samedi 31 juillet 2010

Nouvelles acquisitions, juillet 2010

Quatre nouvelles acquisitions en cette fin juillet:



Soeur des cygnes, tome 1 et 2, de Juliet Marillier :


Depuis la fin de mon secondaire, ma correspondante Gerja me vante les talents de cette auteure qui l'a marquée. Ça fait très longtemps que je souhaitais la découvrir, mais ses titres sont introuvables à la bibliothèque municipale et je ne disposais que de titres en anglais pour faire mes recherches. Je suis récemment tombée sur ces titres sur Amazon et je me suis empressée de les acheter. J'ignore si ce sont les livres dont me parlait ma correspondante (car en anglais il y avait trois tomes et il semble que cette série-ci n'en ait que deux) mais la lecture de ses résumés ainsi que des critiques lues sur Babelio m'ont semblé très prometteuses !



Now or Never l'urgence d'agir- Edel Gött :
Livre reçu dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babelio, pour la première fois disponible au Québec ! Le but de l'opération est simple : faire de la promotion pour des livres. On vous envoie donc un livre gratuitement par la poste et en retour, vous vous engagez à publier une critique de ce livre dans le mois suivant sa réception, à la fois sur votre blog et sur Babelio. Comme j'ai reçu mon exemplaire le 26 juillet, vous devriez donc voir apparaître ma critique de ce livre d'ici le 26 août, si tout se déroule bien !


La solitude des nombres premiers- Paolo Giordano :
Hier, je suis allée à la librairie pour trouver un cadeau à une amie. Mais je n'ai pas su résister à la tentation de m'offrir un livre. Le choix a été difficile, mais il s'est finalement porté sur ce roman de Paolo Giordano qui semble remporter un succès certain ! J'ai bien hâte de m'y plonger !


dimanche 18 juillet 2010

Les noces barbares

Résumé de l'éditeur :

Fruit d'une alliance barbare et d'un grand amour déçu, Ludovic, enfant haï par sa trop jeune mère - Nicole et ses grands-parents, vit ses premières années caché dans un grenier.
La situation ne s'arrange guère après le mariage de Nicole avec Micho, brave et riche mécanicien qui cherche à protéger Ludovic. Hantée par ses amours brisées, sombrant dans l'alcoolisme et méprisant son mari, la jeune femme fait enfermer son fils dans une institution pour débiles légers. Mais Ludovic n'est pas l'arriéré qu'on veut faire de lui. Il ne cesse de rêver à sa mère qu'il adore et qu'il redoute. Même une première expérience amoureuse ne parvient pas à l'en détourner. Son seul but, son unique lumière : la retrouver.
S'enfuyant un soir de Noël, il trouve refuge sur la côte bordelaise, à bord d'une épave échouée, écrit chez lui des lettres enflammées qui restent sans réponse. Et c'est là-bas, sur le bateau dont il a fait sa maison, que va se produire entre Nicole et son fils une scène poignante de re-connaissance mutuelle - qui est aussi le dernier épisode de leurs noces barbares.

Mon commentaire :

Au risque de me faire faire huer, j'ai été plutôt déçue par ce roman semi-autobiographique de Yann Quéffélec. Aux dires de toutes les critiques que j'ai lues, c'est un roman vibrant d'émotions et à peine supportable tant il évoque des sentiments tabous.
Pourtant, moi, je n'ai pas senti tant d'émotions dans cette écriture que je n'ai pas du tout comprise. Peut-être est-ce pour cela, d'ailleurs, que je suis restée de marbre devant la relation mère-fils épouvantable de Nicole et de Ludovic. Je suis pourtant loin d'être une sans coeur, versant sans cesse des larmes au moindre petit événement triste dans mes lectures et dans ma vie.
Le roman est écrit, il faut le préciser, en argot France. Cela explique sans doute en partie le fait que je me sois sentie déconnectée de l'histoire. Je ne comprenais pas toujours non plus les sous-entendus des pensées tordues de Ludovic.
En dépit de tout cela, je peux comprendre sans mal le succès qu'a eu Les noces barbares. Il évoque un sujet tabou, celui du non-amour d'une mère pour son fils sans passer par quatre chemins, à la manière de Il faut qu'on parle de Kevin. C'est donc dommage, et surtout inexplicable, que je n'aie pas ressenti toute la révolte et tout le dégoût que j'ai ressenti en lisant ce dernier roman !
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jeudi 15 juillet 2010

Les chemins de Maison Haute

Titre original:

Clouded Hills

Quatrième de couverture :

Les Chemins de la Maison Haute n'est pas de ces ouvrages fabriqués pour une carrière éphémère, le temps d'un été et d'un best-seller. C'est l'oeuvre d'un écrivain déjà totalement accompli.
À la beauté de l'écriture - admirablement rendue par la traduction de Michel Ganstel- correspond la subtilité de l'analyse psychologique des protagonistes d'un écrit tout en nuances, en touches impressionnistes qui sont la vie même.
Virginie, l'héroïne des Chemins de Maison Haute, hantera désormais nos mémoires. Le destin de cette jeune femme, mariée à seize ans contre son gré pour préserver la fortune familiale, forme la trame d'un extraordinaire roman - une des plus belles histoires d'amour qui aient jamais été contées. Et ce destin rappellera, pour des millions de lectrices et de lectueurs, celui de Meggie, l'héroïne du superbe livre de Colleen McCullough, Les oiseaux se cachent pour mourir.

Mon résumé :

Comme la quatrième de couverture de ce livre est tout sauf un résumé, je prendrai la peine pour cette fois de faire un résumé de l'histoire de Brenda Jagger, même si cela paraît difficile dû à la longue période sur laquelle se déroule l'histoire et aussi au nombre de personnages.
Les chemins de Maison Haute a comme personnage principal Viginie Barforth, qui, au début de l'histoire, est la petite-fille cadette du grand Barforth, propriétaire richissime d'une usine de filature. Barforth est un personnage haïssable, ne pensant qu'à sa fortune et aux profits de son usine et négligeant toute sa famille, excepté son petit-fils Edwin, le grand frère de Virginie, à qui il a l'intention de léguer l'usine à sa mort.
Lorsque les employés de l'usine se révoltent pour leurs pitoyables conditions de travail, Edwin est tué et détruit par le fait même tous les espoirs de son grand-père de voir le succès de son usine se perpétrer dans les générations suivantes. Pourtant, il ne s'avoue pas battu et se souvient tout à coup de l'existence de sa petite fille de seize ans, qu'il dote à l'excès et qu'il marie à un cousin Barforth éloigné qu'il a toujours détesté, mais dont il ne doute pas des qualités pour réussir.
C'est ainsi que Virginie passe de la petite fille ignorée de tous à celle qui doit sauver la famille a un prix qu'elle n'est pas tout à fait prête à payer.
Le mariage de Virginie n'est pas tout à fait malheureux, mais il n'est pas heureux non plus. Quelques années après son mariage, elle rencontre Charles Aycliffe, fils renié d'un bourgeois très riche, et tombe en amour avec lui. Pourtant, celui-ci n'a rien a lui offrir, et Virginie se retrouvera forcée à faire des choix.

Mon commentaire :

J'ai trouvé cette histoire charmante, mais d'un charme légèrement désuet et dépassé. Je ne vous cacherai pas qu'il y a des longueurs, et que quelquefois, j'ai été excédée par certains personnages et par l'écriture qui m'a semblée trop impersonnelle, s'attardant sur des détails insignifiants et passant par-dessus ceux qui nous intéressent.
Malgré cette frustration, j'ai été incapable de laisser le livre, parce que j'attendais toujours impatiemment de savoir si l'auteure finirait par en dire plus (ou moins, dépendamment du segment de l'histoire dans lequel j'étais).
Au final, je me rends compte que je ne sais trop quoi penser de ce livre. L'ai-je aimé ou non ? Je crois que je l'aurais adoré si je l'avais lu il y a quelques années. Mais il y a des livres qui vieillissent bien, et d'autres qui vieillissent mal. Je crois malhereusement que les chemins de Maison Haute font partie de cette dernière catégorie. Ce n'est pas le sujet qui vieillit mal, mais la façon de le raconter qui n'est pas sans rappeler un peu les Harlequin, Autant en emporte le vent, ou encore, comme le souligne la quatrième de couverture, Les oiseaux se cachent pour mourir.
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lundi 12 juillet 2010

Challenge littérature au féminin

Je viens, sur un coup de tête, de m'inscrire à un nouveau challenge de lecture, le Challenge " littérature au féminin " de Littérama.
Celui-ci a commencé en juin et se terminera en juin 2011.
Il s'agit de choisir cinq livres ou plus parmi une liste présélectionnée dont la héroïne est une femme ou qui a été écrit par une femme de lettres et de faire un billet sur ceux-ci.



Voici donc la liste des cinq livres que j'ai choisis :

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee
Milles soleils splendides- Khaled Hosseini (Lu: 8 août 2010)
Madame Bovary- Gustave Flaubert
Antigone- Jean Anouilh (Lu: 19 novembre 2010)
Les chutes- Joyce Carol Oates (Lu : 7 janvier 2011)
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mardi 6 juillet 2010

Stupeur et tremblements

Titre anglais:

Fear and Trembling

Quatrième de couverture:

Monsieur Haneda était le supérieur de monsieur Omochi, qui était le supérieur de monsieur Saito, qui était le supérieur de mademoiselle Mori, qui était ma supérieure. Et moi, je n'étais la supérieure de personne.
On pourrait dire les choses autrement. J'étais aux ordres de mademoiselle Mori, qui était aux ordres de monsieur Saito, et ainsi de suite, avec cette précision que les ordres pouvaient, en aval, sauter les échelons hiérarchiques.
Donc, dans la compagnie Yumimoto, j'étais aux ordres de tout le monde.
Résumé et commentaire :
Stupeur et tremblements raconte les déboires d'Amélie Nothomb au sein d'une entreprise japonaise. D'abord assez bien considérée, quoique ignorée par la plupart, elle commettra tout au long du roman, ou plutôt de sa vie au sein de cette entreprise, une série de gaffes qui la feront descendre dans l'estime des gens tout comme dans les échelons. Au final, elle se retrouvera à récurer les chiottes du 44e étage, au plus grand plaisir de sa supérieure immédiate...
Pourtant, les gaffes en questions sont idiotes. Elles sont tout d'abord incompréhensibles à nos pauvres yeux d'Occidentaux, et en plus elles nous semblent tellement banales. Le fait que Nothomb ait pu tenir aussi longtemps dans une telle entreprise me semble être un exploit !
En tout cas, ce livre aura eu l'avantage de bien me faire rigoler, de me confirmer que j'aime beaucoup l'écriture autodérisoire d'Amélie Nothomb, mais surtout de me faire réaliser que si les façons de penser des Japonais nous semblent si ridicules, c'est qu'ils doivent bien nous trouver complètement fous eux aussi !
Extraits :
Voici un petit extrait qui tend malheureusement à confirmer ma théorie :
Tout étranger désirant s'intégrer au Japon met en son point d'honneur à respecter les usages de l'Empire. Il est remarquable que l'inverse soit absolument faux : les Nippons qui s'offusquent des manquements d'autrui à leur code ne se scandalisent jamais de leurs propres dérogations aux convenances des autres.
Et un autre extrait qui m'a bien fait rigoler:
Au matin, mes bourreaux arriveront et je leur dirai: « J'ai failli ! Tuez-moi. Accomplissez mon ultime volonté: que ce soit Fubuki qui me donne la mort. Qu'elle me dévisse le crâne comme à un poivrier. Mon sang coulera et ce sera du poivre noir. Prenez et mangez, car ceci est mon poivre qui sera versé pour vous et pour la multitude, le poivre de l'alliance nouvelle et éternelle. Vous éternuerez en mémoire de moi.»
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Autres livres d'Amélie Nothomb que j'ai lus :
Mercure
Attentat

lundi 5 juillet 2010

La ferme des animaux

Titre original:

Animal Farm

Résumé de l'éditeur :

Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : " Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d'alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux. " Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : " Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres. "

Mon commentaire:

«Ces scènes d'épouvante et ces massacres, ce n'était pas ce que nous avions appelé de nos voeux la nuit où Sage l'Ancien avait exalté en nous l'idée du soulèvement. Elle-même se fût-elle fait une image du futur, ç'aurait été celle d'une société d'animaux libérés de la faim et du fouet: ils auraient été tous égaux, chacun aurait travaillé suivant ses capacités, le fort protégeant le faible, comme elle avait protégé de sa patte la couvée de canetons, cette nuit-là où Sage l'Ancien avait prononcé son discours. Au lieu de quoi, elle n'aurait su dire comment c'était arrivé- des temps sont venus où personne n'ose parler franc, où partout grognent des chiens féroces, où l'on assiste à des exécutions de camarades dévorés à pleines dents après avoir avoué des crimes affreux.»

Cet extrait résume en lui-même toute l'histoire de La ferme des animaux.
Il y aura toujours des dominants et des dominés. Voilà la morale que George Orwell a sans doute voulu transmettre dans ce court roman d'à peine 151 pages.
Comme l'explique la quatrième page de couverture, l'histoire raconte la révolte des animaux d'une ferme qui décident de ne plus se soumettre aux humains qui les maltraitent. Ils chassent donc le propriétaire de la ferme où ils demeurent, ainsi que sa femme, afin de pouvoir vivre libres et de mener la ferme à leur guise.
Pourtant, peu à peu, sans trop qu'ils s'en aperçoivent, les cochons prennent le pouvoir de la ferme, et commandent tout les animaux. Plus l'histoire avance et plus les cochons ressemblent aux humains, allant jusqu'à modifier les Sept Commandements qu'ils ont décidé de suivre après le soulèvement, de manière et les contourner :

1. Tout deuxpattes est un ennemi.
2. Tout quatrepattes ou tout volatile, un ami.
3. Nul animal ne portera de vêtements.
4. Nul animal ne dormira dans un lit.
5. Nul animal ne boira d'alcool.
6. Nul animal ne tuera un autre animal.
7. Tous les animaux sont égaux.

Ainsi, avant même d'avoir compris ce qui leur arrivait, les animaux se sont retrouvés dans un état d'esclavage pire encore que celui sous lequel ils vivaient lorsque Mr Jones dirigeait la ferme.
Un petit livre agréable, donc, pour lequel je ne m'attendais certainement pas à avoir tant de plaisir de lecture ! Des animaux qui parlent et qui prennent le commandement d'une ferme, voilà qui me paraissait totalement absurde, mais qui sert bien la morale de l'histoire.
J'ai bien l'intention de lire d'autres romans de George Orwell bientôt !
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dimanche 4 juillet 2010

L'ombre du vent

Titre original:

La Sombra Del Viento

Titre anglais:

Shadow of the Wind

Résumé de l'éditeur:

Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets " enterrés dans l'âme de la ville " : L'Ombre du Vent. Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie.

Mon commentaire:

J'ai toujours imaginé Barcelone comme étant une ville festive, joyeuse et ensoleillée. Si comme moi, vous avez cette image de la capitale catalane, ne vous attendez pas à la retrouver dans ce roman de Carlos Ruiz Zafon.
Cef fût pour moi un véritable choc de découvrir dans l'Ombre du vent une ville sinistre, pluvieuse, venteuse et au ciel de cendres ! Heureusement, mon choc n'a pas tardé à faire place à la curiosité, puis à l'emportement total !
Que dire de l'Ombre du vent ? Je n'en ai pas l'ombre d'une idée, sans mauvais jeu de mots ! C'est trop différent de tout ce que j'ai pu lire avant. Je crois que toute la fascination que l'on peut ressentir en tournant ses pages est en grande partie due à cette atmosphère tout à fait indescriptible. Il faut le lire. Que dis-je ? Il faut le vivre pour le comprendre.
Je me contenterai donc de saluer le talent de son auteur, dont je suis moi aussi devenue une grande admiratrice, tant pour la sagesse de son écriture que pour sa logique et la fertilité de son imagination !
Je souligne également le travail du traducteur, François Maspero, qui a sû rendre ce livre aussi authentique que si je l'avais lu en version originale ! Il faut beaucoup de talent, à mon avis, pour ne pas faire perdre son lustre à ce petit bijou !
Je recommande ce bouquin à tous sans hésitation et sans restriction ! Lisez-le, si ce n'est déjà fait, et redonnez-moi en des nouvelles !
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dimanche 27 juin 2010

Les enfants de la terre- Le clan de l'ours des cavernes


Titre original:

The Clan of the Cave Bear

Résumé de l'éditeur:

Il y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s’achève et la Terre commence à se réchauffer. Lentement, durant des millénaires, l’homme s’est peu a peu dégagé de la bête et il apparait à peu près tel qu’il est aujourd’hui. Il connait l’outil, le feu, le vêtement. Il fabrique des armes pour chasser, aménage des grottes pour s’abriter. Dans le chaos de la nature, il est parvenu à créer un peu d’harmonie. En ces premiers temps du monde, Ayla, une fillette de cinq ans, échappe à un tremblement de terre et se sort des griffes d’un lion pour se refugier auprès d’un clan étranger. Très vite, les gestes et les paroles d’Ayla suscitent l’étonnement et l’inquiétude.

Mon résumé:
Alors que les hommes de Néandertal achevaient leur présence sur la Terre, un nouveau peuple commençait à y faire son apparition... Parmi ceux que les hommes du Clan de l'ours des cavernes appelaient les Autres, vivait une petite fille de cinq ans, Ayla. Un jour, un terrible tremblement terre détruisit son campement et tua ses parents. La fillette dût donc tenter de survivre de ses propres moyens et affronter de terribles épreuves qu'on imagine pas pour une petite fille.
Un jour, alors qu'elle venait de se faire attaquer par un lion des cavernes, elle fût recueillie par la guérisseuse du clan de l'ours des cavernes, qui lui aussi était en quête d'un nouveau foyer suite au tremblement de terre.
Déjà, l'adhésion de cette fillette du clan des Autres ne faisait pas l'unanimité. En effet, comment pouvait-on accepter un membre si différent d'eux-mêmes ? La fille était anormalement grande, avait les cheveux blonds et les yeux bleus, un menton et elle parlait, riait, pleurait... Tant de différences inacceptables à leurs yeux.
Mais Iza la guérisseuse tint bon, et peu à peu Ayla fût tolérée au sein du clan, au grand damn de Broud, le fils du chef qui ne supportait pas de ne plus être le centre de l'attention.
Tout au long de l'histoire, Ayla fera des gaffes qui sont inacceptables, voire passibles du châtiment mortel aux yeux du clan mais qui pourtant lui seront toujours pardonnées. Ceci contribuera à augmenter la rage et l'impuissance de Broud, qui cherchera par tous les moyens d'obtenir vengeance sur cette étrangère de l'Autre clan.
Mon commentaire:
Wow ! J'ai été épatée par la qualité de ce roman. Il n'est déjà pas facile d'écrire sur la préhistoire, mais là l'auteure a de toute évidence fait tellement de recherches que tout semble parfaitement crédible ! D'ailleurs, les spécialistes de la préhistoire ont salué la qualité de son oeuvre.
Lire le Clan de l'ours des cavernes, c'est apprendre et avoir beaucoup de plaisir en même temps. J'ai vraiment été surprise de rentrer autant dans l'histoire, et surtout si vite. J'ai toujours aimé les romans qui se passent dans les temps très anciens, mais ordinairement je trouve qu'ils manquent d'action et de précisions sur le mode de vie des habitants. Cette fois-ci, les actions se succèdent les unes aux autres comme dans un bon film d'action et vous en apprendrez plus que vous ne l'auriez jamais cru à propos du mode de vie des hommes de Néandertal et des hommes de Cromagnon.
Vous vous attacherez à la petite Ayla comme vous ne vous êtes attachés à peu de personnages et vous haïrez Broud autant que si vous le connaissiez personnellement. Il est tellement mesquin, jaloux et méchant... Juste d'y penser, j'ai encore les dents qui se serrent près de douze heures et un dodo après avoir terminé la lecture du livre.
J'ai très hâte de lire la suite ! Mais pour l'instant, je dois me concentrer sur les autres livres que j'ai choisis pour mon challenge ABC...
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Les tomes de la saga Les enfants de la Terre:
1- Le clan de l'ours des cavernes
2- La vallée des chevaux
3-Les chasseurs de mammouths
4-Le grand voyage
5-Les refuges de pierre (partie 1 et 2)
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lundi 21 juin 2010

Acquisitions, mai 2010

Plusieurs acquisitions en mai dernier. De nombreux livres portent sur l'Écosse, dont je reviens. Le folklore et la tradition orale de ce pays m'ont fascinée. En voici la preuve !



Scottish Ghosts- lily Seafield:
Les histoires de fantômes font partie intégrante de la culture écossaise. Qui va en Europe sans en entendre quelques-unes n'est pas réellement allé en Écosse !


Scottish Witches- Lily Seafield:

Comme bien d'autres pays, l'Écosse accusait autrefois de nombreuses femmes d'être des sorcières, à défaut de pouvoir expliquer leurs dons particuliers. Ce livre retrace les principales histoires de sorcières du pays.



Scottish Myths and Legends- Judy Hamilton:
J'ai de la suite dans les idées ! Je ne pouvais lire les histoires de fantômes et les histoires de sorcières et passer à côté des nombreuses autres légendes qui sont encore transmises de génération en génération ! Sans compter qu'on y parle du fameux monstre du Loch Ness !

Scottish Ghost Stories- James Robertson :

Acheté sur un coup de tête suite à un tour de peur à dresser les cheveux sur la tête dans les voûtes souterraines d'Édimbourg. À ne pas manquer si vous visitez la capitale de l'Écosse !






Invisible Cities- Italo Calvino :

Dans ma liste de livres à lire depuis des années et introuvable à la bibliothèque municipale, j'ai décidé de l'acheter usagé sur Amazon.








Le Café de l'Excelsior- Philippe Claudel :
Idem. Dans ma LAL et introuvable. Vive Amazon et les bouquins usagés !




Prenez soin du chien- J.M Erre:

Aussi acheté sur Amazon, mais neuf cette fois-ci (version usagée introuvable). Espérons que je ne serai pas déçue !

Cercle de pierre- Le Talisman

Titre original:

Dragonfly in Amber

Résumé de l'éditeur :

1968. A la mort de son mari, le docteur Claire Beauchamp-Randall emmène sa fille en Écosse, sur les lieux mêmes où, vingt ans plus tôt, elle a vécu d'extraordinaires aventures... Là, elle révèle à Brianna l'incroyable secret qu'elle n'a jamais dévoilé depuis qu'elle fut retrouvée inanimée auprès d'un menhir, dans un ancien site mégalithique, après trois années d'une absence inexpliquée. Ce second volet des aventures de Claire Beauchamp à travers l'Histoire entraîne le lecteur dans le Paris du siècle des Lumières. Après avoir fui l'Écosse où ils sont devenus hors-la-loi, Claire et Jamie, le jeune Highlander qu'elle a épousé, gagnent la capitale française à la rencontre de Charles-Edouard Stuart, le prétendant au trône d'Écosse et d'Angleterre, venu solliciter l'appui de son cousin Louis XV Leur objectif : décourager ses tentatives d'accession au trône qui, Claire le sait, marqueraient à coup sûr le début d'une répression sanglante dans les Highlands. Le couple se lance alors dans une course effrénée pour modifier le cours de l'Histoire. Pour cela, il devra affronter un monde sans pitié où il ne pourra compter que sur lui-même et la force de son amour avant de découvrir, à ses dépens, qu'on ne joue pas impunément avec la destinée humaine.
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Mon résumé:
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Dans la suite de Le Chardon et le Tartan, nous retrouvons Claire Beauchamp Fraser en 1968 alors qu'elle amène sa fille en Écosse dans le but de lui révéler cette partie de sa vie qu'elle n'a osé conter à personne. Elle se met donc à lui raconter son histoire d'amour avec un highlander écossais du XVIe siècle, espérant que sa fille arrivera à la croire et à accepter que son père n'est pas celui qu'elle a cru toute sa vie.
Nous retournons donc dans le passé avec Claire alors qu'elle nous raconte les dernières années qu'elle a passées auprès de Jamie, son mari en Écosse. Elle raconte à sa fille toutes les astuces dont elle et son mari ont usé pour tenter de faire avorter les plans de Charles-Édouard Stuart pour déclencher la bataille de Culloden qui s'est révélée déterminante pour la suite de l'Histoire.
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Mon commentaire:
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La majeure partie de ce tome se déroule à Paris auprès de personnages historiques de la noblesse française, anglaise et écossaise, nous incrustant ainsi au coeur même d'une partie de l'histoire inconnue de plusieurs personnes. Ceci n'était pas pour me plaire, car Paris est infiniment moins exotique à mes yeux que les Highlands écossais. Toutefois, je découvre que Diana Gabaldon a une plume magique, car elle a rapidement réussi à me faire oublier ma déception.
De plus, à travers toute cette histoire, voire même toute cette politique, nous retrouvons nos personnages chouchous en Jamie et Claire, qui filent toujours le parfait amour. Les situations cocasses ne manquent pas non plus, tout comme dans le premier tome.
En lisant ce livre, j'ai eu parfois le sourire au lèvres, parfois les larmes aux yeux, mais d'une manière ou d'une autre, il ne m'a jamais laissée indifférente. Si les détails historiques me perdaient parfois, ce n'était jamais assez pour me faire perdre le fil d'histoire. En fait, ça n'a fait que renforcir ma résolution d'en apprendre plus sur l'histoire fascinante de l'Écosse !
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Les tomes de la saga Cercle de pierre
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II- Le Talisman
III- Le Voyage
IV- Les Tambours de l'automne
V- La croix de feu, partie 1
La croix de feu, partie 2
VI- Un tourbillon de neige et de cendres, partie 1
Un tourbillon de neige et de cendres, partie 2

lundi 14 juin 2010

Avant le gel

Titre original:

Innan Frosten

Titre anglais:

Before the Frost

Résumé de l'éditeur:

Fin août 2001, dans la forêt aux abords d'Ystad, la police fait une atroce découverte: une tête de femme coupée, deux mains jointes comme pour la prière reposent près d'une bible aux pages griffonnées d'annotations. Ce crime intervient après une série d'incidents macabres, notamment l'immolation d'animaux par le feu. Le commissaire Wallander est inquiet. Ces actes révoltants seraient-ils le prélude à d'autres sacrifices, humains cette fois, et de plus vaste envergure? Linda Wallander arrive à Ystad, impatiente d'endosser l'uniforme de la police. Contre l'avis de son père, dont elle partage déjà l'anticonformisme et l'irascibilité, elle se lance dans une enquête parallèle, qui l'entraîne vers une secte religieuse fanatique, résolue à punir le monde de ses péchés. Linda va bientôt le regretter...

Mon résumé:

En novembre 1978, un événement terrible se produisait aux Guyanes. Tous les membres d'une sectes appelée le Temple du Peuple se suicidaient ou y étaient forcés. Dans le prologue de Avant le gel, on fait la connaissance d'un rescapé fictif de cette tragédie appelé Erik.
Puis l'histoire se poursuit en août 2001 en Scanie, alors que plusieurs événements étranges se produisent. Un sadique asperge des cygnes et un taureau d'essence avant de jeter une allumette, la tête et les mains d'une femme solitaire sont retrouvées dans une cabane perdue au fond des bois, et l'amie de Linda, fille du commissaire Wallender disparaît. Tous ces tragédies, incluant celle des Guyanes en 1978, sont en fait liées ensemble par un lien qu'il serait inapproprié de dévoiler ici.
Ce que je peux dire, c'est que Linda, la fille du commissaire, ne fait pas encore partie de la police, mais se mêle un peu trop de ce qui ne la regarde pas au goût de son père, des autres policiers, et surtout des gens qui l'ont à l'oeil !

Mon commentaire:

Voilà le meilleur livre policier que j'ai lu depuis un bon bout de temps. Je viens pourtant d'en finir un excellent avec Mystic River... Et pourtant, Avant le gel m'a emballée comme si je n'avais pas lu un bon policier depuis des années. C'était mon premier Henning Mankell et certainement pas mon dernier.
J'ai adoré l'atmosphère grisâtre et lourde de son roman, les lieux où se passent le roman (j'ai toujours eu un faible pour les pays scandinaves), et surtout les personnages simples mais attachants que sont Kurt et Linda Wallender. Je les suivrais d'un roman à l'autre sans me faire prier !
Les éléments de l'enquête se dévoilent lentement, il est vrai, mais on les savoure. Tout comme avec Mystic River, jamais je ne me suis sentie impatiente de découvrir la fin, sans que cela soit négatif de quelque manière que ce soit.
J'ai aussi beaucoup aimé le fait que pour une fois, le rôle de celui qui enquête soit attribué à une femme, qui n'est pas encore dans la police qui plus est ! L'intrépidité et le petit côté « j'ai le don de me mettre dans des situations impossibles » de Linda m'ont charmé et bien divertie !
Je recommande à tous les amateurs de policiers de lire ce roman d'Henning Mankell. Tous les ingrédients pour une bonne recette de roman policier y sont !
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mercredi 9 juin 2010

Mystic River

Titre original:

Mystic River

Résumé trouvé sur Babelio :


East Buckingham, non loin de Boston, abrite le quartier des locataires, les Flats et celui de petits propriétaires, le Point. Aux Flats, l'avenir des habitants se résume aux allocations chômage de fin de mois. Au Point, on espère se faire une petite vie tranquille loin des voyous de "Cradeville". Mais quelquefois, les enfants de ces deux quartiers aiment à se retrouver. C'est le cas de Jimmy Marcus et Dave Boyle des Flats et de Sean Devine de Point. Leurs familles se connaissent car les pères travaillent dans la même entreprise de chocolat… même si le père de Sean est contremaître et celui de Jimmy, simple ouvrier. Un samedi de 1975, alors que les trois gamins se bagarrent dans la rue, deux prétendus policiers descendent de voiture, les sermonnent et se proposent de raccompagner le petit Dave chez lui. L'enfant ne réapparaît que quatre jours plus tard. Tous comprennent et se taisent. Dave, qui a subi le pire, se réfugie lui aussi dans le silence et la culpabilité. Vingt-cinq ans plus tard, l'assassinat de Katie, la fille de Jimmy Marcus, portera en écho le sceau de cet événement tragique et indicible.
S'il délaisse ses personnages habituels (les détectives privés Patrick Kenzie et Angela Gennaro), Dennis Lehane n'abandonne pas pour autant ses thèmes favoris comme l'amour et la trahison, la faute, la culpabilité, le remord et la vengeance et livre là son chef-d'œuvre. Mystic River, dont Clint Eastwood a acheté les droits, c'est Shakespeare au cœur de l'Amérique avec, en son sein, les lumières et les ténèbres des hommes qui se défendent d'être des héros et n'aspirent qu'au bonheur. -- Claude Mesplède

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Mon commentaire:

Mystic River était mon premier Dennis Lehane. Ça faisait déjà un bon bout de temps que j'avais ce roman dans ma bibliothèque, mais on dirait que parce qu'il était en anglais, je rechignais toujours à le lire, surtout que je ne connaissais pas l'histoire, n'ayant pas vu le film. Le Challenge ABC était donc l'occasion rêvée pour le lire !
Je dois avouer que j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire. Quant à savoir si c'est parce que ça ne m'intéressait pas, si c'est parce que j'avais du mal à me mettre en mode "anglais", ou parce que j'ai délaissé le livre après l'avoir à peine débuté pendant trop longtemps... Allez savoir.
Ce que je peux vous dire, par contre, c'est qu'une fois bien entrée dans l'histoire, j'étais curieuse de savoir comment ça allait pouvoir se terminer ! L'histoire est si bien bâtie qu'on se demande quel peut être le lien entre les deux meurtres dont il est question. En fait, il y a-t-il vraiment deux meutres ou ne s'agit-il que d'un seul ? Il n'y a pas à dire, il y a du questionnement dans l'air ! Pourtant, en même temps, ça ne m'a pas empêchée de lire ce roman tranquillement, à mon rythme. Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose ! Ça m'a permis de savourer toutes les parties de l'enquête et du roman, mais je n'ai pas ressenti cette fièvre qui me fait parfois trembler tant j'ai hâte d'arriver au dénouement.
J'ai beaucoup aimé la façon dont Lehane décrit les sentiments de ses personnages. Ils semblent si vrais, si humains ! Ça semble tellement réaliste que j'avais parfois l'impression que Lehane a vécu absolument tous les événements qu'il décrit dans son livre ! C'est un aspect que j'ai particulièrement apprécié de l'écriture de Lehane et j'espère que je le retrouverai lorsque je lirai un autre de ses romans.
Bref, il est très difficile pour moi de vous décrire ce que j'ai ressenti en lisant Mystic River. J'imagine que vous devrez le lire pour l'expérimenter ! Je peux toutefois vous assurer une chose: vous ne serez certainement pas déçus !
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dimanche 16 mai 2010

Scotland

Résumé (Version française « Écosse »):

Partez a la chasse aux fantômes dans les caves d'Édimbourg.
Amusez-vous devant le spectacle des macareux d'Unst, l'île la plus septentrionale d'Écosse.
Découvrez le folklore écossais, dansez, chantez et participez a un ceilidh traditionnel dans un pub.
Faites voyager vos papilles et goutez au fameux haggis, de la panse de brebis farcie. Deux auteurs, 1000 heures de recherches, 76 cartes détaillées.
Des Écossais vous dévoilent leurs secrets : observation des baleines, ascension des Munros et vie d'artiste dans les Highlands.
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Mon commentaire:
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Scotland a été écrit par deux auteurs, Neil Wilson, un homme originaire de l'Écosse et qui connaît son pays comme le fond de sa poche, et Alan Murphy, qui a travaillé deux ans à Édimbourg et qui est littéralement tombé en amour avec le pays et ses habitants.
L'amour que portent ces deux auteurs transperce les pages de ce guide de Lonely Planet et se communique à nous. On voudrait pouvoir se transporter immédiatement dans ces Highlands d'Écosse au travers des Glen et des Loch, ou se reposer paisiblement sur l'une de ces plages coupées de toute civilisation dans les Outer Hebrides. En même temps, on voudrait vivre la vie citadine d'Édimbourg « and have a pint », visiter les distelleries, escalader les montagnes, assister aux festivals, aux Highlands games et même... goûter le haggis.
C'est pas compliqué, avec le guide que nous proposent ici les deux auteurs, il y a de quoi s'occuper pendant des années en Écosse. On aurait le goût de tout faire, alors pour quelqu'un qui comme moi ne va y passer que 7 jours, c'est plus une torture qu'un plaisir. Mais une torture.. agréable. Je ne suis pas encore partie que je veux y retourner, et visiter tous les recoins de ce pays qui m'a l'air merveilleux.
Le Guide Lonely Planet sur l'Écosse est définitivement le guide qui devrait accompagner tout voyageur dans ce pays.

samedi 8 mai 2010

Londres en quelques jours

Titre original:
London Encounter
Résumé de l'éditeur:
LONDRES EN QUELQUES JOURS POUR...
Admirer l'architecture de la Tate Modern et ses remarquables collections d'art contemporain (p. 13)...
Pique-niquer à Hyde Park, l'un des superbes parcs royaux au cœur de la ville (p. 15 et 121)...
Dénicher un objet insolite dans les nombreuses boutiques de Covent (p. 47)... Devenir expert en cocktails dans les bars ultra-cool de Notting Hill (p. 139)... S'aventurer dans les saveurs de la cuisine britannique moderne et dans celles du monde entier (p. 14 et 186)...
Découvrir en avant première, les grands groupes rock de demain à Camden (p. 173)
DÉCOUVREZ LA VILLE EN UN CLIN-D'OEIL...
Un plan de la ville détachable et une carte détaillée pour chaque quartier.
Tous les sites, monuments et musées, des grands classiques aux plus insolites.
Les meilleurs restaurants, bars, boutiques et clubs sélectionnés par des auteurs locaux.
Des portraits de véritables Londoniens, qui nous livrent leurs secrets pour mieux profiter de la ville.
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Mon commentaire:
J'ai adoré ce guide touristique ! D'habitude, les guides touristiques ont tendance à rapidement m'ennuyer, parce qu'ils sont trop compacts et donnent beaucoup trop d'informations pour qu'on puisse se faire une véritable tête sur la ville. C'est comme si j'avais du mal à sélectionner les informations pertinentes dans tout ce fatras d'informations.
Cette fois-ci, pour mon voyage à Londres, j'ai choisi un tout petit guide qui dresse le portrait de Londres comme il se doit de l'être pour un touriste dont la visite sera de courte durée. Tout le monde le sait, il y a des milliers de choses à faire à Londres. Mais lorsque vous n'avez qu'un, deux ou trois jours, sur quoi devez vous vous concentrer ? C'est ce que le guide vous dira, en plus de vous donner quelques bonnes adresses (mais pas trop).
Le guide est donc divisé comme suit:
  • Les incontournables ;
  • L'agenda des événements et festivals ;
  • Itinéraires suggérés ;
  • Guide des attractions et des bonnes adresses divisées par quartier (avec un plan détaillé pour chaque quartier) ;
  • Zoom sur... Un résumé des caractéristiques qui font de Londres ce qu'elle est ;
  • Mini portrait historique;
  • Hébergement;
  • Carnet pratique (transport, pourboires, etc.)
De plus, une belle carte détachable accompagne le guide pas trop grande ni trop détaillée, de sorte qu'on retrouve du premier coup d'oeil ou presque ce que l'on cherche. Et si on a besoin de plus de détails, on a qu'à se rapporter aux plans du quartier approprié !

The London Pass Guide 2009/10

Ces deux petits guides viennent avec la livraison de la London Pass, que j'ai acheté pour mon séjour à Londres du 20 mai au 23 mai.
Le petit guide bleu décrit en détails les offres offertes par la London Pass, que ce soit les attractions pour lesquelles nous passons gratuitement, celles pour lesquelles nous pouvons éviter la file ou celle où nous avons droit à un audioguide ou une visite guidée gratuite.
Ces attractions sont regroupées en catégories: Sites intéressants, bâtiments historiques, musées, galleries, tours, marches et croisières ainsi que loisirs (quilles, patinage, arcades, cinémas, théâtre, etc).
Le petit guide rouge, quant à lui, nous informe sur les offres spéciales auxquelles nous avons droit avec notre London Pass cette année. Il peut s'agir de rabais dans les restaurants, de souvenirs gratuits à l'achat d'un certain montant, de rabais sur les croisières, etc.
Ce qui est à la fois intéressant et agaçant dans ces guides, c'est qu'ils sont trilingues. Une partie en anglais, une partie en français et une partie en allemand. C'est très pratique pour les unilingues, mais ça implique que nous devons chercher dans chaque page le paragraphe écrit en notre langue. De plus, il va sans dire que cela réduit l'information sur les sites touristiques à leur minimum.
Bref, c'est un petit guide très intéressant, mais qui n'est pas complet sans un autre guide touristique traditionnel qui donne entre autres de bonnes adresses de restaurants, de bars et d'hôtel. De plus, dans le London Pass Guide, il n'y a aucune carte détaillée sur laquelle on puisse se fier.

jeudi 6 mai 2010

Cercle de pierre - Le chardon et le tartan

Titre original:

The Outlander

Résumé de l'éditeur:

Ancienne infirmière de l'armée britannique, Claire Beauchamp-Randall passe des vacances tranquilles en Écosse où elle s'efforce d'oublier les horreurs de la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front... Au cours d'une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d'un menhir. Elle s'en approche et c'est alors que l'incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743. L'Ecosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l'occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d'intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l'aventure et les périls, l'amour et la passion. Jusqu'au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu'elle aura découvert et le bonheur qu'elle a connu et qui, désormais, lui parait si lointain... Un grand roman aux multiples rebondissements qui entraîne le lecteur dans le monde sauvage et baroque du XVIIIe siècle écossais, en mêlant habilement fantastique et histoire, fiction et humour.

Mon commentaire :
J'ai tout simplement adoré ce roman de Diana Gabaldon, qui m'a été proposé par Laura. Elle a aussi adoré la saga de Mallaig et m'a mentionné que sa intérêt pour cette saga lui faisait penser à ce qu'elle avait vécu en lisant Le chardon et le tartan. Il ne m'en fallait pas plus pour me précipiter sur ce roman ! En plus, ça se passe en Écosse, où je vais être dans même pas trois semaines... Raison de plus pour ne pas résister !
Et bien, je n'ai pas été déçue du tout, même si c'était ce que je craignais en lisant la quatrième de couverture. Moi, les retours dans le temps, ça ne me branche pas. Enfin, pas la plupart du temps...
Je crois toujours que cette courte partie de l'histoire, celle qui se passe après la deuxième guerre mondiale, n'aurait pas été nécessaire, mais j'ai bien vite réussi à en faire abstraction une fois plongée dans les Highlands du XVIIIe siècle !
Wow ! L'aventure, les châteaux, les chevauchées, le procès pour sorcellerie, la belle histoire d'amour et l'humour... Tous les ingrédients étaient là pour me tenir les yeux scotchés après le livre.
J'ai adoré le personnage de Jamie, grand et fort comme un boeuf, résistant et endurant la douleur comme personne mais en même temps si vulnérable !
J'ai adoré les pointes d'humour qui allégeaient un peu l'atmosphère. J'ai souvent eu le sourire aux lèvres en lisant ce livre...
J'ai adoré l'aventure, les longues chevauchées dans les plaines, les montagnes et les forêts de l'Écosse...
J'ai adoré le sentiment de vivre moi-même cette aventure et les émotions qui m'ont subergées, même quand c'était de la douleur, de la tristesse ou de la colère...
Le chardon et le tartan est une grosse brique, on ne se le cachera pas. Mais une péripétie n'attend pas l'autre, et on est jamais ennuyé !
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Les tomes de la saga Cercle de pierre
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I- Le Chardon et le Tartan
II- Le Talisman
III- Le Voyage
IV- Les Tambours de l'automne
V- La croix de feu, partie 1
La croix de feu, partie 2
VI- Un tourbillon de neige et de cendres, partie 1
Un tourbillon de neige et de cendres, partie 2
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samedi 1 mai 2010

Un tueur si proche

Titre original:

The Stranger Beside Me

Résumé de l'éditeur:
Pour le meilleur et pour le pire, Ted Bundy a fait partie de ma vie pendant dix-huit ans. Ted le monstre. Le monstre-tueur-violeur. Celui-là même avec qui je passais des nuits à secourir des correspondants en détresse, des candidats au suicide. J'entends encore la patience et la sympathie qui perçaient sa voix. Je me rappelle la sollicitude avec laquelle il m'escortait jusqu'à ma voiture au petit matin, au cas où...
Quand une vague de meurtres de jeunes filles ensanglanta le pays, j'eus droit, en tant qu'ancien membre de la police, à la primeur des informations. Et un beau jour, on m'annonça que les soupçons portaient sur mon ami. Seule une preuve absolument irréfutable m'amena à accepter que cet homme était le plus épouvantable des tueurs en série qu'aient connu les États-Unis...

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Mon résumé:

La différence entre ce livre-ci et les autres qu'Ann Rule a publiés, c'est que cette fois, Ann Rule a réellement fait partie de la vie de l'assassin dont elle dresse le portrait. Elle peut donc nous décrire mieux que jamais les traits et les particularités du célèbre tueur en série qu'est Ted Bundy. Un jeune homme séduisant, charmeur et extrêmement intelligent. C'est comme cela que le décrivaient toutes les personnes qui l'ont connu. Pourtant, sous ces apparences de jeune homme parfait se cachait l'un des pires assassins que la Terre ait jamais porté. On estime le nombre de ses victimes à plus de cent, voire cent quarante ! En lisant ce livre, vous découvrirez donc qui se cachait derrière l'homme qui a commis des meurtres sur des femmes et des enfants un peu partout aux États-Unis.
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Mon avis:

Ne vous attendez surtout pas à sortir de ce livre en ayant tout compris. Au contraire, si vous êtes comme moi, vous en sortirez avec encore plus de questions en tête ! Comment est-ce possible qu'un homme si charmant soit en fait le pire meurtrier qui soit ? Comment peut-on ne pas éprouver le moindre remord à commettre de telles atrocités ? Comment peut-on avoir confiance qu'on sera acquité quand on est accusé de tant de meurtres ? Comment a-t-on pu oublier un tel meurtrier ? et surtout, comment a-t-on pu oublier toutes ses victimes ? Sans compter les dizaines d'autres questions qui me trottent dans la tête.
C'est quand même un drôle d'hasard que si peu de temps après avoir lu Jack l'Éventreur, je lise le livre sur le seul autre serial killer a peu près aussi connu... N'empêche que ça me permet de faire des comparaisons. Si les meurtres de l'Éventreur étaient à mon avis beaucoup plus horribles, au moins il a fait beaucoup moins de victimes. Ted Bundy, lui, a fait tant de victimes qu'on ne croit pas pouvoir un jour toutes les répertorier...
Ce que j'ai beaucoup aimé de Un tueur si proche, c'est que contrairement à dans Jack L'Éventreur: Affaire classée, l'auteur a connu le tueur et a suivi son histoire pendant de nombreuses années. Cela rend l'information beaucoup plus fiable, et mille fois plus percutante.
Aux amateurs du genre, je conseille sans hésiter ce roman d'Ann Rule, tout comme je recommande On a tué mes enfants, de la même auteure.Italique
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Aussi lu par Ann Rule:



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lundi 19 avril 2010

L'empreinte de l'ange

Résumé de l'éditeur:

"Ch. b. à tt f. pour petit ménage, logée, sach. cuisiner." Saffie a vingt ans. Elle est allemande. À peine arrivée à Paris, elle répond à l'annonce du jeune musicien, Raphaël. Celui-là même qui lui ouvre la porte et qui reste médusé devant ces yeux de silence et cette présence-absence de la jeune femme. Amoureux, oui, déjà. Il lui propose le mariage quelques semaines plus tard. Elle accepte comme elle le fait de tout le reste : passivement. Son mutisme sec, pierreux, ne s'ébranle pas même à la naissance de leur fils. Il faut attendre LA rencontre, avec András, le luthier. Lui sait dialoguer avec le silence. En elle alors tombe la peur, comme une pluie ; se lève l'amour, comme le soleil... et fond le secret.

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Je viens de terminer mon deuxième Nancy Huston. Le premier, c'était Lignes de faille. Je reconnais, dans L'empreinte de l'ange, l'écriture toute particulière de son auteure mais je n'ai pas été percutée par l'histoire tout comme avec Lignes de Faille. Cette fois-ci, pas de construction compliquée. À la place, une histoire simple et pas en même temps. Des bribes de souvenirs de la Deuxième Guerre Mondiale. Des gens qui ont été blessés au plus profond d'eux-même et qui doivent reprendre goût à la vie.
L'atmosphère des romans de Nancy Huston est sans pareille. Vous ne pourrez sans doute pas relier ses histoires avec celles d'autres auteurs. Nous sommes si déstabilisés que nous ne savons pas si oui ou non, nous aimons réellement cela. Tout ce que l'on sait, c'est qu'on continue à lire et qu'on se demande vraiment où cela va bien pouvoir aboutir.
En bref, je ne saurais trop vous dire si j'ai aimé ce roman, mais en tout cas, je suis contente de l'avoir lu !
Et je me permets un commentaire pas trop rapport: j'adore les livres des éditions Actes Sud, avec leurs feuilles épaisses, la police de caractère agréable et son format long mais étroit !

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Autre livre de Nancy Huston que j'ai lu:


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vendredi 16 avril 2010

Au retour des oies blanches

Résumé de l'éditeur:

Marcel Dubé propose, avec le ton de la tragédie grecque, un impitoyable jeu de la vérité entre les membres d'une famille qui s'entre-déchirent à belles dents. Quand les masques tombent, les meutes du mensonge et du silence sortent de l'ombre et viennent mordre la vie dans ce qu'elle a de plus essentiel. Cette grande pièce de notre répertoire, créée en 1966, va jusqu'au bout de la chasse.

Mon résumé:

L'histoire de cette pièce de Marcel Dubé se passe en dedans de 24 heures environ. Elle est composée de quatre tableaux. Dans le premier tableau, les personnages s'apprêtent à accueillir Achille à qui on a fait l'honneur d'être reçu par le premier ministre. Mais personne ne se leurre, excepté sa mère: Achille est un homme faible qui tente de se convaincre de sa grandeur. Les deux tableaux suivants se déroulent pendant le souper qu'Amélie, la mère d'Achille, a organisé en son honneur. Geneviève, la fille d'Achille, n'entend pourtant pas honorer son père. Elle invite son amie Laura, qui a été abusée par Achille il y a dix ans. Elle veut lui faire avouer qu'il est un homme méprisant. Elle organise alors le jeu de la vérité, jeu qui mèneront la famille et les amis beaucoup plus loin que ce à quoi ils s'attendaient.

Mon commentaire :

Pour écrire un résumé satisfaisant, il aurait fallu que je fasse la description de tous les personnages et de leur histoire personnelle, tout comme Henri-Paul Jacques l'a fait dans sa préface de la pièce. Et comme je n'ai pas envie d'écrire un roman, je me contenterai de vous dire que cette pièce de Marcel Dubé est beaucoup plus que ne le laisse paraître mon résumé.
J'ai été très agréablement surprise par cette pièce de théâtre des années 60 que j'ai acheté pour un rien dans une librairie de livres usagés. En fait, une seule chose m'a réellement agaçée. C'est que mon édition est bourrée de fautes, environ une aux deux pages en moyenne. À certains moments, mon attention était plus sur le mode « trouve les fautes » plutôt que « relaxe-toi et apprécie ». Dommage.
J'ai connu Marcel Dubé avec Un simple soldat, pièce que j'ai lue et que j'ai analysée dans mon cours de français au cégep. J'avais là aussi été séduite, et j'avais beaucoup aimé découvrir l'histoire du Québec par le biais du théâtre. Même chose cette fois-ci. La pièce Au retour des oies blanches se passe vingt ans après Un simple soldat, et elle se déroule dans la petite bourgeoisie de Québec plutôt que dans les milieux populaires, mais elle m'a donné la même impression de vivre une époque que je n'ai pas connue.
La pièce se lit en un rien de temps, et les actions se succèdent les unes aux autres à un rythme étonnant. Je pense bien que ce n'est pas mon dernier Marcel Dubé !
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Autre pièce de Marcel Dubé que j'ai lue:
Un simple soldat

samedi 10 avril 2010

Hell.com

Résumé de l'éditeur:

« Monsieur Saul, nous vous souhaitons la bienvenue parmi notre groupe sélect. Sachez que l'enfer est partout et qu'il accueille deux classes de résidents: les démons et les damnés. La grande majorité des humains font partie de la seconde classe; seuls les privilégiés comme vous appartiennent à la première. Et en enfer, les démons ont tous les droits. »
Depuis qu'il a pris la tête de la société immobilière de son père, Daniel Saul est devenu l'un des hommes d'affaires les plus riches du Québec. Dans la jeune quarantaine, beau, fonceur, intelligent et sans pitié pour la concurrence et les losers, Daniel a tout pour lui et ne se gêne pas pour prendre le reste.
Quand Martin Charron, un financier et ancien confrère de collège, lui propose de devenir membre de Hell.com, un site Internet secret où tout - mais vraiment tout ! - est possible pour ceux qui le fréquentent, Daniel sait qu'il ne pourra refuser de s'inscrire. N'est-il pas un « puissant de ce monde », comme son père l'a été avant lui et comme Simon, son fils adolescent dont il a la garde exclusive, le deviendra à son tour ?
Or, ce que Daniel Saul a oublié, c'est qu'on ne monte jamais aux enfers, on y descend ! Et leur profondeur, qui est abyssale, n'aura bientôt d'égale que celle de son désespoir !
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Commentaire :

Pourquoi donc est-ce toujours la même chose ? Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que je lis un Patrick Sénécal, le même scénario se produit ? Tout d'abord, je suis excitée de découvrir un autre de ses livres. Je commence donc à lire, et les pages tournent à un rythme que je ne contrôle plus, jusqu'à ce que je sois complètement dégoûtée de ce que je lis. Je passe alors à la phase: « Je le continue ou pas ? Est-ce que je suis prête à lire toutes les horreurs qui semblent sortis de mes pires cauchemars ? » Et puis, inévitablement, quelque chose me pousse à poursuivre. Pourquoi ? Parce que je sais que ça va en valloir la peine et que je ne serai pas déçue ! Je suis horrifiée et fascinée à la fois, car je sais que Patrick Sénécal va aller plus loin que tout ce que je peux imaginer.
Hell.com n'a pas été une exception. J'ai suivi ce beau petit scénario à la lettre. Et je SAIS que je vais relire d'autres Sénécal, parce que je ne peux tout simplement pas m'en empêcher.
Sénécal est définitivement un maître de l'horreur, et à mon avis, il surpasse de loin l'intouchable Stephen King ! Ceux et celles qui ne le connaissent pas encore et qui aiment l'horreur, essayez-le donc, vous ne serez pas déçus !
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Autres livres de Patrick Sénécal que j'ai lus:
Sur le seuil

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Le site officiel de Patrick Sénécal, c'est par ici !

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lundi 5 avril 2010

Jack l'Éventreur: affaire classée- portrait d'un tueur

Titre original:

Portrait of a Killer: Jack the Ripper- Case Closed

Résumé de l'éditeur:

Entre les mois d’août et novembre 1888, au moins sept femmes furent assassinées à Londres dans le quartier de Whitechapel. La nature effroyable de ces meurtres provoqua la panique et la terreur dans l’East End, et donna naissance au surnom qui allait devenir synonyme de serial killer : Jack l’Eventreur. Pendant cent quinze ans, ces meurtres ont constitué une des plus grandes énigmes criminelles du monde.
C’est lors d’une visite à Scotland Yard, en mai 2001, que Patricia Cornwell s’est intéressée à «l’affaire» Jack l’Éventreur et à la personnalité ambiguë et inquiétante de Walter Sickert, un peintre impressionniste britannique célèbre à la fin du XIXe siècle. Très vite, elle a eu l’intime conviction que Sickert et l’Éventreur ne faisaient qu’un. Après avoir mis en piste les plus fins enquêteurs et experts en médecine légale, l’auteur nous livre les résultats de son enquête et, comme un véritable témoin à charge, présente ses preuves.
Grâce à sa connaissance des enquêtes criminelles, à l’étendue de sa documentation et à ses talents de romancière, Patricia Cornwell reconstitue l’arrière-plan de cette sinistre affaire : l’Angleterre à l’époque victorienne.
Patricia Cornwell réussit un véritable thriller, avec une parfaite maîtrise et une conviction sans faille.
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Mon commentaire:
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Jack l'Éventreur est un nom que tous associent à tueur en série. En effet, qui ne le connaît pas au moins de nom ? La raison qui m'a poussée à lire ce livre de Patricia Cornwell est que je voulais mieux connaître l'histoire entourant les meurtres de ce terrible tueur. Je voulais connaître les victimes, savoir son mode d'opération, puisque dans un mois et demi, je ferai le «Jack the Ripper Tour » de Londres qui reconstitue les meurtres de 1888 dans les rues brumeuses et mal éclairées de l'East End de Londres. Ooooouuuuuu !!!! J'ai hâte !
Quels meurtres épouvantables que ceux qu'a commis Jack l'Éventreur ! Il s'attaquait à des prostituées qu'il égorgeait parfois jusqu'à ce que leur tête soit à peine rattachée au corps avant (ou après, personne ne l'a clairement déterminé) de les éventrer pour extraire l'utérus, les intestins ou d'autres organes. Apparemment, il emportait quelques-uns de ses organes, nous ne savons pas pour quelle raison. Espérons qu'il n'était pas cannibale en plus !
Il est bien étrange qu'à chaque fois, il ait réussi à faire en sorte que ses victimes ne fassent aucun bruit, à ne pas se tacher et à ne pas se faire surprendre ! Nul doute que derrière le personnage de Jack l'Éventreur se cachait un homme (ou une femme) extrêmement intelligent et prévoyant. Et ça tombe bien, parce que cela concorde tout à fait à la personnalité de Walter Richard Sickert, un homme excentrique mais si intelligent et organisé !
Je vais donc aller à l'encontre de plusieurs critiques que j'ai lu jusqu'à présent en disant que j'ai beaucoup aimé.
Oui, je suis totalement d'accord que le livre ne repose que sur des spéculations et oui, c'est un peu agaçant que l'auteure ne modère pas ses propos en laissant place au doute. Mais force est de constater que l'auteure est convaincue de ce qu'elle avance et qu'elle a les preuves les plus convaincantes qu'elle puisse avoir étant donné les circonstances.
En effet, que reste-il à examiner plus de cent ans après les événements ? Non seulement l'Éventreur est plus que vraisemblablement mort, mais le suspect n'a pas eu d'enfants et ses frères et soeurs non plus. Donc, plus une seule personne qui l'ait connu est en mesure de témoigner en ce jour. De plus, plusieurs lettres ont disparu, les dossiers des victimes sont incomplets, les photos des scènes de crimes sont floues et peu nombreuses ou carrément inexistantes ! Considérant tout ceci, il est en fait surprenant que Cornwell ait pu amasser autant d'éléments pour appuyer sa théorie selon laquelle le peintre et comédien Walter Richard Sickert aurait été le meurtrier. Moi, en tout cas, elle m'a convaincue qu'il y a de très fortes chance qu'il s'agisse bien là du meurtrier­. D'accord, on a pas d'ADN, d'empreintes, ou quoi que ce soit d'irréfutable, mais ne nous leurrons pas: nous ne les aurons jamais et nous ne serons jamais totalement certains de qui était en fait le tueur.
D'ailleurs, comme le dit si bien Thomas du club des rats de biblio-net, « la technologie médico-légale progresse parallèlement à la désintégration des preuves ».
Mais ce qui m'a par-dessus tout plu dans ce livre, c'est la découverte de la vie à Londres dans les années 1880, les music-halls, les rondes de polices, les ambulances à bras, la correspondance, les classes sociales, les techniques utilisées en médecine légale, la pollution, l'hygiène, la santé et les maladies, etc. J'ai donc beaucoup appris dans ce livre, et dans le cadre d'une affaire qui est plus qu'intéressante.
Franchement, si Patricia Cornwell n'avait pas utilisé les noms de Jack l'Éventreur et de Walter Richard Sickert de manière si interchangeable, je n'aurais eu aucun reproche à lui adresser.