jeudi 20 mars 2014

Ushuaïa, les aventures de Nicolas Hulot, tome 3 : L'héritier des Pharaons


Âge : à partir de 8 ans
Illustrations : Curd Ridel
Éditions : Glénat, 2012
48 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Soudan, le plus vaste pays du continent africain. Nicolas Hulot et son équipe d'Ushuaia partent à la découverte de cette région du monde. En descendant le cours du fleuve-roi, le Nil, ils s'en vont à la recherche des trésors archéologiques de Méroé, formidable nécropole des pharaons noirs, riche de plus de deux cents pyramides où règnent encore d'inquiétantes puissances maléfiques...
L'équipe d'Ushuaia ne tarde pas à découvrir un campement de chameliers vivant sur les rives. Là, elle découvre avec étonnement un paysage austère. Le plus surprenant reste à venir! Nicolas constate que de nombreuses familles pauvres vivent sans leurs enfants qui ont tous disparu... On dit que le mal se serait installé dans cette région : les puits du village sont taris, le sable a envahi le Nil et les poissons ont été dévorés par la terre... Superstition et folklore, se dit Nicolas Hulot!
Mais le méchant n'est pas toujours celui que l'on croit, et ce que va découvrir Nicolas dépasse de loin son imagination...
 
Mon commentaire :
 
Ce troisième opus des aventures de Nicolas Hulot est fidèle aux trois autres bandes dessinées de la série. Il se passe dans un endroit de la Terre peu connu, mais hyper intéressant (ici, le Soudan, pays des Pharaons noirs. Je ne savais même pas qu'il y avait des pyramides en dehors de l'Égypte, et vous?), il y a un mystère apparemment inexplicable que le peuple croit relever de fantômes ou autre bête fantastique et il y a des bons (Nicolas Hulot et son équipe) et des méchants. Oh, et aussi bien sûr une pincée d'humour (auquel je n'adhère toujours pas).
Après trois essais, bien que j'adore l'idée de rajouter un peu de fiction aux aventures de Nicolas Hulot, je dois lancer l'éponge et admettre une fois pour toute que je n'aime pas beaucoup les bandes dessinées. Je n'embarque pas dans ces aventures qui sont presque exclusivement constituées de dialogues et si désespérément courtes !
Par contre, je n'ai rien contre cette série de bande dessinées, que je trouve très éducative. Seulement, je ne pense plus en lire dans mes temps libres, je préfère les consacrer aux albums et aux romans qui me plaisent beaucoup plus.
 

dimanche 16 mars 2014

Le journal d'Aurélie Laflamme, tome 5 : Championne

Quatrième de couverture :
 
Tout va bien dans la vie d'Aurélie Laflamme !
Dans sa famille, c'est l'harmonie totale (si on exclut les divergences d'opinions qu'elle entretient toujours avec sa mère au sujet du ménage).
En plus, depuis qu'elle sort avec un gars populaire, sa vie sociale est complètement chamboulée. De nouveaux amis, le respect de ses pairs, des sorties, l'immunité quand elle fait ses blagues en classe... Que pourrait-elle demander de mieux ?
Rien. À part peut-être un pouvoir paranormal lui permettant de se dédoubler. Car en plus d'apprendre à concilier vies scolaire, familiale, amoureuse et sociale, elle devra s'ouvrir à de nouveaux champs d'intérêt (les sports pratiqués par son chum), soigner son image (pour bien s'intégrer à son nouveau groupe), mais, surtout, rester elle-même (pas facile dans ce tourbillon).
Pour une fille qui n'a jamais été spécialiste en mathématiques, Aurélie additionne les succès, soustrait quelques amis, se sent divisée et multiplie les complications!
 
Mon commentaire :
 
Dans ce tome-ci, Aurélie rencontre un nouveau chum, et bien qu'elle l'adore et que celui-ci soit gentil et populaire, elle se voit contrainte de faire plusieurs compromis. Elle doit faire semblant de s'intéresser à ses parties de soccer et de basket-ball alors qu'elle déteste les sports d'équipe, elle doit arrêter de manger du beurre d'arachide (son chum est allergique), elle doit dîner avec les amis de celui-ci parce que lui ne veut pas mange avec ses amis à elle, etc.
Bien que très amoureuse au début du livre, elle se rendra peu à peu compte que malgré sa nouvelle popularité, elle manque son ancienne vie, et surtout ses amis à elle...
J'ai trouvé génial qu'India Desjardins aborde ce sujet, car pareils événements arrivent fréquemment à l'adolescence et ceux qui les vivent ne savent plus très bien ce qu'ils veulent et comment s'en sortir. Malheureusement, pour une adulte, ça fait un roman un peu plus ennuyant, car on voit longtemps d'avance ce qui va se passer... Bien sûr, ce roman ne s'adresse pas à des adultes, et par conséquent, je ne devrais pas me plaindre. Mais il n'en demeure pas moins que le cinquième tome de la série est légèrement moins drôle et beaucoup plus sérieux que les précédents.
J'ai bien hâte de voir comment se terminera son quatrième secondaire ! C'est à voir dans le sixième tome...

Aurélie Laflamme, tome 4 : Le monde à l'envers

Quatrième de couverture :
 
Un vent de changement souffle dans la vie d'Aurélie Laflamme. Son école privée-de-filles-avec-uniforme ayant fermé, elle se voit contrainte (après avoir perdu un féroce combat de roche-papier-ciseaux contre sa meilleure amie Kat) de fréquenter une école publique-sans-uniforme-et-remplie-de-garçons.
Aurélie est désormais prise avec un problème quotidien et apparemment insoluble, dont elle n'avait jamais mesuré la portée auparavant : quoi porter ce matin ? (Horreur!) Après tout, elle devra être en possession de tous ses moyens pour affronter sa plus récente pire ennemie, qui ne sait même pas qu'elle a acquis ce statut peu enviable : la nouvelle blonde de son ex-amoureux, Nicolas.
Comme si ce n'était pas assez, sa mère semble souffrir d'une maladie étrange qui l'oblige à parler à la première personne du pluriel, et son chum François (alias Satan réincarné) est de plus en plus envahissant, ce qui devient tout à fait insupportable.
Pendant que le climat de la planète se déchaîne, les émotions d'Aurélie menacent aussi d'exploser.
 
Mon commentaire :
 
Ça faisait un bon bout que je n'avais pas lu de livres de la série d'Aurélie Laflamme, et voici que j'en lis deux de suite !
 
Dans le quatrième tome de la série, Aurélie se voit contrainte, pour son secondaire 4, de changer d'école. Comme l'explique la quatrième de couverture, elle doit donc fréquenter une école que fréquentent aussi des garçons, ce qui est quasi inconcevable pour elle. Et que dire du fait qu'elle ne doit plus porter d'uniforme et choisir les vêtements qu'elle va porter CHAQUE matin ? L'horreur !
 
J'ai été heureuse de retrouver l'Aurélie Laflamme que j'ai connue dans les autres tomes, une adolescente vivante, maladroite, drôle, douée et rafraîchissante. Sa façon d'écrire son journal me donne souvent des fous rire. Elle abuse des ! et des parenthèse, mais elle en est très consciente et c'est ce qui fait son charme. De toute évidence, Aurélie (et India Desjardins) aime(nt) jouer avec les mots et avec la langue française.
 
Même si ce n'est pas le tome le plus palpitant au niveau de l'action, j'ai eu énormément de plaisir à retrouver cette héroïne adolescente. Aurélie me rappelle moi-même à l'adolescence. De toute évidence, l'auteure se rappelle très bien ce que c'est que d'être une adolescente, et c'est sans doute ce qui a donné à cette série tout son succès.
 

samedi 1 mars 2014

Bilan février 2014

Au cours du mois de février, j'ai lu :

  • 12 livres
  • 11 livres jeunesse, 1 pour adultes
  • 11 non fiction, 1 fiction
  • 2 bandes dessinées, 8 albums
  • 655 pages
 
Au rayon adulte, je n'ai lu qu'un guide touristique, le Petit Futé Hawaï. Je lis le premier tome du Seigneur des Anneaux à pas de tortue pendant que je lis d'autres choses qui ne méritent pas nécessairement que j'en parle sur ce blog.
 
Ce mois-ci, j'ai aussi commencé à redécouvrir le monde des bandes dessinées avec la série Ushuaïa mettant en vedette Nicolas Hulot :
 
  • tome 1 : le trésor des Moaï (Île de Pâques)
  • tome 2 : la peur blanche (Nunavut)
J'ai aussi lu de nombreux albums :
 
  • C'est MA chambre- Robert Munsch
  • J'ai un beau château-Robert Munsch
  • Où es-tu, Catherine?- Robert Munsch
  • Barbouillette-Michèle Marineau
  • La gratouillette-Anne Villeneuve
  • D'Alex à Zoé- Bertrand Gauthier
  • Coincée dans la boue- Quinlan B. Lee
  • L'observation des baleines-Quinlan B. Lee
 
 

vendredi 28 février 2014

Petit Futé Hawaï

Édition : Petit Futé, 2013-2014
2e édition
331 pages
 
Présentation du pays :
 
Oui, le paradis existe ! Et Hawaii en est l'écrin. Eaux turquoise, sable blanc, cocotiers, ukulélé, colliers de fleurs, climat exceptionnel... Comment ne pas trouver son bonheur dans cette destination aussi sublime que multiple ?
À 17 heures de vol de Paris, au milieu du Pacifique nord, Hawaii est un archipel polynésien qui compte 8 îles et une centaine d'îlots. Six d'entre elles se visitent, les autres étant privées ou inhabitées. Chacune a son identité propre, son surnom. Oahu «la plus populaire» et la plus connue, offre la folie urbaine de la très américaine Honolulu mais aussi la douceur de vivre de Haleiwa, capitale des surfeurs, sans oublier Pearl Harbour. Et c'est aussi la terre natale de Barack Obama, le seul président américain né à Hawaii ! Quant à Maui, «l'île de la vallée», entre son volcan endormi et sa féérique route de Hana, c'est un jardin tropical à ciel ouvert. Hawaii, LA «Big Island», réunit le plus haut sommet du Pacifique et le volcan le plus actif au monde. Plus paisible, Kauai, «l'île jardin», est un festival de couleurs où l'émeraude de la Na Pali Coast côtoie l'ocre du Waimea Canyon. Lanai, «l'enjôleuse», et Molokai, «l'authentique», de taille plus modeste, restent d'incontournables perles sauvages.
Grâce à sa prodigieuse diversité et son cadre idyllique, Hawaii est une vraie destination de rêve que nous vous invitons à découvrir d'urgence.

Mon commentaire :

J'ai trouvé ce guide pas mal d'égale qualité avec tous les autres Petit Futé que j'ai lus et utilisés. Il y a moins d'informations à propos des hôtels et des restaurants que dans un Lonely Planet, et moins d'activités sont proposées, mais elles sont davantage expliquées. Les deux points que j'apprécie le plus de ces guides touristiques sont leur petit format et leurs belles photos qui donnent le goût et l'envie de partir. Malheureusement, quand on le lit d'une couverture à l'autre, on retrouve de nombreuses répétitions, ce qui laisse penser que la révision n'a pas bien été faite. J'ai notamment trouvé un bout de texte totalement identique à seulement trois pages d'écart.
 
D'un côté personnel, ce livre m'a pas mal frustrée parce que je ne fais qu'un bref arrêt à Hawaii avant de poursuivre ma route vers la Nouvelle-Zélande. Pour des raisons purement pratiques, nous avons dû arrêter notre choix sur l'île d'Oahu, puisque c'est de cette île que partent les vols internationaux vers la Nouvelle-Zélande. Or, de toutes les îles hawaiennes, et surtout après la lecture de ce guide, c'est de loin l'île qui m'attire le moins, car elle me semble beaucoup moins authentique que toutes les autres en raison de tous les complexes hôteliers que l'on retrouve entre autres à Waikiki. La nature semble beaucoup moins présente, et c'est précisément ce que j'espérais trouver à Hawaii. Maintenant, j'ai moins bon espoir. En tout cas, je sais que si je retourne un jour, mon choix sera difficile entre toutes les autres îles. J'opterais probablement sur Kauai ou sur Molokai, qui semblent être de véritables paradis naturels  paisibles et authentiques.
 
En tout cas, maintenant, j'ai très hâte au 29 juin, date de mon départ !
 

mercredi 26 février 2014

Ushuaïa les aventures de Nicolas Hulot, tome 2 : La peur blanche

Illustrations : Curd Ridel
Âge : à partir de 8 ans environ
Éditions : Glénat, 2011
48 pages

Quatrième de couverture :

Le Grand Nord est ce que notre imaginaire d'enfant connaît de plus blanc et de plus préservé. Ses paysages de glace à perte de vue s'impriment pour toujours dans le souvenir du voyageur qui s'y aventure. Le silence y règne, et nul ne peut soupçonner la vie intense qui s'y déroule... Pour la première fois, Ushuaia marche sur ce continent flottant et fragile...
C'est dans ce contexte que Nicolas Hulot et son équipe plantent le décor de leur tournage en plein cœur du Nunavut, le pays des «Inuits au bout de la terre», là où vivent les ours blancs. C'est cet animal emblématique, menacé par la fonte de la banquise et les chasseurs contrebandiers soviétiques, que Nicolas Hulot va défendre au péril de sa vie.
 
Mon commentaire :
 
Apparemment, je ne suis pas seule à penser à Tintin lorsque je lis les bandes dessinées de Ushuaïa. L'étiquette sur cette image du deuxième tome de la série le dit explicitement : Nicolas Hulot est le Tintin moderne.

Tout dans cette bande dessinée me prédestinait à adorer l'histoire. Il se passe dans mon pays, au Canada, et dans l'un des territoires du nord où on ne trouve que du froid en hiver et des mouches en été, le Nunavut. Ceux qui me connaissent en tant que voyageuse savent que j'ai une affection particulière pour les pays nordiques et les grands espaces. Le moins ils ont été explorés, le mieux c'est. Et, aussi paradoxal que cela puisse paraître, le nord du mon propre pays représente le summum de l'inaccessible. J'ai donc apprécié mon immersion dans le monde des inuits, assez réaliste pour une bande dessinée il me semble, mis à part que ceux-ci ne parlent pas français comme dans l'histoire. Il y est aussi question de l'importance de l'ours polaire dans les croyances inuit et du braconnage de ceux-ci. Malheureusement, pour des raisons sur lesquelles je n'arrive pas à mettre le doigt, je n'ai pas autant apprécié ce tome-ci que celui se déroulant sur l'île de Pâques. Je l'ai trouvé un peu long, et je m'ennuyais légèrement par bouts. Je me reprendrai tout de même avec le troisième tome de cette superbe série de bandes dessinées aussitôt que possible.

Barbouillette

Illustrations : Manon Gauthier
Âge : 3 à 8 ans
Éditions : Québec Amérique, 2011
40 pages

Quatrième de couverture :

Pétronille, la cadette de la famille Guille, possède un don bien particulier. Quand elle s’'écrit « Barbouillette ! » les couleurs envahissent la salle de bain, la maison, le quartier, la ville et le monde entier ! Le diagnostic est posé : elle souffre de colorite aiguë. Mais comment faire pour justifier son absence à l’'école ? Une colorite, ce n'’est pas commun !

Voilà un album que les parents prendront plaisir à lire avec leurs tout-petits. Ils riront aux éclats en se familiarisant avec le processus d'’acquisition du langage. Les magnifiques illustrations de Manon Gauthier complètent à merveille l’'imaginaire mis en place par Michèle Marineau.
 
Mon commentaire :
 
Je connaissais déjà Michèle Marineau en tant qu'auteure de romans pour les adolescents et je la savais extrêmement talentueuse. Alors, quelle belle surprise de découvrir qu'elle écrit aussi des albums pour la jeunesse ! J'ai adoré cet album de A à Z, pour son originalité, son humour et aussi pour ses illustrations qui s'accordent à merveille à la jolie histoire inventée par Michèle Marineau. C'est bien drôle de la voir défier les membres de sa famille en refusant de prononcer le mot «débarbouillette», et c'est encore mieux de découvrir ce qui la décide finalement à prononcer le mot en question pour remettre en place les couleurs normales des objets de sa maison et de sa rue ! Une belle réussite que je recommande chaudement à tous les amateurs de littérature jeunesse.

La gratouillette !

Illustrations : Anne Villeneuve
Âge : à partir de 5 ans
Éditions : Les 400 coups, 2001
Collection : Grimace
26 pages

Quatrième de couverture :

Dans la classe de monsieur Turpitude Boisjoli, la douce, la timide, la mignonne Anémone devient étrangement agitée quand vient le moment de soustraire ou d'additionner. Elle subit alors de vives attaques de grattouillette. Monsieur Boisjoli ne connaît aucune maladie de ce nom et conjure Anémone d'ôter son doigt de son nez. Mais la grattouillette, ça ne se contrôle pas comme ça! On peut même y laisser son nez !
 
Mon commentaire :
 
Avant il y a quelques semaines, je n'étais pas encore tombée sur aucun album portant sur le décrottage de nez, et là, j'en trouve deux d'un coup! Si contrairement à Zoé et les doigts entêtés, La grattouillette n'est pas un coup de cœur pour moi, il n'en est pas loin. C'est l'histoire d'Anémone dont les doigts sont presque aussi entêtés que ceux de Zoé. Toutefois, pour elle, les conséquences sont plus grandes : son nez tombe! Le centre de l'intrigue tourne donc autour des tentatives d'Anémone de remettre son nez en place (tentatives qui échoueront). La jeune fille devra donc trouver une solution de rechange pour le moins comique!
J'ai bien aimé les illustrations d'Anne Villeneuve, même si encore une fois, ce n'est pas un coup de cœur. J'aime beaucoup les aquarelles en général, mais j'ai trouvé les couleurs un peu trop vibrantes à mon goût.
Il n'en demeure pas moins que c'est un bel album que les enfants apprécieront sans doute lorsque je leur lirai.

mardi 25 février 2014

D'Alex à Zoé

Illustrations : Philippe Béha
Âge : à partir de 3 ans
Éditions : Québec Amérique jeunesse, 2006
26 pages

Quatrième de couverture :

L'alphabet
Ses vingt-six lettres
Des minuscules et des majuscules
Des phrases simples et musicales
Des illustrations fantaisistes et colorées
Des lettres cachées

Et une ribambelle d'enfants qui s'amusent avec les lettres et les sons !

Mon commentaire :
 
Vous l'aurez compris, d'Alex à Zoé est un abécédaire. J'en ai lu plusieurs depuis le début de ma carrière et chaque fois je ne sais pas quoi en penser. Je pense bien que celui-ci est le plus réussi que j'ai vu. Les illustrations sont colorées et attirantes visuellement, et les textes sous chaque lettre mettent en évidence le son, ou plutôt la lettre en question. C'est là ma seule véritable critique. Pour la plupart des lettres, aucun problème, mais là où j'accroche, c'est quand on arrive à la page du «e». Le texte comporte presque essentiellement des mots avec le son «é», ce qui est à mon avis une faute didactique grave. En raison de ces petites erreurs ici et là, et parce qu'elle met ouvertement l'accent sur le nom des lettres plus que sur le son de celles-ci, je ne peux pas l'utiliser pour mes cours. Ou plutôt, je n'ai pas encore trouvé comment l'utiliser adéquatement, ce qui me frustre beaucoup, car le livre en tant qu'objet est très intéressant. Enfin, je pense qu'il n'y aura jamais d'abécédaire parfait, car de toute façon, le «h» n'a pas de son, ce qui veut dire que je trouverai sans doute jamais de bonne façon de les utiliser. Pardonnez mon côté très critique ici, c'est l'orthopédagogue en moi qui parle!

Coincée dans la boue et L'observation des baleines

Coincée dans la boue

Titre original : Stuck in the Mud
Âge : à partir de 6 ans
Éditions : Presses Aventure, 2008
13 pages

Quatrième de couverture :

Linda le lama est coincée dans la boue! Comment ira-t-elle à la foire avec son panier de fruits délicieux ? Lis vite cette histoire pour le découvrir et en apprendre plus sur le son «ou».
 
 
L'observation des baleines
 
Titre original : Whale Watching
Âge : à partir de 6 ans
Éditions : Presses Aventure, 2009
15 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Diego va observer les baleines pour apprendre à mieux les connaitre. Diego verra-t-il une baleine? Lis-vite cette histoire pour découvrir ce qui s'est passé et en apprendre plus sur le son «on».
 
Mon commentaire :
 
Coincée dans la boue et L'observation des baleines sont deux mini-roman faisant partie du programme de lecture phonétique de Nickelodeon junior mettant en vedette le bien-aimé Diego, protecteur de l'environnement. Chaque mini-livre met un son en vedette et utilise plusieurs mots contenant le son en question. Lors de ma visite à la bibliothèque, j'ai sélectionné les livres sur les sons «ou» et «on» que les élèves de première année ont tendance à mélanger pendant un bon bout de temps.
 
Je n'ai pas trouvé les histoires bien intéressantes, mais c'est rarement le cas avec ce type de livre. L'avantage de celui-ci, c'est que le héros est nul autre que Diego, un personnage que les enfants de cet âge aiment beaucoup. Ils ont donc un minimum d'intérêt pour la lecture.
 
Pour être bien honnête, ce ne sont pas les meilleurs livres de ce type que j'ai lus jusqu'à ce jour pédagogiquement parlant, mais ils font à mon avis une bonne alternative aux mini-livres de la collection Rat de Bibliothèque qui sont lus et relus par les élèves. À chaque fois que j'ai tenté d'utiliser les mini-livre de Rat de Bibliothèque, je n'ai pas reçu un très bon accueil de mes élèves, parce qu'ils les connaissent tous par cœur. J'ai donc été bien contente lorsque j'ai trouvé ceux du programme de lecture phonétique de Nickelodeon.

vendredi 14 février 2014

A Fine, Fine School

Âge: 4 à 8 ans
Illustrations : Harry Bliss
Éditions : Harper Collins, 2001
32 pages

Quatrième de couverture (pris sur le site de l'éditeur) :

One day, Mr. Keene called all the students and teachers together and said, "This is a fine, fine school! From now on, let's have school on Saturdays too."
And then there was more.
School all weekend.
School on the holidays.
School in the SUMMER!
What was next ...
SCHOOL AT NIGHT?

Mon commentaire :
 
Au printemps dernier, j'ai fait de la suppléance pendant quelques périodes par semaine à l'école anglaise en deuxième année. Comme il y a une marge entre parler anglais et enseigner en anglais, j'appréciais quelquefois de me donner un répit en faisant la lecture d'une histoire, ce qui pour moi était reposant. C'était parfois le seul moyen de tenir la classe tranquille l'espace de quelques minutes.
 
Comme le matériel en anglais est plutôt limité dans une petite ville telle que Sept-Îles, je me suis rendue à la bibliothèque municipale où il y a une petite section de littérature jeunesse anglaise, principalement constituée d'albums de mon auteur fétiche, Robert Munsch. Or, j'ai rapidement découvert que, du côté anglophone, Robert Munsch est beaucoup plus connu. Les enfants connaissaient toutes ses histoires sur le bout de leurs doigts. C'est comme ça que j'ai découvert un album que je n'aurais sûrement découvert autrement, A Fine, Fine School.
 
L'album raconte l'histoire d'un directeur ambitieux aimant beaucoup son école. Il décide donc un jour d'obliger ses élèves à fréquenter l'école le samedi, puis les fin de semaine au complet, ainsi que les jours fériés et les vacances d'été. L'ambition du directeur est sans bornes, mais les enfants et les enfants, eux, sont rapidement au bout du rouleau!
Si je me fie à la réaction des enfants de l'école anglophone, cet album est un véritable succès. Ils peinent à imaginer aller à l'école à tous les jours, même pendant les vacances d'été, et leur compassion pour les élèves de cette école est sans bornes. Quant à moi, j'ai beaucoup apprécié le travail de l'auteur, qui m'a justement beaucoup rappelé celui de Robert Munsch. En effet, l'histoire aurait aussi bien pu être écrite par lui. Une très belle découverte au rayon jeunesse, donc !

Le collier magique

Âge : 6 à 8 ans
Illustrations : Jean Morin
Éditions : ERPI
Collection : Rat de bibliothèque-vert, 2008
16 pages
 
Quatrième de couverture (pris sur Renaud-Bray):
 
Dans le petit village de pêcheurs où habitent Lauraine et Antoine, il n'arrive jamais rien d'extraordinaire. Sauf que par une belle journée de printemps...Un collier magique, trois souhaits, qu'est-ce qui fera le bonheur de Lauraine et d'Antoine? Beaucoup d'humour à partager avec votre enfant!
 
Mon commentaire :
 
Voici un mini-roman que j'ai découvert en faisant de la suppléance il y a presque un an déjà. En dépit de l'utilisation d'un thème surexploité (la découverte d'un objet pouvant réaliser trois vœux), j'ai beaucoup apprécié cette histoire. En effet, lorsque les deux enfants découvrent le collier magique, ils veulent faire des vœux si différents qu'ils finissent par se chamailler et se lancer des insultes que le collier interpréte comme des vœux, les obligeant à utiliser leur dernier vœu pour que la situation redevienne normale.
 
J'ai bien aimé l'utilisation qu'en faisait l'enseignante que je remplaçais. Elle se contentait de lire ce roman à ces élèves comme introduction à une mini production écrite où ses élèves devaient décrire quels seraient leurs trois vœux si eux aussi trouvaient un collier magique. La lecture de ce petit livre, l'air de rien, avait permis aux enfants de réfléchir : il y a des vœux qui ne rendraient pas les gens aussi heureux qu'ils le croient... Ils ont donc fait preuve de beaucoup plus de créativité dans leurs productions que si on ne leur avait pas lu ce livre, j'en suis persuadée.

Les 4 as, tome 1 : Les 4 as et le serpent de mer

Scénario : Georges Chaulet
Dessins : François Craenhals
Éditions : Casterman, 1964
48 pages

Résumé (pris sur Goodreads) :
 
Stupeur à Port-Goéland ! Un serpent de mer aurait été aperçu par des pêcheurs !
La destination de vacances des 4 As est alors toute trouvée, et ce mystère trouvera bien une explication logique. Nos amis vont alors commencer à fourrer leur nez un peu partout et vite se rendre à cette évidence : cette histoire de serpent de mer ne cacherait-elle pas en réalité un fabuleux trésor enfui au fond de la mer ?
 
Mon commentaire :
 
Puisque j'en suis à parler de bandes dessinées, j'ai décidé de vous parler d'une bande dessinée que j'ai redécouverte il y a presque un an maintenant. Quand j'étais jeune, j'ai dévoré toute la série des 4As dans l'ordre et dans le désordre de nombreuses fois. J'adorais les aventures de ce quatuor mal assorti !
 
Pour ceux qui ne connaissent pas, les 4 AS est une série française présentant les aventures de quatre jeunes : Lastic, un bricoleur et sportif légèrement vantard, Doct, un intellectuel ayant toujours une citation d'un grand auteur aux lèvres, Bouffi, un grand gourmand que l'estomac dirige en permanence, et Dina, une jeune coquette et adorablement stupide. Ce quatuor improbable enquête dans toutes sortes d'aventures fantasques.
 
Ce sont des albums qui font rêver, des albums qui font rire. Même si avec cette histoire qui sert surtout à présenter les personnages, je n'ai pas retrouvé toute l'affection et la passion que je ressentais pour les personnages, cette relecture a été un beau retour dans mon enfance. Il m'a donné le goût de m'y remettre et de relire toute la série.
 
Bon, maintenant que je m'en rappelle, je ferais mieux de courir à la bibliothèque pour réemprunter quelques bandes dessinées !

Ushuaïa, tome 1 : Le trésor des Moaï

Scénario : Pascal Bresson
Dessins : Curd Riel
Éditions Glénat, 2010
48 pages
 
Quatrième de couverture :
 
LE TRÉSOR DES MOAÏ
 
De nos jour sur l'île de Pâques, rien ne va plus ! Un mal bien plus terrible que ces hordes de visiteurs perturbe l'écosystème. On raconte que des « monstres Moaï Kava Kava » seraient de retour ! On parle même de l'île de l'épouvante...
C'est dans cet étrange contexte que Nicolas Hulot et son équipe tournent leur prochaine émission Ushuaia. Ils vont vivre une série d'aventures extraordinaires où la réalité dépasse la fiction : trésor disparu, retour des spectres Moaï, reportage sur les tortues, exploration d'épaves, attaque de requins blancs, découverte d'anciennes civilisations englouties, etc.
 
Mon commentaire :
 
Il est très rare que je m'aventure du côté des bandes dessinées à la bibliothèque, car c'est un type de littérature qui m'attire en général trop peu, étant donné la vitesse à laquelle on les lit. De plus, contrairement aux albums jeunesse, on ne peut pas les lire devant une classe... Mais en passant à la bibliothèque la dernière fois, je me suis dit que j'allais jeter un coup d'œil à la section des bandes dessinées puisque je n'étais plus du tout au courant de ce qui se faisait dans ce domaine depuis plusieurs années.
C'est alors que je suis tombée sur cette magnifique couverture, où j'ai reconnu du premier coup d'œil les statues de l'île de Pâques. Puis j'ai vu le titre :« Ushuaïa, les aventures de Nicolas Hulot». Ma curiosité était assez piquée pour que je saisisse le premier tome de cette série de bandes dessinées.
Le trésor des Moaï combine une histoire d'aventure efficace, des dessins réalistes, un lieu mythiques, les légendes d'une civilisation oubliée et beaucoup d'action. C'est un moyen privilégié pour donner aux enfants l'envie de découvrir le monde et surtout de respecter l'environnement qui les entoure.
L'idée de ces bandes dessinées est tout à fait géniale. C'est un peu une version moderne de Tintin, en ce sens qu'elle permet à ses jeunes lecteurs de rêver à des contrées lointaines.
Seul point négatif, j'ai trouvé le langage et l'humour du livre un peu trop typiquement français. Je ne sais pas jusqu'à quel point les jeunes québécois peuvent s'y identifier. Il faudra que j'essaie pour le savoir !
En somme, c'est une excellente découverte que cette bande dessinée et je pense que je ne tarderai pas trop avant d'aller emprunter les autres !

C'est MA chambre!

Âge : 4 à 8 ans
Titre original : It's My Room.
Illustrations : Michael Martchenko
Éditions : Scholastic, 2012
28 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Mathieu est ravi : il va avoir sa PROPRE CHAMBRE! Pas besoin de la partager avec d'autres personnes! Mais des cousins de sa mère décident de rendre visite à la famille. Ce ne sera pas facile pour Mathieu de récupérer sa chambre...
 
Mon commentaire :
 
Puisque j'en suis à parler des histoires de Munsch, je continue avec celui-ci, qui a été écrit pour un petit garçon vivant dans une maison-mobile à Fort McMurray en Alberta.
Quand sa mère lui promet qu'il aura finalement sa propre chambre, Mathieu est heureux. Il va enfin avoir son propre espace, son propre lit ! Mais aussitôt déménagé, les visites s'enchaînent les unes et les autres, obligeant une fois de plus Mathieu à partager son lit et sa chambre, avec des cousins, des cousines, et même des chiens féroces! Il fera preuve d'imagination pour retrouver la paix dans sa chambre... du moins jusqu'à un certain point.
 
Ce récent livre de Munsch n'est certainement pas son plus punché, mais on retrouve plusieurs caractéristiques propres aux histoires de Munsch : l'humour, les répétitions et les illustrations de Martchenko. J'ai beaucoup aimé le moyen inventé par Mathieu pour se débarrasser de ses visiteurs indésirables. Cette histoire est idéale pour les frères et sœurs qui doivent partager leur chambre.

Bouh !


Titre original : Boo!
Illustrations : Michael Martchenko
Éditions : Scholastic, 2004
30 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Le soir de l'Halloween, Luca se fait une tête tellement terrifiante que tout le monde s'écroule par terre en le voyant !
 
Mon commentaire :
 
Quel meilleur moment pour parler d'un album d'Halloween que le jour de la Saint-Valentin !
 
Je suis tombée sur cet album à la bibliothèque alors que je jetais un coup d'œil aux albums de Robert Munsch afin de voir lesquels je n'avais pas encore lus. J'ai trouvé l'illustration de la page couverture hilarante, ce qui m'a convaincue de l'emprunter même si on est « hors-saison ».
 
Et bien, je n'ai pas du tout été déçue. Je dis souvent à quel point les albums de Munsch sont drôles, combien ils font rire les enfants. Et bien, cet album-là m'a non seulement fait sourire comme tous les autres, il m'a aussi donné un gros fou rire !  Le petit Luca est véritablement très astucieux dans sa façon de collecter les bonbons... Disons seulement qu'il en aura pour un bon bout de temps !

J'ai un beau château

Titre original : Sandcastle Contest
Illustrations : Michael Martchenko
Éditions : Scholastic, 2005
28 pages

Quatrième de couverture :

Quand Mathieu décide de participer à un concours de châteaux de sable, il construit un chef-d'œuvre qui étonne tous les juges !

Mon commentaire :

En cette journée de merde hivernale, projetons-nous dans l'été et les vacances le temps de vous parler d'un autre album de Munsch, J'ai un beau château. Mathieu et ses parents se rendent en vacances sur un camping. Lui qui tenait à apporter son bac de sable dans ses bagages, il est ravi de constater qu'il y a une plage sur le site. En plus, il s'y déroule un concours de châteaux de sable ! Et le gagnant gagne une baignoire remplie de crème glacée !
 
Déterminé à gagner le concours, Mathieu se bâtit une maison de sable si réaliste que les juges n'y voient que du feu et déclarent qu'il est interdit de mettre des vraies maisons sur la plage ! Furieux, Mathieu donne un bon coup de pied dans le mur de sa maison et les juges, estomaqués, le déclarent grand gagnant !
 
Cette histoire de Munsch est fidèle à son style humoristique, mais à mon avis, il y manque la petite touche de magie qui émerveille les enfants. Ce n'est donc pas son meilleur album, mais ça fait toujours du bien de lire une de ses histoires, surtout quand il y est question de plage, de soleil et de vacances alors qu'en vrai, la tempête de neige déferle...

Où es-tu, Catherine ?

Titre original : Something good.
Illustrations : Michael Martchenko
Éditions : La courte échelle, 1991
Collection : Drôles d'histoires
22 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Catherine se rend au supermarché avec son père. Que vont-ils acheter? Une histoire pour faire rire.
 
Mon commentaire  :
 
Cette énième histoire de mon auteur de littérature jeunesse préféré raconte l'histoire de Catherine et de son père qui se rendent à l'épicerie. Or, à chaque fois qu'elle va à l'épicerie avec son père, Catherine trouve qu'il n'achète rien de bon. Que des aliments santé ! Elle décide alors de faire sa propre épicerie avec des bons aliments : tablettes de chocolats, bonbons et crème glacées par centaines s'accumulent dans son chariot.
 
Bien entendu, cela ne plaît pas du tout à son papa qui s'empresse de lui ordonner de ne pas bouger pendant qu'il termine son épicerie. La petite fille écoute si bien son papa qu'une dame du magasin finit par croire qu'elle est une poupée. Elle lui colle donc une étiquette de prix et Catherine se retrouve sur une étagère...
 
Je vous laisse lire la suite de cette histoire tout à fait à la hauteur des autres histoires de Munsch. J'ai, une fois de plus, adoré les illustrations de Martchenko qui sont très expressives et complètent à merveille le travail de l'auteur. Les enfants auxquels j'ai lu cette histoire ont ADORÉ. C'est donc un must à avoir dans sa bibliothèque jeunesse !

dimanche 2 février 2014

Bilan du mois de janvier 2014

C'est un mois que j'ai principalement utilisé pour terminer des livres depuis longtemps commencés et que je voulais terminer sans en trouver la motivation. Maintenant que c'est fait, je me sens assez en forme pour m'attaquer à une trilogie que je veux lire depuis très longtemps et pour laquelle je n'ai jamais trouvé de courage : Le Seigneur des Anneaux. Même si je progresse à pas de tortue pour l'instant, j'apprécie ma lecture.
 
Voici donc le traditionnel bilan de lecture mensuel pour le mois de janvier 2014.
 
Ce mois-ci, j'ai lu :
 
4 livres, 1601 pages
1 fiction, 3 non fictions (dont un guide touristique et une autobiographie)
0 livre de jeunesse
aucun livre dans le cadre d'un challenge
 
J'ai donc lu :
 
  • Attendez que je me rappelle- René Lévesque
  • Lonely Planet Norvège
  • Bilbo le Hobbit- J.R.R. Tolkien
  • Démystifier les maladies mentales les troubles de l'enfance et de l'adolescence- Dr André Gagnon
 
 

mardi 21 janvier 2014

Démystifier les maladies mentales les troubles de l'enfance et de l'adolescence

Édition : Gaëtan Morin
La Chenelière éducation, 2001
427 pages

Quatrième de couverture :

Tony, 8 ans, craint de soulever la saleté et la poussière cachées dans les tapis. Il évite donc systématiquement de marcher dessus. Il est véritablement obsédé par les microbes.
André, 4 ans, ne répond d'aucune façon aux salutations ou aux questions qu'on lui adresse. Il ne va jamais vers les autres enfants, ne parle pas et manipule inlassablement des cubes.
Éric, 16 ans, confie : «Je me sens mal, je suis stressé, j'ai chaud, je suis étourdi, je suis tout mêlé, j'ai peur. J'ai essayé de me calmer, rien à faire : je fais des gestes que j'ai de la difficulté à maîtriser. On dirait que je n'ai plus tout à fait le contrôle.»
Dana, 18 ans, s'est automutilée et avoue ruminer des pensées suicidaires. Elle entend fréquemment des voix et est victime d'hallucinations visuelles et tactiles. Son regard est vide et elle se sent très déprimée.
Ces jeunes ont tous une chose en commun; ils souffrent de troubles psychiatriques et éprouvent souvent, de ce fait, de graves problèmes sur les plans émotionnel et relationnel. Leur détresse est immense.
Par le présent ouvrage, le docteur Gagnon et ses collaborateurs ont voulu remédier à un cruel manque d'information en fournissant au lecteur des renseignements précis et de qualité sur les différents troubles qui peuvent survenir au cours de l'enfance et de l'adolescence. Rédigé dans un langage clair et accessible, ce livre vise à aider l'entourage des jeunes et les professionnels de la santé à mieux repérer leurs difficultés et à mieux les traiter.
 
Mon commentaire :
 
Tant qu'à terminer des livres depuis longtemps commencés, je me suis dit que j'allais finalement terminer de lire les chapitres non lus de ce livre que j'ai acheté à l'université et qui traite des différents troubles psychiatriques dont peuvent être atteints les enfants et les adolescents.
Depuis plusieurs années, j'ai une fascination pour l'étude des psychopathologies. C'est pourquoi j'ai été heureuse de devoir acheter ce livre à la fin de mon baccalauréat pour un cours d'étude de cas. Même si les sujets traités ne sont pas en lien direct avec l'éducation, le livre peut se révéler un outil efficace pour les enseignants et enseignantes qui ont affaire à des enfants différents dans leur classe, ou pour toute personne intervenant auprès d'enfants et/ou d'adolescents.
Malgré le fait que le livre fait un tour d'horizon complet des troubles de l'enfance et de l'adolescence répertoriés dans le DSM-IV, j'ai été plutôt déçue parce qu'il n'y avait rien de bien nouveau pour moi qui ai étudié en psychologie en plus de faire mon baccalauréat en adaptation scolaire et sociale. La psychologie de l'enfance et les psychopathologies, je m'y connais plutôt bien. Toutefois, pour ceux et celles qui, dans le cadre de leurs études en éducation, en travail social ou en sciences infirmières, par exemple, n'ont que peu de chance d'étudier les problématiques de santé mentale dont peuvent souffrir les enfants et les adolescents, c'est un recueil succinct et complet que je recommande vivement, même s'il commence à dater légèrement (2001). Pour information, les problématiques dont il est question sont : les troubles anxieux, la maltraitance, les abus et la négligence des enfants, l'état de stress post-traumatique, la dépression et les troubles de l'humeur, le suicide et les comportements suicidaires, l'autisme et les troubles envahissants du développement, les psychoses, les handicaps et maladies chroniques, le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, le trouble des conduites et le trouble oppositionnel ainsi que les troubles alimentaires (anorexie et boulimie).

dimanche 19 janvier 2014

Bilbo le Hobbit

Titre original : The Hobbit
Édition originale : 1937
Lu en format pdf
166 pages

Résumé (pris sur Livraddict) :
 
Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible qui n'aime pas être dérangé quand il est à table. Mais un jour, sa tranquillité est troublée par la venue d'un magicien nommé Gandalf, et de treize nains barbus qui n'ont qu'une idée en tête : récupérer le trésor de leurs ancêtres, volé par Smaug le dragon sur la Montagne Solitaire. Suite à un malentendu, Bilbo se retrouve malgré lui entraîné dans cette périlleuse expédition.
 
Mon commentaire :
 
J'en ai mis du temps à terminer ce livre, mais après réflexion c'est sans doute plus par manque d'intérêt pour le format (je l'ai lu en pdf directement sur mon ordinateur) que par manque d'intérêt pour l'histoire en tant que telle.
Sachant qu'il s'agissait d'une histoire écrite pour des enfants, j'ai été surprise par la complexité des personnages et du monde mis en place par Tolkien. Je m'attendais à lire une espèce de conte sur un ton enfantin, et ce n'est pas du tout ce que j'ai trouvé. Il y a tout de même quelque chose dans la narration qui m'a beaucoup agacée, c'est cette façon qu'a le narrateur de s'adresser directement à ses lecteurs en disant des choses comme : «comme vous le verrez plus tard...» ou encore « vous aurez deviné que... mais vous... ». J'ai trouvé que cela faisait comme si le narrateur omniscient n'en était pas un, qu'il participait d'une façon quelconque à l'histoire sans qu'on sache de qui il est question. Je ne sais pas si je suis claire, mais c'est sans doute ce qui m'a le plus déplu dans l'histoire.
Autrement, malgré la progression lente de l'histoire, j'ai apprécié l'environnement décrit par Tolkien. J'ai trouvé que c'était un agréable mélange de mythes (les elfes, les trolls, les gobelins, etc.) mis ensemble pour former une histoire qui se tient.
Finalement, on lit plus Le Hobbit pour découvrir le monde de Tolkien que pour l'aventure dont il est question. Cela me permettra sans doute de mieux comprendre les péripéties dont il est question dans le Seigneur des Anneaux. Car, effectivement, je n'ai pas encore lu la trilogie qui patiente depuis des années dans ma bibliothèque. J'avoue que la complexité de l'histoire que j'ai aperçue en regardant les films me faisait un peu peur. Mais maintenant que j'ai fait mon immersion dans l'imaginaire de Tolkien est faite, je me sens d'attaque pour finalement lire la trilogie. D'autant plus que j'ai une bonne motivation : je pars pour la Nouvelle-Zélande cet été !

mardi 14 janvier 2014

Lonely Planet Norvège

Traduit et adapté de : Norway, 5th edition
Éditions : Lonely Planet, 2011
2e édition
483 pages

Quatrième de couverture :

Fjords et glaciers, archipels sauvages et hautes terres, soleil de minuit et aurore boréale... La Norvège, est de nature généreuse. En rando, en traîneau ou au fil de l'eau, c'est toute une civilisation empreinte de mystère que ce guide vous invite à découvrir, celle du pays des Vikings et des trolls, des églises en bois et de la culture samie.
Mon commentaire :
Je pense qu'il devient évident que, lorsque vient le temps de me choisir un guide de voyage, je suis plutôt vendue Lonely Planet. En fait, c'est le guide que j'achète systématiquement lorsqu'il est disponible ou lorsqu'il existe et que je peux me le procurer. C'est que Lonely Planet donne de l'information détaillée et est entièrement dépendant dans ses recherches, ce qui lui donne le plus souvent des informations plus précises et exactes que tout autre guide que j'ai essayé. En plus, la présentation de la culture du pays n'est pas négligée. C'est un guide complet et utile là où il doit être utile.
Malheureusement, comme presque toujours, la lecture de ce guide m'a fait réaliser à quel point j'ai manqué de belles choses lors de mon séjour en Norvège. Ne disposant que de quelques jours, nous avons dû nous limiter à l'intérieur du triangle que forment les villes de Oslo, Stavanger et Bergen, trois villes magnifiques et intéressantes mais qui ne peuvent d'aucune façon rivaliser avec les grands fjords du Nord-Ouest ou encore les plaines de la Norvège arctique. Pour me consoler, je me dis que, de toute façon, je n'aurais jamais eu le budget et le temps pour parcourir ce pays de long en large comme je l'aurais souhaité. Quel dommage, tout de même, qu'il en coûte si cher pour découvrir ce pays ! En tout cas, pas de doute, je dois y retourner un jour pour découvrir le pays plus en profondeur !

lundi 6 janvier 2014

Coups de coeur 2013

Cette année, j'ai de nombreux coups de cœur en littérature jeunesse, mais très peu de romans pour adultes. C'est en fait le reflet de mes lectures... Cette année, j'ai lu beaucoup d'albums et très peu de romans. En plus, la plupart des romans que je lisais faisaient partie de suites commencées mais pas terminées. C'est que j'en ai assez de traîner plusieurs séries sans les terminer. Ça devient mêlant et frustrant. Donc, désormais, j'évite d'en commencer d'autres tant que je n'ai pas terminées celles que j'ai commencé. Et Dieu sait qu'il y en a des séries, maintenant ! C'est comme si le simple roman était passé de mode. À mon avis, c'est triste, parce que très souvent, les séries perdent de l'intérêt avec le temps. Mais bon ! Passons, puisque ce n'est pas le sujet que je souhaite aborder ici.
 
Voici donc mes coups de cœur roman de l'année :
 
  • Le Vide - Patrick Sénécal : Un bon roman d'horreur digne de ses meilleurs roman. J'ai totalement accroché à cette histoire de milliardaire produisant une téléréalité montrant tous les mauvais côtés de l'année.
  • The Lost Continent- Bill Bryson : Livre d'un autre de mes auteurs fétiches, The Lost Continent est rempli d'humour mordant et d'ironie, ainsi que d'anecdotes de voyage toutes plus succulentes les unes que les autres.
  • Drakkar- Paul Ohl : Après hésitation, j'ai décidé d'inclure ce roman dans mes coups de cœur, car même si la lecture a été longue et parfois fastidieuse, elle a été marquante pour moi parce que je découvrais l'histoire des vikings en même temps que je visitais des pays dont ils étaient originaires (l'Islande et la Norvège).
Mention aussi aux romans suivants, qui sans être des coups de cœur, ont été de très belles révélations :
 
  • L'étrangleur de Cater Street- Anne Perry : Un policier victorien avec de délicieux personnages. Ne serait-ce que pour son héroïne non conformiste, je lirai les autres livres !
  • Da Vinci Code- Dan Brown : Je m'attendais tellement à rien que la surprise de demeurer scotchée au roman mérite une mention !
  • Le liseur- Bernhard Schlink: Une superbe histoire d'amour dont l'écriture m'a malheureusement un peu trop déçue pour inclure ce roman dans mes favoris.
Voici maintenant mes coups de cœur jeunesse de l'année :
 
Dans les livres documentaires, mon seul et unique coup de cœur est le suivant :
 
Espérons que l'année 2014 sera plus riche en coups de cœurs, côté romans !

mercredi 1 janvier 2014

Bilan des challenges 2013

Cette année, par je ne sais quel miracle, j'ai tenu la résolution que je m'étais faite en secret de ne pas m'inscrire à de nouveaux challenges durant l'année. C'est que premièrement, je peine à remplir mes engagements, et que, deuxièmement, j'avais le goût d'un peu plus de liberté dans mes lectures pendant l'année.
 
Cela s'est aussi traduit par un lest au niveau de la quantité d'articles sur ce blog, la majorité de ceux-ci étant maintenant dédiés aux albums et à la littérature jeunesse. Que cela plaise ou non, je crois que Les lectures d'Isabelle risquent de demeurer comme ceci pour un bout de temps, car mes habitudes de lecture ont elles aussi changé, ma nouvelle carrière en enseignement laissant moins de place à mes lectures personnelles.
 
Le titre de l'article est en fait mensonger, car je n'ai en fait aucunement l'intention de faire un bilan complet de mes challenges, contrairement aux années précédentes. Mes contributions de l'année ont pour la plupart été le fruit du hasard, car c'est aussi le hasard qui a guidé le choix de mes lectures. Par conséquent, je n'ai pas tenu de traces écrites de mes contributions, ce à quoi je compte remédier au cours de l'année, notamment dans le menu de droite de ce blog.
 
Même si les résolutions sont résolument passées de mode, je compte en faire une seule et unique pour cette année 2014 : continuer à baisser ma PAL. Je m'y suis appliquée en 2013, même si bien entendu j'ai fait plusieurs achats. Mais pour une fois, je crois pouvoir dire que ma PAL a bel et bien diminué, même si ce n'est que de quelques livres.
 
Je termine en vous souhaitant, à toutes et à tous, une belle et bonne année 2014, remplie de bonheur, de santé et de belles découvertes littéraires.

Bilan du mois de décembre 2013

Un bon mois de lecture, quoique pas aussi bon que je ne l'aurais voulu. J'aurais cru avoir plus de temps entre Noël et le Jour de l'An, mais c'est toujours la même chose : je planifie toujours beaucoup trop de choses pour le temps réel dont je dispose.

Au mois de décembre 2013, j'ai lu :

  • 1829 pages
  • 11 livres, dont 6 jeunesse
  • 6 non fictions, 5 fictions
  • 1 livre audio

Les romans :

The Lost Continent- Bill Bryson
Le liseur- Berhard Schlink
Sorcière, tome 13 : Braver la tempête- Cate Tiernan

La biographie :

Attendez que je me rappelle- René Lévesque

Le guide touristique :

Le grand guide de la Norvège- Gallimard

Au rayon jeunesse :

Arrête de faire le singe- Mario Ramos
L'imagerie québécoise- Collectif
Zoé et les doigts entêtés-Dominique de Loppinot
Sorcière, tome 13 : Braver la tempête- Cate Tiernan
1001 choses à trouver en vile- Teri Gower

Autres :

Guide de survie pour l'enseignant suppléant- Anne Bérubé et Geneviève Racine

Attendez que je me rappelle

Éditions : Québec Amérique, 1988
525 pages

Résumé (pris sur Babelio, le mien se résumant à des commentaires élogieux sur l'homme) :

Quand on a été vingt-cinq ans en politique, qu'on a vécu les principaux événements de son époque en acteur bien plus souvent qu'en spectateur, quand on a été un meneur d'hommes et un bâtisseur de nation, il n'est certainement pas simple de raconter sa vie.

Par quel bout la prendre, quels faits mettre en évidence, avec quel regard soupeser tout cela ? Il faut un homme comme René Lévesque pour accomplir une tâche pareille avec une telle aisance, une telle dextérité.

Dans un style très personnel et sur le ton de la confidence, René Lévesque nous raconte les événements de sa vie. L'humour, l'ironie et l'émotion se mêlent, dans un rythme soutenu, aux images d'un récit de souvenirs révélant le talent d'un grand écrivain, dont une vie politique intense nous avait privés.

Ce livre unique, rempli d'anecdotes captivantes, se lit comme un véritable roman.

La seule assurance que je puisse vraiment donner au lecteur, c'est que je me suis efforcé d'appliquer un principe fort simple qui m'a toujours guidé : on ne peut évidemment dire tout ce qu'on sait ni encore moins tout ce qu'on pense, sinon on ne parviendrait plus à dénombrer ses ennemis… mais il m'a toujours paru interdit de jouer avec les faits ou, pis encore, de faire semblant de croire quand on ne croit pas.
 
Mon commentaire :
 
C'est bousculée et légèrement émotive que je sors de cette lecture qui m'a révélé un très grand homme, politicien, écrivain et défenseur de la langue française et de la culture québécoise. Comme tout Québécois qui se respecte, je savais qu'il avait joué un rôle important dans notre histoire et qu'il souhaitait la souveraineté du Québec, mais je ne savais pas à quel point il avait bûché dur pour la reconnaissance de notre province et pour le développement de son économie. C'est entre autres à lui que l'on doit la formation d'Hydro Québec et des centrales hydroélectriques du complexe Manic, lui qui était alors à la barre du ministère des ressources naturelles sous le gouvernement libéral de Jean Lesage. Autre chose que j'ignorais, d'ailleurs : Lévesque a d'abord été libéral, ce qui aujourd'hui paraît inconcevable.
 
Sa vie au complet est une belle aventure, débutant avec ses années de jeunesse passées dans un internat de Gaspé, ses années de journalisme en Europe pendant la Deuxième Guerre mondiale, sa participation à la guerre de Corée, le journalisme et finalement, son implication dans la politique au niveau provincial, d'abord pour le Parti Libéral, puis par la formation du Parti Québécois. Il en a vécu, des épreuves, mais il ne s'est jamais laissé abattre, ayant toujours à cœur d'être transparent et de combattre la corruption. En fait, il était transparent comme très peu d'autres hommes en politique.
 
Et à propos du fameux référendum et de la souveraineté. J'ai été agréablement surprise de constater qu'il n'avait aucunement le point de vue légèrement extrémiste que l'on a tendance à penser qu'il avait aujourd'hui. Il constatait simplement la présence de cultures, et donc d'intérêts différents. Par conséquent, les décisions prises au fédéral allaient souvent à l'encontre des intérêts de son peuple. C'est pourquoi il revendiquait une autonomie de la province dans ses lois et ses décisions, tout en continuant à collaborer avec le reste du Canada. Il ne voulait pas la guerre, et ne méprisait aucunement les anglophones. Il parlait d'ailleurs la langue de Shakespeare mieux que quiconque et avouait même avec spontanéité qu'il préférait largement Londres à Paris... C'est dire. Je trouve donc les souverainistes d'aujourd'hui, ceux qui chialent contre « les anglais », «ces envahisseurs», auraient intérêt à lire cette autobiographie qui révèle un homme réfléchi, honnête et pacifique, mais surtout admirable.

jeudi 26 décembre 2013

Le grand guide de la Norvège

Éditions : Gallimard, 1992
Collection : Bibliothèque du voyageur
391 pages

Quatrième de couverture :

Ce guide obéit à deux objectifs : représenter et informer. Plus de dix auteurs, photographes universitaires, journalistes ou grands voyageurs, tous amoureux fous de la Norvège, ont collaboré à ce volume pour vous offrir le guide le plus complet. Leur but : écrire un récit vivant où anecdotes historiques, tableaux pittoresques et renseignements pratiques se succèdent et se complètent. Représenter, c'est aussi plus de six cents photographies en couleurs pour rêver avant le grand départ. Trois parties complémentaires vous permettent de découvrir les multiples facettes de la Norvège.
 
Histoire et société
 
En quelques pages, un aperçu de l'histoire du pays des Vikings, des expéditions au-delà des océans à la domination danoise, puis à l'union avec la Suède : de la redécouverte des traditions nationales au XIXe siècle à l'accession à l'indépendance en 1905.
 
Itinéraires
 
Tous les sites dignes d'intérêt y figurent, des fjords sur les rives desquels poussent parfois des arbres fruitiers aux montagnes peuplées de trolls et de géants ; des rivages de la mer du Nord parcourue par le Gulf Stream aux îles du Spitzberg où vivent les pingouins et les ours polaires.
 
Informations pratiques
 
Formalités, transports, santé, culture, adresses des hôtels, restaurants, curiosités : tout ce dont vous avez besoin pour organiser et réussir votre voyage.
 
Mon commentaire :
 
Trouvé par le plus grand des hasards dans une librairie de livres usagés quelques mois avant mon départ pour l'Islande et la Norvège, ce livre a été commencé, puis abandonné lorsque j'ai reçu mon Lonely Planet du pays. Je l'ai repris quelques mois après mon retour, un peu par nostalgie mais beaucoup aussi pour voir ce que j'avais manqué de ce pays grandiose.
 
Constituant la deuxième étape de mon voyage cet été, et surtout après plus de deux semaines à découvrir de fond en comble un pays aussi dépaysant et merveilleux que l'Islande, je ne pouvais que manquer de motivation lorsque j'ai atterri à Oslo à la mi-juillet. Nous n'avions qu'une dizaine de jours pour explorer ce pays magnifique, mais terriblement coûteux. Heureusement, l'amie qui m'accompagnait avait deux connaissances pour nous héberger dans les principales villes du sud-ouest du pays, Bergen et Stavanger. C'est donc immanquablement que nos visites se sont concentrées autour de ces deux villes certes magnifiques, mais terriblement occidentalisées comparé à l'Islande !
 
Tout au long de ces dix jours, je me suis demandé ce qu'on aurait découvert si on avait poussé plus au nord. Cette question m'obsédait. Moi et les grands espaces nordiques, c'est toute une histoire d'amour. J'ai donc repris le livre il y a quelques semaines, car même si les informations pratiques sont inévitablement dépassées et peu fiables, il n'en demeure par moins que les nombreuses photos en couleur donnent l'envie de refaire mes bagages pour repartir au plus vite.
 
De plus, contrairement aux guides pratiques tels que les Lonely Planet que je lis habituellement, le livre est plus centré sur la découverte du pays en tant que tel. On nous parle plus de l'histoire, de la culture et des particularités du paysage que de noms d'hôtels et de restaurants. Pour le curieux qui veut découvrir un pays tout en sachant qu'il n'aura sans doute jamais la chance de visiter le pays, c'est vraiment le livre idéal, même s'il date maintenant de plus de 20 ans.

vendredi 20 décembre 2013

Le liseur

Titre original : Der Vorleser
Titre anglais : The Reader
Éditeur : Gallimard, 1996
243 pages
 
Quatrième de couverture :
 
À quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain.
Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de ses études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais.
Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : « Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ?
 
Mon commentaire :
 
Cette histoire, qui n'a plus besoin de présentation, est marquante à tous les points de vue. Cependant, et c'est là un fait rare, j'ai nettement préféré le film au livre. Je l'ai trouvé vibrant d'émotions et de non-dits. Le film m'a touché, sans doute beaucoup grâce à la magnifique interprétation des acteurs. Dans le livre,  j'ai trouvé le narrateur très détaché, presque froid.
Il n'en demeure pas moins que Le liseur est une histoire d'amour touchante et marquante, surtout pour les lecteurs passionnés qui ne sauraient imaginer une vie dont la lecture et l'écriture sont exclues. Le procès d'Hannah et sa condamnation à la fois juste et injuste apportent une dimension tragique à l'œuvre qui fait que je ne suis pas prête de l'oublier.

lundi 16 décembre 2013

Sorcière, tome 13 : Braver la tempête

Titre original : Sweep : Reckoning
Âge : à partir de 12 ans
Éditions : AdA, 2013
v.o.: 2002
372 pages

Quatrième de couverture :

Il existe un endroit pour moi, quelque part. Des gens qui me comprennent et qui peuvent m'expliquer les mystères de mon passé.

J'ai parcouru un long chemin à la recherche de ce lieu.

Mais plutôt que d'y trouver le savoir ou la compréhension, je me suis butée au danger, à l'hostilité et à la peur...

Mon commentaire :

Je ne sais plus ni quoi penser, ni quoi dire sur cette série. J'en suis déjà au treizième tome, et un seul fait demeure dans cette série autrement inégale : ça se lit facilement. Dans les meilleurs tomes comme dans les moins bons, les pages, aussi contradictoire que cela puisse paraître, défilent rapidement et aisément. Le treizième tome ne fait pas exception à cet égard.
 
Si vous trouvez déjà cette chronique confuse, attelez-vous bien ou alors décrochez avant que je ne prenne de la vitesse. Car au-delà de la facilité de lecture, je ne sais plus si c'est plaisant ou déplaisant ou si la série stagne ou se renouvelle.
 
Dans les derniers tomes, Tiernan a commencé à changer les narrateurs, ce qui apportait un souffle nouveau à la série. Au début, j'appréciais, mais je n'en suis plus certaine, car à force de changer de narrateur, on dirait que l'auteur essaie de reprendre sans arrêt la même recette, mais avec d'autres narrateurs. Dans Braver la tempête, c'est Alisa qui raconte son histoire en même temps que la découverte de ses pouvoirs et, bien sûr, la rencontre de son grand amour. Cela sonne étrangement familier, non ? C'est parce que le premier tome racontait presque la même histoire, mais avec Morgane. Les deux filles sont moches, mais ont des pouvoirs qui sortent de l'ordinaire. Elles n'ont jamais eu d'amoureux, mais elles rencontrent toutes deux le gars parfait, plus vieux, intelligent, beau comme un cœur, grand et musclé.... Ça en fait un peu trop.
 
Pourtant, comme je l'ai dit en début de chronique, j'ai dévoré le livre. C'était plus fort que moi, j'avais hâte de savoir quand et comment ils allaient s'embrasser (haha, les incorrigibles romantiques ne changent pas en vieillissant).
 
En bref, si le dernier tome m'avait réconciliée avec la série, reprenant enfin l'histoire originale, on sent définitivement avec ce tome-ci que Tiernan cherche à allonger sa série par tous les moyens possibles. Même si je continue de m'accrocher, la sauce commence à moins bien prendre. Je ne suis pas certaine que je continuerais si je ne voulais pas savoir la conclusion de l'histoire de Morgane et de son puissant sorcier de père qui tente de l'attirer vers la magie noire...

dimanche 15 décembre 2013

Arrête de faire le singe !

Illustrations : Mario Ramos
Éditions : L'école des loisirs, 2010
Mon édition : 2013
Collection : Lutin poche
45 pages

Résumé du livre (pris sur Babelio) :

« Arrête de faire le singe » disaient toujours mes parents. Un jour, Papa en a eu marre. Il m'’a emmené au zoo et m'’a dit : « Tu vois ce qui se passe quand on fait le singe ? Tu veux finir dans une cage » ? Non, je ne voulais pas être enfermé. Alors je suis parti. Il y avait de la place pour moi dans ce vaste monde.
 
Mon commentaire :
 
L'aspect le plus plaisant de ce livre jeunesse, à mon avis, c'est qu'il peut être lu autant comme un album par un adulte que par des lecteurs débutants (mais tout de même doués en décodage et en compréhension, car certains mots ne sont pas faciles). L'histoire saura attirer autant les garçons que les filles. Plusieurs enfants casse-cou risquent d'être interpelés par cette histoire de petit singe qui grimpe aux arbres et fait des acrobaties. Ils sauront sans doute ravis de constater que les talents de notre petit singe le mèneront loin dans le domaine du cirque, faisant par le fait même la fierté de ses parents qui lui demandaient sans cesse d'arrêter de faire le singe !
C'est donc une autre belle histoire de Ramos, même si ce n'est pas ma favorite.