponible à la bibliothèque, j'ai décidé de le remplacer par celui-ci qui se trouvait dans ma LAL. Lu : 31 juillet
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V Jules Verne- Vingt mille lieues sous les mers (LAL) Tout comme pour la lettre U, j'ai dû changer de titre en raison de l'indisponibilité de mon choix précédent à la bibliothèque. Mais c'est l'occasion rêvée pour découvrir le grand Jules Verne pour la première fois ! Lu: 15 octobre

W Oscar Wilde- Le portrait de Dorian Gray (LAL) Je ne connais d'Oscar Wilde que la pièce de théâtre que j'ai lue (et adorée) au cégep en anglais. Ce roman est apparemment très apprécié de celles qui le lisent, ça me donne donc le goût de le lire moi aussi ! Lu: 22 octobre

X Xinran- Baguettes chinoises Alors là... X est définitivement la lettre la plus difficile ! Je suis les autres participantes du challenge et j'y vais avec un livre de Xinran. Lu: 28 septembre

Y Marguerite Yourcenar- Nouvelles orientales (PAL) J'ai lu quelques unes des nouvelles qui composent ce livre pour le cégep il y a quelques années. J'avais beaucoup aimé l'écriture l'auteure. J'ai donc le goût de le relire, et cette fois-ci en entier ! Lu: 13 septembre

Z L'ombre du vent- Carlos Ruiz Zafon (PAL) Je ne compte plus le nombre de personnes qui m'ont recommandé ce livre. Alors, quand je l'ai vu bien en évidence sur les étagères de Renaud-Bray, je n'ai pas hésité une seconde à me le procurer ! Lu: 4 juillet


Mon objectif cette année est donc de lire tous ces livres ! Pour être bien certaine d'y arriver, j'essairai de ne pas trop lire d'autres livres avant d'avoir terminé ! Avec les stages, le travail et l'université, ça ne sera pas évident, mais je sens d'ores et déjà que cela aura l'avantage de me divertir !

Acquisitions, décembre 2009 et janvier 2010

Je reviens tout juste de Québec, où je me suis fait le plaisir (et la torture) de faire une tournée des librairies... J'en ressors avec 6 nouveaux livres, mais il y en a bien 2000 que j'aurais acheté si j'en avais eu le budget !!! J'en profite pour ajouter les livres que j'ai achetés ou reçus en décembre dernier. Alors voilà:
 

L'ombre du vent- Carlos Ruiz Zafon



    Avant le gel-Henning Mankell








      L'élégance du hérisson- Muriel Barbery




        Cassiopée- Michèle Marineau




          Hell.com- Patrick Sénécal



            Une histoire de tout, ou presque... Bill Bryson

              Londres en quelques jours- Lonely Planet





                Scotland- Lonely Planet



                      Les 1001 sites naturels qu'il faut avoir vus dans sa vie- Michael Bright

                      Le choix d'aimer


                      «Voilà les choses de ma vie dont je suis sûre:
                      Je m'appelle Callie Rose. Je n'ai pas de nom de famille. J'ai seize ans aujourd'hui. Bon anniversaire, Callie Rose. Ma mère s'appelle Perséphone Hadley, fille de Kamal Hadley.
                      Kamal Hadley est le chef de l'opposition - et c'est un salaud intégral. Ma mère est une Prima - elle fait donc partie de la soi-disant élite dirigeante.
                      Mon père s'appelait Callum McGrégor.
                      Mon père était un Nihil.
                      Mon père était un meurtrier.
                      Mon père était un violeur.
                      Mon père était un terroriste.
                      Mon père brûle en enfer.
                      Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Dans ce monde, une enfant métisse est pourtant née, Callie Rose. Une vie entre le blanc et le noir. Entre l'amour et la haine. Entre des adultes prisonniers de leurs propres vies, de leurs propres destins. Viendra alors son tour de faire un choix. Le choix d'aimer, malgré tous, malgré tout...»

                      *****

                      Pour ce troisième tome de la brillante trilogie de Malorie Blackman, la fille de Sephy, Callie Rose, tient le rôle du personnage principal.
                      Je croyais que ça allait me décevoir. Je croyais que Sephy allait être mise aux rencarts et qu'on en parlerait plus. Je me suis trompée. Et j'en suis bien heureuse !
                      En effet, si Callie Rose devient effectivement le personnage principal de «Le choix d'aimer», la parole est également donnée à de nombreux autres personnages, dont Sephy, Jude, Meggie et Jasmine. Cette forme de narration est très intéressante, puisqu'elle permet de comprendre ce qui se passe dans la tête de chacun des personnages.
                      J'ai beaucoup aimé ce troisième tome de la trilogie. Un peu plus que le deuxième et juste un peu moins que le premier.
                      Je l'ai dévoré dans le temps de le dire. Quel dommage que ce soit le dernier tome !
                      Il ne me reste plus qu'à lire «La couleur de la peur». Malgré le titre qui fait beaucoup penser à celui-ci, c'est une histoire complètement différente, mais, paraît-il, tout aussi intéressante. J'ai hâte de voir !
                      *****

                      Les livres de la trilogie


                      Entre chiens et loups /Noughts and Crosses
                      La couleur de la haine / Knife Edge
                      Le choix d'aimer / Checkmate

                      samedi 2 janvier 2010

                      La couleur de la haine

                      « J'ai compris que je ne savais rien de la manière dont je devais m'occuper de toi, Callie. Tu n'étais plus une chose sans nom, sans réalité. Tu n'étais plus un idéal romantique ou une simple manière de punir mon père. Tu étais une vraie personne. Et tu avais besoin de moi pour survivre. Callie Rose. Ma chair et mon sang. A moitié Callum, à moitié moi, et cent pour cent toi. Pas une poupée, pas un symbole, ni une idée, mais une vraie personne avec une vie toute neuve qui s'ouvrait à elle. Et sous mon entière responsabilité.
                      Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Noirs et Blancs ne se mélangent pas. Jamais. Pourtant, Callie Rose est née. Enfant de l'amour pour Sephy et Callum, ses parents. Enfant de la honte pour le monde entier. Chacun doit alors choisir son camp et sa couleur. Mais pour certains, cette couleur prend une teinte dangereuse... celle de la haine.»
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                      «La couleur de la haine» est la suite de «Entre chiens et loups", livre pour lequel j'avais eu un coup de coeur. J'avais très hâte de me replonger dans ce monde cruel et malgré tout pas si différent du nôtre.
                      Callum, un personnage que j'ai adoré, est décédé. Maintenant, la responsabilité d'élever Callie Rose, retombe entièrement sur les épaules de Sephy. Dans un monde ou blanc et noir ne se mélange pas, trouver assistance n'est pas facile. Sephy devra subir toutes sortes d'insultes tout en essayant de préserver sa fille comme elle le peut. Comme si elle n'en avait pas assez de la haine de tous ceux qui l'entoure, Jude, le frère de Callum, veut se venger et la tuer (il faut avoir lu le premier tome pour comprendre).
                      Comme dans le premier tome, on a toujours l'impression que les personnages vont enfin connaître la paix... jusqu'à ce qu'un nouvel événement tragique arrive. On en peut plus d'espérer pour eux, on en devient même fâchés, et pourtant, on est incapable de lâcher le livre parce qu'il y a toujours de l'espoir.
                      J'entame à l'instant le troisième tome, «le choix d'aimer». Voyons voir si la situation s'améliorera enfin !
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                      Les tomes de la série


                      Entre chiens et loups /Noughts and Crosses
                      La couleur de la haine / Knife Edge
                      Le choix d'aimer / Checkmate